Chap 8 : Ou la politique reste de la politique, peut importe la dimension...

Loin dessus, loin dessous.

Nous ignorons où nous tomberons.

Loins dessus, loins dessous.

Ce qui fut grand est petit à présent.*

Je me répétais le mantra Sith que mon père m'avait appris pour m'apaiser. La fumée verte disparu et mon taux était de 5 003. Je n'appréciais pas Plagueis.

- Un mantra Sith ? Tu as bien été éduquer petite. Qui est ton Maître ?

- Je n'en ai pas, pas encore.

- Pas encore, en effet.

Il sourit. Vraiment, les Muuns ne sont pas beaux. Tout en long avec leur nez aplati. Je préférais mille fois la tête de mon père.

*

Sidious fonça mentalement les sourcils. À quoi pensait Plagueis ? Enfin il avait bien une idée mais ça ne lui plaisait pas du tout.

Il se leva.

- Bien, Maître je vous laisse, je dois m'entretenir avec le vice roi Nute Gunray.

- Faîtes, faîtes, apprenti.

- Pour le blocus de Naboo ? S'enthousiasma Allya.

- Oui. Viens. Tu ne comptes pas rester là en attendant de rentrer chez toi. Je vais t'initier à la diplomatie.

Elle sauta sur ses pieds et le rejoignit.

Ils s'apprêtèrent à sortir quand Sidious l'arrêtta.

- Notre ressemblance est trop flagrante. Tu dois passer pour ma nièce éloignée. Laisse moi parler.

Elle ferma les yeux et Sidious sentit une présence dans sa tête.

- Voilà ! Entendit-il. On est connecté. Dans ma dimension on se parle presque tout le temps comme ça. Tu n'entendras que ce que je te laisserai entendre et je n'entendrai que ce que tu me laissera entendre.

- Excellent. lui répondit-il.

Ils mirent rapidement un plan au point. Ly Palpatine était la petite fille du frère de Cosinga Palpatine, le père de Sheev Palpatine. Donc Ly était sa petite cousine. Il ne pouvait pas garder son prénom car Allya était une ancienne Jedi qui avait offert son savoir aux sorcières de Dathomir. Ce qui aurait pu mettre la puce à l'oreille du conseil des Jedi. Il lui créa rapidement une histoire. Elle avait vécu sur Naboo sa famille s'était fait discrète suite à la tragédie de la famille Palpatine.

Il lui demanda aussi de se mettre du fond de teint afin de masquer la blancheur de sa peau et ses tatouages.

*

Je ne tenais plus en place ! J'allais passer du temps avec mon père ! Je ne ratais jamais une occasion mais elles étaient rares.

Je ne rechignai même pas lorsqu'il me demanda de me maquiller. J'avais horreur de ça.

Il eut d'abord une discussion holographique en tant que Darth Sidious avec Nute Gunray pour planifier le Blocus de Naboo, blocus qui aurait lieu dans un mois. Puis il se revêtu d'une tenue traditionnelle de Naboo et nous partîmes en direction du Sénat.

Je n'aimais pas la politique. Mais passer du temps avec mon père n'avait pas de prix. Dans ma dimension, je le représentais parfois lors des conseils avec les "hauts gradés", j'avais un peu d'expérience.

*

Sidious présenta Ly Palpatine à ses "proches". Bien que certaines remarques déplacées de Sate Pestage lui déplurent fortement, la rencontre se déroula parfaitement bien. Il amena ensuite sa fille au Sénat et lui expliqua mentalement les rouages de la politique et ce qu'il comptait faire ainsi que les conséquences que cela aurait.

Tout se déroula comme prévu jusqu'à la rencontre de Dooku.

*

J'étais aux anges. Mon père me présenta à toute sorte de gens que je reconnu. Sate Pestage était aussi moche vieux que jeune et il en profita pour me faire des compliments... Beurk.

Une fois la réunion sénatoriale finit mon père me demanda ce que je pensais de Valorum.

Je m'apprêtais à lui répondre que c'était un imbécile dominé par les bureaucrates lorsqu'une silhouette familière se rapprocha de moi.

- Sénateur Palpatine, cela faisait longtemps. Qui est cette charmante jeune fille ?

Je me retournai et me retrouvai face à Dooku. Dooku en Jedi ! Ahhh !!! Je dû lutter de toute mes forces pour ne pas rire.

Mon père sentit mon trouble et me demanda mentalement :

- Reste discrète. Qu'il y a t-il de drôle ?

- Le Comte Dooku en Jedi ! Je savais qu'avant de devenir ton apprenti s'en était un mais je n'arrivais pas à me le représenter !

- Mon apprenti ? Et Darth Maul ?

- Longue histoire mais un padawan : Obi Wan Kenobi va lui couper les jambes et tout le monde le croira mort.

- Hum...

Notre discussion mentale ne dura que quelques secondes et d'un ton charismatique mon père me présenta :

- Ah Maître Dooku, je vous présente Ly Palpatine. C'est une cousine éloignée qui s'intéresse à la politique.

- Et bien vous avez bien de la chance demoiselle, votre cousin est un maître dans cet art.

- Oui, plus tard je voudrais être sénatrice de Naboo comme lui Mensonge mensonge mensonge !

Dooku se tourna vers mon père et désigna d'un geste élégant du bras un autre Jedi et son Padawan.

- Je vous présente Qui- Gon Jinn, mon ancien Padawan et son apprenti le Padawan Obi-Wan Kenobi.

Mon sang ne fit qu'un tour. Lui. Celui qui avait gâcher la vie de mon frère ! Celui qui avait prit ses jambes ! Je le haïssais !

Loin dessus, loin dessous.

Nous ignorons où nous tomberons.

Loins dessus, loins dessous.

Ce qui fut grand est petit à présent.*

Même cela ne parvenait pas à me calmer.

Ne rien monter, ne rien monter !

Les deux hommes serrèrent la main de mon père. Et je fis de même avec un grand sourire forcé.

- Une prothèse ? demanda le padawan.

- Un incident de speeder. repondis-je d'un ton un peu trop sec.

- Et bien comment trouvait vous le sénat demoiselle ?

- Nul. Préfère l'Empire moins de prise de tête. Pensai-je.

J'entendis mon père ricaner.

- Je trouve cela passionnant ! Bien que cela soit dommage que le Chancelier Suprême Valorum ne serve que de reflet aux bureaucrates.

Mon père sourit et acquiesça de la tête.

- Et bien nous partageons les mêmes opinions, fit Dooku. La République va de travers ces temps-ci.

Le dénommé Qui-Gon hôcha la tête.

- Mais dîtes moi, que font trois Jedi au Sénat ? Demanda mon père.

- Nous recherchons l'humaine qui a fait une entrée mémorable au Sénat hier.

- Oh oui, bien sûr, c'est évident. Pensez vous qu'elle constitue une menace ? Une telle puissance... Une Jedi ? continua le sénateur de Naboo.

- Non, pas une Jedi répondit Dooku avec un léger ton de dépit, Les Jedi ne sont pas aussi puissants...

- Nous ignorons si elle constitue une menace mais nous devons la retrouver au plus vite. Le conseil pense qu'elle n'a aucun contrôle sur son pouvoir et cela pourait vite dégénérer. Finit Kenobi.

- Tu n'as pas idée à quel point Jedi. Dis-je mentalement avec mépris.

- Calme toi. Tes émotions pourait nous trahir.

- Je n'ai jamais vu autant de Jedi réunis dans un même lieu.

- Ils ne sont que trois.

- C'est bien ce que je dis.

Son ricanement mental et sa réplique préférée résonna dans ma tête.

- Bien, bien...

Après quelques échanges les Jedi partirent enfin et je soufflai un grand coup. Nous eûmes une autre réunion puis nous rentrâmes dans l'appartement du Sénateur de Naboo.

- Merci papa. lui dis-je lorsque la porte se ferma.

Il ne répondit rien et se servit un verre de Korva. Il m'en tendit un.

- Tu maîtrises bien la visibilité de tes émotions.

- J'ai eu un excellent professeur.

- Je n'en doute pas, ricana-t-il.

Je savourai le liquide chaud et ambré.

- Je savais que Dooku finirait par rejeter l'Ordre Jedi. avoua-t-il. Mais je ne comptais pas en faire mon apprenti. Darth Maul m'est utile.

- Mon frère est le meilleur.

Je me démaquillai vite et mis ma tenue. J'avais dû porter une horrible robe. Puis je réveillai Kun qui était rester là, dans ma sacoche.

Je m'installai dans le canapé et caressais la tête de mon animal. Sans ma cape, mon kimono rouge protégé par un plastron mandalorien n'avait pas de manches.

Plagueis arriva au moment où mon père me posait une question.

- Comment as- tu perdu ton bras droit ?

- Longue histoire.

- Et bien nous t'écoutons. S'incrusta Plagueis.

Je soupirai.

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Hello !

* Mantra Sith tiré de la BD Dark Maul : Soif de sang de Cullen Bunn et Luke Ross