Chap 10 : Ou comprendre trop tard que les ennuis n'arrivent jamais seuls...
Sidious n'était pas en colère contre sa fille puisque techniquement elle ne l'était pas encore. Non il n'était pas en colère, il était débordant de fierté. L'arme de sa fille était unique et magnifique, digne de figurer comme un artefact Sith.
Après que Plagueis ait testé le sabre laser, ne put s'empêcher de faire de même. Il complimenta sa fille sincèrement et celle-ci devint rayonnante.
Mais ses obligations en tant que futur Seigneur Noir des Sith l'appelèrent. Il sentit que Nute Gunray allait le joindre. Il s'éclipsa après avoir rabatue sa capuche sur son visage.
- Pour quelles raisons minables me dérangez vous Vice-roi ?
L'hologramme du Néimoïdien se tordait les mains.
- Pardonnez-moi Seigneur Sidious mais nous avons un petit problème...
*
Mon père revint agacé.
- Y a- t-il eu des complications un mois avant le Blocus ?
Je fouillais dans ma mémoire.
- Gunray n'arrêtait pas d'angoisser et il t'a fait venir plusieurs fois pour vérifier que tout était en ordre.
- Bien, mais je vais devoir quand même m'y rendre. Quel stupide créature. Je pars dès maintenant. Il n'y a pas d'autres réunions qui requièrent mon attention. Je serais de retour d'ici demain soir.
- Bien apprenti, faîtes avancer le Grand Plan.
Puis mon père me parla mentalement.
- Fait attention à Plagueis.
- Ne t'en fait pas.
- Je suis sérieux. Ne le sous-estime pas. Reste loin de lui. Je ne sais pas ce qu'il prépare mais j'ai un mauvais pressentiment. Rends toi au Sénat sous les traits de Ly Palpatine.
- Tu sais, j'ai apprécié le moment qu'on a partagé au Sénat mais la politique ce n'est pas mon truc. Mon côté Sorcière de la Nuit... J'irais voir ma mère sur Dathomir. Je comptais m'y rendre demain mais si ça ne va pas je partirai aujourd'hui. Trouver un vaisseau sera facile.
- Ah oui, tu es une Soeur de la Nuit.
- Ne t'en fais pas, tu l'oublies tout le temps
- Ce lien mental a-t-il des limites.
- Oui, le tenir me fait consommé des midi-chloriens et selon mon taux la distance maximale varie. Actuellement dépasser l'atmosphère sera difficile.
Il rassembla quelques affaires et sortit. Me laissant seule avec Plagueis.
Ce dernier m'observait un peu trop fixement à mon goût. Pour l'ignorer je donnais à manger à Kun avec ce que je trouvai dans la cuisine.
Au bout d'une heure, Plagueis qui ne m'avait pas quitté du regard se leva et se dirigea vers moi. J'essayai de l'éviter mais il me bloqua et m'attrapa avec force le poignet gauche.
- Lâchez moi, vous me faîtes mal.
Il serra plus fort, me faisant grimacer. Il émit un petit rire noir et appuya sur mon bracelet : 6 341.
Il garda encore mon poignet quelques secondes puis me relâcha. Il retourna dans le canapé tandis que je frottai mon bras parsemés de contusions. Aïe... Je devais légèrement paraitre anxieuse car il ricana et se moqua :
- Aurais-tu peur de moi petite sorcière ?
- Je ne crains personne.
- Vraiment ? Nous verrons ça...
Je déglutis peut être que mon père avait raison, je devrais partir. Maintenant.
Je pris ma sacoche et mis Kun dedans. Je mis ma cape et mon arme. Je me dirigeai devant la porte d'entrée et appuyai sur le bouton blanc sensé déclencher l'ouverture mais rien ne se passa. Je réessayai plusieurs fois sans résultats... L'entrée était situé en face du canapé et je sentais le regard moqueur de Plagueis sur moi.
- Quel dommage... la porte est bloquée. De toutes façons tu n'as nul par où aller.
- Mon père n'est pas ma seule famille. répondis-je tout en continuant à appuyer sur ce foutu interrupteur.
J'allais utiliser la Force pour ouvrir le panneau coulissant quand Plagueis ricana et me dit une phrase qui me glaça le sang.
- Connais-tu l'histoire tragique de Darth Plagueis le Sage ?
Je cessai toute tentative et me retournai lentement... Quoi ? Comment pouvait-il savoir ! Ce n'était pas possible ! Ça par contre c'était grave. Il savait qu'il allait mourir. Lui qui se croyait immortel... Il tentera tout pour l'empêcher.
Je le regardais sans pouvoir dissimuler l'expression d'horreur dans mes yeux.
- 1-1--4D est un très bon servant. Il dit tout à son maître...ricana-t-il et il se leva d'un coup, me bloquant contre la porte.
Il m'agripa les poignets, serrant fortement le gauche. Il me dominait de toute sa taille et je n'avais aucune issue. Sa tête passa du rire sadique au visage sérieux presque effrayant.
- Quand.
Il serra encore plus fort mais je ne dis rien. Je sentis ma tranché se bloquer et l'air devint dur à respirer. J'avais été entrainée à résister à la torture et rien ne sortit de ma bouche sauf un gémissement et un léger halètement. J'essayai de toute mes forces de communiquer avec mon père mais il était déjà trop loin. Kun sauta d'un coup au visage du Sith, le surprenant. Il me lâcha pour détacher Kun et le balança par terre. J'essayai la porte mais toujours rien. Je plongeai au sol pour éviter Plagueis mais ce dernier m'attrapa au dernier moment la cheville avec une telle force qu'un craquement et une douleur effroyable traversèrent mon pied.
Je me retrouvai au sol, ventre à terre puis je me sentis soulevée et le Seigneur Sith me projetta contre le mur. Je ne pus retenir un cris de douleur quand je retombai sur ma cheville. J'étais désormé contre le mur face à lui et je pouvais voir la haine et les blessures causées par mon familier le défigurer. Kun voulut lui sauter à nouveau dessus mais, plus rapide, le Sith l'attrappa, le jeta au sol et l'écrasa avec son pied. Il arracha son collier et le détruisit sous mes yeux. Je ne pouvais plus modifier sa taille. Il le souleva ensuite avec la Force et me menaça.
- Si tu ne réponds pas je lui éclate la cervelle.
Kun était mon plus fidèle et mon seul ami, je ne pouvais pas risquer de tenter quoi que ce soit.
- La veille de l'élection du Chancelier Suprême.
- Combien de temps.
- Moins de deux mois standards.
Il me balança Kun qui s'évanouit sous l'impact. La réduction de sa taille le rendait vulnérable. Je ne pouvais plus me lever à cause de ma cheville mais il fallait que je continue de me battre. Si j'immobilisais Plagueis une vingtaine de secondes je pourrais lui effacer la mémoire.
Usant de la Magie des Ombres, je réparai ma fracture tandis que Plagueis s'approchait dangereusement de moi. Puis à l'aide de la Force j'attrapai mon sabre et activai les lames noires, me remettant debout en position de combat.
Il ricana puis activa le sien.
Il s'en suivi un combat acharné, pendant mon enfance, j'avais été entrainé avec les Soeurs de la Nuit à bien des arts martiaux. Maul avait été aussi un excellent professeur. De plus, je savais de par mon père que Plagueis n'aimait pas les combats aux sabres. Je pris donc rapidement le dessus. Les murs et les meubles étaient les plus touchés.
Après avoir blessé Plagueis à l'épaule, il me projetta contre un mur et récupéra mon sabre avec la Force. Mais je n'avais pas dit mon dernier mot. Je me relevai vite et activa quelques runes sur mon bras droit. Un compartiment s'ouvrit libérant deux sabres lasers bien différent. Le premier, rouge, appartenait à mon père. Vu qu'il ne s'en servait pas et qu'il en avait deux, il me l'avait offert quand j'avais 5 ans pour m'attirer vers lui. Le deuxième était également un cadeaux de Maul, jaloux que je sois aussi fière de mon premier sabre. C'était la vibro-lame noire qu'il avait prit à Pré Vizla en le tuant.
Le Sith grimaça :
- Tes surprises commencent fortement à m'agacer.
Il rangea son arme et j'en profitai pour l'attaquer. Il para l'attaque avec ses éclairs de Force que mes sabres absorbèrent. Il envoya alors une onde de choc si puissante que je me retrouvai le souffle coupé contre le mur qui émit un mauvais craquement. À moins que ce ne soit mon dos. Il me maintena comme ça, les pieds à 40 cm du sol et se rapprocha. Il prit mes sabres et les fit léviter jusqu'à ma sacoche où il avait déjà déposé Kun et mon double laser. Il me regarda puis soupira.
- Regarde le bazar que tu as mis. Que vas dire Sidious ?
Je voulu répondre mais je ne pu cracher que du sang.
- Tsss où es passée ta puissance ? Toi qui peut atteindre les 200 000 midi-chloriens tu te fais battre si facilement... décevant je m'attendais à mieux...
Il était maintenant si près de moi que je sentais son haleine fétide. Mon visage était au même niveau que le sien. Il prit mon bras et appuya sur le bracelet : 4 189
- Hum... tu perds vraiment trop rapidement tes midi-chloriens.
Il me relâcha et je tombai durement sur le sol.
- 4D ! Diagnostique !
Le droïde sortit de nul part et me sonda.
- 3 côtes cassées et une fêlée. Je détecte de multiples micro fissures dans son ossature et quelques brûlures légères. Dois-je entamé un processus de guérison ?
- Soigne seulement les côtes.
- Bien maître.
Plagueis se retourna et se dirigea vers le miroir pour observer sa coupure. En face de moi il y avait une grande baie vitrée et une chute de plusieurs kilomètres. Mon sac était juste à côté et le droïde allait entamer les soins. Je serrais les dents puis me relevai d'un coup luttant contre l'envie de hurler et courru, attrapai le sac, brisai la vitre de l'épaule et projettai les morceaux de verres sur Plagueis pour qu'il ne me rattrape pas avec la Force avant de sombrer dans l'inconscience et dans le vide.
