Bonjour, bonsoir!

On se retrouve pour un nouveau chapitre de cette nouvelle fanfiction. J'espère que ce chapitre va vous plaire ! Dites moi ce que vous pensez du format de mon histoire. Les contes ne vous paraissent pas trop barbant? Sont-ils intéressants?

Bref, donc là on aborde vraiment le début de la trame de mon histoire. Je dirais que ma fanfiction va dépasser les 50 chapitres. Tout simplement car je les fais assez court ou long. En fait tout dépend de ce que j'ai prévue par la suite. Donc un chapitre de 3000 mots va peut-être précédé un chapitre de 8000 parce que les deux événements sont bien distinct et que je ne peux pas les mettre ensemble ou en rallonger une partie.

Voyez ça comme dans One piece, certains arc sont très long, d'autre très court. Tout dépend de la tournure de l'aventure et du lot d'action qu'elle apporte.

Voilà! Surtout n'hésitez pas à commenter ou à m'envoyez un message! Je répond assez rapidement ;)


Chapitre 2 : l'Eveil douloureux

« L'Éveil chez un Zooan est un événement marquant dans sa vie. C'est ce qui le définira jusqu'à sa mort. Néanmoins, il n'a pas d'impact dans sa vie sociale. Dans la culture Zooanne, la vie doit être gérer par l'âme humaine. La partie animale n'étant utilisée que pour la Guerre ou la chasse. Pourtant, il existe une exception à cette règle. L'Eta, ce Zooan qui s'est éveillé trop tôt.

Il est considéré comme un paria, il est souvent rejeté par sa famille et condamné à voyager sans fin, ou à devenir esclave. Cette haine de l'Eta est issu d'un vieux conte. On y raconte que le Zooan laisse place totale à sa partie animale, devenant un monstre sanguinaire. Il tuerait ses pairs par plaisir, vivant sous sa forme animale et vivant comme elle. Et malgré le récit erroné, une vérité s'y cache.

Car, si l'Eta ne devient pas un être sans raison et sauvage, il en reste un animal avant un humain. Ses choix et son libre arbitre sera corrompue par son esprit animal. Il ne verra plus la frontière entre le bien et le mal. Et il aura le besoin persistant de changer de corps vers celui de son animal.

Mais cette haine contre les Eta ne se repose pas uniquement sur leur comportement. Elle réside surtout sur la puissance de cette âme. Elle est, sans aucun doute, la plus puissante des aura. Tout chez elle est décuplée, sa force, son mental et surtout son Changement.

Un changement chez un Zooan est loin d'être beau, et même si pour les Alpha et les Beta, le changement est rapide. Les os se brisent dans un craquement affreux, le sang humain, coule sur le sol, laissant place au sang animal. Le crâne se distord pour s'adapter à l'autre, les dents tombent pour être remplacer. Tout n'est que souffrance.

Mais pas pour l'Eta. Étant un animal avant un humain ,son Changement se fait comme on enlève un vêtement . Le tissu qu'est l'humain, glisse sur la peau de l'animal avant de disparaître dans une flaque de sang.

Sa puissance, fait d'un Eta, la menace directe de tout les Zooans. C'est lui, qui bouleverse tout l'Ordre.

C'est lui, l'erreur ultime des Zooantropes.

Lui, qui doit être éliminé si il se manifeste. »

-Archive de North Blue- Auteur inconnu

A y repenser, demander à une aveugle de trouver deux enfants dans un palais aussi immense était peut-être pas vraiment une bonne idée. C'est ce que pensais Lili en parcourant les coursives de l'aile Nord du château. Elle regardait le Royaume de sa famille s'étendre devant ses yeux et la forêt enneigée plus au Nord encore. Par beau temps, elle pouvait presque voir Red Line. Cette fameuse montagne qui était entourée de tant de mystère. Mais avec l'arrivée de l'hiver, les nuages masquaient la pierre rouge de la grande falaise.

Lisabeth continua donc sa route, toujours aux aguets. Elle se demandait si Bepo avait trouvé une cachette ou si il s'était fait prendre par Dame Pique.

La coursive se terminait soudain par une grande porte en chêne noir que la jeune enfant eut du mal à ouvrir.

Ses petites mains semblaient infimes tant le pan de bois sombre était large. On aurait dit que le chêne était brûlé mais c'était seulement la teinte naturelle des chênes de la région. Le froid et la neige avaient tués presque tout les chênes blancs, ne laissant qu'une sous-espèce étrange : le chêne noir. Ce type de bois était résistant mais trop dur à travailler. C'est pourquoi il avait été délaissé au fil des années. Ce qui attestait de l'âge de cette porte. Et donc de l'aile où l'enfant se trouvait.

Elle était assez fière de son choix, l'aile Nord était une des plus vieille aile du château et n'était presque plus habitée. Si ce n'est pas des rongeurs et les pigeons.

Une fois dans le couloir, la jeune fille eut un grand sourire émerveillée. Devant elle se prolongeait un long couloir à ciel ouvert. Le toit s'était effondré et laissait au sol les derniers débris d'un passé glorieux. Les reflets du soleil frappaient les murs décrépies et les tapis effilochés au sol. Le parquet sans doute doré autrefois, était à présent blanc. Sans doute suite aux nombreuses pluies et journées de soleil.

L'aile Nord était dite hantée dans tout le château, ce qui expliquait que personne ne voulait rénover cette partie du palais. On disait même que l'esprit de Zéfir, la Reine Étrangère, rodait dans les environs.

Mais cela n'effrayait pas la jeune fille qui avait un certain goût pour l'aventure et les interdits. Ses petits pieds agiles évitèrent les morceaux de verres et autres matières coupantes et avancèrent vers les pièces non explorées. Sa robe la gênait dans ses mouvements et elle pesta un instant avant de saisir les pans de tissu et les remonter jusqu'au hanches. Une fois cela fait, elle les coinça sous sa petite ceinture de coton pour des gestes plus fluides.

Les ceintures dans la culture Zooanne n'étaient pas des accessoires, c'était des indications qu'en au statut du propriétaire. Une ceinture en coton symbolisait l'enfance, l'innocence. D'autres symbolisaient le statut social ou la pureté ou non d'une ne faisait l'erreur de porter une ceinture juste pour faire jolie. Car c'était très mal vu.

Mais Lili ne considérait pas vraiment les ceintures comme des objets très utiles, sauf dans ce cas là.

Sa robe une fois raccourcie, elle put accélérer le pas et commencer son exploration.L'excitation et l'adrénaline donnaient des ailes à la jeune aventurière qui parcourait les pièces toutes autant en mauvais état que le murs étaient souvent moisis et noirs de suie ou de crasse. Les anciens tapis et broderies tombaient en lambeaux, si bien que Lili ne pouvait comprendre ce qu'elles représentaient c'était ce qui plaisait le plus à l'enfant, voir toutes ces traces du passé dont personne ne se souciait. Elle avait toujours l'impression de découvrir des trésors et des secrets dans des vielles breloques sans valeur.

Puis, sans voir le temps passer, Lili décida de visiter la dernière pièce de l'aile abandonnée. La porte était encore debout, contrairement aux autres qui étaient soit pourries,soit détruites. Elle était en chêne noir, comme la grande porte au bout de la coursive. Et lorsque la jeune fille voulut l'ouvrir, elle lui opposa une grande résistance.

Lili fronça ses sourcils noirs et croisa les bras sur son torse. Elle voulait absolument savoir ce que cette porte cachait. Peut-être un trésor oublié ? Un gros livre de magie ? Ou un nouvel endroit non exploré ?Toute ces hypothèses ne firent que gonfler la curiosité maladive de l'enfance et Lili retourna dans les autres pièces, cherchant un moyen d'ouvrir cette fameuse recherches se centrèrent sur une clé, et une assez grosse vu le verrou qu'elle avait observée. Les petites mains frêles de la princesse retournèrent entièrement les premières pièces, sans succès.

Et lorsqu'elle fut sur le point d'abandonner, encore penchée sur un gros coffre en bois pourri à la forte odeur, elle aperçut un éclat métallique sous un drap jaunâtre. Poussant un petit cri de joie, la petite fille se saisit d'une énorme clé, aussi noire que la porte fermé petits cris réveillèrent soudain les chauves-souris endormies dans un des coins de la pièce. Lili esquiva donc de peu le vol furibond de ces êtres de nuit qui furent un instant déboussolés par la lumière du soleil, avant de rejoindre leur antre regardait toujours les petits êtres d'un air songeur. Elle devait être une des seules filles de son âge à aimer les chauves-souris. Elle les trouvaient mystérieuses et belles à la fois. Mais après tout, Lili était aussi la seule fille du château à oser se promener dans une aile en ruine juste pour trouver une bonne cachette.

Sur son visage enfantin, se dessina un petit sourire malicieux. Elle allait forcément gagner cette partie, puisque Dame Pique n'irait jamais dans un endroit aussi dangereux. De même que Bepo, bien trop peureux pour s'aventurer aussi loin dans le le poids au creux de sa paume lui rappela la porte sombre qui l'attendait. Serrant sa main, la jeune fille partit d'un pas conquérant, persuadée de découvrir un trésor et revenir adulée par tous.

Lorsqu'elle fut devant la grande porte, le sourire de la petit fille s'agrandit et elle enclencha le mécanisme du verrou. Et lorsque sa petite force poussa le bois, la porte émit un gémissement sinistre qui résonna dans tout le couloir. Grimaçant, Lili observa les environs d'un air méfiant puis regarda l'intérieur de la pièce ouverte.

L'endroit était très sombre et la petite fille eut un instant de panique avant de retrouver son petit courage et plisser les yeux pour percer l'obscurité. Le toit dans cette pièce était étrangement intacte, les murs autour étaient couvert d'épais rideaux qui masquaient toute lumière. Le sol enfin, était d'un plancher sombre, comme les portes en chêne noir. Et quelques meubles se dressaient dans une allure sinistre au fond de la pièce.A ce constat, Lili eut un mauvais pressentiment et hésita un instant avant de franchir le seuil de la porte, sa curiosité dévorant son bon ès la porte, la jeune enfant découvrit une grande bibliothèque à sa droite, qui occupait tout le mur et atteignait le plafond. Tout les livres semblaient en parfait état, ce qui fit froncer les sourcils de Lisabeth. Quelqu'un devait venir souvent et ne voulait pas que cela se sache sans doute. Mais qui ? Sa famille ? Ou un quelconque employé ?Ses questions tournaient sans cesse dans sa petite tête brune pendant qu'elle inspectait la piè fond de celle-ci, se trouvait les fameux rideaux d'un rouge sombre qui laissaient la lumière se faufiler entre le sol et eux. D'un geste rapide, Lili repoussa le premier rideau. Le flot de lumière ainsi libéré aveugla un instant la petite fille, avant qu'une puissante rafale de vent n'entre dans la pièce. Lili ferma les yeux sous les rayons du soleil et le vent qui agressaient ses yeux.

Lorsqu'elle les rouvrit, elle entendit un puissant claquement dans son dos. Apeurée, l'enfant se retourna d'un bloc pour voir avec horreur que la porte s'était refermé d'une panique subite, Lili courut et tira de toute ses forces sur la poignée. Mais rien n'y fit. Le vent avait sans doute fait tomber la clé, renfermant la jeune fille dans la pièce sans aucun moyen de sentit son cœur s'emballer et battre à ses oreilles.

Car Lili n'avait qu'une peur, une peur viscérale : Celle d'être enfermé peur avait surgie voilà deux ans maintenant, lorsque son frère avait voulu faire un tour de magie et l'avait par mégarde enfermée dans une boite.

Toujours face à la porte, Lili tenta de se raisonner, elle savait que quelqu'un venait régulièrement dans cette pièce. Et lorsqu'il verra la clé devant la porte il comprendra sûrement que quelqu'un était venu avant lui et ouvrira la porte. Mais sa raison se fit rapidement la malle lorsqu'elle comprit que la personne ne passerait pas avant longtemps, si elle n'était pas passée avant Lili.

La jeune fille sentit bientôt tout espoir s'éteindre et des sanglots secouèrent son petit corps frêle et elle se laissa tomber contre la maudite porte.

Le vent soufflait toujours aussi fort à travers la fenêtre brisée. Laissant voir la liberté inaccessible pour Lili. Ses larmes brouillaient sa vision et sa raison. Elle allait mourir là, toute seule et enfermée ou écrasée par les rochers en contrebas du Palais. Car c'était la seule solution que la fenêtre brisée lui offrait : une chute inexorable au pied de la falaise où était construit le château.

Elle avait si peur que ses petits membres se mirent à trembler et ses sanglots redoublèrent. Elle se sentait de plus en plus partir loin de la réalité. Elle ne voyait là que la mort, la solitude et la sensation d'être écrasée par les murs autour d'elle.

Ses joues souffraient de la grimace de ses pleurs et ses petits poings tapaient avec force contre le pan de bois dans son dos. Elle voulait tant le briser avec sa seule force que bientôt, sa peau se couvrit d'une couleur rougeâtre. Ses coups lui faisaient mal mais cela n'avait plus d'importance. Elle allait mourir. Mourir. Mourir.

Ses seules pensées encore cohérentes étaient uniquement centrées sur la perceptive de la Mort. Les poings en sang, les larmes inondant ses joues, Lili était l'image même du désespoir. Un désespoir irraisonnée. Dévorant. Mortel.

Puis elle eut un hoquet, sa respiration se bloquant de temps en temps, accélérant son rythme cardiaque et sa panique. Elle tentait sans cesse de reprendre un semblant de respiration, mais bientôt, elle ne parvenait plus à remplir ses , la petite fille tenta de se révéler, dans un dernier espoir de survie. Son petit cœur bondissant entre ses côtes et sa bouche grande ouverte dans une tentative futile de noir envahissait petit à petit sa vision, d'abord des points noirs dansèrent au même rythme que son cœur, puis ils s'élargirent, englobant totalement sa vue.

Lisabeth voulut crier à l'aide mais le seul bruit qu'elle perçut ce fut son corps frappant le sol dans un bruit mat.

« A l'aube du premier jour des Zooans

Voilà déjà quelques temps

Naquis un enfant

Fille de Lune

Entend ma prière

Du doux nom de Cylune

Portrait craché de ta mère

Fille de Lune

Du nom de Cylune

Entend mon avertissement

Ne presse pas le Temps

Fille de Lune

Oh Cylune

Entend mon appel

Déploie tes ailes

Douce Cylune

Fille de Lune

Ton Éveil échouée

Te voilà envolée

De ton jeune âge

Nous n'en voyons que ton plumage

Douce Cylune

Écoute mes pleurs

Fille de Lune

A jamais brisé est ton cœur

Devenu bête sanguinaire

Assassin de tes frères

Maudite Cylune

L'oiseau de Lune

A jamais te voilà Eta »

-Chanson de Cylune la première Eta- Saltimbanque Ener.

Un vent chaud fit froncer les sourcils de Lisabeth. Elle n'avait plus aussi froid que tout à l'heure, et une douce énergie pulsait dans ses veines. Elle se sentait apaisée, en sécurité. Le vent chaud souffla de nouveau sur son visage. Il était agréable, si doux qu'il semblait caresser sa peau rougie par ses pleurs.

Lili ouvrit doucement ses yeux et regarda surprise autour d'elle, elle n'était plus dans la pièce effrayante, mais dans une grande prairie verdoyante. Le vent chaud soufflait doucement sur les grandes herbes et dans les cheveux bruns de la jeune fille. Elle se leva doucement, par peur de possible vertiges, mais rien ne vint. Elle avait juste cette envie de courir droit devant elle. Ce besoin semblait grandir alors que la jeune fille marchait d'un pas de plus en plus rapide vers sa destination.

Cette situation, loin de l'effrayer, l'électrisait. Elle se sentait bien mieux à l'air libre qu'enfermée.

Mais soudain elle vit au loin un mouvement, rapide et fluide. Lili s'arrêta, croyant rêver et observa les alentours. Le mouvement se répéta, et elle vit une forme grise et massive à peine le temps d'une seconde. Son cœur s'affola. Qu'est-ce que c'était ?Lili resta plantée là, entre les grandes herbes et les fleurs, regardant l'endroit où cette forme était apparue. Puis un bruit survint à sa droite. L'enfant se tourna rapidement et eut soudain un cri d' elle, se dressait dans toute sa superbe, un grand loup aux yeux ambres. Il était massif et ses poils tiraient tantôt vers le noir, tantôt vers le gris. Il semblait tout autant détailler l'enfant que elle le faisait. Il ne semblait pas agressif, juste aussi curieux que Lili. Et lorsque leurs yeux se croisèrent et s'accrochèrent, Lili eut soudain son reflet devant elle.

Prise d'effroi devant la vision d'elle, elle eut un mouvement de recul.

« Petite humaine trop jeune. » Lisabeth eut un violent sursaut et regarda autour d'elle, cherchant l'origine de la voix sombre et envoûtante qui l'avait interpellée.

« Qui êtes-vous ? Où êtes vous ? »

« Moi être toi. Moi être en toi. Mais tu n'aurais pas du me connaître avant quelques années petite Humaine. Mais j'ai bien crue te perdre petite Humaine. Alors je t'ai emmenée ici »

De plus en plus intriguée par les propos de cette voix, Lili se tourna vers le loup devant elle. Ce dernier s'était avancé pendant que la voix raisonnait dans la plaine.

« Je ne comprend pas...Est-ce toi qui parle Loup ? »

« Mon nom est Cylune. Je suis ce que tu es. D'abord oiseau, j'accueille toute les âmes comme toi en moi. Petit Humaine, lève donc ton museau »

Obéissant à cette voix devenue de plus en plus douce, Lili leva la tête et eut un nouveau cri de surprise. Devant elle, volait un immense aigle. Il était magnifique, ce fut sa pensée première. Puis elle fronça les sourcils. Les propos de cette Cylune était étrange, sans queue ni tête.

L'aigle se posa enfin devant l'enfant et remua ses ailes. Ses yeux tout aussi ambrés que le loup fixèrent la fillette. Là encore, Lili eut son reflet devant elle. L'aigle laissait place à elle-même lorsqu'elle le regardait dans les yeux.

« Cylune, que veut-tu dire par « les âmes comme toi en moi ? »

« Petite Humaine, je suis ce que tu es à présent. Une âme paria, maudite à cause de ta témérité et ton courage. »

« Je ne comprend toujours pas ! Qu'est-ce que ça veut dire ! »

Lili s'énervait, la peur et l'incompréhension lui taraudaient l'esprit.

« Que tu es une Eta, Petite Humaine. Que moi, ou ton âme animale, s'est éveillée plus tôt que prévue. »

« Une Eta...Je...Je n'en ai jamais entendu parler.. »

« Parce que les gens ont peur de nous Petite Humaine...Et la peur, est l'arme la plus mortelle qui soit. Tu dois le savoir non ? Si je ne t'avais pas emmenée ici, ton petit cœur n'aurait pas tenu face à la panique dont tu étais la victime »

« Pourquoi avoir peur de nous...Cylune ? »

Mais l'aigle avait disparu d'un bruissement d'aile. Le loup quand à lui s'approcha de l'enfant. Lili regardait l'animal gris. Elle éprouvait la sensation étrange d'être entière en la présence du loup. Comme si eux deux ne faisait qu'un.

« Tu es mon âme animale...Mais comment est-ce que c'est possible ? »

« Accepte moi Petite Humaine. Ensemble, nous serons un »

La voix douce de Cylune s'était faite puissante. Si forte que le cœur de Lili résonna à l'unisson avec ses paroles. Doucement, l'enfant hocha la tête et avança la main vers son âme jumelle.

Elle toucha du bout des doigts le pelage de l'animal. La sensation était étrange, forte et dérangeante.

Puis ce fut le noir, de nouveau.


« Lili ! Oh Lune mais qu'est-il arrivé ? »

Cette voix...Lisabeth la connaissait bien.

«Okaasan *? »

La jeune fille ouvrit ses yeux et cligna plusieurs fois des paupières sous la lumière agressive. Elle était de retour dans cette horrible pièce. Mais devant elle se tenait sa mère. La Reine semblait soucieuse, non. Bien plus que ça, effrayée. Lili fronça doucement ses sourcils et se redressa doucement. Hancock avait une main sur sa bouche, les yeux vissées dans les siens.

« Qui y a t-il okaasan ? »

« -Mais qu'a tu fais Lisabeth ? QU'AS TU DONC FAIT ?! »

Le hurlement enragé de sa mère fit sursauter la pauvre enfant. Lili se mit à reculer pendant que sa mère semblait au prise avec ses sanglots et sa colère. Que se passait-il donc ? Pourquoi elle se sentait si fatiguée ?

Soudain un éclat de lumière lui fit tourner la tête. C'était un éclat de miroir qui reflétait le soleil couchant. Il s'était passé autant de temps ?

Mais un nouveau détail la fit pencher vers ce petit bout de miroir. Elle y avait vu un éclat argenté. Lorsqu'elle prit son miroir elle eut un hoquet de surprise.

Ce n'était plus elle.

Ou du moins ce n'était pas celle qu'elle était avant de rencontrer Cylune. Le miroir lui renvoyait une image étrange. Ses longs cheveux bruns étaient devenus gris, parfois cendre parfois argent. Sa petite main se leva pour les toucher. Ils étaient rêches et indisciplinés.

« Comme les poils d'un loup » pensa la jeune fille.

Puis son regard dévia sur ses yeux. Ses yeux...D'une couleur sombre, presque noir. Venaient de virer d'un ambre chaud. Tout ces détails, tout ces changements ne signifiaient qu'une chose pour la petite fille. Le loup qu'elle avait touchée chez Cylune et qui était son âme animale, s'était réveillée.

Elle était une Eta maintenant. Elle ne savait pas vraiment ce que c'était. Mais au vu de la réaction de sa mère dans son dos, Cylune avait raison. Les Eta étaient craint.

L'enfant se tourna doucement vers sa mère. Celle-ci n'avait pas bougée et des larmes défiguraient son visage. Cette vision déchira le cœur de Lili

« Okaasan...Je ne l'ai pas fait exprès »

Hancock regardait sa fille sans la voir puis s'approcha d'elle. Elle observa ces cheveux et ces yeux qui faisaient de sa petite fille une monstre. Une paria. Mais c'était son bébé, son fabuleux second enfant.

« -Je sais ma chérie..Je sais. Ce sera...Notre petit secret d'accord ? »

« -Notre secret ? »

« -Oui mon cœur...Personne ne doit savoir ce que tu es d'accord mon bébé ? Je ne veux pas que mon bébé me soit arraché tu comprends ? »

La Reine prit dans ses bras son enfant et laissa échapper un autre sanglot.

« -Oui, je comprend Okaasan »

Elle eut un petit sourire à travers ses larmes avant de prendre la main de Lili

« -Allez. Hâtons nous si nous voulons cacher ces horribles cheveux. Pour tes yeux, ce n'est pas si choquant que ça. Tu les avais déjà un peu clair. Mais maintenant, je t'interdit de revenir dans cette pièce seule. »

« -Cette pièce d'ailleurs... »

Lili regardait ce lieu qui avait failli accueillir sa dépouille. Elle était petite mais avec la lumière, semblait bien plus accueillante que dans ses souvenirs. Elle était remplie d'instruments et de livres. Si elle avait gardée sa raison, elle aurait compris que c'était sa mère, cette personne qui entretenait cette pièce.

« -C'est ma salle aux souvenirs. Là où j'ai stocké tout les contes que j'ai pu entendre ou conter pendant ma jeunesse. Maintenant allons-nous en »

Et la Reine tira par la main sa quittèrent ensemble la pièce puis le couloir, rejoignant les chambres royales du palais.

Et leurs pas furent les seuls bruits que l'aile Nord entendit en cette journée d'automne.


Et voilà un chapitre bouclé!

*=Okaasan veut dire mère en japonais.

Alors? Comment vous avez trouvé ce chapitre? Bien? Long? Court? Dites moi tout en review ou en MP!