Hey! Non je ne suis pas morte...Pas encore du moins.
Ouah...Deux mois. Deux mois d'absence! J'en suis désolée si beaucoup d'entre vous on attendu la suite. Je sais c'était cruelle de ne pas donner de nouvelle mais voilà parfois la vie c'est pas tout rose et j'ai eu pas mal d'empechement. Néanmoins je n'oublie pas mes histoires loin de là puisque voici mon nouveau chapitre! Alors comme vous vous en doutez maintenant je risque de ne pas avoir un rythme très stable niveau écriture et publication mais j'espère que ce chapitre saura combler la longue attente et vous donne envie de continuer l'histoire!

N'hésitez pas à me donner vos avis sur l'histoire!


Chapitre 4 : Un tournant inattendu

« A compter de ce jour sacré, accueillons sur Line le Nouveau Roi de Nort West Blue. Le Roi Nathan qui grâce à ses troupes a su réunir les deux royaumes ennemis.

Longue vie au nouveau Roi ! »

C'est dans un silence morne que Lisabeth se réveilla. La nuit avait été courte et la journée était déjà bien avancée. La chambre simple de la princesse était baignée de lumière et la jeune femme se demanda depuis combien de temps avait-elle dormit jusqu'à si tard. Sans doute jamais. Elle avait toujours été une matinale et pleine d'entrain, toujours prête a découvrir de nouvelle chose. Une soif de connaissance qu'elle n'avait toujours pas tarie.
Repoussant ses couvertures en laine, la jeune femme se leva et s'étira souplement. Son corps ainsi délié, elle repoussa sa robe de nuit de ses épaules. Laissant le tissu glisser sur sa peau fine et réchauffée par la lumière du midi. Lisabeth s'installa ensuite dans le bac en granit empli d'eau qui était disposé dans le coin de sa chambre. Pour les zooantropes, l'hygiène était chose importante, profondément lié avec la crainte des maladies. Se lavant le corps avant de s'attaquer à ses cheveux, Lili saisit un onguent du bout de ses doigts. Pâteux et noir d'encre, elle l'étala sur sa chevelure et massa longuement ses mèches. C'était un rituel quotidien qui l'aidait à masquer la couleur argent de ses cheveux, bien trop alarmante pour être laissée telle quelle.

Une fois ce rituel fait, elle se rinça méticuleusement avant de se parfumer le corps d'huile de fleur. Ses cheveux de nouveau d'un noir d'encre, gouttaient doucement sur ses épaules alors qu'elle enfilait sa robe en lin noir. Une fois cela fait, elle noua comme a son habitude ses deux ceintures. Dans quelques jours, la jeune femme allait fêter ses dix sept ans. Son premier anniversaire sans son père et aussi le plus important de tous, celui qui allait la marquer comme femme a part entière. Cette pensée lui nouait toujours le ventre, se savoir si proche de l'état d'adulte était déstabilisant pour elle. Un espèce de bond prodigieux vers l'inconnu.

Lorsque enfin la jeune princesse se sentit prête à affronter cette rude journée, elle ouvrit la porte de sa chambre. La renfermant avec soin, Lili sentit immédiatement un regard sur son dos. Respirant profondément et sans bruit, elle tenta de reconnaître l'odeur, en vain.

« Il me semble qu'a vous, je n'avais pas présenté mes condoléances »

La voix de l'inconnu fit retourner aussi sec Lisabeth. Son odeur était étrange, indéfinissable. Et quelle ne fut pas sa stupeur en tombant nez à nez avec un homme masqué.

« Un meurtrier » Cette pensée fugace la saisit d'angoisse.

Masquer son visage n'a rien d'anodin chez les zooantropes, et c'est toujours le signe d'un crime très grave. Rongé de culpabilité, le zooan dissimule son visage avec un masque en fer, se cachant ainsi de la vue de tous. L'individu dut sentir le trouble chez la jeune femme car il s'inclina avec respect.

« Pardonnez ma maladresse. Je suis le fils de Shanks le Roux, loyal ami de feu votre père.

« -Vous...Vous avez mon pardon. Fils d'ami *. Je ne voulais pas me montrer si indélicate... »

Lisabeth était complètement saisit par l'homme étrange devant elle. Le timbre de cette voix allait parfaitement à son porteur et elle s'en trouvait très mal à l'aise. Acculée ainsi contre le bois de sa porte, elle prit conscience soudain qu'ils étaient seuls et que l'être en face d'elle était potentiellement dangereux. Après tout l'homme avait la carrure d'un combattant aguerri, la coiffure négligé, longue et emmêlée et pourtant aussi dorée que le soleil Sa chemise mal fermé laissait voir un torse puissant et des bras d'acier, capables sans aucun doute de la briser.

« Je vous effraie n'est-ce pas ? Votre instinct est très développé pour une non-réveillée »

« -Que...Que dites-vous ?

Les paroles étranges de l'homme lui fit courir des frissons. Elle voulait fuir sa présence au plus vite et ne plus jamais le croiser. Malheureusement, ses jambes lui semblaient de plomb et refusaient de bouger.

« -Votre pouls est rapide, et malgré votre doux parfum, je sens l'odeur de la peur.

« -Ne vous approchez pas.

Mais chose était déjà faite, le masqué était a quelques pas d'elle. Tout dans sa posture indiquait le calme et la bienveillance, mais Lili ne pouvait oublier le ton si grave qu'il employait. Comme si chacun de ses mots venaient du tréfonds des enfers.

« -Je ne voulais pas vous déranger princesse. Mais en vous voyant hier soir, je n'ai pus empêcher ma curiosité de vous voir en tête à tête. J'aurais espéré meilleur rendez-vous mais cela n'est pas grave. Peut-être aurions-nous d'autre occasion de nous croiser ? »

L'homme prit alors délicatement la main de la princesse et la serra un instant, remplaçant ainsi le baise-main ancestral, avant de s'éloigner d'un pas tranquille. Et la jeune femme ne put détacher son regard, cet étranger marchait d'un air félin et son aura imprégnait encore les lieux. C'était sans aucun doute un Alpha mais son animal lui restait inconnu. Il paraissait féroce mais calme et tout chez lui semblait calculer. Rien a voir avec les zooans qu'elle avait croisé jusqu'alors.

Et c'est que lorsqu'il disparut de sa vue que Lisabeth retrouva l'usage de ses poumons. Le souffle hésitant, elle regarda abasourdi sa main qui était, l'instant plus tôt, au creux de la paume d'un homme se disant fils d'ami. Jamais encore, la princesse n'avait eu ce sentiment, celui de la véritable terreur. La terreur de la proie face à un prédateur.

Il fallait qu'elle sache qui était cet homme, par n'importe quel moyen.


Après deux longues heures de recherches, la jeune femme dut se rendre à l'évidence que l'homme masqué était soit un fantôme, soit personne ne l'avait remarqué. Personne ne connaissait un fils de Shanks le Roux. Mais tout le monde au château lui loua avec quel courage ce Shanks avait défendu jusqu'au bout la vie de son frère après la mort du Roi. Il était apparemment un héros de guerre. Alors pourquoi la jeune femme ne l'avait jamais vu ? Selon le masqué, il l'avait vu hier soir, mais jamais dans sa mémoire, ne lui revenait cet étrange personnage.

Perdue dans ses pensées, Lisabeth sursauta soudainement lorsqu'un bras possessif entoura ses épaules. L'odeur salé et pourtant douce emplie ses narines et fit frémir de plaisir sa louve. Mais lorsque ses yeux rencontrèrent ceux orageux de Trafalgar, la jeune femme plissa le nez. Attirant ainsi un léger ricanement de l'intéressé

« -J'aurais au moins espéré un bonjour de ta part princesse. A moins que tu ne sois pas très matinal ?

« -Nous sommes en plein après-midi. Par conséquent ton terme est complètement inexact."

Lisabeth repoussa négligemment le bras autour de ses épaules et avança d'un pas rapide.C'était la première fois que elle et sa louve était en désaccord. La jeune femme n'appréciait pas les manières de Law. Alors que sa louve, elle, frémissait à chaque fois qu'elle le sentait dans les parages. C'était a la fois déroutant et agaçant.

« -Je vois que ta langue est toujours aussi agile »

Le murmure rauque du jeune homme au creux de son oreille fit sursauter Lisabeth. Son souffle chaud percutant sa peau fine lui fit l'effet d'un électrochoc. Son odeur l'entourait et son nez effleurait doucement son oreille. Le sous-entendus lui parut vulgaire et fit rougir les joues de la princesse. Faisant fleurir un nouveau sourire en coin dont Trafalgar avait le secret.

« -Tes réactions sont toujours aussi amusantes aussi »

« -Pas les tiennes en tout cas. »

Affreusement gênée, Lisabeth tourna la tête. De nouveau, elle sentit le bras de Law sur ses épaules, et tout à coup, une main ébouriffa ses cheveux. Surprise par ce geste, elle cessa tout mouvement, comme statufiée. Et entre ses deux âmes, elle se sentit tout à coup déchirée. Sa louve semblait ravie et demandait bien plus de ce contact alors que sa jumelle était horrifiée.

La jeune femme ne savait plus où se mettre ni quoi faire et l'idée de la fuite lui frappa soudainement le crâne. Alors, vivement elle recula, surprenant le jeune homme qui tenta d'accrocher son regard. Mais déjà elle avait tournée les talons et s'élança à travers le couloir.

Lisabeth se sentait perdue, jamais avant ses âmes s'étaient ainsi opposées. Ou du moins elle n'avait jamais contredit sa louve. Mais à présent, elle comprenait que sa jumelle n'avait pas la même vision des choses. Alors que Lisabeth voyait Law comme un homme trop entreprenant, la lupine le voyait comme un potentiel compagnon. Depuis quand sa louve cherchait-elle un compagnon ? Ce changement ne se sentait-il pas lors de la vie d'un zooan ? Ne s'accordait-il pas avec les espérances de l'humain ?

Mais toutes ses questions se trouvaient pour l'instant sans réponse, et elle ne voyait qu'une personne pour lui répondre. Alors la jeune femme courut de plus belle, ayant conscience que sa course était mal perçue. Mais qu'importe, elle se sentait au bord du point de rupture, de l'asphyxie.

La chambre de sa mère fut bientôt en vue et elle s'arrêta quelque mètres avant, souhaitant reprendre son souffle avant l'entrevue. Elle se demandait comment allait sa mère et si finalement elle serait prête à parler avec sa fille. Lisabeth souffla alors une courte prière à Douce Nature* en frappant à la lourde porte de la suite royale.

Le silence après que le dernier coups ne résonne lui parut angoissant. Et elle prit une longue inspiration pour calmer son cœur qui bondissait dans sa poitrine.

« Entrez »

La voix lui parut si brisée que la jeune femme fut prise de doute. Sa mère devait souffrir le martyre, devait-elle vraiment lui faire part de ses états d'âmes aujourd'hui, en plein deuil ? Mais elle n'eut pas plus de temps pour tergiverser que la porte s'ouvrit, laissant voir le visage terriblement pâle de la Reine.

« Lisabeth ? Que me veux-tu ?

-Okaasan, je...C'est...,

-Entre, je suis lasse et je ne peux rester debout longtemps »

Soucieuse, la jeune femme obéit et précéda sa mère dans sa chambre. Les gestes, autrefois gracieux de sa mère, étaient à présent saccadés et maladroits. La silhouette, qui était jalousée par tous, était décharnée. Lisabeth ne voyait plus que l'ombre de sa mère et un terrible ressentiment lui serra la gorge. Elle regarda sans un mot sa mère s'asseoir sur un tas de fourrure au coin de l'âtre avant de voir son signe impatient de la main.

« Allons parle maintenant.

-Je...Je suis perdue Okaasan. Ma louve et moi sommes en désaccord., Gênée, elle se mit a tordre ses doigts dans son dos.

-Sur quel propos ?

-Sur...Trafalgar Law, soudainement intéressée, Boa s'était légèrement redressée.

-Que veux tu dire par là mon enfant ?

-Et bien, ma louve veut le revendiquer en temps que compagnon alors que …

-Comment ? Mais c'est bien trop tôt ! A moins qu'avec les Etas, la puberté se finit plus tôt... »

Lisabeth ne put retenir un soupir, et voilà que sa mère la prenait de nouveau pour un cobaye. Depuis enfant elle ne faisait que des hypothèses, regardant avec une joie enfantine comme elles se concluaient ou non. Comme si finalement sa fille n'était qu'un objet...

« Okaasan...Je ne veux pas de Trafalgar comme mari ! Mais voilà que ma louve n'en fait qu'a sa tête et ...ça fait mal. J'ai l'impression d'être broyée de l'intérieur., Lisabeth sentit des larmes couler sur ses joues et le regard surpris de sa mère sur elle.

-Allons, ne te met pas dans cet état. Tu as peur et c'est normal. Tu n'as jamais connu d'autre homme que Bepo. Tu as connu Trafalgar en tant qu'enfant. Mais ton regard et le sien ont changés et il te faut l'accepter. Veut-il de toi ? » Boa toussa et reprit difficilement sa respiration, parler semblait l'épuiser

« Je...Le pense. Mais ça ne change rien !

-Bien sur que si ma fille. Cela veut juste dire que ton état d'âme et fondé sur la peur. Je sais que rien n'est facile en ce moment. Nathal est...Est mort et...Et tu as ton anniversaire qui approche, ta Marche et le couronnement de ton frère qui arrivent tout à coup. Mais ce n'est simple pour personne ici. Si tu le souhaite j'en ferrais part à ton frère. Il est proche de Trafalgar et si ce jeune homme souhaite lui aussi te revendiquer, alors tout se passera bien. Nous y veillerons. »

Lisabeth écarquilla les yeux d'horreur. Sa mère ne voyait aucun inconvénient à voir sa fille revendiquer. Revendiquer...Chez les zooans cela ne voulait dire ni mariage, ni concubinage. Seulement une appropriation d'une part de son âme. Comme si elle n'était qu'un bout de territoire. Mais seuls les animaux le faisait entre eux ! Et n'était-ce pas renier tout ce qu'on lui avait appris ? Renier que les Humains devaient être la conscience et l'Animal l'instinct ? Lisabeth refusait de croire que sa mère accordait le moindre crédit à cette aberration. C'était bien pire qu'un Rituel ! Ce lien infâme qui enchaînait un être à un autre. Comme un maître à son esclave.

C'était comme si sa mère la donnait en pâture au premier venu. Était-ce son chagrin et sa faiblesse qui lui faisait perdre toute notion d'honneur ? Ou est-ce que sa mère avait déjà abandonner toutes responsabilités pour se laisser dépérir ?

Rebiffée par sa déclaration, la jeune femme se détourna de sa mère sans un mot et partit à grandes enjambées de la salle. Elle se retint de justesse de claquer la porte.
Une fois dehors, elle se dirigea a pas vif vers la Grande Porte. Elle avait besoin d'air, de se retrouver elle et sa louve. Elle ne prit même pas la peine de prendre des vetêments de rechange, elle aviserait tout ça plus tard.
Elle ne croisa personne pendant sa traversée du château et c'était bien mieux. La jeune femme se sentait prête a exploser ou a déverser son venin sur n'importe qui.
Et, sentant sans doute l'humeur massacrante de leur princesse, les gardes ne firent aucun commentaire sur la sortie impromptue de la demoiselle.

L'air vivifiant la saisit à peine le premier pas dehors. Et Lisabeth se sentit tout de suite apaisée, fermant les yeux avec délice un instant. Puis elle continua sa marche jusqu'à descendre l'escalier qui permettait de gravir le flanc de la montagne où le château était bâti. Elle continua ainsi jusqu'au champs où elle et Bepo s'étaient retrouvés la veille et s'engouffra de nouveau dans les bois. La forêt était comme une vieille amie, un lieu de ressource et où ses âmes se sentaient entières.

Se laissant glisser sur le sol meuble couvert de mousse, Lisabeth laissa son esprit divaguer loin de ses tracas. Elle se mit à rêver une nouvelle fois de ce qu'il pouvait bien se passer au-delà de Red Line. Était-ce un endroit merveilleux ? Le lieux de vie des Nymphes ? Dans un soupir rêveur, la jeune femme se laissa lentement tomber en arrière pour s'allonger. Ainsi, elle put contempler à son aise le ciel vide de nuage. L'odeur de la mousse berça ses narines et ses yeux papillonnèrent un instant avant qu'elle ne se laisse aller et que ses yeux se ferment d'eux même.

« Ne soit pas si imprudente petit Louveteau »

« Cylune ! »

Se réveillant en sursaut Lisabeth se redressa vivement. Voilà des années que Cylune n'était plus venue. Mais à présent elle était de nouveau dans cette étrange prairie et son loup était assis devant elle.

« Cylune...Que veut-tu dire ?

-Que tu ne vois plus

-Quoi ? Je ne te comprend de nouveau plus. Je vois parfaitement !

-Plus de tes yeux de louve. Tu perçois le monde comme si toi seule comptait. Tu m'oublies

-Je...Non je ne t'oublies pas ! Mais comprend moi ! Je ne peux être revendiquer par...Par lui

-Je ne parle pas de ça. Mais plutôt de ce que tu veux prétendre être. Humaine tu n'es pas.

-Oh...Cylune, je le sais mais...Si je m'affirme...Alors que vais-je devenir ? Tu m'as toi-même dis que nous étions une menace pour les autres.

-Ne te mens pas petit Louveteau. Si nous affirmer n'est pas possible. Alors vivre ailleurs nous devons.

-Quoi ? Mais...Je ne peux pas fuir le château !

-Ah ? Mais ne sens tu pas ? Nous voulons partir petit Louveteau. Voir d'autre horizons. Nous ne sommes pas fait pour rester ici. Nous ne sommes ni chien ni Homme. Nous n'avons pas besoin de mur pour nous abriter.

-Et ma famille ? Que vais-je faire ? Mon frère va devenir Roi et ma mère...

-La Meute veut décider pour nous. Nous sommes libres. Nous ne sommes pas Chien.

-Je comprend Cylune. Pas chien. Mais...C'est dur..Laisse moi du temps

-Du temps nous n'avons pas. Partons lors de la pleine lune.

-Mais...C'est ce soir !

-Juste temps pour dire adieu. »

Le noir habituel accueillit soudain la jeune femme et elle souhaita se débattre. Elle n'avait pas encore finit avec Cylune. Elle ne pouvait pas partir comme ça. Sa louve ne comprenait pas. Et ne semblait pas non plus se soucier de tout les soucis que cela entraînerait. Elle avait toujours crue que la Meute était très important pour elles. Mais apparemment, elle n'avait pas été la seule a apprécier les dires de la Reine.

Puis tout à coup ses yeux s'ouvrirent, la laissant voir un ciel doré et rose. Un ciel de couchant. Elle avait passée bien trop de temps avec Cylune et il lui en restait bien trop peu pour partir. Elle se sentait perdue. Comment faire ? Où aller ?

Tant de questions sans réponses trottaient dans sa tête lorsqu'elle rentra au château. Personne n'avait l'air de s'être inquiétée et elle se dirigea sans bruit jusqu'à sa chambre. Elle devait prendre des vêtements anodins, une cape et de quoi se teinter les cheveux. Le reste, elle pourrait s'arranger en chemin.
Rassemblant ses affaires à la hâte, elle les fourra dans un sac en toile solide et noua le cordon. Elle était tellement affairée dans son projet qu'elle n'entendit pas la porte s'ouvrir.

«Lili-chan? »

Sursautant dans un cri, la jeune femme se retourna pour découvrir Bepo sur le seuil. Elle vit son regard interloqué puis sa mine se renfermer.

« Pourquoi t'en vas-tu ? Qu'y a-t-il ?

-Je...Je ne peux pas rester plus longtemps Bepo-chan. Je..J'ai envie de voir autre chose de ces murs et me retrouver.

-Tu t'en vas seule alors ? »

Le ton triste de son ami lui déchira le cœur mais la jeune femme n'avait pas de temps. Bientôt la lune sera pleine et Cylune pourrait très bien ressurgir pour forcer la jeune femme à s'enfuir

« Oui Bepo-chan. Mais je reviendrai ne t'en fais pas ! »

Elle avait tenter d'être joyeuse. Mais sa gorge se noua et bientôt deux bras l'entourèrent. Bepo ne lui avait jamais fait de câlins avant. Mais il devait sentir que l'heure était grave et que son amie n'allait sans doute jamais revenir. C'était son adieu, une manière de la remercier de tout ce qu'elle lui avait apporté et tout ce qu'ils avaient vécus ensemble.

L'accolade pris rapidement fin et Lisabeth dut passer sa manche sur ses yeux pour chasser les dernières larmes. Elle eut un sourire pathétique, elle en avait conscience, mais son ami ne fit aucun commentaire et se détourna doucement d'elle pour la laisser partir.

Et c'est ce qu'elle fit. Elle prit sa cape, rabattit la capuche puis hissa son sac sur ses épaules avant de se tourner une dernière fois vers son ami. Sans un mot elle enleva ses ceintures de sa taille et les tendit à Bepo. Là où elle allait, elles n'avaient plus d'utilité. Elle entendit plus qu'elle ne vit les pleurs de l'ours qui lui prit tendrement ses objets. Puis, avant qu'elle ne change d'avis, elle posa rapidement ses lèvres sur la joue de son ami d'enfance et se dirigea vers la sortie.

Elle traversa sans se rendre compte le château, croisa sans la voir une cuisinière et une jeune de son étage. Et sans qu'elle ne le comprenne tout de suite, était dehors. La pleine lune semblait caressait ses épaules alors qu'elle se mettait à courir pour mettre le plus de distance possible entre elle et sa vie qu'elle abandonnait.

Elle sentait au fond d'elle l'adrénaline enfler et elle retient avec peine un cri allégresse.

Lisabeth aurait dû être dévastée de tout abandonner maintenant. Mais tout ce qu'elle était capable de ressentir en ce moment, c'était le vent dans ses cheveux et son corps battre à la chamade. Plus rien ne comptait. Cylune et elle allaient parcourir le monde et franchir Red Line. Son rêve allait enfin se réaliser.


Fils d'ami = Signe de paix. C'est une appellation un peu oublier par les jeunes zooans mais ce fait encore beaucoup pour ceux qui suivent le code d'honneur (je pense faire un longue chapitre sur le Rituel et le Code d'Honneur mais...Je ne sais pas si ça vous sera utile...Dites le moi en review ou MP!)

Douce Nature= Un petit clin d'œil à notre "Doux Jésus"...Moi et mon humour...