Bonjour à tous, voici la suite de ce petit OS/mini-fic !

Merci à ceux qui ont mis cette histoire dans leur favoris/leurs histoires suivies. N'hésitez pas à laisser des reviews pour me donner dans votre ressenti :)

Et bonne lecture !


ZORO

Zoro s'allongea à même le sol de la vigie, fatigué et en sueur après son entraînement de l'après-midi. Il avait une fois de plus repoussé les limites de la normalité pour devenir le meilleur et il se sentait vidé de toute énergie.

Le sabreur passa une main dans ses cheveux trempés de transpiration en soupirant puis se redressa lentement, les abdominaux légèrement douloureux après autant d'exercices. Il remarqua alors Niku, qui le fixait intensément.

Il fronça légèrement les sourcils, se demandant comment un simple chat avait pu monter ainsi dans la vigie. Zoro haussa les épaules : après tout quelle importance ? Il était bien apparu au milieu du pont en pleine nuit la veille.

Il tendit une main vers l'animal qui vient s'y frotter en ronronnant. Il caressa l'animal quelques minutes, avant de se redresser complètement pour commencer une série d'étirements pour détendre ses muscles endoloris.

Cela lui prit une bonne demi-heure supplémentaire, et Niku alla se lover sur l'une des banquettes qui faisaient le tour de la pièce. Zoro enchaîna les différents exercices avec habitude et souplesse, puis finit par se redresser.

Il adopta alors une attitude plus prudente et regarda par les fenêtres pour s'assurer que tous ses nakamas étaient occupés et que l'un d'eux n'allait pas débarquer sans prévenir dans la vigie. Le jeune homme s'avança alors vers l'une des banquettes et en souleva l'assise, dévoila une caissette contenant plusieurs bouteilles.

Niku semblait l'observer avec attention, mais il ne s'en occupa pas et se saisit de l'une des bouteilles. Il s'agissait de petites bouteilles de lait à la fraise initialement réservés à Chopper, mais le sabreur en raffolait sans savoir pourquoi.

Après tout, il détestait tous les aliments sucrés, alors pourquoi ce petit lait à la fraise lui donnait-il un tel sentiment de réconfort et de bien-être ? Il ouvrit l'une des bouteilles et s'assit à côté du chat qui le regardait toujours. Il but une longue gorgée de boisson et dit :

— Le pire c'est que ça sent même pas la vraie fraise.

Niku n'émit aucun bruit, mais vint se lover contre ses genoux, en ronronnant. Zoro le caressa distraitement en finissant sa petite bouteille de lait, avant de la replacer, vide cette fois-ci, dans sa super cachette à bouteilles-de-lait-d'enfant.

Il essuya distraitement sa bouche pour effacer toutes traces de lait de celle-ci et se dirigea vers la trappe de la vigie, tout en tenant Niku dans ses bras pour le redescendre sur le pont.

Juste avant de l'ouvrir, il jeta un regard au chat, puis dit :

— Heureusement que tu ne peux pas parler toi, Chopper ne pardonnerait jamais de lui voler son lait. Et le cuistot serait ravi de se moquer de moi les quinze prochaines années s'il savait ça...

Zoro frissonna à cette perspective et ouvrit finalement la trappe.

Oui, heureusement.