Précisions : les 3 chapitres suivants sont des textes écrit en une demi-heure (aka indulgence pleeeease) et après un tirage de dés chelous avec des images dessus, ici : une bouche, un dé (un dé sur un dé, je sais, mise en abime de ouf), un bonhomme qui est trop petit pour choper un objet sur l'étagère.
:D
OoO
Severus avait les lèvres collées à son chaudron. Si les apparences étaient trompeuses, ce n'était pas dû à une passion dévorante pour l'étain mais à unsursaut accidentel quand ce crétin de Peeves avait fait irruption dans son bureau tel le mini typhon apocalyptique qu'il était.
La potion d'aimantation avait alors décidée que sa bouche et le chaudron faisait un couple crédible et il se retrouvait à présent bloqué dans une position dont il était absolument hors de question qu'il soit découvert.
Parce que la vie est une chienne, c'est à ce moment là que sa porte s'ouvrit.
-Severus ! Une voix haut perchée surgit.
Il se serait bien retourné pour se mettre face à son interlocuteur mais il avait oublié de s'entraîner à muscler ses lèvres ce matin, et dieu sait que personne n'avait jamais pensé à alléger les chaudrons.
Il sentit les deux petites mains de Flitwick le tirer en arrière sans résultat. De légers picotements lui indiquèrent qu'on lui jetait des sorts, expérimentaux probablement. Pas confiance. Stop.
-Hooop !
-Vous dites ?
-Hop !
Son collègue lui mit une plume et un parchemin dans les mains et Rogue se mit à écrire à l'aveugle « Antidote sur l'étagère de droite, tout en haut, bouteille jaune».
-Accio.
Severus leva les yeux au ciel. Comme s'il était assez idiots pour laisser ses fioles à portée de baguette de ses élèves.
-Ahahain !
« A la main ».
-Severus, mon cher, je ne sais pas si je vous l'ai déjà mentionné un jour, c'est vrai que ce n'est pas si flagrant, mais je suis petit.
Le maître des potions lança un regard noir au chaudron. Enfin à Flitwick mais dans les faits au chaudron.
-Je peux toujours essayer de faire tomber la fiole...Voyons, quel projectile pourrais-je utiliser…tiens un dé, j'ignorais que vous aimiez jouer...il faudrait s'organiser des soirées jeux de société entre collègues.
Il entendit le bruit des dés balancés contre le mur suivit d'un son de verre brisé qui le plongea dans une détresse insondable.
-Bon. J'ai une mauvaise nouvelle…
Severus ferma les yeux, résignés. Les chaudrons avaient toujours été présent dans sa vie, peut être devait il maintenant penser à accepter l'un d'entre eux comme compagnon. Il caressa tendrement l'étain, à la vie à la mort à présent.
