Bonjour ! Avant toute choses, je tiens à signaler que le site à eu quelques dysfonctionnements la semaine dernière... J'ai bien posté le chapitre 47, mais les envois d'alertes n'ont pas été faites (je n'ai eu le courage de prévenir que la vingtaine de personne qui me laisse des reviews régulièrement, et pas les 410 personnes qui m'ont mises en favoris ou follow, désolée). Voici le chapitre 48 qui change de décor puisque nous allons chez Kingsley, j'espère que le dépaysement vous plaira, c'est un certain challenge pour moi de quitter les sentiers battus de Poudlard ! ^^

Merci à tous pour les reviews, follows et favorites qui, malgré le bug du site, n'ont pas manqué de me soutenir :) Je poste cette semaine car j'ai été particulièrement inspirée et j'avais trop hâte de vous faire partager ce nouvel environnement (je suis toute tremblante d'appréhension ^^) J'espère sincèrement qu'il vous plaira !

Sur ce, je ne m'attarde pas plus longtemps :) Bonne lecture !

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Chapitre 48

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Drago patientait sur le quai de la gare que le Poudlard Express ouvre ses portes. Ce qui arriva dans la minute qui suivit. Le jeune garçon pénétra alors à l'intérieur et partit à la recherche d'un compartiment libre. Il dut bousculer un ou deux Serdaigles sur son chemin pour atteindre le bout du couloir, mais y parvint finalement et s'installa dans le dernier wagon.

Là, il songea à ses futures vacances. Il allait retrouver sa chambre, son manoir, ses parents. Il n'avait jamais été très proche de ses parents. Ces derniers se contentaient de lui demander d'être irréprochable lors des représentations ou soirées mondaines, mais le laissaient tranquille la plupart du temps. C'était une nourrice qui s'était occupée de lui durant son enfance. Elle avait été congédiée dès qu'il avait eu dix ans et ce fut dur de s'adapter à son absence. Il était devenu seul dans un immense manoir, chacun de ses parents vacants à leurs préoccupations, bien loin de lui.

Pour ces vacances, ce serait la première fois qu'il aurait un ami à qui envoyer des lettres. Un vrai ami, pas l'une de ses connaissances Sang-pur présentées par son père. D'ailleurs, en parlant du loup, plusieurs de ses camarades de Serpentard poussèrent le battant et s'installèrent à ses côtés.

Aucun ne fit réellement attention à lui. Pansy Parkinson, la seule fille de son entourage, papotait gaiement – bien qu'apparemment plutôt médisante sur une autre fille de leur maison – avec Blaise Zabini, un grand garçon à la peau sombre. L'un de ses seuls camarades dont la famille n'avait pas officiellement été un Mangemort lors de la première guerre. Il avait tout de même, bien évidemment, une certaine fortune qui justifiait sa présence dans son cercle d'amis. Enfin, Vincent Crabbe et Gregory Goyle, parlaient eux aussi entre eux – la bouche pleine, fallait-il le préciser.

Drago soupira et observa Pré-au-Lard, nappé de son manteau blanc, à travers la vitre. Le trajet allait être long.

Et il le fut. Ses camarades n'avaient cessé de discuter de tout et de rien, faisant peu d'efforts pour l'intégrer à leurs conversations quand ils eurent compris que ça ne l'intéressait guère. Il resta donc à contempler le paysage qui défilait, perdu dans ses pensées.

Il avait été voir Harry avant de partir, il y avait d'ailleurs ces jumeaux Weasley très turbulents qui étaient aussi présents. Il se demandait ce que leur venue signifiait. Il n'avait pas voulu y prêter plus d'attention, mais quand son ami avait été détourné de lui par l'une de leur blague douteuse, il en avait été profondément agacé et quelque peu vexé.

Cependant, il oublia bien vite l'incident au souvenir de la promesse du petit brun. Son ami lui avait promis de lui envoyer une lettre. C'était peu, mais ce serait sûrement la seule qui serait sincère qu'il ne recevrait jamais. Bon, il lui avait aussi léché la joue – beurk – mais c'était peu cher payé pour avoir un vrai ami. Et puis, il pouvait l'excuser pour ces petits faux pas, il faisait des progrès incroyables, malgré tout.

Sur cette réflexion, il sortit un livre, dépité de ne plus rien distinguer par la fenêtre, et se plongea dans la lecture. La nuit était tombée depuis bien longtemps et le paysage était devenu bien difficile à percevoir dans l'obscurité, en plus du flou artistique créé par la neige tombant et la vitesse du train, finissant de l'ennuyer incontestablement.

Le train s'arrêta bientôt. Il était temps, il était exténué. Il attendit un instant avec ses camarades que les couloirs se désengorgent puis, quand le calme repris, ils sortirent tous en même temps, apparaissant sur les quais de King's Cross dans leur posture irréprochable. De loin, il repéra son père avec sa chevelure reconnaissable entre mille, d'un blond si clair et caractéristique de leur famille. Il s'en approcha donc et, celui-ci, après un rapide salut muet, lui attrapa le bras et transplana vers leur manoir.

À peine étaient-ils arrivés, que son père lui demanda :

- Comment avance ton rapprochement avec Harry Potter, Drago ?

Drago ravala la boule qui s'était soudain logée dans la gorge et répondit de la façon la plus neutre qu'il put :

- Ça avance, père.

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- Je peux prendre mes crayons ?

- Bien sûr !

- Et ma peinture ?

- Oui.

- Et mon chaudron ?

- Harry, je t'ai déjà dis que tu pouvais prendre ce que tu voulais, soupira Moony.

Le petit était complètement excité et parcourait l'appartement dans tous les sens à la recherche d'une nouvelle chose à mettre dans sa valise. Il trouvait ça amusant, tout simplement. Il y avait tellement de choses à prendre et ne pas oublier. À placer intelligemment dans le petit espace de sa valise qui ne se remplissait pourtant jamais tout à fait. C'était vraiment pratique la magie. Il se demandait comment il allait passer sa semaine. Ley lui avait dit qu'il y avait un grand jardin, que la maison était plutôt modeste – un nouveau mot dont il était assez fier de se souvenir – et qu'il aurait sa propre chambre.

Drago et les jumeaux étaient tous les trois passés pour lui dire au revoir, la veille au soir, et il en avait été très touché. Ce serait la première fois qu'il partait d'un endroit dans l'optique de revenir deux semaines plus tard. Il savait donc qu'il reverrait ses amis d'ici peu. Il avait alors réalisé réellement que c'était le début des « vacances ». Il ne savait pas encore ce que ça signifiait, c'était une pratique assez curieuse des humains, mais qu'il avait hâte d'expérimenter.

Moony l'avait laissé dormir tard ce matin et quand il s'était levé pour aller prendre son petit déjeuner, ses tuteurs lui avaient appris qu'ils partaient dès qu'ils seraient prêts.

- J'ai fini ! Cria-t-il depuis sa chambre.

Il entendit des pas s'approcher – ceux de Moony, ils étaient plus lents que Ley, Ley avait toujours un pas dynamique – et comme deviné, ce fut le loup-garou qui se présenta à sa porte.

- Ley est parti pour chauffer la maison et préparer ta chambre, l'informa-t-il. Tu as mis tout ce qu'il te fallait dans ta valise ?

- Oui !

L'adulte s'approcha et observa le contenu de sa malle. Il était certain de ne rien avoir oublié. Il y avait tout son nécessaire à dessin et peinture, sa panoplie d'ingrédients et d'outils à potions ainsi que son petit chaudron et, surtout, son télescope.

- Tiny, tu as oublié le principal.

Harry releva la tête vers Moony, puis la baissa vers son bagage et resta perplexe devant son contenu, cherchant de quoi voulait parler son tuteur.

- Tes vêtements, Tiny. Tes vêtements, finit par indiquer Rémus, amusé par l'oubli de son petit protégé. Tu ne vas pas -rester tout nu pendant deux semaines ?

Harry lui jeta un regard mutin, brillant de malice et l'adulte pouffa en levant les yeux au ciel.

- Je sais, tu aimerais bien. Seulement, nous sommes en hiver maintenant et les températures vont continuer de baisser. Ley habite un peu plus au sud, à la frontière de l'Angleterre, mais il y fait tout de même aussi froid qu'ici !

Il eu une moue faussement boudeuse et, sous le rire de Moony, après un gros soupir légèrement exagéré, il se dirigea vers son armoire pour y prendre plusieurs changes.

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Ce ne fut que deux heures plus tard qu'ils translpanèrent vers leur lieu de vacances. Le moyen de transport ne plut pas du tout à Harry. Il atterrit par terre, sur les genoux, malgré la prise de Rémus sur son bras et eut un mal de crâne horrible qui dura plusieurs minutes. Son tuteur dut le porter tant il avait eu la tête qui tournait.

Le loup-garou marchait sur un sentier couvert de flocons tout juste tombés et, parfois, l'un de ceux qui virevoltaient encore venait se poser sur leurs capes d'hiver. Quelques rayons de soleil perçaient les nuages, éclairant le paysage monochrome. Les silhouettes des quelques arbres morts qui bordaient les pâturages environnants se découpaient sur les fonds blancs ou bleus, donnant au paysage vallonné une ambiance paisible.

Devant eux, se dressait la maison de son ami, seul bâtiment à vue. C'était une ancienne petite ferme à laquelle un étage avait été ajouté et dont l'apparence s'approchait des typiques cottages anglais. Une plante grimpante, dont il ne pouvait déterminer la nature par cette saison mais qu'il savait être une glycine, habillait la façade de son épais tronc noueux. Enfin, une petite terrasse sur laquelle trônait encore une table métallique un peu rouillée, ainsi que deux chaises, finissaient d'esquisser le paysage dans lequel ils allaient passer leurs vacances.

Un vent frais soufflait en cette fin de matinée et ils se hâtèrent de frapper à la porte pour ne pas attraper froid. Kingsley leur ouvrit rapidement la porte et les fit entrer avec un sourire joyeux. Il était ravi d'avoir du monde chez lui, surtout ce monde là en particulier. Il n'avait que rarement des visiteurs chez lui. Il invitait parfois un collègue à dîner, mais n'ayant plus de famille depuis quelques années, rares étaient les passagers de longue durée. C'était la seconde fois que son ami venait, mais ce serait la première qu'il recevrait un enfant.

- Tout va bien ? Demanda-t-il en avisant Harry toujours dans les bras de Rémus, refermant la porte d'entrée d'un même geste.

- Oui, il n'a pas apprécié le voyage, ça va passer.

Ils entendirent Harry grogner un peu et le loup-garou fit un clin-d'œil à son hôte, certain que son cher fardeau en profitait surtout pour se blottir au chaud contre lui.

- Je vois. Et si je lui présentais sa chambre, ça irai mieux ?

Aussitôt dit, aussitôt le visage du petit émergea du cou de son porteur. Kingsley rit de l'attitude de l'enfant et les invita à visiter. Rémus posa alors l'enfant au sol et tous les trois se dirigèrent vers l'escalier qui se dressait au milieu de la pièce, face à eux, et séparait l'espace cuisine et salle à manger de l'espace salon, tous deux ouverts directement sur l'entrée. À l'étage, il y avait un petit couloir qui conduisait à deux chambres, un bureau et une salle de bain.

- La chambre du fond est pour toi, Tiny. J'espère que la déco te plaira, j'ai fais ce que je pouvais, mais ça reste un peu vieillot.

Tandis que Harry pénétrait dans sa chambre, il indiqua à son ami le bureau où un lit d'appoint avait été dressé.

- Fais comme chez toi et n'hésite pas à envahir un peu l'espace. Je suis désolé, j'ai pensé qu'il valait mieux que Harry ait la chambre d'ami, il aurait sans cesse du faire attention ici. Au moins, là bas, il a la place pour jouer.

- C'est parfait, le rassura Rémus.

- Au moins, tu as de la lecture ! Déclara-t-il en lui désignant la bibliothèque qui couvrait tout un pan de mur.

Ils eurent un regard complice – Kingsley n'ignorait pas que son ami adorait les livres – et, après avoir fait le tour du bureau des yeux, y cherchant un ultime défaut à corriger avant d'y laisser s'installer son ami, il déclara :

- Bien, je te laisse. J'ai aussi fait de l'espace dans la salle de bain, fais comme chez toi, répéta-t-il. Et descendez quand vous voulez, je finis de préparer à manger, cria-t-il depuis les escaliers.

Le loup-garou acquiesça dans le vide, un sourire heureux accroché au visage et commença à défaire sa valise.

Harry, lui, découvrait sa chambre pour les deux semaines à venir. Les murs étaient en pierres apparentes, comme partout dans la maison, et un épais tapis aux couleurs passées habillait le vieux plancher. Il sentait la chaleur de la pièce du bas émaner des interstices entre les planches usées ainsi qu'une bonne odeur l'accompagnant.

Se détournant de l'appétissant parfum, il observa le lit un peu plus grand que les lits une place standard qui occupait l'espace central et qui était couvert d'une épaisse couette aux tons vert anis, assortis aux rideaux de la fenêtre. Dans un coin, un gros fauteuil en cuir trônait et, à ses côtés, se trouvait une petite commode, seuls meubles avec la petite table de chevet, qu'il s'appropria pour y ranger ses affaires.

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En bas, Kingsley, après avoir ajouté une bûche au foyer de cheminée de l'autre côté de la pièce, s'était posté à son bar et râpait les carottes tandis que le canard finissait de dorer au four. Un délicieux fumet embaumait toute la maison, ce qui ne manqua pas d'attirer son invité.

- Ça sent délicieusement bon ! Que nous as tu donc fait comme repas de roi ?

Question rhétorique puisque, avec son flair, le loup-garou savait exactement ce qui composait le menu. L'hôte pouffa alors que Rémus humait le four.

- Mmm. J'en ai l'eau à la bouche. Tu places la barre haute ! Tu comptes tenir le rythme pendant ces deux semaines ?

Kingsley éclata de rire.

- Seulement le premier jour. Et peut-être toute la première semaine, si vous êtes sages. Ensuite, ce sera à vous de faire le boulot ! S'exclama-t-il joueur.

Rémus gloussa.

- Dis moi plutôt où sont les assiettes et couverts, que je dresse la table.

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Harry somnolait à table, le ventre bien rempli.

- Et si nous faisions une petite promenade digestive ? Proposa Kingsley.

- Ce ne serait pas de refus ! Répondit Rémus dans un souffle d'homme repus.

Ils se levèrent tous les deux et Harry les suivit au ralenti. Leur hôte distribua des capes fourrées et les conduisit à l'extérieur, laissant la table se débarrassée d'elle même avec un petit sort ménager.

Le grand air leur fit du bien à tous. Les adultes discutaient tranquillement tandis que l'enfant, après avoir un peu traîné des pieds, retrouva toute son énergie et se mit à gambader joyeusement, traquant des empreintes dans la neige.

Kingsley le surveillait du coin des yeux, tout comme son ami, et s'attendrissait de la bouille tantôt concentrée, tantôt extatique d'avoir déniché une proie. Il était heureux de voir que Harry ne s'ennuyait pas avec eux, sans autres enfants. Le petit pouvait s'occuper seul et c'était un soulagement.

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Après avoir joué à chasser toute sorte de petits animaux, Harry s'était mis en tête de chercher des plantes. Il avait été autorisé à prendre son nécessaire à potion et comptait bien s'en servir. Il savait que la période froide de l'année n'était pas la meilleure saison pour cela. Cependant, il connaissait quelques espèces dont les fleurs tardives de l'automne laissaient leurs graines jucher le sol encore longtemps après leur floraison. Il se mit donc en quête de ces dernières en se transformant. Il avait bien meilleur flair ainsi.

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La silhouette de Harry sembla avoir disparu du paysage et cela inquiéta brièvement les deux hommes. Avant que Rémus ne se s'aperçoive de la boule de poils noirs qui zigzaguait dans la poudreuse, laissant apparaître son parcours dans le pré. Amusé par le cirque de son petit protégé, il secoua doucement la tête, un sourire venant fleurir sur son visage. Puis il tourna le regard vers son ami qui, lui aussi, avait suivi les méandres dans la neige pour observer le renardeau. Il affichait un air serein.

Une vague de chaleur emplit sa poitrine. Il embrassa du regard les alentours, il n'y avait personne hormis eux trois. Au loin, la maison de Kingsley dominait une colline, seule construction visible à des milles. La neige tombée dans la matinée avait couvert les prairies et le soleil timide qui perçait depuis le début de l'après midi faisait briller ses cristaux, les aveuglants parfois. Harry jouait au loin, son ami était en vacances et semblait apprécier cette première journée. Et lui était simplement heureux.

Il soupira de bien être, laissant échapper de ses lèvres une petite vague de buée.

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Harry se coucha tôt ce soir là. La journée avait été riche en émotions et la promenade l'avait fatigué plus qu'il ne l'avait imaginé. Il tombait déjà de sommeil alors que le dessert n'était pas encore servi. Son esprit divaguait et il repensait à cette journée merveilleuse. Il n'avait pas réussi à trouver de graines, mais avait, en revanche, dégoté une carcasse de porc-épic. Leurs aiguilles étaient utilisées dans quelques potions.

Moony n'avait pas été très heureux lorsqu'il avait ramené l'animal mort comme un trophée et avait tiré une drôle de tête. Il s'était empressé d'isoler le cadavre dans une bulle aseptisée et de la placer dans sa poche de cape magiquement agrandie. Ça avait fait rire Ley qui avait lui avait offert un joyeux décoiffage en règle de sa tignasse déjà si indisciplinée.

Quand son tuteur officieux avait constaté son état, il lui avait fait avalé une micro part de gâteau et l'avait conduit jusqu'à son lit. Le propriétaire des lieux les suivit et, chacun leur tour, ils vinrent lui déposer un baiser sur le front. Moony le borda, lui retira ses lunettes et passa une main dans ses cheveux.

- Si tu as besoin, n'hésite pas à descendre ou venir me chercher dans ma chambre.

- Idem pour moi, ajouta Ley. Ma chambre est en face de la tienne et celle de Rem, celle d'à côté. Tu ne peux pas te tromper, au pire tu tomberas sur la salle de bain, pouffa-t-il bêtement, légèrement enivré.

Moony soupira et lui chuchota à l'oreille :

- N'écoute pas cet idiot, il ne sait plus ce qu'il dit.

Il reçut un autre baiser, une autre caresse, puis les deux adultes quittèrent la pièce. Harry se tourna dans les couvertures, prêt à sombrer lorsqu'un détail titilla ses sens. Il renifla l'air, quelque chose le dérangeait. Puis, soudain, il tilta. Il n'y avait pas d'odeur. C'était incroyablement dérangeant comme sensation. Dans les appartements de Moony, à Poudlard, leurs odeurs – et même celle de son père persistaient sur la vieille couverture où il avait pris l'habitude de dormir –, leurs parfums embaumaient les pièces et particulièrement sa chambre.

Maintenant qu'il avait mis le doigt sur ce détail important, il fut incapable de s'endormir. Il entendait vaguement les voix de ses tuteurs, en bas, qui discutaient doucement, mais il ne voulait pas les déranger pour si peu. Il essaya de faire abstraction, mais après s'être retourné pour la énième fois, il craqua.

Sur la pointe des pieds, redoublant de concentration pour ne pas perdre l'équilibre, il se dirigea vers ce qu'il savait être le bureau de Ley qui servirait, pendant leur séjour, de chambre à Moony. Il y pénétra doucement et après avoir fouillé un peu, dénicha la chemise avec laquelle il était arrivé ce matin. Pour affronter le froid extérieur, il s'était changé et avait donc laissé sa première tenue sur une chaise. Opportunité dont se saisit Harry.

Une fois revenu sur ses pas, il se glissa à nouveau sous l'épaisse couette anis et emmitoufla son visage et son nez dans la chemise dérobée. Un soupir de contentement plus tard et il plongeait dans un sommeil profond. Adoptant, sans le savoir, un comportement des plus normal pour un enfant d'humain : s'endormir avec une nouvelle sorte de doudou.

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A bientôt ! La semaine prochaine si mon inspiration est toujours au rendez-vous, sinon à dans deux semaines :)