Coucou la Cie OLICITY,

Déjà le chapitre 11, pour une fic qui à la base ne devait faire que quelques chapitres, elle s'agrandit de plus en plus ^^.

Concernant les Reviews que j'ai eues lors du précédent chapitre, je voulais remercier les Guest qui m'en ont laissés, cela me fait vraiment plaisir de voir que cette fic plaît autant. Dire qu'a début je pensais faire un unique chapitre, voilà l'ampleur qu'elle a prise ^^.

Audelie : Je suis 100 % d'accord avec toi, quand on est avec un mec aussi sexy et fort comme Oliver, on ne s'enfuit pas seule afin de faire face au danger ^^ On adore tous Felicity en fait ^^

Je vous avais laissés sur votre fin dans le chapitre 10, concernant le départ de Felicity. Alors, à votre avis, que va-t-il se passer ? Oliver arrivera-t-il à temps ou découvrira-t-il la lettre d'adieu que Felicity lui a laissé ?

Pour le savoir, je vous invite à découvrir dès à présent, la suite qui j'espère vous plaira, même si…

Bah, je n'en dis pas plus ^_^ Je vous laisse découvrir par vous-même.

Bonne lecture, on se retrouve en bas comme d'habitude


Chapitre 11 - Culpabilité

POV Oliver

Même si Digg roulait plus vite que la normale, je trouve que la Limousine n'avance pas assez vite à mon goût. J'ai peur, oui je crains le pire. Je sais que mon amour a peur et qu'elle est inquiète à cause des lettres de menaces qu'elle avait reçues et j'espère de tout cœur que ton intonation de voix n'a rien à voir avec cela. J'ai bien précisé aux agents de sécurités au service de ma famille depuis des années que j'interdisais à quiconque d'inconnu de s'approcher d'elle. Elle n'est pas au courant de cette intervention, car elle me dirait que j'en fais trop, mais c'est contre ma volonté, je ne peux pas m'empêcher d'avoir peur, je n'ai pas envie de revivre ce cauchemar, d'autant plus que l'on est enfin en couple tous les deux. Ses cauchemars me reviennent en mémoire et le fait qu'elle me supplie de l'aider, ces cas-là me donne des sueurs froides. Digg doit s'apercevoir de mon malaise.

- On arrive bientôt Oliver ne t'en fait pas !

Je le remercie d'un signe de tête, je sais que l'on arrive bientôt, mais j'espère que ce ne sera pas trop tard, d'autant plus que je n'arrive pas à la joindre sur son portable depuis tout à l'heure. À moi-même, je prie silencieusement pour qu'elle ne fasse pas de bêtise.

- Felicity… Mon amour s'il te plaît, ne fait pas de bêtise… Attends-moi, j'arrive…

Je connais le chemin qui mène au Manoir par cœur, grâce à mon exil involontaire sur Lian Yu, j'ai appris à mémoriser bon nombre de choses comme les distances par exemple ou repérer un indice intéressant comme un arbre ayant une minuscule différence avec les autres et là je sais que l'on est plus qu'à six - sept minutes du Manoir. Sans savoir pourquoi, je regarde par la fenêtre et là mon cœur fait un bond dans ma poitrine, elle est là, marchant sur le bas-côté de la route avec une valise à la main. Mon sang ne fait qu'un tour et ne me rend pas compte de la manière dont je m'adresse à Digg, hurlant presque.

- Digg stop, c'est Felicity !

J'ouvre la porte à la volée avant même que la limousine soit complètement arrêter et en sort en criant le prénom de la femme qui m'est chère.

- FELICITY !

POV Felicity

Après avoir pleuré en serrant contre moi l'une des chemises d'Oliver, je file prendre ma valise dans ce qui était devenu ma chambre et je sors silencieusement de cette dernière, descendant le grand escalier en priant pour ne rencontrer personne, n'ayant pas envie de m'expliquer. Devant la lourde porte, je me retourne et regarde une dernière fois cette immense demeure dans laquelle je me sentais en sécurité avec l'homme dont je suis tombé amoureuse et qui est l'héritier de cette famille. Alors que mes larmes coulent le long de mes joues, je murmure un "Adieu Oliver" et quitte le Manoir Queen sans me retourner. Ignorant que Oliver se rapproche du Manoir suite à notre dernier échange téléphonique. Je mets un moment avant d'arriver à l'entrée du Manoir, c'est fou la distance entre les grilles de l'entrée et la porte d'entrée par elle-même. Une dernière fois, je me retourne regardant au loin cette demeure dans laquelle j'ai passé quelques jours merveilleux en compagnie de l'homme que j'aime et qui m'aime. Je sens mes larmes refaire surface mais je les fais disparaître rapidement et me mets en marche afin de m'éloigner d'ici le plus vite possible. Au bout de cinq minutes, je me rends soudain compte que je suis à trente kilomètres de Starling City, mais tant pis, ce ne peut pas faire demi-tour, je ferais bien du stop mais je sais que c'est peine perdue, vu qu'il n'y a pas grand monde qui emprunte cette route, à se demander si la route n'est pas à la famille d'Oliver d'ailleurs. Et puis de toute façon, Oliver m'a souvent répété que j'étais la pire des choses à faire et de toute façon, je n'ai pas envie de tomber sur un malade, j'en ai assez à mes trousses. Je baisse les yeux en pensant à cela, car c'est à cause de ses malades qu'entre Oliver et moi, c'est devenu réel. Je suis tellement plongée dans mes pensées, que je n'entends pas la limousine d'Oliver arrivait, ce n'est que lorsque j'entends la voix d'Oliver que je sursaute.

- FELICITY !

Je lève les yeux et je vois avec horreur Oliver venir vers moi. Merde, qu'est-ce que je peux faire, pas grand-chose en fait. Je ne pense même pas à courir, j'ai toujours été nulle en sport et puis de toute façon, il aurait vite fait de me rattraper. Je n'ai pas le temps de faire quoi que ce soit de toute manière, que je retrouve emprisonné contre son torse.

- Felicity, mais bon sang qu'est-ce que tu fais… J'ai imaginé les pires scénarios à cause de cet appel.

Oliver ne met pas longtemps à comprendre ce qui arrive.

- Tu comptais partir n'est-ce pas ? Dis-moi pourquoi ?

Felicity se dégage vivement d'Oliver le repoussant avec toutes les forces qu'elle a, surprenant ce dernier.

- Felicity ! ?

- Cela ne te regarde pas Oliver, alors maintenant laisse-moi partir.

- Alors-là pas question ! Pas avant que tu m'expliques la raison qui me regarde vu que l'on est ensemble !

Felicity se mort la lèvre intérieur, elle sait qu'elle doit se montrer brutale avec lui et cela lui fait mal, horriblement mal.

- Tu crois que parce que l'on a partagé le même lit et échangés quelques baisers on est ensemble ! Et bien, tu te fourres le doigt dans l'œil OLIVER QUEEN

Termina-t-elle en élevant la voix qui laissa Oliver sans voix et surprit par les dires de la jeune femme. Les dires de Felicity le blessèrent au plus profond de lui-même et ne réagit même pas quand elle le bouscula afin de continuer son chemin. Il ne fallut que quelques secondes à Oliver pour reprendre ses esprits et lui prendre le bras.

- Je sais que tu te mens à toi-même Felicity et je sais que ce que tu viens de me dire a été dur à dire pour toi. Dis-moi ce qu'il s'est passé, je suis ton ami avant d'être l'homme qui t'aime.

- Laisse-moi Oliver… Laisse-moi partir, crois-moi, c'est mieux pour tout le monde que je disparais de votre vie.

- C'est ce que tu crois, mais pas pour moi sache-le ! Tu sais ce que j'éprouve pour toi, même si je ne te l'ai pas encore prouvé de manière sexuelle, tu sais que je t'aime comme un fou et tu sais que je ne te laisserais pas partir sans explication. Alors je t'en prie, dis-moi ce qui se passe. C'est encore ces cinglés n'est-ce pas !

Oliver n'était pas de dupe, il avait compris pourquoi elle voulait partir, elle avait dû recevoir une lettre ou se souvenir de l'horreur qu'elle avait subie ou pire croisé l'un de ces salopards. Il la ramena contre son torse et la serra contre lui, laissant sa tête dans son cou embrassa document sa peau lui murmurant tendrement à l'oreille.

- Je t'aime, tu sais que je t'aime et tu sais que je te protégerais quoi qu'il arrive, alors explique-moi.

- OLIVER, FELICITY COUCHEZ-VOUS

Diggle venait de hurler à ses amis de se coucher, Oliver comprit rapidement pourquoi, quand il vit la Limousine se faire cribler de balle. Il serra Felicity contre lui, mettant une main derrière sa tête et la jeta à terre faisant rempart de son corps pour là protéger. Heureusement qu'en bordure de route, il y avait des hautes herbes afin de s'y cacher. Bien qu'il ne fût pas expert en armes à feu de tous les pays, il comprit que l'arme utilisée était une Kalachnikov, fusil d'assaut conçu par l'Union Soviétique. Malgré le bruit des rafales des balles, il entendit un homme s'exprimant en Américain qui hurler de ne pas tuer la fille. Il comprit qu'il s'agissait des hommes de ce cinglé qui avait enlevé Felicity, il n'eut pas le temps de réfléchir plus longuement qu'il sentit une violente douleur lui labourer la jambe, il comprit qu'il s'était pris une balle, mais il s'en fichait pas mal, le plus important pour lui c'était de protéger la femme qui lui était chère.

Felicity sentit quelque chose de chaud coulait sur sa jambe, elle comprit de quoi il s'agissait et prit peur. Elle ne voulait pas le perdre

- Ol… Oliver…

- Ne crains rien, je suis là !

POV Felicity

Je n'étais pas idiote, je savais que Oliver était blessé, le liquide chaud que je sentais sur ma jambe, je savais que c'était du sang, le sang d'Oliver. J'avais peur, peur qu'il soit grièvement blessé et cela à cause de moi.

- Ol… Oliver…

Ma voix tremblait mais pas pour ce qu'il pensait. Il me serrait un peu plus contre lui en me murmurant tendrement

- Ne crains rien, je suis là !

Devais-je être rassuré d'entendre sa voix ? Mais je n'eus pas le temps de poursuivre que des nouvelles rafales se firent entendre mais les bruits étaient différents cette fois-ci. Même si je n'étais pas une experte en armes à feu, j'entendis la différence de bruit. En plus des coups de feu, j'entendis des hurlements et je reconnus parmi elles, la voix de Digg et celle de d'autres hommes, probablement ceux qui étaient au service de la famille Queen. Une voiture s'éloignait et je compris qu'il devait s'agit de celle de nos agresseurs. Une nouvelle fois, j'entendis la voix de Digg

- Non, je ne les poursuivais pas, vous risquez de tomber dans un traquenard !

J'allais appeler Digg, quand je sentis une caresse sur ma joue.

- Felicity !

Je lève légèrement la tête et je croise le regard océan d'Oliver, mais avant que je n'aie le temps de lui répondre, il me devance.

- Est-ce que tu vas bien ?

- Oui ça va, grâce à toi je… Sentant toujours du liquide chaud contre sa jambe Mais toi tu es… Tu es blessé.

- Ne t'inquiète pas ce… Ce n'est rien… L'importance c'est que… Tu n'es rien…

Je sens le corps d'Oliver qui devient plus lourd et comprend avec horreur qu'il vient de perdre connaissance. J'arrive à mettre mes doigts dans son cou afin de prendre son pouls et je vois qu'il est rapide.

- DIGGGGGGGGGGGGGGGG

J'hurle, car j'ai peur, j'ai peur qu'à cause de moi il soit gravement blessé et que cette fois-ci il ne s'en sorte pas indemne. Je n'ai pas le temps de penser plus que je sens le corps d'Oliver être levé.

- Felicity tu vas bien ?

Ignorant la question - Digg, Oliver est blessé, il s'est pris une balle.

Il ne fallut pas longtemps à Digg pour mettre Oliver sur son épaule comme s'il portait un vulgaire sac de pomme de terre et l'allonger à l'arrière de la Limousine. Felicity prit place à l'avant et Digg monta côté conducteur et fonça jusqu'au Manoir. Une fois au Manoir, Digg emmena Oliver dans sa chambre afin de regarder l'étendue de sa blessure. Il n'eut pas longtemps à juger qu'elle n'était pas belle. Felicity comprit au regard de son ami, que ce n'était pas une égratignure.

- Digg, dis-moi que ce n'est pas grave !

- La balle n'est pas ressortie Felicity et je n'ai pas le matériel nécessaire ici.

- Bon sang, tout est ma faute.

- Non, tu ne dois surtout pas culpabiliser. Je vais avoir besoin de toi, il faut le lui retirer au plus vite.

- Je… Je… Je ne pourrais pas… Je…

Digg posa ses deux mains sur les épaules de la jeune femme afin de la sortir de sa peur.

- Felicity regarde, moi ! Oliver a besoin de toi comme tu as besoin de lui et moi aussi, j'ai besoin toi pour lui retirer cette balle avant que le pire ne se produise. Alors respire un bon coup et ça va aller.

Felicity écoutait les conseils de Digg. Elle inspirait et expirait plusieurs fois afin de se calmer.

- C'est bon Digg, qu'est-ce que je dois faire ?

- J'aurais besoin d'un alcool fort, genre whisky ou quelque chose dans le même genre, un couteau, un briquet afin de retirer toute bactérie éventuelle sur la lame, du linge propre, des bandages, du fil et une aiguille afin de recoudre la plaie.

- OK, je t'apporte le nécessaire, je vais voir Raisa, elle va m'aider à trouver tout le nécessaire.

Cinq minutes plus tard, Felicity accompagné de Raisa, revenaient avec tout le nécessaire demandé par Diggle.

- Merci. Raisa, je m'excuse par avance pour le sang sur les draps.

- Ce n'est pas grave, la santé d'Oliver est plus importante. Je peux faire quelque chose d'autre pour vous aider ?

- Oui, empêcher quiconque d'entrée dans cette pièce, avec Felicity nous allons le soigner.

Raisa acquiesçait et quitta la chambre en refermant la porte derrière elle.

- Tu es prête Felicity ?

- Pas vraiment, mais il faut y aller pas vrai.

- Ne t'inquiète pas, je vais simplement te demander de me passer ce dont j'ai besoin, rien de plus. Voyant le regard de Felicity vers Oliver Il va s'en tirer, ne t'inquiète pas.

Felicity savait que celui qu'elle considérait comme son frère avait raison, mais elle était terriblement inquiète et elle n'y pouvait rien, c'était dans sa nature. Elle rougit lorsque Diggle retira le pantalon d'Oliver, d'autant plus que c'était la première fois qu'elle voyait cette partie du corps d'Oliver. Après avoir retiré entièrement son pantalon, Diggle demanda à Felicity de lui passer la bouteille de Whisky afin d'en mettre sur la blessure d'Oliver afin de la désinfecter, la réaction fut immédiate, Oliver gémit de douleur. Felicity s'approcha de lui et lui épongea le front avec un linge frais tout en lui caressant la joue. Ce dernier ouvrit les yeux.

- Fe… Felicity…

- Je suis là Oliver

Il gémit une nouvelle fois de douleur, lorsque Diggle épongeait un peu la plaie avec un tissu sec.

- Oliver, je vais devoir retirer la balle qui est logée dans ta jambe est-ce que tu veux quelque chose pour…

- Diggle, fait ce qu'il faut faire !

Diggle acquiesçait et utilisa la flamme du briquet afin de faire chauffer la lame du couteau afin de retirer une éventuelle bactérie et entreprit de faire le nécessaire afin d'extraire la balle de la jambe d'Oliver. Celui-ci gémit de douleur durant l'opération pratiquée par Diggle et sentait la jeune femme à ses côtés inquiète mais resta silencieux. Une fois la balle extraite, Diggle passa l'aiguille à la flamme du briquer afin de recoudre et une fois cela fait l'ancien soldat se mit à inspecter la balle, la mine soucieuse que vit Felicity.

- Digg, que se passe-t-il ?

- Veille sur Oliver, je file au Verdant et je reviens !

- La balle est empoisonnée n'est-ce pas !

Felicity se retourna et regarda Oliver plus inquiète que jamais pour l'homme qu'elle aimait. Lorsqu'elle vit la main que lui tendait Oliver, elle la prit et sentit les doigts d'Oliver s'entrelaçaient aux siens.

- Ne t'inquiète pas Felicity, le poison n'aura pas le temps d'agir. Digg, dans la salle de bains, il y a une petite boîte en métal et il y a la même chose qu'au QG.

Digg s'empressa d'aller dans la salle de bains afin de préparer la mixture et de là donner à Oliver. Pendant ce temps, Felicity toujours aux côtés de l'archer restait silencieuse. Ce dernier vit son malaise et lui prit la main.

- Tu vas bien ?

Felicity acquiesça uniquement de la tête n'osant pas parler d'autant plus qu'elle culpabilisait par ce qui était arrivé à Oliver vu que c'était de sa faute. Oliver remarquait que sa petite amie était mal à l'aise mais n'eut pas le temps de lui dire quoi que ce soit que Diggle arrivait avec la préparation. Oliver l'avala d'une traite et tendit le bol à Diggle avant de se rallonger.

- Je te le confie Felicity, je vais contacter mon ex-femme à l'ARGUS pour savoir si elle est au courant d'une livraison d'arme ou autres. Car des armes Russes sur le territoire Américains ce n'est pas bon signe.

- C'est aussi ce que je pense Digg. Mais ce n'était pas des Russes, mais des Américains, j'ai entendu l'un d'eux crier qu'il voulait Felicity vivante. Seldon doit être derrière tout ça !

- Je vous tiens au courant. Quant à toi Oliver, repose-toi.

Diggle quitta la chambre, laissa le couple seul.

- Tu es sûr que ça va Felicity, depuis tout à l'heure tu es silencieuse ?

- Ça va oui. Tu devrais te dormir un peu.

- Tu restes ?

- Oui.

Oliver là regarda amoureusement avant de fermer les yeux afin de se reposer. Car même si ce n'était pas la première balle qu'il prenait, c'était douloureux. Felicity restait là près de lui, culpabilisant parce qu'il s'était produit, elle lui tenait la main, mais était vraiment mal à l'aise. Elle ne savait pas combien de temps s'était écoulé quand elle vit Moira entré dans la chambre de son fils. Cette dernière sourit à Felicity qui se leva et alla vers la matriarche des Queen.

- Moira, je peux vous parler ?

Moira comprit dans le regard de la jeune femme que c'était important, elle lui fit signe de la tête et elles sortirent de la chambre. Au moment ou la porte de sa chambre se refermer, Oliver ouvrit les yeux et vit qu'il était seul.

- Felicity ! ?

POV Oliver

Quand je sens la main de Felicity s'éloigner de la mienne et la porte de ma chambre se refermer s'ouvre les yeux, cherchant la femme que j'aime et l'appel.

- Felicity ! ?

Mais aucune réponse ne me provient. J'attends environ deux minutes pensant la voir revenir, mais ne la voyant pas, je sens l'inquiétude me gagner. Je tourne alors la tête et vois une feuille pliée en deux reposants sur le meuble de chevet, je prends peur. Je me mets en position assise en grimaçant à cause de la blessure à ma jambe et prends cette feuille, la dépliant et je commence à la lire. Mon cœur se met à tambouriner dans ma poitrine en imaginant ce qu'il se serait produit si je n'avais pas eu de mauvais pressentiments après notre échange téléphonique en fin de matinée. Je sais que je l'aurais perdu et cela définitivement, chose que je n'aurais pas supporté. Je ne veux plus la perdre, pas maintenant que je lui ai enfin ouvert mon cœur, pas maintenant que je sais que ce que l'on ressent l'un pour l'autre. Non, je ne veux pas. Me fichant complètement de ma blessure et de ma tenue, je me lève et descends comme je peux le grand escalier, je dois lui parler, il le faut à tout prix. Je ne veux pas qu'elle fasse cette bêtise. J'arrive à proximité du salon quand j'entends ma mère parler avec Felicity. Je pousse un soupir de soulagement en sachant qu'elle est toujours au Manoir. Curieux, je m'approche du salon afin d'écouter leur conversation.

POV Moira

J'étais avec Walter quand un de nos agents de sécurité a appelé pour m'informer de la fusillade à proximité du Manoir et pour me dire que mon fils était blessé. J'informe Walter et demande à mon chauffeur de me ramener au Manoir. Il faut que ce soit à l'heure du déjeuner, moment ou il y a beaucoup de circulation. Déjà que le Manoir se trouve à trente kilomètres de Starling, mais en pleine heure de pointe, c'est l'horreur. On met presque une demi-heure de plus pour arriver et une fois arrivé, je monte quatre à quatre les marches menant à l'étage et entre dans la chambre d'Oliver. Je souris en voyant Felicity près de lui. Mais je vois qu'elle est mal à l'aise. Elle embrasse mon fils sur le front et se lève venant vers moi.

- Moira, je peux vous parler ?

Je lui fais un signe de tête après m'être assuré que mon fils aille bien et l'on sort toutes les deux de la chambre d'Oliver, descendant au salon où l'on sera tranquille pour discuter. Une chose que j'ignore, c'est que mon fils s'est réveillé au moment même où nous avons quitté la chambre. Une fois dans le salon, j'ai à peine de le temps de demander à Felicity si elle n'a pas été blessée que je vois les larmes coulaient.

- Pardonnez-moi Moira, tout est de ma faute !

Je regarde Felicity sans vraiment comprendre pourquoi elle s'excuse, mais une fois encore, je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit, qu'elle poursuit.

- Oliver a été blessé par ma faute une fois encore.

- Enfin Felicity, pourquoi dites-vous cela ?

- Parce que s'il ne m'avait pas protégée, rien de tout cela serait arrivé.

- Felicity !

- Je ne voulais pas que ça se passe ainsi. Je ne pensais même pas qu'il arriverait avant mon départ.

- Comment ça votre départ ?

Ce que ni l'une, ni l'autre ne savaient, c'est que Oliver était à proximité du salon et qu'il venait de surprendre la conversation.

- J'ai… J'ai reçu une nouvelle lettre de menace. Ils savent que je suis ici et ils savent je ne me suis pas éloigné d'Oliver comme ils me l'avaient demandé. Et c'est à cause de cela que Oliver a été blessé. Je sais aussi du mal que ça va me faire, de m'éloigner de lui.

- Felicity, vous n'allez quand même pas rentrer dans leur jeu. Je vous ai proposé mon aide afin d'en finir avec cette affaire une fois pour tout. Ne fait pas cela, ne prenait pas la décision de partir, cela détruirait Oliver. Vous savez, quand mon fils est revenu de cette île maudite, j'ai eu peur de ne jamais retrouver mon fils tel qu'il était avant. J'ai bien vu comment il parlait de vous, et cela même quand il sortait avec Helena ou McKenna, j'ai bien vu cette petite étincelle dans ses yeux. Quand il vous a ramené ici après cette tragédie, quand il nous a évoqué les grandes lignes de l'histoire à moi, Thea et Walter, j'ai bien vu son inquiétude dans son regard et quand vous avez crié, j'ai eu l'impression qu'il venait de vivre une horreur. Je n'ai jamais vu mon fils agir ainsi avec une femme, même quand il était avec Laurel il y a six ans de cela à présent.

Moira marqua une courte pause et vit son fils sur le pas-de-porte du salon. Elle comprit dans son regard de ne pas dévoiler sa présence. Elle poursuivit alors son monologue.

- Vous savez Felicity, je n'ai jamais vu mon fils être aussi protecteur envers une femme. Je sais que c'est encore un peu tôt pour parler de cela, mais je sais que vous être la femme qu'il lui faut. Et quand je vous regarde tous les deux, vos regards, vos gestes et tout le reste, je sais que pour lui, vous êtes la femme de sa vie.

Felicity restait sans voix face au monologue de Moira et ne s'attendait pas à ça. Elle qui pensait au début que Moira Queen était tout sauf amicale, elle s'était trompée, d'autant plus que depuis une semaine qu'elle vivait au Manoir, elle était considérée par la mère d'Oliver comme faisant partit de la famille depuis des années.

- Ce que vous me dites me touche énormément Moira et je suis heureuse de voir que bien que je sois qu'une fille banale vous m'avez acceptée au sein de votre famille mais… Je ne veux pas que par ma faute, vous, Walter où pire Thea soit blessé. Votre famille a assez souffert comme cela. Vous avez perdu votre époux Robert Queen, Oliver qui est réapparu cinq longues années plus tard, Walter s'est fait enlever, je ne veux pas qu'une nouvelle tragédie secoue votre famille. Et je… Par amour pour Oliver, je préfère me sacrifier plutôt qu'il lui arrive quoi que ce soit.

- Pourtant, je t'ai dit que c'était à l'homme de protéger la femme qu'il aimait et non l'inverse.

Felicity sursautait et se retourna surprise d'entendre la voix d'Oliver. Ce dernier boitant un peu à cause de sa blessure à la jambe s'approchait d'elle.

- Oliver tu ne devrais pas être debout tu as…

Felicity n'eut pas le temps d'achever sa phrase que la bouche d'Oliver s'empara de la sienne. Moira sourit et laissa seule le couple, sachant qu'ils avaient besoin d'être seul. Elle alla dans l'ancien bureau de Robert afin de rassurer Walter de l'état d'Oliver.

Dans le salon, le couple échangeait un baiser des plus passionnés, ce fut le manque de souffle qui les obligeait à y mettre fin.

- Écoute-moi, ne doute pas de mon amour pour toi… Je t'en prie et je ne veux pas que tu me quittes.

- Oliver je… Je n'ai pas le choix… Je ne veux pas que tu sois encore blessé à cause de moi.

- Et moi je ne veux plus jamais lire ce genre de lettre. Dit-il en sortant ladite lettre Quand je me suis réveillé, quand j'ai vu que tu ne revenais pas et quand j'ai découvert cette lettre, j'ai eu peur, peur de t'avoir perdue Felicity. Je ne veux pas que tu laisses ces pourritures te dicter ce que tu dois faire.

Oliver arracha à mille morceaux la lettre qu'elle lui avait écrite et la mis dans le cendrier sur la table puis reprit la jeune femme dans ses bras.

- Ma chérie, on a enfin ce que l'on a tant désiré toi et moi, je refuse que des criminels se mettre en travers de notre bonheur.

- Mais Oliver je…

Oliver la fit taire en posant un doigt sur les lèvres de sa petite amie.

- Ne t'inquiète pas, on trouvera le responsable de tout cela, celui qui tire les ficelles ne l'emportera pas au paradis, je t'en fais le serment.

- Je ne veux pas que tu parles ainsi Oliver, tu n'es pas un tueur.

- Je ne lui suis plus et c'est grâce à toi. Tu as toujours su voir le bon en moi. Par contre, fait moi juste une promesse !

- Laquelle ?

- Promets-moi de ne plus gérer cela toute seule et de ne plus envisager de partir, je ne pourrais le supporter. Je ne veux pas rentrer un jour et voir que tu as disparu en laissant une simple lettre.

- Oliver je… Je ne veux pas que tu sois blessé par ma faute, c'est moi qu'ils veulent, c'est après moi qu'ils en ont ! Il y a déjà assez que tu as dû tuer par ma faute !

- Peu importe, on affrontera cela ensemble et je te l'ai dit, tu ne seras jamais un choix. Le sourire aux lèvres C'est un honneur pour un homme d'avoir une cicatrice en sauvant la femme de sa vie.

Felicity n'eut pas le temps de répondre, que Oliver la ramena contre son torse avant de l'embrasser fougueusement. Bien que stressé, Felicity lui rendit son baiser, mais, lorsque le bruit d'une porte s'ouvrir et se refermer se fit entendre, Oliver sentit sa petite amie se tendre dans ses bras. Elle était à cran à cause de cette nouvelle lettre de menace qu'elle avait reçu et il comprenait parfaitement.

- C'est moi je suis rentré !

En voyant le jeune couple enlacé, Thea sut immédiatement qu'elle était de trop.

- Salut Ollie, salut Felicity, ne vous en faites pas, je ne vous dérange pas plus longtemps.

Oliver salua sa petite sœur et sourit à ce qu'elle venait de dire. Moira rejoignait le salon au même moment et salua sa fille avant de s'approcher du couple.

- J'ai eu Walter au téléphone, il voulait savoir comment tu allais Oliver, vu que je suis partie précipitamment et il m'a donné une idée concernant les lettres de menaces.

- Une idée ?

- Oui Oliver, Walter à un ami qui est graphologue, il saura déterminer de nombreux indices qui pourront aider la police dans cette affaire.

- Vraiment ? Demanda Felicity surprise

- Oui Felicity, un graphologue peut déterminer systématiquement des caractéristiques psychologiques de la personnalité de ou des individus qui sont responsables. Walter va passer tout à l'heure afin de prendre ces lettres et les remettre à son ami.

- Tu as toujours la dernière ma chérie ?

Felicity sourit au petit surnom qu'avait employé Oliver, elle ne s'en lassait pas de l'entendre l'appeler ainsi.

- Je vais la chercher !

Elle se défit de l'étreinte d'Oliver quitta le salon afin d'aller chercher ladite lettre. Une fois seule avec sa mère, Oliver prit la parole.

- Je vais demander à Digg de me ramener les autres

- Je me doutais que Monsieur Diggle était plus qu'un simple garde du corps, d'autant plus qu'il est le seul à être resté.

Oliver sourit en se rappelant qu'il lui avait quand même fait baver au début, à lui, comme aux autres qui n'était pas resté longtemps.

- Maman, je peux te demander quelque chose ?

Moira regardait son fils intriguer

- Bien sûr, pourquoi tu ne pourrais pas ?

- Felicity est à cran avec cette histoire, elle a besoin de s'éloigner d'ici, alors j'ai pensé que… Oliver murmura son idée à l'oreille de sa mère

Moira sourit à son fils comprenant ce qu'il désirait.

- Elles sont dans le bureau de ton père. Je vais appeler Jason si tu veux, afin qu'il fasse le nécessaire pour que vous soyez tranquille.

- Merci maman. Entendant Felicity revenir Pas un mot de tout cela, je veux lui en faire la surprise.

- Ne t'inquiète pas, je ne dirais rien.

Felicity remis la lettre de menace à Moira, tandis que Diggle ramenait l'enveloppe contenant les autres après en avoir fait bien entendu une copie. Le reste de l'après-midi se passait sans encombre, Oliver profitait de l'après-midi pour se reposer avec sa petite amie souhaitant être en forme le lendemain pour la réunion avec les investisseurs. Il reçut une fois de plus les foudres d'Isabel le lendemain matin à cause de son absence la veille et une fois encore, il l'avait envoyé sur les roses que ce n'était pas ses affaires, et qu'il avait un problème urgent à régler. La réunion s'était passée à merveille, les investisseurs étaient très intéressés par les projets de Queen Consolidated. Oliver prit à peine le temps de déjeuner afin de terminer son travail de la journée, voulant absolument rentrer plus tôt. Juste avant de partir, il passa un coup de fil afin de finaliser les derniers préparatifs. Il avait hâte de retrouver sa petite amie afin de lui dévoiler la surprise qu'il lui réservait pour le week-end.


Et voilà, c'est la fin du chapitre 11, sacré Oliver, il a toujours un sixième sens quand il s'agit de sa Felicity. J'avais déjà prévu depuis un petit moment que ce chapitre se passerait ainsi et que Oliver arriverait à temps pour empêcher Felicity de partir. Car j'ai déjà l'idée pour la fin de cette fic, reste à savoir comment la mettre en place. Mais ne vous en faites pas, il y a encore quelques chapitres à venir avant cette fin.

Le 12 et le 13 sont déjà en cours d'écritures et ils seront tous deux consacré au Olicity avec peut-être un peu d'action, à voir ^_^.

Alors à votre avis, quelle surprise Oliver réserve-t-il à sa chère et tendre ^^

Pour cela, il va falloir patienter un peu pour le découvrir, j'ouvre les paris MDR.

À vos claviers pour Reviews, attention, je ne tolérerais aucun commentaire déplaisant comme j'ai déjà eu.

See You,

Haruka