Mes vacances sont malheureusement finies, le rythme de parution va se rallonger. Et je n'ai aucune idée d'à quelle fréquence je pourrais désormais poster x)

Et désolée Ic'ilver, on ne saura jamais la fin de cette foutue phrase ! Il ne nous aide pas ce sacré corsaire


Doflamingo dut bien avouer, devant les restes du petit bateau trainé sur la plage, que les femmes ne lui avaient pas menti. En observant le bois de plus près, il en conclut à des dégâts provoqués par un boulet de canon… or elles n'en avaient pas sur leur navire. Ceci dit, cela voulait dire qu'elles avaient été attaquées, que ce soit par des pirates… ou bien la Marine.

Se redressant de toute sa hauteur, il tourna la tête vers Sae, la seule dont il semblait vouloir reconnaître l'existence.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé pour que vous en arriviez là ?

Il vit les regards converger vers Shiva, qui s'obstinait à compter le nombre de nuages présents dans le ciel. Un sacré paquet quand même.

- On fuyait un… un homme plutôt insistant, en fait, finit par répondre Sae en soupirant.

- Apparemment on a le chic pour débarquer sur des îles avec des personnages peu sympathiques qui en veulent à notre vie, renchérit Kyosa.

Le reproche, loin d'être déguisé, ne provoqua aucune réaction au corsaire qui fronçait les sourcils en dévisageant la responsable de ce désastre.

- Donc c'est de sa faute à elle si vous êtes venues foutre le bordel à Dressrosa.

- TECHNIQUEMENT non, faut pas déconner, intervint la concernée en levant l'index. Je suis la victime, et j'irai même plus loin : NOUS sommes les victimes de l'intérêt que nous portent VOS hommes.

- Quel intérêt ? demanda la femme blonde. Je n'ai vu aucun intérêt, moi.

- Je doute que passer leur temps à nous donner des ordres puisse être considéré comme « avoir un intérêt », ajouta Sae en hochant la tête d'un air entendu. A mon avis, ils s'ennuient juste. Le responsable, donc, cela ne peut être que…

Quatre index se pointèrent simultanément sur le pirate, et il retint un sourire amusé devant les regards accusateurs.

- Oh, tout serait de ma faute ? Et pourquoi cela ?

- S'ils ne s'ennuyaient pas, peut-être qu'ils n'occuperaient pas leur temps à tenter de nous assassiner pour certains, fit Ondine d'un ton acerbe. Tenez le en laisse, votre gamin, si vous ne savez pas l'éduquer correctement.

- Et puis c'est quoi cet homme incapable de se moucher à son âge, hein ? Vous croyez que ça nous amuse de devoir brûler chaque soir la chaise sur laquelle s'est assis ce… ce Trebol ?

- Achetez-leur des jouets, y en a plein dans tout le pays ! En plus ils pourront leur faire la conversation et nous, nous reprendrons le rythme normal de notre vie ! Et une fois qu'on aura assez d'argent, bye-bye Dressrosa et bonjour liberté !

Seule Shiva s'abstint de tout commentaire, désespérée que ses amies n'aient toujours pas compris que les hommes du pirate se comportaient avec ses amies comme des gamins de maternelle face à la fille qui leur plait. Quelques – dizaines d' – années en moins et ils en seraient à leur tirer les couettes et à tenter de soulever leur jupe, c'était évident.

Doflamingo finit par lever les mains en signe d'apaisement, non sans se départir de ce sourire inquiétant. La jeune femme aux cheveux courts ne retint pas un frisson d'angoisse, même si ses paroles semblaient plutôt encourageantes.

- Très bien, je vous crois. Dans le genre « poissardes », vous vous situez apparemment tout en haut du panier…

- Il est gonflé de nous dire ça vu celui qu'il emploie, marmonna Sae à Ondine qui dut se retenir d'exploser de rire.

- Et si vous n'êtes pas là pour préparer un mauvais coup, alors je ne peux que croire à l'excellent goût de vos boissons maisons, poursuivit le pirate en baissant les yeux vers la médecin qui agrippa le bras de son amie la plus proche. Et si c'est comme ça, je n'ai plus de raison de vous détruire.

- Oh trop aimable, le railla Kyosa en levant les yeux au ciel. On peut rentrer alors, genre chacun chez soi ?

Doflamingo acquiesça avant de se déporter sur le côté en exécutant une courbette volontairement exagérée, main tendue vers la ville.

- Les femmes d'abord.

Son geste mit Kyosa particulièrement en colère, mais heureusement Ondine et Sae réussirent à la convaincre de ne pas se jeter sur l'homme pour lui coller une beigne. Shiva ne disait toujours rien, son pouce caressant la garde du sabre qu'elle avait pris soin d'emmener avec elle pour les protéger. Décidément, elle n'aimait pas les regards en coin qu'adressait le pirate à son amie médecin.


- Bon, on est toutes d'accord sur l'absolue nécessité de quitter cette île au plus vite ?

Elles avaient fini par rejoindre le café saines et sauves, à peine 15 minutes avant l'heure d'ouverture. C'était néanmoins suffisant pour tenir un meeting informel afin de faire le point sur la situation.

- On travaille déjà au maximum de nos capacités, ici, je ne vois pas ce qu'on peut faire de plus, objecta Shiva en soupirant.

- En organisant des soirées-spectacles payantes, peut-être ? hasarda Sae.

- Encore faudrait-il trouver des thèmes, grogna Kyosa en s'affalant sur une chaise. Même si on utilise nos petits dons particuliers, je doute que ça intéresse qui que ce soit.

- Alors il ne nous reste plus qu'à prendre notre mal en patience, fit Ondine d'un ton dépité.

Le silence s'installa entre les quatre femmes alors que chacune réfléchissait à un moyen de les tirer de là. Jetant un regard à l'horloge, Shiva frappa dans ses mains pour se donner du courage et se leva en adressant un sourire qui se voulait réconfortant à ses amies.

- Bon allez, on verra ça plus tard ! On a des clients à servir ! Interdit de les tuer avant qu'ils aient payé la note !

Sa blague fit mouche puisqu'elles se levèrent toutes de bien meilleure humeur.


Quelques jours s'étaient écoulés depuis sa visite au café, et Doflamingo dut s'avouer que les quatre femmes ne lui sortaient plus de l'esprit. A la fin de leur pseudo-affrontement, il avait bien vu celle aux cheveux noirs faire le tour de ses amies pour les examiner. Cela pouvait bien sûr passer pour une gentille attention, mais il avait bien noté l'étrange disparition des plaies ouvertes après son passage. A ce qu'il sache, même un homme-poisson ne pouvait guérir instantanément, c'était donc forcément dû à un pouvoir de régénération. Cela semblait coller avec le métier premier de la femme, car plusieurs sources lui avaient bien confirmé qu'elle était une médecin émérite.

Un autre élément titillait sa curiosité, ou plutôt deux : alors qu'il tenait la doctoresse à sa merci, l'une de ses amies avait eu suffisamment de force pour trancher ses fils et la seconde avait parcouru la distance la séparant du Corsaire en un temps record alors qu'elle était à l'autre bout de la salle. Elles n'avaient pas non plus eu besoin de se consulter avant de passer à l'action, comme si chacune savait quel rôle était attribué à l'autre et pouvait donc agir en conséquence. Elles ne se faisaient pas seulement confiance, elles étaient sans aucun doute compagnons d'armes et ce depuis un sacré paquet d'années, il aurait parié son trône là-dessus.

La porte de son bureau s'ouvrit et livra passage à Trebol qui portait un plateau chargé de boissons fraîches.

- Doffy ! Ils ont un nouveau menu au café, il faut absolument que tu goûtes ça ! Celle à la menthe et à la fraise est juste renversante, elle fait disparaître toute fatigue en un instant !

Le pirate eut un sourire amusé en se laissant aller dans son fauteuil, observant son homme de main qui posait son chargement sur son bureau. Depuis qu'il avait appris que son maître avait failli détruire le café et tuer ses occupantes, il ne se passait pas une journée sans qu'il ne tente de le convaincre de l'utilité de cet endroit.

- Et je suppose que c'est la méde… je veux dire la barmaid qui a élaboré ce breuvage miraculeux ? dit le blond en se saisissant du verre que lui tendait son général.

- Bien sûr, qui d'autre ! Quelle insolence, cette jeune femme, et quelle beauté !

Doflamingo ne pouvait qu'acquiescer, même s'il ne voyait pas trop ce que Trebol entendait par « insolence ». Elle lui avait semblé plutôt soumise, à lui, mais bon…

Après avoir goûté à la boisson, il dut avouer que celle-ci était excellente. Il reposa le verre avec un sourire et croisa les mains, le regard fixé sur le général de Trèfle.

- Très bien, j'ai compris, je ne chercherai plus à les chasser. Peut-être que je passerai même de temps en temps pour boire un coup en votre compagnie.

- Oh ce serait formidable ça ! s'exclama Trebol avant de se rembrunir. C'est juste dommage que le café ne soit pas plus près du palais, on pourrait y faire des sauts plus souvent.

- Attention, à t'entendre on jurerait que tu es tombé amoureux, le plaisanta Doflamingo.

Il ne fut pas vraiment surpris du rougissement qui colora les joues de l'homme poisseux alors qu'il renversait la tête pour rire niaisement. Il comprenait lui-même pourquoi son général était sous le charme, même si…

- Au fait, Diamante t'a appris la nouvelle ?

La question de Trebol le tira de ses pensées, et il fronça les sourcils, de nouveau concentré.

- Quelle nouvelle ?

- Et bien il y a de l'agitation au Colisée cette semaine ! Un nouveau chouchou du public a fait son apparition, et il a l'air bien parti pour se qualifier pour le grand tournoi du mois prochain.

Doflamingo eut un sourire à cette nouvelle. Il aimait que son peuple s'amuse de la violence qu'il lui offrait, ça le rendait bien plus malléable.

- Excellent. Et ça inquiète Diamante ou pas, il pense qu'il y risque son titre ?

- Certainement pas ! protesta Trebol, indigné. Enfin il n'a pas encore été voir le petit nouveau à l'œuvre, mais tu pourrais l'accompagner, non ? Ça fait toujours plaisir aux péquenauds de te voir assister aux combats !

Le corsaire dut admettre que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fait une apparition publique. Il promit donc d'accompagner le général de Carreau le lendemain, puis la conversation revint sur les boissons du café.


Le Colisée était sans aucun doute le lieu préféré de Doflamingo. Il aimait voir les hommes s'entretuer, certains motivés par des perspectives de gloire, d'autres luttant pour tenter de regagner leur liberté. Peu importait, de toute manière, car tous finissaient par rencontrer un seul et unique destin : la mort.

Evidemment, il avait sa loge privée pour assister au macabre spectacle, et chacun de ses généraux disposait également d'un fauteuil proche de son trône. Assis en compagnie de Diamante et de Trebol, il observait l'échauffement des gladiateurs qui attendaient le signal de départ. Il se pencha vers le général de Carreau et lui demanda alors.

- Bon, c'est lequel le petit génie ?

- Je ne sais pas, il paraît qu'il change de tenue à chaque séance. Par contre il garde la même arme et son style de combat est inimitable. Enfin, c'est ce qu'on m'a dit.

Le corsaire fronça légèrement les sourcils et reporta son attention sur le ring. Enfin le présentateur donna le début des hostilités.

Très vite, une petite silhouette se distingua dans cette masse tourbillonnante, de par sa rapidité et son agilité. Autour d'elle, les gladiateurs tombaient comme des mouches, mais il remarqua bien vite que très peu d'entre eux semblaient gravement blessés. Cela ne lui plut pas, il avait un gros faible pour les combats sanglants.

- Effectivement, il est doué ce petit, commenta Diamante à ses côtés sans paraître impressionné le moins du monde. Mais il n'est pas assez impitoyable. Je doute qu'il dure très longtemps dans l'arène.

Et pourtant, il vint bien, le moment où seul se tenait encore debout cet illustre inconnu. Il leva une main gantée pour saluer le public, avant de ranger son sabre dans le fourreau ceint à la taille et de retourner vers l'entrée réservée aux combattants.

- Bon d'accord, je retire ce que j'ai dit, grommela le général de Carreau avec humeur. Il ira peut-être jusqu'à la finale, mais il sera loin de faire le poids contre moi.

Doflamingo acquiesça, avant de claquer des doigts. Un sous-fifre de la Family vint se placer à ses côtés, attendant ses ordres.

- Va me chercher ce petit génie, j'aimerais voir à qui nous avons à faire.

L'homme hocha la tête avec enthousiasme et s'apprêta à quitter la loge, avant de se figer, visiblement bien embêté.

- Euh je veux bien, mais comment je le trouve ? Il était masqué, on n'a pas pu voir son visage !

- Et bien tu le repères à sa tenue, imbécile, siffla le corsaire, agacé. Dépêche-toi ou ta tête finira par orner le mur de ma loge !

Le pauvre sbire s'empressa de bégayer une réponse incompréhensible et fila à la vitesse de l'éclair. Malheureusement, il ne put mettre la main sur l'inconnu, car celui-ci semblait s'être tout bonnement volatilisé.


- Bon c'est pas grave, on réussira à mettre la main dessus à la prochaine rencontre ! fit Trebol, débordant d'optimisme, alors que les trois hommes sortaient du Colisée sous les applaudissements de la foule.

Malheureusement, Doflamingo ne décolérait pas, pas même après avoir décapité l'impudent qui n'avait su remplir sa mission. Quelque chose l'avait dérangé tout le long de la rencontre, et sa mémoire lui faisait malheureusement défaut ce qui l'empêchait de mettre le doigt sur ce qui clochait, dans cette histoire.

Dans son dos, Trebol et Diamante échangèrent un regard inquiet, craignant que l'humeur de leur patron ne le pousse à commettre un massacre. Puis le général de Carreau eu l'idée du siècle et il s'approcha du corsaire pour lui tapoter sur l'épaule.

- Doffy, que dirais-tu qu'on aille se changer les idées ? Si tu nous suis, Trebol et moi, je te jure que tu n'auras pas à le regretter.

- J'espère pour toi que tu ne comptes pas m'emmener dans un de tes bars à hôtesse, je ne suis pas d'humeur, répliqua le pirate en levant les yeux au ciel.

- Non non pas du tout ! On va voir un spectacle ! Tous les jours à la même heure, il y a… Enfin tu verras. On va avoir loupé le début, mais je t'assure que ça vaut le coup !

Doflamingo grogna, mais il se laissa entraîner par ses deux officiers qui semblaient particulièrement enthousiastes.

Ils se dirigèrent vers une place de la ville connue pour ses fontaines, lieu incontournable pour les couples d'amoureux. Il savait également que Violette aimait s'y rendre pour danser, et il ne fut donc pas étonné de la retrouver là. Mais contrairement à ce qu'il aurait pu penser, la jeune femme n'était pas le centre de toutes les attentions.

Une foule dense s'était réunie autour de la plus grande fontaine, étrangement silencieuse alors qu'une musique entraînante se faisait entendre près de l'eau. Heureusement, Doflamingo n'avait pas besoin de se mettre sur la pointe des pieds pour voir ce qui captivait ainsi les gens autour de lui. Très vite, il comprit.

Sur le rebord de la fontaine, pieds nus, une femme dansait au bord de l'eau, sa silhouette se reflétant dans le bassin alors qu'elle se mouvait avec grâce au rythme de la musique. Elle portait une longue jupe fendue blanche aux liserés bordeaux, un haut léger s'arrêtant sous sa poitrine, une veste transparente sans manche par-dessus, et un voile couvrait ses cheveux. Autre détail qui le surprit, elle portait un masque blanc qui ne laissait voir que son menton et ses lèvres : même ses yeux étaient cachés par l'étroitesse des fentes qui devaient lui permettre de voir devant elle.

Quand la musique s'acheva et qu'elle cessa de danser, les spectateurs semblèrent enfin revenir à eux. Il y eut un tonnerre d'applaudissements pour saluer la prestation de l'artiste alors qu'elle s'inclinait pour remercier la foule, puis elle se baissa pour ramasser un chapeau plein d'argent, eut un dernier sourire et s'enfuit à toutes jambes. Doflamingo en resta bouche bée, ne sachant pas ce qui l'avait le plus surpris dans tout ce qu'il avait vu aujourd'hui.

- C'était pas mal hein ? commenta Diamante avec un sourire ravi. Et c'est comme ça tous les jours depuis une semaine… mais la première apparition de cette danseuse mystère remonte bien avant.

- Vraiment ? Et à quand, alors ? voulut savoir le Corsaire qui reprenait enfin ses esprits.

- Pratiquement à l'ouverture du café « Au coin du feu », murmura le général en hochant la tête d'un air entendu. C'est même pour ça que certains clients ont commencé à s'y rendre régulièrement, pour tenter de la revoir… et évidemment, une rumeur court comme quoi il s'agit forcément d'une des quatre employées.

- Et ça ne peut être que la barmaid, à mon sens, intervint Trebol sur le même ton en se penchant vers son patron. Les trois autres sont bien trop brutes pour ça.

- Voyez-vous ça, encore ce café… Et bien on devrait y aller sur le champ. S'il s'agit d'une des filles, elle n'aura pas eu le temps d'y retourner. L'absente nous renseignera sur l'identité de no… de la jeune danseuse.

Diamante et Trebol en restèrent estomaqués. L'idée était excellente, pourquoi n'y avaient-ils pas songé avant ?!


Il y avait toujours un creux dans l'activité du café, en plein milieu d'après-midi, surtout depuis que les éliminatoires en vue du grand tournoi se poursuivaient au Colisée. Cela expliquait peut-être pourquoi la salle était quasiment vide, à l'exception d'un couple de retraités et de Dellinger qui sirotait sa limonade, le regard rivé vers le bar où Ondine lisait. De temps en temps, la jeune femme levait les yeux vers lui, sourcils froncés, surveillant qu'il ne prépare aucun mauvais coup.

La porte de l'établissement s'ouvrit et elle ne put s'empêcher de sursauter en découvrant l'identité des trois clients qui firent leur entrée. Bon d'accord, Diamante et Trebol, elle avait presque fini par s'habituer à leur bobine, mais le géant blond elle ne s'attendait certainement pas à le revoir ! Ce dernier parcourut la salle du regard, sourcils froncés, avant de se tourner vers elle.

- Vous êtes seule ici ? Où sont les trois autres ?

Elle ne voyait pas en quoi cela pouvait l'intéresser, mais haussa tout de même les épaules avant de répondre.

- Sae est partie faire les courses, Shiva doit l'aider à porter les sacs et Kyosa livre nos clients les plus fidèles en thé spécial. Pourquoi ?

Le Corsaire l'ignora totalement et se dirigea vers la table qu'occupait son jeune lieutenant, prenant une chaise pour s'asseoir à ses côtés.

- Dellinger, tu sais depuis quand sont parties les autres serveuses ?

L'adolescent lui adressa un sourire qui dévoila ses dents pointues et hocha la tête.

- Depuis le début de l'après-midi, toutes les trois ensembles. Elles vont revenir pour le service de 17h, comme toujours.

- Le fait que tu saches mieux que nous comment fonctionne ce café est le signe que tu passes beaucoup trop de temps ici, sale gosse ! intervint Ondine depuis son comptoir. Dégage, rentre chez toi et reviens quand tu auras décidé de t'acheter un cerveau !

Doflamingo ne prit pas part à la dispute qui s'ensuivit, perdu dans ses réflexions. Il savait désormais ce qui l'avait dérangé, au Colisée. Le sabre que maniait le gladiateur inconnu, il l'avait déjà vu, à cet endroit précis et une semaine auparavant. Cela ne pouvait décidément pas être une coïncidence...


Le mystère s'épaissit, Doflamingo Holmes, épaulé de son fidèle Diamante Watson et du charmant mister Trebol Hudson, parviendra-t-il à résoudre cette énigme ? La réponse... au prochain chapitre