Bonjour à tous et merci à tous de lire et à quelques uns de commenter et de m'encourager, encore et toujours, même si vous êtes de moins en moins nombreux à le faire... D'ailleurs grosse baisse de régime cette semaine ... :( Mais un gros merci à ceux qui le font, car en amateur, c'est le seul retour qu'on ai et, perso, j'aime avoir des critiques constructive pour améliorer mon texte, pour connaitre vos impressions et parfois en discuter avec vous :) Je sais que mon histoire avance lentement, qu'il n'y a pas de grandes actions, ni de romances, du moins pas encore (pour l'un comme pour l'autre) ... Mais j'aime développer mes personnages pour qu'il ai une vrai personnalité. Enfin, à l'avenir, je m'efforcerais d'augmenter un peu la vitesse d'action :)
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Sur, je vous souhaite une bonne lecture - au plaisir de vous lire à votre tour, ensuite !
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Chapitre 18
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Touffu l'accueillit avec joie, comme chaque fois qu'il lui rendait visite. Harry était heureux que son ami ait trouvé un bon compagnon en sa personne. Il l'aimait beaucoup avec ses histoires de grandes aventures, ses blagues si drôles autant sur son espèce que sur les humains et surtout, c'était une amitié canine avec laquelle il pouvait aborder des sujets qu'il n'aurait jamais osé traiter avec son père.
- … et le serpent était tout proche ! Heureusement que j'ai pu grimper dans un arbre, sans quoi il m'aurait mangé.
Le chien à trois tête exagéra un peu son air époustouflé – son minuscule ami était trop mignon avec ses récits de Grandes Aventures – et demanda :
- Comment t'en es-tu sorti ?
- J'ai attendu que la vipère s'éloigne, agacé d'avoir loupé son dîner, raconta Harry un peu honteux de ne pas avoir affronté son adversaire.
- Et tu as bien fait, jeune renard. Il faut savoir être patient dans la vie et risquer de descendre aurait pu t'amener bien des complications. C'est rapide un serpent, il ne faut jamais les sous-estimer. Attendre était le bon comportement à avoir. Et qu'a dit ton père ?
Harry qui avait sourit au compliment caché, se rembrunit à cette question.
- Il n'était pas là, marmonna-t-il.
- Et il t'a laissé sortir sans lui ? Alors que tu es si petit ?
- Je ne suis pas si petit, se vexa le renardeau. Et mon père ne le savait pas. Je ne lui ai jamais dit.
- Hadès soit loué. Tu ne lui diras jamais ! Ça ne pourra que lui causer une crise cardiaque. Tu t'en es sorti, c'est le principal. D'ailleurs, tu devrais rentrer. J'entends les élèves du château se diriger vers les étages inférieurs, c'est qu'il doit être l'heure du repas. Je suis content que tu sois venu, Harry. Tu es un véritable petit rayon de soleil. Et merci de m'avoir montré ta métamorphose !
Harry lui adressa un sourire gigantesque, lui dit au revoir et s'en alla le cœur léger comme une plume, rempli d'allégresse. La tête ailleurs, il en oublia la présence des élèves, toujours dans les couloirs.
Au début, sa taille lui assura une discrétion inconsciente. Cependant, lorsqu'il se cogna à une jambe, sa présence ne passa plus inaperçue. Un cri suraigu retentit avant qu'une exclamation toute aussi stridente ne raisonne dans le couloir bondé :
- C'est Harry Potter !
Ce fut comme une douche froide pour le petit renardeau. Il prit soudainement conscience de l'endroit où il se trouvait et de ce qui l'entourait. Son petit cœur fit un bond dans sa poitrine, jamais il n'arriverait en un seul morceau jusqu'à sa tanière.
La jeune fille – gigantesque à son échelle – contre qui il s'était cogné se baissa dans un geste pour l'attraper ou le caresser. Il ne le savait pas et ne voulait pas le savoir. D'un geste vif, il s'écarta de la trajectoire de ces bras tentaculaires et se carapata à travers la forêt de jambes et de robes. Il slaloma longtemps, évitant plusieurs mains, entendant de nombreux cris – l'information avait vite fait le tour du couloir, puis des différents niveaux et le château tout entier sut que Harry Potter était sorti de son trou –, jusqu'à dépasser la Grande Salle, atteignant un couloir désert. Les élèves allaient manger, se rappela-t-il. Il n'irait pas dans cette direction.
Sauf qu'il ne savait pas que ce même couloir, qui menait certes aux appartements de Moony, desservait aussi la tour Serdaigle. C'est alors qu'il l'apprit, voyant une marée humaine de robes noires arrivées vers lui.
Il tourna la tête à gauche, puis à droite, cherchant le moindre coin où il pourrait se dissimuler, et, plus loin, il aperçut la cachette idéale. Il se faufila avec vitesse derrière l'armure dans une alcôve et attendit que les élèves passent. Heureusement, ils n'étaient pas très nombreux, une vingtaine tout au plus. Il put donc en sortir rapidement et rejoindre sa tanière, en trottant pour ne pas faire d'autres mauvaises rencontres.
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Rémus disait au revoir à Kingsley, qui désespérait de saluer son petit protégé, quand Tinypaw passa la chatière. Les deux sorciers le regardèrent alors, avec étonnement, se laisser glisser contre le mur, à peine rentré, semblant épuisé.
- Et bien Tiny, que t'arrive-t-il ?
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Harry récupéra son souffle qu'il ne s'était pas aperçu avoir perdu. Ça faisait trop longtemps qu'il ne courrait plus dans la forêt, il faudrait qu'il en touche un mot à son père. Seulement, vu comment il était retourné se coucher ce matin après seulement quelques minutes éveillé, il doutait – et s'inquiétait aussi beaucoup – que son père puisse l'accompagner faire un tour à l'extérieur. C'était peut être à Moony qu'il devait en parler, finalement.
Quand il entendit la question de son humain, il réalisa la présence des deux sorciers. Il se dépêcha alors de se recomposer et marcha dans leur direction. Automatiquement, Moony vint à sa rencontre pour le porter. Ce qu'il pouvait aimer être câliné. Ley vint aussi le papouiller, pour son plus grand bonheur et il oublia vite sa mésaventure précédente.
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Plus tard dans la soirée, Moony demanda à Harry de se transformer car il avait quelque chose à lui faire essayer. Il s'approcha donc du coin salon où son humain était installé et grimpa à ses côtés sur le canapé. Là, il se concentra et se métamorphosa. Le sorcier se hâta de le prendre dans ses bras et de le calé contre lui pour qu'il ne dégringole pas. D'un bras, il attrapa une boite qui se trouvait à sa droite et l'ouvrit à l'aide de sa deuxième main. Il en sortit un objet fin et brillant qu'il déplia délicatement. C'était beau. Il y avait des courbes argentées et deux disques transparents qui reflétaient la lumière des bougies de la pièce.
Moony plaça l'objet devant ses yeux et le posa sur son nez, prenant garde à mettre les deux tiges fines et courbées sur ses deux oreilles. Harry cligna des yeux un instant, il avait essayé de garder le regard posé sur l'étrange chose jusqu'au bout et ça l'avait conduit à loucher fortement. Quand son attention se porta à nouveau sur un point fixe en face de lui, il en fut ébahi. Non seulement il voyait clair et non plus avec ce flou perpétuel qui caractérisait jusqu'à présent sa transformation en petit garçon, mais en plus, il voyait d'une façon si extraordinaire qu'il en resta choqué. Son environnement avait totalement changé d'aspect. Il y avait d'un seul coup tant de couleurs qu'il ne pu qu'observer tout ce qui l'entourait.
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Rémus fut tellement touché – et aussi un peu amusé – par l'expression du visage de son petit protégé, qu'il ne pu retenir un sourire béat. Sans prononcer un mot, laissant Tinypaw dans son monde de découverte, il le porta tant bien que mal dans ses bras et fit le tour de la pièce puis visita sa chambre.
- Que dirais-tu de faire un petit tour dehors ? La lune devrait éclairer encore correctement le paysage. Nous ferons une promenade demain si tu veux, pour mieux te rendre compte des couleurs, mais la lumière nocturne peut être vraiment belle.
Harry s'agita dans ses bras en émettant des petits bruits aigus. Il prit ça pour un « oui », ne s'offusquant pas de la négligence de l'enfant dans sa prononciation, et emprunta la porte qui menait directement vers l'extérieur. Ils firent le tour du parc, Rémus raconta des morceaux de son passé vécu ici, sous le saule pleureur, ou là, sur les bords du lac, et Harry, lui, écoutait les histoires de son humain tout en se gorgeant des paysages qui défilaient sous ses yeux ébahis.
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Drago ne fit sa réapparition que le mardi soir. Il avait frappé aux appartements du loup-garou peu après l'heure du thé et Rémus l'avait accueilli, bien que le renardeau soit parti en début d'après midi avec son père, à l'extérieur. Il était tellement rare, ces derniers jours, de voir le vieux renard se lever de sa couverture qu'il n'avait pas voulu s'immiscer entre eux et les avaient laissés aller seuls dehors. En les attendant, l'hôte proposa à son invité de faire ses devoirs, s'il en avait, dans la salle à manger et lui avait même proposé son aide. Le jeune garçon avait remercié Lupin pour sa proposition, avait accepté la table mais refusé, poliment bien sûr, son assistance. Il pouvait faire ses travaux seul, merci bien.
Il venait de terminer son parchemin de sortilège quand les deux renards firent irruption dans la pièce. À sa vue, Harry galopa vers lui et lui tourna autour en agitant sa petite queue joyeusement.
- Bonjour à toi aussi, mini-pattes ! Tu permets, je range mes affaires et je serais libre.
Le renardeau aboya en réponse et il put mettre ses papiers, plume et encre dans son sac qu'il laissa au pied de la table, puis se dirigea vers la chambre de Harry, où ce dernier le suivit.
- Alors, crapule, il paraît que tu fais des progrès ? Montre moi un peu ça !
Le renardeau s'écarta un petit peu du lit où Drago s'était assis. Le petit corps nu mais tout à fait humain qui prit la place de celui minuscule et poilu qui avait pénétré dans la chambre peu avant, était assez chétif. Sa peau était d'un blanc pur, sans marque autre que la célèbre cicatrice qui ornait son front. Des cheveux aussi noirs que la nuit pointaient dans tous les sens sur sa tête et les muscles fins qui faisaient des déliés sous la peau du garçon lui donnaient un aspect un peu nerveux, mais ça n'enlevait rien à sa beauté. Il avait un visage fin aux joues encore un peu rondes de l'enfance, des lèvres rosées et des sourcils aussi foncés que ses cheveux relevaient le vert intense de ses yeux.
Drago secoua soudainement la tête face à cette vision.
- Et bien ! C'est ce que j'appelle une métamorphose !
Il laissa un sourire éclairer son visage et souffla un « wahou », un peu halluciné. Puis, par total inadvertance, il posa les yeux sur une partie du corps du petit brun et rougit brutalement en détournant les yeux.
- Hum … Tu pourrais … Hum … Tu aurais une robe à enfiler ?
Il parcouru la chambre de yeux et tomba sur l'armoire. Il s'y dirigea promptement et en sortit un vêtement Elle était assez étroite, aux manches mi-longues, légère et sobre, d'une belle couleur blanc-cassé. Il s'avança vers Harry, évitant la « zone » du regard.
- Peux-tu te redresser, je vais t'aider à la mettre.
Harry peina un peu, mais réussit à s'asseoir, gardant appui sur un bras pour conserver son équilibre. Drago lui prit celui resté libre et lui passa la tête et une manche. Puis il changea l'appui de son ami et passa le deuxième membre. Enfin, il tira sur le tissu en prenant Harry dans ses bras pour soulever ses fesses afin que la robe lui tombe bien jusqu'aux chevilles.
Son ami se tortilla un peu dans son vêtement, grimaçant et gémissant, mais finit par s'immobiliser et regarder le petit blond dans les yeux. Il avec un petit air de détresse dans le regard.
- Tu n'as pas l'air d'aimer ça, remarqua-t-il sans vraiment comprendre pourquoi.
Harry émit un autre petit gémissement aigu et ses yeux se mouillèrent.
- OK, OK. Attends-moi là, je vais chercher monsieur Lupin.
Drago se leva précipitamment et courut vers le salon. Il revint dans la chambre à peine une minute plus tard et précédé de Rémus.
- Oh Harry, souffla le loup-garou en s'agenouillant au près de son petit protégé.
Il lui retira la robe et le prit dans ses bras réconfortants. L'enfant renifla un peu et le pauvre invité fut très gêné. Il n'avait pas bien compris pourquoi son ami s'était mis dans cet état, mais il n'aima pas le voir pleurer et se sentait un peu coupable.
Rémus dut s'en apercevoir car il expliqua :
- Il n'est pas encore familier au port de vêtements et je crois qu'il n'apprécie pas être emmailloté et limité dans ses mouvements.
Un éclair de compréhension passa dans les yeux gris du jeune garçon et il sourit faiblement, penaud.
- Ne t'inquiète pas, je suis certain que Harry ne t'en tiendra pas préjudice.
Drago acquiesça et s'approcha de son ami pour lui passer une main dans le dos, essayant de faire fi de sa nudité.
- Si la nudité te gène, remarqua l'adulte. Nous pouvons lui enfiler un t-shirt, mais il faut qu'il soit assez ample.
Le garçon hocha la tête et Rémus partit fouiller les placards pour en dénicher un. Harry rechigna un peu à l'enfiler, mais finit par abdiquer quand l'adulte lui expliqua que c'était pour faire plaisir au petit blond. Drago rougit mais fut heureux quand son ami fut couvert, si ce n'est dignement, couvert tout au moins.
Le loup-garou reposa son petit fardeau après lui avoir appliqué un baiser sur le haut du crâne et laissa les deux jeunes seuls.
Après cet incident, Drago fut plus doux avec le petit brun, ayant l'impression de marcher sur des œufs. Pourtant, Harry, comme prédit par son hôte, passa tout de suite à autre chose et entreprit de lui montrer tous ses progrès, fier comme un paon.
C'était un peu déconcertant pour le plus âgé des deux, lui avait dépassé depuis sa petite enfance tous ces stades de contrainte et frustration. Voir un garçon de son âge en être toujours l'objet, le perturbait un peu. Cependant, il comprenait que ce ne devait pas être facile pour son ami qui avait toujours vécu comme un sauvage dans la nature. Il se promit d'essayer de faire un effort pour lui.
