Chapitre 7 : Une nouvelle vie
Bonjour tout le monde! Nouveau chapitre pour vous ! 8 pages Words pour ce chapitre ! Pour moi c'est suffisant vu que les prochains chapitres vont être plus long, environs une dizaine de pages Words. En fait j'essaye de trouver un format ni trop long ni trop court pour rendre la lecture agréable donc dites moi si pour vous ça vous convient ou non. Et merci encore aux personnes qui ont laissés des reviews!
« Où est-elle ?
-Je ne sais pas Sire, Sa grâce est introuvable depuis deux jours…
-Bande d'incapables ! Ramène moi Beppo sur le champ !
-Oui Sire, tout de suite Sire »
Nathan écumait, de colère et de peur. Sa sœur était introuvable et ce depuis plusieurs jours, sans raison, aucune lettre pour expliquer son geste. Que s'était-il passé ? Bien entendu Bepo avait été le premier interrogé puis tous les serviteurs du Château mais aucun ne semblait savoir où se cachait la princesse. Mais Nathan était loin d'être un idiot et lorsqu'il s'agissait de sa sœur il savait se faire intransigeant. Et ce morveux d'ours polaire allait le découvrir bien assez tôt ! Du-t-il employé la force pour le contraindre. La place de Lisabeth était à ses côtés et nulle part ailleurs. »
3 jours plus tôt, Arruda, North Blue
Après ce qu'il lui semblait être un horrible cauchemar, on l'avait installée dans une chambre dans un des nombreux couloirs du Palais. Lisabeth avait été laissée là, avec un broc d'eau pour sa toilette et une robe en lin grossier pour se vêtir. Son premier réflexe fut de tambouriner à la porte en hurlant de la laisser partir. Et c'est lorsqu'elle comprit que personne ne viendrait qu'elle se laissa aller contre le mur le plus proche. Elle pleura, longtemps, autant que son corps lui permettait. Une fois ses larmes taries, elle enleva prestement la chemise de ce maudit masqué et la jeta en boule loin d'elle. Une boule lui enserrait la gorge et elle sentait encore la lourdeur du collier. Sa peau était à vif et elle se sentait souillée. La chambre qui lui était dédiée étais luxueuse pour Lisabeth et son éducation simpliste. Les fenêtres étaient finement ouvragées, entourées de rideaux épais aux couleurs chaudes. Les tapis étaient présents partout, le sol quasiment invisible. Il y avait aussi parmi cet océan de broderie, un matelas constitué de coussins et de fourrure. Tout cet étalage de luxe laissa la jeune femme étourdie. Mais la fatigue du voyage se rappela bien vite à elle et c'est avec difficulté qu'elle se rendit sur le lit, ne prenant même pas le temps de se rhabiller.
C'est la fraîcheur de la nuit qui réveilla la jeune princesse. L'odeur douceâtre de l'encens embaumait les draps, lui procurant un sentiment dérangeant. Elle se leva, courbaturée et grimaçante. Un éclat de lune se réfléchissait sur un miroir qu'elle n'avait pas remarqué plutôt. Elle s'en approcha et s'étudia, son corps émacié et pâle lui fit retrousser le nez. Ses cheveux à présent gris avec quelques mèches noires étaient emmêlés et ses yeux étaient noircis par les cernes. Il était loin son visage innocent et la douceur de sa jeunesse.
Lié, ce mot la fit frissonner. C'était le mot employé pour ceux qui réalisait le Rituel. Un acte autrefois pur et signe d'amour profond et inconditionnel qui depuis le Rituel de la Reine Zéfir était synonyme d'esclavage et de torture.
« Je lui ressemble »
Les mots de Shanks hantaient son esprit et elle toucha pensivement son visage. Personne ne lui avait jamais dit, était-ce seulement vrai ?
La fraîcheur la fit frissonner de nouveau et elle se revêtit rapidement de la robe de lin. Elle se rendit compte avec horreur que son reflet dans le miroir renvoyé sa quasi nudité, le lin mal tissé était presque transparent.
Toc toc
Lisabeth sursauta et se tourna vers la porte, croisant les bras pour cacher sa poitrine à son visiteur.
Lorsque la porte s'ouvrit, elle retint à grand peine un grognement mauvais en voyant le maudit masqué entrer dans sa chambre. Et elle se maudit aussi de le détailler. Il était torse nu, ce dernier intact et parsemé de poils blonds était finement musclé. Ses épaules étaient larges et sa crinière blonde encadrait son masque omis. Elle remarqua ses mains jointes et son air gêné. On ne pouvait voir son regard ou son visage mais on devinait sans mal son malaise en le voyant crispé et dandinant. A cet instant Lisabeth eut une honteuse once d'amusement. Il paraissait enfantin dans sa manière d'être, ce qui contrastait avec son allure bestiale.
« Je suis venir chercher ma chemise…, la situation était juste irréelle, était-ce le même homme que ce matin ?
-Tu semble moins sur de toi sans ton papounet, la jeune fille se fit hargneuse et montra un peu ses dents en voyant le masque se tournait vers elle après que Killer ait pris sa chemise.
- J'essaye de te rendre la situation plus facile alors ne complique pas tout s'il te plait, Il semblait ennuyer et sa voix était restait calme, comme s'il cherchait à l'apprivoiser.
-Plus facile ?!, Lisabeth manqua de s'étouffer et rougit de colère. Libère moi et ce serait suffisant, je n'ai pas besoin de ton hypocrisie et ne pense pas que je me laisserais lié facilement à un meurtrier dans ton genre !
-Cela me semble naturel, mais tu apprendras bien vite que personne ne peut faire revenir mon père sur ses décisions, Lisabeth crut entendre de l'amertume dans la voix de son homologue mais cela ne la fit pas décolérer pour autant.
-Pourquoi ne pas me tuer directement ? Après tout je suis…, Elle se pinça les lèvres, agacée d'être incapable de dire sa condition à voix haute.
-Éta ? Parce qu'on ne cache pas un cadavre indéfiniment. Et puis mon frère dans sa grande sagesse a jugé bon de t'exposer lors de son retour. Dis-moi combien de loup géant as-tu vu à North Blue ? Combien de personnes ignorent encore là-bas que seuls les Lazurites sont des Loups ? A coup sur ton assassinat aurait était le déclenchement d'une nouvelle guerre, et notre peuple ne résistera pas à un nouvel assaut. Mon père s'est donc décidé à jouer politique et diplomatie. Toi à mon bras, ton frère Nathan ne pourra pas refuser mes choix. Je ne cherche pas la guerre…Laisse-moi finir s'il te plait, Killer leva la main d'un air fatigué puis voyant Lisabeth acquiescer il reprit, Je veux juste que mon peuple retrouve son indépendance. Tout ceci a que trop duré, ces tensions, ces restrictions et cette haine infondé ne donneront rien de bon. »
La jeune femme observa Killer un moment, la bouche close et les sourcils froncés. La voix profonde et lasse l'avait envouté plus qu'elle ne se l'avouait et elle réfléchit aux paroles de l'homme. Son estomac se tordit en voyant que de nouveau, sa vie lui échappait. Ses dires et ses faits ne seront jamais pris en compte et soumise par le Rituel elle sera à jamais enchainé à son Lié. La cause que défendait Killer lui semblait irréel tant elle n'avait jamais été mise au courant des relations extérieur de North Blue. En tant que Seconde elle était promise à un bon mariage puis à une vie bien rangé auprès d'un époux riche et entouré d'enfants. Un sanglot s'échappa de ses lèvres pincées, cette situation aurait été plus enviable si elle avait su où sa soif de liberté la mènerait. Une larme roula sur sa joue, s'intéresser à la politique et au monde extérieur lui aurait-il permit d'éviter cette situation ? Elle ferma les yeux lorsque sa vue se brouilla et sentit peu après deux bras puissants l'entourer. Le manque cruel de chaleur humaine ces derniers jours lui arracha un autre sanglot et c'est compulsivement qu'elle s'accrocha aux épaules de son ennemi. Lisabeth nicha sa tête au creux du cou de l'homme et ne fut pas surprise en ne sentant pas d'odeur. C'était déroutant mais dans sa détresse elle ne s'en soucia pas. Tout ce qu'elle souhaitait c'était qu'il la tienne et qu'il ne dise rien. Qu'il lui fasse oublier qui il était et qu'il la laisse imaginer que c'était son frère qui se tenait tout contre elle. Elle sentit une large main se perdre dans ses cheveux et elle se laissa aller à la caresse, elle sentit le souffle un peu court contre sa joue, le cœur contre sa poitrine palpitant à vive allure et elle perdit la notion du temps.
« Shh là, calme toi Louveteau. Regarde-moi, La voix de Killer faisait vibrer son torse et Lisabeth releva son regard pour affronter le masque, Tant que tu seras ici je veillerais à ce qu'il ne t'arrive rien. Je ferais en sorte d'alléger tes souffrances autant que je le peux. J'aime profondément mon peuple et je ne laisserais personne lui faire du mal. Comprends-tu ?
-Je… Je ne voulais rien de tout ça ! Tout ce que je voulais c'était voir par-delà Grand Line ! Je … Je ne connais rien des relations entre mon pays et le tien ! »
Lisabeth se dégagea des bras de Killer et sécha ses larmes, il semblait sincère et savoir que quelqu'un veillerait sur elle la rassurait. Au final elle se raccrochait à ce qu'elle pouvait pour ne pas paniquer. En s'expliquant elle avait eu l'impression d'être une enfant capricieuse. Killer resta silencieux un long moment pendant lequel il garda dans sa main celle de Lisabeth, caressant de son pouce sa paume. Elle le laissa faire mais garda les yeux baissés en essayant de renifler silencieusement. C'est elle qui finit par briser le silence.
« Que s'est-il passé entre mon peuple et le tien ? Pourquoi sommes-nous rentré en guerre ? »
Elle entendit Killer prendre une longue inspiration avant que celui-ci l'entraine sur le lit, il la fit asseoir et pris place à ses côtés.
« Tu ne sais absolument rien ? Le ton de Killer était bas, laissant entendre sa fatigue.
-Mon père et Nathan sont partis alors que j'étais enfant. Je n'étais pas en âge pour comprendre. Et en grandissant j'étais plus occupée à garder secret mon état que m'occuper d'affaire diplomatique. Je n'étais pas destinée à ça alors j'imagine que même si j'avais posé la question on ne m'aurait pas répondu.
-Hum, Je vais te résumer l'histoire alors, c'est ce que tous les enfants de Ghadir apprennent. Pour ne pas oublier. Dans notre pays le devoir de mémoire est très important. West Blue et North Blue ont beaucoup d'accords commerciaux mais malgré les échanges fructueux, les peuples ne se sont que rarement mélangés. Et ça vient du Lien que Zéfir et Nazié ont partagés. A West Blue nous sommes très attachés à notre culture, radicalement différent de votre culture Nordienne. Zéfir en effet dissuadé Nazié de mélanger nos deux peuples. Mais parce qu'elle était consciente que nos deux peuples ne pouvaient pas encore cohabiter. Le Lien ne force pas l'un ou l'autre à se plier a la volonté de l'autre. Mais ton peuple n'a pas compris et le couple n'a pas expliqué leur décision. Ce qui a crée cette tension entre nos deux peuples. Et depuis la mort du Roi Nazié, Nathal a souvent envoyé des raids sur les terres de West Blue. Il n'a pas supporté que nous reprenions notre indépendance. La guerre était sous-jacente depuis son ascension au trô elle a éclaté lorsqu'il a attaqué un village entier au nord de West Blue. Nous nous sommes défendus et avons repoussé son armée. La guerre a été lancé à cet instant. Notre Roi, Barbe Blanche et son fils Ace ont étaient les premiers à partir au front. Mon père, Shanks était un ami de Nathal et s'est tenu à ses côtés pour essayer de le raisonner. Mais quand il a vu que le conflit durait et que Nathal ne l'écoutait pas, il est parti et à rejoint notre armée. Moi j'étais déjà dans les rangs et mon frère était Colonel. Le combat final a vu notre Roi et notre Prince mourir. Le Roi Nathal a massacré Ace, il lui a coupé la tête et éventré son cadavre avant de nous le jeter à nos pieds. Il nous promettait le même sort… Je…Enfin… »
Lisabeth s'étais écarté au fur et a mesure du récit de Killer, prenant en compte la réalité de ces dernières années. Son père était un meurtrier. Ça n'avait pas de sens…Elle fronça les sourcils avant de fixer d'un air perdu en face d'elle.
« Je n'ai aucun souvenir de lui. Je ne me rappelle plus de son visage. Et… C'était un monstre. Ma mère ne m'a jamais beaucoup parlé de mon père. Elle était trop occupée à canaliser ma louve. Je…Je suis désolé…Pour ton peuple »
Lisabeth tourna son visage vers Killer. Celui-ci avait la tête penchée et ses mains étaient jointes nerveusement.
« Je ne m'attendais pas à recevoir des excuses. Tu n'as rien avoir avec ce qu'il a pu se passer. Ne prends pas cette responsabilité sur tes épaules. Ceux qui ont étés responsables de ça sont désormais mort. Si tu n'étais pas tombée sur nos patrouilles d'éclaireurs, tu ne serais pas là. »
Il avança sa main, semblant vouloir réconforter la jeune fille. Mais il se ravisa et se leva.
« J'espère que ces explications vont t'aider à mieux nous comprendre…Et à rendre plus agréable ton…Séjour ici. Bonne nuit Louveteau. »
Lisabeth hocha distraitement la tête et frotta ses mains sur ses bras. Elle regarda Killer partir et cligna des yeux. Il y avait eu beaucoup trop de choses qui s'étaient passés. Elle secoua la tête. Son avis était très mitigé sur tout ça. Elle ne connaissait pas son père et la douleur dans la voix de Killer avait semblé réel. Mais était-ce suffisant pour le croire ? Pouvait-elle croire que son père s'était lancé dans une conquête de West Blue juste parce que ce peuple avait déclaré son indépendance ? Ça semblait ridicule ! Elle se massa les tempes en soupirant. De toute manière ce n'est pas comme si elle avait un choix à faire dans les jours suivants. Elle était une prisonnière et entourée d'une terre inconnue et hostile. Elle essaya de sonder sa louve. Mais celle-ci était dans le même état qu'elle, furieuse et impuissante.
Lisabeth s'allongea et sentit de nouveau l'encens et ses yeux se fermèrent seuls. Epuisée par son voyage elle s'endormit rapidement.
C'est le soleil chaud de Ghadir et les effluves marins qui réveillèrent Lisabeth. Il faisait atrocement chaud et la jeune femme se releva en grognant. Elle découvrit avec surprise une nouvelle robe ocre et un nouveau bac d'eau avec un onguent et une brosse. Très bien, des gens étaient rentrés dans sa chambre sans qu'elle s'en soit rendu compte. Elle fit beaucoup d'effort pour ne pas paniquer ou grogner de frustration. Lisabeth pu se rafraichir grâce à sa douche et enfila cette nouvelle robe. Cette dernière était échancrée sur ses épaules et était cintrée sur ses hanches, elle arrivait jusqu'à ses chevilles et le tissu était fluide. Elle se regarda dans le miroir pour se regarder de haut en bas.
« Et maintenant je fais quoi ? »
Sa voix résonna dans la pièce et elle pencha sa tête en arrière en soufflant. Elle détestait être en cage. Elle s'approcha de sa fenêtre, elle avait vu sur l'océan et les toits des maisons en terres cuites. Tous les toits étaient plats et sablonneux. L'air marin lui fouettait le visage et lui fit retrousser le nez. Cette odeur d'iode était particulière, elle qui était habituée aux senteurs de la mousse et des pins. Mais l'océan était quelque chose de magnifique, elle y voyait des bateaux à voiles et l'horizon qui se perdait avec l'étendue infini. Le soleil était haut dans le ciel et les nuages inexistants. Ghadir était cette ville orientale qu'on fantasme lorsqu'on entend parler d'elle. Et Lisabeth était loin d'être déçue de ce qu'elle voyait. Dans une autre vie, dans une autre situation elle aurait adoré pouvoir visiter cette ville et connaitre ce peuple vêtu de robes longues et avec des accents gutturaux.
« Louveteau ? »
Lisabeth sursauta vivement, perdue dans sa contemplation elle n'avait absolument rien entendue. Elle se tourna vers Killer et hocha la tête pour le saluer.
« Je ne suis plus un louveteau tu sais ? La jeune femme croisa les bras, vexée du surnom que l'homme lui avait donné.
-A mes yeux si, Il pencha la tête et Lisabeth crut comprendre qu'il plaisantait. Je te voix regarder pas la fenêtre depuis tout à l'heure. Tu veux visiter l'extérieur du Palais ?
-Je peux ? Lisabeth cligna des yeux, étouffant la soudaine joie qui avait étreins son cœur.
-Si tu ne veux pas je comprendrais, Killer semblait déçue, sa voix était descendue un peu plus bas que d'ordinaire.
-Non ! Je…Enfin, si je serais ravie d'aller prendre l'air ! Lisabeth passa une main dans ses cheveux « une vraie gamine » pensa-t-elle.
-Super ! Killer s'était redressé et sa voix était remontée, trahissant son soulagement. Alors suis-moi ! Le Palais est vaste mais on s'y fait. Personnellement j'ai trouvé des points de repères pour aller plus vite.
-Tu habites depuis longtemps ici ? Lisabeth emboita le pas de Killer, gardant une bonne distance entre lui et elle pour anticiper ses déplacements.
-J'habite à Ghadir depuis ma naissance mais nous habitons le Palais depuis le début de la Guerre. En tant qu'Officier mon frère avait un logement dans une des ailes du Palais. Et les forces qui n'étaient pas déployés sur le front étaient stationnés ici, pour défendre la ville si jamais nous venions à perdre du terrain. »
Malgré elle, Lisabeth appréciait lorsque Killer parlait. Il avait une voix posée et n'avait pas sa langue dans sa poche. Il semblait attaché à cet endroit et aux anecdotes. Il donnait beaucoup de détails ce qui permettait à sa jeune prisonnière de s'identifier mieux à l'endroit. Lili se sentait moins en cage quand il était là. C'était très déroutant, elle qui était persuadée qu'ils étaient tous des monstres assoiffés de sang, elle découvrait une personne passionnée et attentive. Elle aurait aimé être dans une autre vie. Ne pas avoir ce Lien qui planait au-dessus d'eux et cette crainte de l'avenir. Et si Killer n'étais agréable avec que parce qu'il allait être lié à elle ? Peut-être était-ce une technique de manipulation ? Pour l'avoir sous sa coupe et plaidait sa cause auprès de son frère ? Elle fronça les sourcils en fixant le dos de son guide. Il était détendu, comme si elle ne représentait aucunement une menace. Il dégageait une force tranquille, bien loin de ce qu'elle avait ressenti lorsqu'ils s'étaient vus la première fois. Elle s'arrêta soudain.
« Comment étais-tu rentré dans mon château ? Pourquoi lorsque j'ai posé la question à propos de Shanks tous ne m'ont donné que des éloges ? Pourquoi ne te connaissais-t-il pas ? »
Ses questions se bousculaient dans sa tête. Elle aurait dû y penser avant ! Rien n'expliquait vraiment pourquoi Killer avait attendue devant la porte de sa chambre lorsque les troupes de North Blue étaient rentrées.L'homme se retourna lentement, ses épaules étaient crispées et la jeune femme recula doucement. Incertaine que ce qu'il allait faire.
« Lors de la Guerre je n'étais pas masqué et je ne portais pas ce nom. Voilà pourquoi personne ne me connaissait. Et dans la masse personne ne s'est posé de question. »
Killer passa une main dans ses cheveux en soupirant.
« Je savais que tu allais poser ces questions un jour. J'étais là-bas pour faire de la reconnaissance. Pour nous la Guerre est loin d'être fini. Mon père est le Roi auto-proclamé de la résistance. Et lorsque je suis arrivé dans la Grande Salle, je t'ai vu et tu avais l'air…Dans ton monde, tu cherchais du regard ta famille. Tu ne semblais pas vraiment affecté par tout ce qui était arrivée, tous les morts que la Guerre avait entrainé. Alors j'avais ressenti le besoin de te voir, de savoir qui tu étais. Si seulement tu te rendais compte du monde qui t'entourais. J'étais persuadé de trouver une princesse hautaine et méprisante. Au final j'ai juste vu une enfant. »
Killer s'était légèrement détourné d'elle durant son explication et semblait fixer un point devant lui. La jeune princesse se remémora cette journée, il est vrai que sa première préoccupation avait été sa famille, son frère et sa mère. Puis elle eut un sourire désabusé en regardant Killer.
« Tu m'avais vraiment effrayée ce jour-là. J'ai eu l'impression d'être une proie…, Lorsque Killer se tourna vivement vers elle en penchant la tête elle se mit à rougir, Enfin, tu n'avais et tu n'as pas d'odeur et en plus avec ton masque je n'avais aucune idée de ce que tu pensais et ce que tu voulais. Ça m'avait semblé juste irréel. »
Un petit rire accueillit ses explications décousues. C'était la première fois qu'elle l'entendait rire et rougit un peu plus. Elle s'était tournée en ridicule. Pourquoi a-elle fallu qu'elle en rajoute ?
« Je m'étais bien rendu compte que je t'avais effrayé, ta peur avait masqué ton odeur de louve. Tu as eu l'impression d'être une proie ? A cause de mon masque et de ma non-odeur ? » Il eut un bref rire avant de dégager une mèche du visage de Lisabeth, « Allons voir l'extérieur du Palais »
La jeune femme acquiesça et suivit Killer en-dehors du Palais. Elle découvrit un Jardin Intérieur plus petit que celui à North Blue mais bien plus frais et il était aménagé de manière délicate et confortable. Elle sentit pour la première fois l'odeur du jasmin et resta un long moment à contempler cette plante. Killer lui expliqua les choix des fleurs et les différentes variétés de jasmin lorsqu'il comprit l'intérêt de son louveteau pour cette plante. Le surnom ne dérangeait presque plus Lisabeth à présent. De toute manière elle était bien consciente que l'homme plus âgé qu'elle la voyait comme une enfant.
Ils quittèrent le Palais après que Lisabeth ait attaché ses cheveux en tresse pour soulager la chaleur de sa nuque. Son guide la rassura sur le non nécessité de cacher ses cheveux. Ici personne ne pourrait la reconnaître et les différentes ethnies de la ville permettait des couleurs de cheveux peu conventionnelles. Ils se baladèrent longuement dans les rues et la jeune femme pu même approcher l'océan. Ils se trouvaient sur la plage, marchant en silence, appréciant tout les deux le sable chaud sous leurs pieds.
« Pourquoi voulais-tu voir par de-là Red Line ? Killer était proche de la jeune princesse, leurs épaules se frôlant de temps à autre.
-Du Château on peut voir la falaise. J'imagine que l'avoir eu depuis enfant sous les yeux sans avoir la possibilité de m'en approcher à nourri mon envie de voir au de-là. En plus, les légendes racontent que c'est là-bas que vivent les Nymphes.
-Tu sais que la Falaise ne laisse aucune possibilité de la traverser ? Killer tourna son masque vers elle.
-Je l'ignorais. La jeune femme soupira. J'imagine que j'aurais dû faire demi-tour une fois la Falaise atteinte.
-Et qu'est que tu aurais fait si..Enfin…
-Si ton frère ne m'avait pas enlevé ? Lisabeth eut un petit sourire en coin face à la gêne de son homologue. Je pense que je serais rentrée au Château, et j'aurais attendue d'être marié. Au final mon Destin n'aurait pas était si différent de celui d'aujourd'hui. »
Lisabeth eut un sursaut lorsque sans prévenir Killer glissa sa main dans la sienne et la ramena contre lui. Elle se crispa, ne comprenant pas le geste de l'homme avant que ce dernier ne murmure.
« Je ferais en sorte que tu ne regrettes à aucun moment ta vie à mes côtés. »
Aloooors ? Qu'est ce que vous en pensez ?! J'adoore Killer et vous?
