Chap 11 : Ou savoir qu'on peut toujours compter sur sa mère :

Plagueis avait anticipé la réaction d'Allya. Il voulait lui donner de faux espoirs. Il la laissa briser la vitre et s'apprêta à la rattraper avec la Force quand une nuée d'éclats de verres foncèrent sur lui. Il s'en protégea d'un balayement de la main mais une fumée verte commença à prendre possession de l'appartement. Il ne voyait plus rien et alluma son sabre par précaution. Même la lueur ardente était opacifié par la brume verdâtre et le Maitre Sith n'entendait que le bourdonnement de sa lame.

Il jura.

Au bout de quelques secondes, la fumée se dissipa et Plagueis contempla avec étonnement l'appartement de son apprenti : tout était intact et rien ne laissait croire qu'un combat avait eu lieu. La vitre avait été totalement réparée. Il jeta un oeil par la fenêtre mais il n'y avait aucune trace de la petite Sorcière de la Nuit.

Un mauvais sourire apparut sur son visage. Décidément, elle ne finirait pas de l'étonner.

*

Ma tête me faisait mal. J'ouvris doucement les yeux et mis du temps pour m'adapter à la luminosité. Un droïde médical me tourna autour en faisant toute une série de vérification pendant que je me redressai. Je reconnu l'endroit avec soulagement et me laissai tomber sur l'oreiller : le palais personnel de mon père ; l'ancien Temple Jedi.

Puis ma mémoire me rappela d'un léger détail... Je n'étais pas dans ma dimension et l'ancien Temple Jedi était actuellement LE Temple Jedi.

Bouse de Bantha, il manquait plus que ça.

Du coin de l'oeil, j'aperçu ma sacoche dont mon arme dépassait et ma cape. Je soupirai. Si les Jedi trouvaient mes sabres lasers c'était fini. La porte de l'infirmerie s'ouvrit et une bestiole me sauta sur le ventre et me débarbouilla : Kun. Il bavait abondamment et je sentis quelque chose d'innhabituel dans son ventre. Je souris, il était vraiment intelligent : il avait avalé mes sabres.

- D'aller mieux tu as l'air. Yoda je suis. Et toi jeune fille, ton identité nous voudrions savoir.

Je du me redresser pour apercevoir une petite créature verte. Derrière lui se tenait un homme à la peau noire et à l'air sévère.

- Je suis Mace Windu. se présenta-t-il.

- Allya Talzin, Soeur de La Nuit.

- Hum...Le nom d'une ancienne Jedi, tu portes. Si loin de Dathomir, que fais-tu ?

- Je me suis égarée.

- Vraiment ? Fit Mace Windu. Pourtant Coruscant est loin de ta planète. Es-ce toi qui a fais irruption au Sénat ?

Je soupirai mentalement. Pourquoi fallait-il que je tombe sur des Jedi ! Après Darth Plagueis le fou, Maitre Windu le fouineur !

- Petit problème de téléportation. La Magie des Ombres est une discipline difficile.

- Puis-je te faire un prélèvement sanguin ? C'est pour vérifier ton taux de midi-chlorien. Sais-tu ce que c'est ?

Non mais il me prenait pour un Gungan ou quoi ! Et qu'avait le monde avec les prélèvements sanguin et le taux de midi-chlorien !

- Je sais ce que c'est.

- Es-tu d'accord

Non.

- Oui, pourquoi pas.

Il fallait que j'utilise la Force pour fausser le résultat. Je devais surement être faible et vu que j'avais avoué être le phénomène de l'holonet, mieux valait que mon taux soit cohérent.

Il me demanda d'appuyer mon doigt sur une petite aiguille achroché à un appareil et après quelques secondes un nombre apparut : 19 013.

Il ouvrit de grand yeux et montra le résultat à Maitre Yoda qui se frotta le menton.

- Puissante tu es. Une Jedi tu aurais pu être si plus tôt nous t'avions découverte.

Grande Force non !

- Mon allégeance ne va qu'à mon clan Maitres Jedi. Je ne comptai pas atterrir au Sénat. Nous, Soeur de la Nuit n'avons que faire de la République. Je m'excuse de vous avoir déranger et vous remercie pour les soins.

- D'un vaisseau aurais-tu besoin ?

- Si ce n'est pas trop vous demander.

Une heure plus tard ce fut Dooku qui m'atendit avec un vaisseau.

- Je suis le Maitre Jedi Dooku. Je suis chargé de vous raccompagner sur Dathomir.

Génial. Il manquait plus que ça. J'espérais qu'il ne me reconnaisse pas.

J'embarquai dans le vaisseau deux places. Nous sortîmes de l'atmosphère de Coruscant et passâmes en hyper espace.

- Comment avez vous fait pour vous téléporter ?

- Un secret réservé aux Sorcières de Dathomir.

- Vous utilisez le côté obscure de la Force n'es ce pas ?

- Nous utilisions la Force dans son intégralité. Côtés obscures et lumineux sont les deux facettes d'un même crédit. Je ne comprends pas pourquoi les Jedi redoutent autant l'obscurité. Sans ténèbres, pas de lumière.

- Ils craignent le surplus de pouvoirs. Chose que je trouve stupide.

- Vous recherchez la puissance n'est ce pas ?

- Je voudrais exploiter pleinement mes capacités.

Je souris, il avait déjà quitté le chemin de la lumière.

Le voyage se poursuivit dans le silence. J'aimais bien Dooku. Dans mon monde, Vador lui avait coupé la tête sous l'ordre de mon père mais sa disparition ne fut que temporaire. Le Comte fut le premier cobaye du Projet Ordre. Avant qu'il ne meure, mon père avait demandé aux Kaminoans de cloner son corps. Juste une enveloppe charnelle vide, sans âmes. Après l'avènement de l'Empire, l'Empereur avait créer à l'aide du savoir Sith acquit au fil des millénaires une machine qui devait extraire l'âme de Dooku et la rendre à son corps. Il fallut plusieurs année d'essais avant que cela fonctionne. J'avais 3 ans quand Dooku est revenu à la vie. Ses derniers souvenirs étaient l'ordre du Chancelier Palpatine et une vive douleur.

Dooku devait surveiller Vador. Vador surveillant lui-même Dooku.

À l'aide de mes indications, Dooku se posa non loin de mon village et disparut dans les étoiles peu après. J'étais si heureuse de retrouver ma terre natale ! J'entendis des frémissements de feuilles et je distinguai des Soeurs armées dans les arbres. Je levai les bras en signe de paix.

- Je m'appelle Allya Talzin et je suis une des vôtres.

Elles se montrèrent et une soeur m'aborda. Elle reconnu les tatouages et mes vêtements.

- Tu es bien une Soeur de la Nuit mais je ne te connais pas. Tu portes le nom de notre Mère et le prénom de notre créatrice.

- Allons mes soeurs, baissez vos armes. Nous avons une visiteuse du futur : ma fille.

La voix si particulière de ma mère retentit. Après tout ce que j'avais vécu j'avais tellement besoin d'elle. Je couru dans ses bras qu'elle m'offra, surprise. Sans pouvoir m'en empêcher, des larmes coulèrent sur mes joues.

- Maman... murmurai-je.

Elle me caressa les cheveux.

- Allons dans un lieu plus approprié.

Sans me lâcher elle nous téléporta à la maison.

Je lui racontai tout : qui j'étais, d'où je venais, ma particularité, mes problèmes avec Plagueis.

Cela me prit plusieurs heures. À la fin de mon récit elle me prit dans ses bras et me caressa la tête.

- Tout va bien maintenant ma fille. Tu es en sécurité. Tu resteras ici jusqu'à ce que tu puisses partir.

Elle ne me posa pas de question sur son avenir ni sur celui de la Galaxie. Elle ne demanda pas ce qu'il adviendrait de ses trois enfants Zabraks. La seule question qu'elle me posa fut celle que personne n'avait pris la peine de me demander : pourquoi et dans quelles circonstances je m'étais téléportée.

- Papa m'avait demandé d'effectuer une mission d'un mois sur Lothal pour évaluer l'ampleur de la résistance. Il a voulu ensuite à mon retour que je donne une information aux rebelles qui permettrait de dénicher l'agent double qui les aidait. La taupe doit être quelqu'un de haut placé dans l'Empire Galactique car quand j'ai quitté l'atmosphère de Coruscant pour rentrer ici, il a prévenu les rebelles que l'Empire avait envoyer un agent et un vaisseau a abattu le mien. J'avais plus de 28 000 midi-chloriens et quand ma navette a explosé j'ai paniqué et j'ai voulu me téléporter dans l'un des appartements de Papa sous la chambre sénatorial mais ça a raté.

Je me sentais tellement en sécurité dans ses bras.

- J'ai vu ta venue ma fille. Le clan te protégera de Plagueis.

J'appuyais sur mon bracelet : 3 754. Je fermai les yeux. Ma mère me berçait doucement et je finis par m'endormir dans ses bras.