Tirage de dés : maison, mouton, bagarre

(AU, Arthur et Lucius élèvent des moutons)

OoO

-Bonjour voisin, salua Arthur Weasley du plus respectueusement qu'il put, s'appuyant nerveusement sur la barrière séparant son pré de celui du voisin. Je cherche Perciboulette, vous ne l'avez pas vu ?

Lucius rejeta ses cheveux blonds en arrière d'un air méprisant.

-Si une de vos engeances se perd, ce n'est sûrement pas chez moi qu'il sera le bienvenu.

-Perciboulette n'est pas un de mes fils, c'est un jeune mouton, plutôt petit, presque entièrement noir, l'oeil fier…

-L'oeil fier ? Il vit dans la désillusion votre mouton ? Un ver de terre syphilitique vit dans de meilleurs conditions, je serais vous je chercherais plutôt un misérable tas de laine dépressif en recherche d'un avenir plus radieux.

Arthur souffla un bon coup, laissant les paroles de son voisin glisser sur lui.

-Pardon, c'est vrai que votre troupeau respire la joie de vivre. Le mouton que j'ai retrouvé le mois dernier écrasé en bas de la falaise avait le sourire aux lèvres dans ses derniers instants, il devait penser à vous.

-C'était un accident !

-Je maintiens pourtant la thèse du suicide. Toute cette or que vous injectez dans leurs sabots, ça doit leur faire lourd au moral.

-Ça leur fait les muscles, les vôtres n'ont même plus la force de se lever. Celui sous l'arbre là-bas, ça fait une semaine qu'il n'a pas bougé ! Quand il tourne son visage émacié et dégarni vers mon pré, il voit tout ce qu'il aurait pu devenir…

-Il est sous l'arbre depuis une semaine parce qu'il se sent à la maison là haut, la voix d'Arthur tremblait sous la colère. En sécurité, en famille…

-Et votre mouton parti, il se sentait en famille peut être ?

-VOTRE MOUTON S'EST SUICIDE !

-LE VOTRE S'EST FAIT LA MALLE !

Il fallut l'intégralité de leurs deux familles respectives pour les séparer.