Salut salut ! Merci à tout ceux qui ont pris le temps de laisser un message, à ceux qui m'encouragent, merci aussi à ceux qui suivent mon histoire !
J'ai constaté cette semaine une nette baisse de fréquentation, j'espère que c'est seulement le contexte des vacances, si c'est mon histoire qui perd de l'intérêt, je suis ouverte à toute critique constructible ! :)
Sur ce je vous souhaite une bonne lecture, ici un chapitre entièrement concentré sur Harry ...
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Chapitre 12
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Harry déambulait dans les couloirs de Poudlard, essayant d'éviter la foule. Jusque là, il avait plutôt réussi. Un groupe d'élèves avait bien tenté de l'alpaguer à leur sortie d'un cour, mais il avait réussi à les semer. C'est qu'il commençait à bien connaître le château à force d'y pérégriner, hormis les quelques pièces qui lui étaient toujours hors d'atteinte par sortilège, bien sûr.
Il repensait à la veille. La douleur qu'il avait encore ressenti en regardant cet humain avec un tissu sur la tête. Il ne savait pas quelle était la cause de ce mal, mais s'il était provoqué à chaque fois qu'il rencontrait cet humain, il s'en tiendrait éloigné à l'avenir.
Puis il se remémora quelque chose de bien plus agréable : la visite de son ami. Celui-ci avait passé la soirée à le papouiller en déblatérant un charabia auquel il n'avait pas tout compris. Il faut dire qu'il était surtout concentré sur ses mains plus que sur ses mots. Sinon, il aurait sûrement réussi, il comprenait de mieux en mieux la distinction des mots entre eux, formant des phrases, leurs signification, etc. Mais la veille, son ami – Drago s'il avait bien saisi son nom – l'avait déconcentré avec ses caresses.
Oh, il ne pensait pas qu'il ait été meilleur que son humain foncé, lui était hors catégorie, il était tout simplement le meilleur « papouilleur » au monde, même si un tel mot n'existait pas. Mais Drago n'avait pas été trop mauvais dans son genre. Comme Moony … Mais là encore, Moony était hors compétition. Moony était tout doux et très attentionné avec lui, comme l'avait été Lun, sa mère renarde adoptive lors de son arrivée au terrier.
Il débattait encore des qualités des humains qu'il fréquentait, perdu dans ses pensées, quand il tomba soudain sur une porte fermée à clé qui ne l'était pourtant pas la dernière fois qu'il était passé par là.
- Flûte, alors ! s'exclama-t-il.
Cependant, il ne s'attendait pas à avoir une réponse.
- Il y a quelqu'un ? Demande une voix très grave et un peu rauque de l'autre côté de la porte.
- Euh … oui ? Répondit, timidement, le petit renard.
- Enfin ! Cria la voix. Ça fait une éternité que je n'ai vu personne ! Hagrid est bien gentil, mais je suis un peu à l'étroit ici. Au fait, comment t'appelles tu ? D'après ta voix, tu as l'air tout petit. Tu es quoi ?
Harry fut un peu assommé par cette nouvelle découverte et toutes ces questions. Il eu un moment d'hésitation avant de répondre. De toute façon la porte était fermée, il ne risquait rien.
- Euh, je m'appelle Harry.
- Content de te rencontré, Harry ! Moi, je m'appelle Touffu, je suis un cerbère. Mais tu n'as pas répondu à ma deuxième question, qu'es-tu ? répéta la voix.
- Je suis un renard, enfin pas vraiment, normalement je suis un humain, un enfant, mais je suis renard depuis presque toujours, …
Il s'emmêlait un peu dans sa description et finit par expliquer toute sa situation en commençant par le début, finissant par sa récente réussite de métamorphose.
- Ton histoire est fascinante, petit. Un peu triste aussi, mais finalement elle se finit bien !
Ils discutèrent ainsi longuement. Touffu raconta aussi son histoire et expliqua sa situation de gardien, même s'il ne savait pas de quoi.
Après presque deux heures de discussions, Harry annonça a son nouvel ami qu'il devait rejoindre son humain car il finirait par s'inquiéter, et puis, il commençait à avoir faim. Le cerbère pouffa et lui enjoignit à rejoindre le loup sans lui avoir fait promettre, au préalable, qu'il reviendrait le voir souvent. Il s'ennuyait, ici, seul. Ce à quoi le renardeau s'empressa de lui répondre favorablement.
Sur le chemin du retour, il rencontra un drôle de rat. Celui-ci avait tout l'aspect d'un de ces rongeur, mais il dégageait quelque chose de bizarre, comme s'il manquait quelque chose. Il le détailla longuement, l'autre n'ayant pas bougé d'un poil depuis que Harry était tombé dessus. Puis soudain ça lui sauta aux yeux. Ce n'était pas quelque chose qui manquait qui le dérangeait, mai quelque chose qu'il avait en trop ! Ce rat dégageait de la magie !
Il allait l'interroger quand le rat se carapata, semblant retrouvé ses esprits soudainement.
À son arrivée dans les appartements de Moony – qui n'avait, évidemment, pas manqué de s'inquiéter – il raconta cet épisode à son père mais sa fabuleuse rencontre avec le cerbère le supplanta dans son excitation.
- Je suis heureux que tu aies trouvé quelqu'un, au château, qui te comprenne sous ta forme de renard. Ainsi, quand je partirai, tu ne seras seul sous aucune de tes deux formes.
- Tu pars où ? Je pourrais pas venir ? Demanda Harry, candide.
- Non, mon fils, répondit Fox tristement. Tu sais que je suis vieux. Ta mère qui était pourtant plus jeune que moi nous à quittés il y a presque un an, maintenant. Et bientôt ce sera mon tour …
Le renardeau prit soudain conscience de la portée des mots de son père. Il ne pouvait pas mourir ! C'était son père, il était fort, et que deviendrait-il sans lui ? Des larmes lui montèrent aux yeux et d'une voix tremblante il bafouilla :
- M … Mais …
- Ce n'est pas pour ce soir, le rassura son père. Et tu seras loin d'être seul ! Tu auras toujours Moony, l'humain en noir, celui à la peau sombre, Drago et maintenant Touffu … Je suis heureux que tu te sois fait tant d'amis. Je n'avais jamais espéré vivre assez longtemps pour te voir t'épanouir comme il se doit. Aujourd'hui tu es heureux, tu as une nouvelle famille qui prendra soin de toi et qui veillera à ton bonheur. C'est tout ce qui importe.
Harry pleurait pour de bon cette fois.
- J'ai vécu une belle vie, mon fils. Je suis heureux que tu sois à mes côtés, mais bientôt nous ne ferons plus parti du même monde.
Son petit éclata en sanglots et se jeta sur lui, répétant ces mots qui firent chaud au cœur du vieux renard :
- Je ne t'abandonnerai jamais, papa. Je t'aime. Je ne te quitterai pas …
Les deux renards restèrent serrés l'un contre l'autre toute la journée, sautant même le repas, jusqu'à ce que Moony vienne les chercher. C'était la pleine lune ce soir.
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Ils avaient parcouru le même chemin que la fois dernière, ensemble, et s'installèrent dans la même pièce. Cependant, à l'inverse de la première pleine lune à laquelle avait assisté Harry, il ne craignit pas Moony qui se tordait de douleur. Au contraire, il tenta de le soulager comme il pouvait, en léchouillant ses membres qu'il voyait se tordre. Et quand le loup remplaça totalement l'humain, le renardeau se lova dans son giron en ronronnant doucement.
Moony, essoufflé, se redressa lentement et fourra son museau dans la fourrure de son petit protégé avant de lui murmurer :
- Merci, Tinypaw.
Harry pouffa au surnom et lui offrit un sourire radieux. Il était tellement excité par cette nuit où il pouvait enfin parler à son humain.
- J'ai tellement de choses à te raconter ! S'exclama-t-il joyeusement. Tu sais je me suis fais un nouvel ami !
Et Moony rit devant tant de candeur.
- Oui, j'ai bien vu que tu aimais beaucoup Drago.
- Drago, répéta Harry confus. Mais je parle pas de Drago ! Enfin, j'aime beaucoup Drago mais là je parle de Touffu.
- Touffu, qui est-ce ? Demanda Moony, perdu.
Le renardeau lui raconta alors sa rencontre avec le cerbère.
- Mais … Moony, c'est quoi un cerbère ?
Le loup, encore choqué par cette histoire, ne répondit pas tout de suite. Harry observe son humain-loup qui est resté figé.
- Moony ?
- Hum … Oui, hum … Un cerbère est une race de créature magique. Cela ressemble à un immense chien à trois têtes.
Le renardeau ouvrit de grands yeux ébahis.
- Trois têtes ? Répéta-t-il sidéré. Ça existe ? C'est génial !
Il arborait un sourire faisant deux fois le tour de son visage et ses yeux pétillaient de bonne humeur. Et soudain, ils s'éclairèrent plus encore, si c'était possible.
- Oh ! Tu ne sais pas la meilleure ? J'ai réussi à me transformer ! J'ai réussi à redevenir un petit humain !
- C'est vrai ? C'est formidable, Tiny !
- Pas vrai ? Tu veux voir ?
Harry se levait déjà quand Moony s'empressa de l'interrompre.
- Non !
Le renardeau le regarde, ne comprenant pas.
- Pas maintenant, c'est trop dangereux.
- Pourquoi ? Demanda Harry, ingénu.
Le loup hésita mais finit par expliquer dans un murmure triste :
- Je ne me contrôle pas … Je pourrai te tuer …
- Mais …
- Non, Harry. Je suis sérieux, je ne veux pas risquer de te blesser.
Il acquiesça avec regret et Moony, pour changer de sujet, lui demanda :
- Mais raconte moi, comment est-ce arrivé ?
Alors Harry raconta, comment il s'était concentré et avait trouvé sa magie, comment il avait étudié son corps avant de finalement pouvoir adopter sa forme.
- J'étais avec, hum. L'humain en noir, son nom est trop dur à retenir …
- Severus ?
- Oui, c'est ça ! Sev …
- Tu peux l'appelé Sev, si tu veux, pouffa Moony. Je ne lui répéterais pas. Alors comme ça tu étais avec lui ?
Puis il repensa au comportement de son ami.
- S'est-il passé quelque chose, Tiny ? Lorsque tu t'es transformé ? Ou après, peut être ? Severus, j'ai l'impression qu'il m'évite depuis hier.
Harry hésita puis répondit :
- Et bien, je ne sais pas. Quand je me suis transformé, j'étais avec lui et … au départ il ne m'avait pas vu, mais j'ai fait du bruit et il s'est retourné. Il s'est approché rapidement, je crois qu'il était inquiet, puis … Il m'a regardé dans les yeux et, soudain, il a reculé. Je ne sais pas pourquoi, j'ai rien fait !
- Je veux bien te croire, Tiny. Tu n'étais sûrement pas fautif. Que s'est-il passé en suite ?
- Il est parti.
- Comment ça ?
- Et bien, il a quitté la pièce.
- Tu veux dire que, suite à ta métamorphose, après qu'il t'ait regardé, il t'a laissé seul, dans son laboratoire où son chaudron bouillonnait encore, avec pleins de produits plus dangereux les uns que les autres, où tu étais nu, désorienté, et qu'il a fui ? C'est cela ?
Harry pencha sa tête de côté, embêté. Il sentait que sa réponse n'allait pas plaire à son humain et que celui-ci allait s'énerve, et il ne le voulait pas. Il avait toujours eu un peu peur lorsque quelqu'un se mettait en colère.
- Hum … Oui.
Moony souffla plusieurs fois par le museau, tentant de ne pas laisser sortir la bête en lui qui criait vengeance pour le préjudice porté à son protégé. Il ne voulait pas effrayé Tiny qui, il l'avait compris, craignait les éclats de voix. Il eu du mal à se contenir. Son inquiétude quant au comportement du maître des potions s'était transformée en rage pure.
Oh, Severus allait entendre parler de lui !
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La fin de la nuit passa plus tranquillement. Moony réussit à se calmer et ils avaient discuté longuement après ça.
Lorsque l'humain reprit le dessus et que l'infirmière vint les chercher, se posa alors le problème de la garde du renardeau. Moony ne voulait pas le laisser seul et il était maintenant hors de question de faire appel à Severus. Et lui non plus ne voulait pas quitter son humain. Il résolut le problème en forçant sa métamorphose.
Devant les yeux épatés des deux humains, Harry devint l'enfant brun ébouriffé et quelque peu chétif aux grands yeux verts et brillants qu'il aurait toujours du être. La vieille humaine, toute de blanc vêtue, ramassa le petit corps nu par terre et le porta dans un lit aux côtés de son humain. Il eut droit à un examen complet au terme duquel la femme s'exclama :
- Par Merlin, cet enfant est aussi bigleux que son père !
Et Moony rit tandis que Harry les regardait tour à tour sans comprendre.
