Bonjour ! Heureuse de vous retrouver pour le 50 ème chapitre ! (j'en reviens pas et dire que ce n'est que la moitié de la première partie environ !). Merci beaucoup pour toutes les reviews (on célébrera la 700 ème pour le prochain chapitre, je crois ^^), les follows, les mises en favoris ...
On retrouve dans ce chapitre l'univers classique du canon, avec le Chemin de Traverse et deux événements trop longtemps attendus ... Je n'en dis pas plus !
Bonne lecture !
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Chapitre 50
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Rémus vérifiait une ultime fois si Harry était correctement vêtu. Il fallait qu'il soit suffisamment couvert pour ne pas attraper froid, mais surtout pour ne pas être reconnu sur le Chemin de Traverse. Il savait qu'une veille de 24 décembre, il y aurait du monde. Beaucoup de monde, mais il comptait un peu là dessus pour passer inaperçu. Et puis ce serait le premier Noël de son petit protégé et se mêler à la foule était une sorte de passage obligatoire, il faisait partie intégrante de la célébration. Le vivre au moins une fois semblait important pour que Harry intègre parfaitement le monde des humains.
L'enfant face à lui avait un bonnet bien enfoncé sur la tête, une écharpe assortie remontée sur son nez légèrement froncé par la gène qu'elle occasionnait et une chaude cape reposait sur ses épaules. Rémus le fit tourner une dernière fois sur lui même et, quand Kingsley fut pareillement accoutré, ils sortirent de la propriété pour transplaner à Londres.
- À partir de maintenant, Harry, tu ne lâches plus la main de l'un de nous, ordonna Rémus.
Harry acquiesça et prit, de chacune de ses deux menottes, les mains de ses tuteurs. Kingsley la lui serra en lui adressant un sourire puis ils se mirent en route. S'il pouvaient passer pour un couple homosexuel avec enfant, ils n'en avaient que faire – Harry n'en ayant même pas conscience – et la population de la capitale anglaise ne leur prêtait de toute façon que peu d'attention.
Plus jeune, Fox avait évité de trop s'approcher des villes, cependant, Harry connaissait le monde moldu. Pourtant, là, le nombre de voitures et humains semblaient bien plus nombreux et c'était quelque peu oppressant. Heureusement, ils ne restèrent pas bien longtemps dans la grande rue et atteignirent une autre plus étroite et moins fréquentée.
Avant de pénétrer dans le Chaudron Baveur, Rémus vérifia que le bonnet et l'écharpe étaient bien placés puis ils s'empressèrent de traverser le bar bondé, se frayant difficilement un chemin vers la salle de transfert, à l'arrière de l'établissement. Ils franchirent rapidement le passage magique et furent bientôt engagés dans les allées commerçantes sorcières. Là, ils durent s'arrêter un instant tant la foule faisait barrière dans la petite ruelle annexe sur laquelle aboutissait le fameux passage invisible aux moldus. Des sorcières et sorciers en tous genres défilaient sous leurs yeux créant un tohu-bohu baignant dans un brouhaha infernal et assourdissant.
Harry fut apeuré devant tant d'agitation et eut un mouvement de recul. Kingsley se baissa alors à son niveau, ne lâchant pas la prise sur sa petite main et, de l'autre, il vint caresser sa joue de manière réconfortante.
- Ne nous lâche sous aucun prétexte et tout se passera bien, je te le promets. Tu as confiance en nous, n'est-ce pas ?
L'enfant acquiesça, mais une lueur inquiète brillait toujours dans ses yeux.
- Je sais que ça peut être effrayant, Harry. Tout ceci est nouveau pour toi, c'est un environnement que tu ne connais pas encore et c'est normal d'avoir peur. Et tu veux que je t'avoue quelque chose ?
Harry hocha encore la tête et l'Auror vint lui souffler à l'oreille :
- Moi aussi, il m'arrive d'avoir peur.
L'enfant écarquilla les yeux. Moony lui avait expliqué le métier de son tuteur officiel et c'était assurément un métier dangereux. Alors comment faisait-il pour affronter les situations périlleuses, les criminels et toutes les épreuves qui faisaient son quotidien ? La solution lui vint juste après que l'Auror lui ai fait un clin d'œil.
- Il faut se munir de courage. Je souffle un bon coup, je me raisonne sur la situation et je me lance.
Moony, derrière lui, lui passa une main dans les cheveux tandis que Kingsley poursuivait :
- Tous ces gens que tu vois, sont là pour faire des courses, comme nous. Ils se ficheront d'une ou deux personnes de plus autour d'eux. Le bruit te semble tapageur, mais c'est parce que nous venons de traverser un endroit silencieux, tu verras que dans quelques minutes tu n'y prêteras plus garde. Et puis, nous restons avec toi, toujours. Cependant, si tu souhaites nous transmettre ton inconfort ou nous demander de quitter un lieu car tu es mal à l'aise, n'hésite pas, Harry. D'accord ? Nous le quitterons aussitôt.
Rassuré, l'enfant serra les mains des deux adultes et, prenant ça pour un accord à poursuivre, Rémus les entraîna sur l'allée principale. Immédiatement, Harry fut entouré de sons, d'odeurs, de couleurs qui l'étourdirent un peu. Sa prise sur ses tuteurs se renforça, il souffla un bon coup et suivit le mouvement.
Une fois qu'il fut habitué à cette nouvelle ambiance et à cette atmosphère un peu étouffante, il put se concentrer sur ce qui l'entourait. Il du presque s'arrêter encore une fois. Tout, autour de lui, était animé. Les hommes, les femmes et enfants qui courraient le Chemin de Traverse, bien sûr, mais aussi les affiches et enseignes publicitaires, les animaux : chouettes ou hiboux, chats de toutes les couleurs ou encore crapauds et quelques autres spécimens plus rares tels qu'un phénix rouge et or planté sur un toit qui semblait le suivre du regard ou un doxy qui se balançait sur les rideaux d'une des innombrables maisons qui bordaient l'allée marchande. Certains déambulaient librement, tandis que d'autres regardaient passer la foule depuis la vitrine de la boutique animalière.
C'est d'ailleurs vers cette dernière que se dirigeait Rémus, les entraînant à sa suite. Il y avait, à l'intérieur, un tout autre fond sonore. Celui-ci était composé de croassements, coassements, hululements, feulements, et de toutes autres sortes de cris. Les bêtes à poils, à plumes ou à écailles recouvraient les étagères, étaient posées à même le sol ou étaient suspendues au plafond et une odeur âcre emplissait les narines de Harry qui grimaça devant la nouvelle agression de ses sens.
- Je t'ai expliqué, Tiny, le système postal sorcier, introduit Kingsley. Tu te rappelles ? Lorsque tu écrivais à ton ami.
L'enfant acquiesça et son regard se tourna vers les chouettes et hiboux, enfermés dans des cages accrochées au dessus de lui.
- Il est de coutume, ça veut dire que c'est habituel, dans le monde sorcier d'offrir un animal de compagnie aux enfants lorsqu'ils intègrent Poudlard, continua Rémus.
- Pour ce qui est de ton cas, si tu as bien fait ta rentrée à Poudlard, tu n'y as pas le même statut que les autres enfants, tu l'as bien compris.
- Mais à présent que tu commences à acquérir des connaissances de notre société, puisque tes progrès dans le réapprentissage de jeune garçon humain ont été fulgurants, nous souhaitons perpétuer, c'est à dire continuer, cette tradition.
Harry avais suivi le discours de ses deux tuteurs en les suivant tour à tour du regard. Il affichait une moue perplexe, pas certain de comprendre où ils voulaient en venir.
Voyant son incertitude, Kingsley déclara :
- Tu peux donc choisir un animal.
Les yeux de Harry s'écarquillèrent. Il avait saisi la notion de tradition, il était fier que Moony et Ley reconnaissent ses efforts et progrès, mais il ne comprenait pas pourquoi il devait choisir un animal.
Rémus devina son questionnement et lui répondit :
- Si tu choisis une chouette ou un hibou, elle vivra seule, dehors et se débrouillera la plupart du temps pour manger. Elle servira à tes correspondances avec Drago ou les jumeaux, si tu le souhaites, voire avec Kinglsey lorsqu'il aura repris son travail et que nous seront retournés à Poudlard. En revanche, si tu préfères un chat ou un crapaud, animaux les plus couramment choisis car ce sont les seuls, avec les premiers, à être autorisés à l'école, il te faudra en prendre soin. Ce sera un véritable compagnon qu'il faudra nourrir tous les jours, dont il faudra vérifier la bonne santé et leur fournir un lieu pour dormir. Comprends-tu ?
- Ui, acquiesça Harry. Mais je ne comprends pas pourquoi il faut un animal.
- Oh ce n'est pas une obligation ! Tu peux ne pas en avoir, nous avons présumé que ce serait le cas car la majorité des enfants en veulent, mais si tu n'en veux pas, nous n'en prendrons pas. Il n'y a aucun souci là dessus, Tiny.
Rémus jeta un œil à son ami. Ils n'avaient absolument pas pensé que Harry, en tant que petit garçon éduqué par un renard, pourrait trouver étrange de posséder un animal de compagnie. Kingsley vint donc à sa rescousse avec un nouvel argument :
- Cependant, cela te permettrait d'avoir un compagnon de jeu, ainsi qu'une petite responsabilité.
- Tout à fait, approuva-le loup-garou.
C'était un excellent argument, légitime et qui participerait à la construction de la nouvelle vie de leur petit protégé.
- D'accord, finit par accepter Harry tout en gardant un brin de scepticisme dans la voix.
Il devait avouer qu'il était intrigué par la pratique et il ne renoncerait pas à une nouvelle expérience. Ce fut donc avec un petit sourire accroché aux lèvres qu'il regarda de plus près les spécimens qui lui étaient proposés.
D'instinct, il se dirigea vers les volatiles. Les crapauds étaient et resteraient à ses yeux rien d'autre que des proies et il n'avait définitivement aucune affinité avec les chats. Il passa en revue tous les hiboux, mais tous avaient un il-ne-savait-quoi qui leur donnait un air hautain et revêche. Il grimaça devant un hibou grand-duc gris aux longues aigrettes qui le fixa de toute sa petite hauteur avec des yeux jaunes et perçants.
Harry s'ébroua et continua son chemin vers les chouettes qui lui paraissaient plus sympathiques. Là, il n'eut pas à aller bien loin. L'une d'entre elle s'imposa à son regard et il fut immédiatement attiré. Elle était de taille moyenne mais se distinguait de toutes les autres par son plumage d'un blanc si pur qu'il rappelait celui de la neige. Ses yeux d'ambre n'avaient rien de commun aux autres hiboux qu'il venait de voir et dégageaient, au contraire, une chaleur bienveillante.
- Bubo scandiacus, plus communément appelée harfang des neiges. Excellent choix, jeune homme.
Harry sursauta à l'intervention du vendeur. Il était tellement plongé dans la contemplation de cette magnifique créature qu'il ne l'avait pas entendu arriver.
- Est-ce celle-ci que tu souhaites, Tiny ? Demanda Rémus en se penchant près de lui.
- Oui, s'il te plaît, Moony.
- Très bien, s'exclama Kingsley. Monsieur, interpella-t-il le vendeur, nous l'achetons. Pouvez-vous nous fournir avec elle une cage appropriée pour son transport, ainsi qu'une réserve de miam-hiboux.
L'Auror suivit le propriétaire des lieux jusqu'à la caisse, tandis que Rémus et Harry restaient à regarder la nouvelle acquisition de la famille.
- Il serait bon de lui donner un nom, Tiny. Tu n'es pas obligé de le faire maintenant, mais le plus vite sera le mieux.
L'enfant acquiesça sans quitter la chouette des yeux. Il la trouvait tellement belle. Elle semblait le jaugé du regard, elle aussi car sa tête se pencha soudainement sur le côté. Harry, amusé, l'imita. Débuta alors un petit jeu entre les deux nouveaux amis et ils s'apprivoisèrent l'un l'autre.
Rémus observait la scène, attendri. Lui même n'avait jamais eu l'occasion d'avoir son propre animal de compagnie. Étant petit, il vivait avec son père dans un village de moldus. Puis sa condition l'en avait empêché. Il n'avait jamais eu assez de moyen pour se loger et vivre correctement seul, il ne pouvait prendre un animal à charge. Ça aurait plus été cruel qu'autre chose.
Cependant, comme depuis l'arrivée de Harry dans sa vie, il allait vivre cette nouvelle expérience par procuration. Tout ce qui rendait heureux son petit Tiny, lui profitait aussi indirectement.
Lorsque Kingsley eut fini de régler le vendeur, Harry invita sa nouvelle chouette à se poser sur son épaule, comme le lui avait conseillé Moony. Il préférait cette méthode à celle proposée par le conseiller animalier qui lui avait tendu la cage pour la transporter. Seulement, l'enfant ne concevait pas d'enfermer un être vivant dans une cage. Tous lui avaient dit que son animal de compagnie était intelligent, le vendeur avait même loué les capacités particulièrement élevées de sa chouette, donc il s'en tiendrait à son idée. Ainsi, si sa chouette – il lui fallait lui trouver un nom au plus vite – voulait s'envoler, elle en était libre. Ley lui avait même assuré qu'elle trouverait seule la maison si elle s'agaçait de la foule.
C'est donc ainsi qu'ils ressortirent de la boutique et continuèrent leurs achats. Par la suite, régulièrement, Moony et Ley lui lâchèrent la main, jamais en même temps, toujours tour à tour, et disparaissaient plusieurs minutes avant de réapparaître et d'inverser leurs rôles. Harry trouvait leur manège curieux, mais présumait qu'ils avaient chacun des achats à faire qui ne le concernaient pas et il convenait que ça prendrait bien moins de temps s'ils se dédoublaient. Celui des deux qui restait avec lui, lui expliquait des éléments de la vie quotidienne sorcière, répondait à ses nombreuses questions ou lui racontait histoires et anecdotes sur tel ou tel lieu, personne ou scène qu'ils rencontraient. Ce fut donc de plus en plus détendu qu'il remonta l'allée sorcière, toujours aussi bondée.
Pourtant, arrivé devant un nouvel établissement, il sentit ses deux mains être reprises et ce fut tous les trois – quatre – qu'ils y pénétrèrent. Celui-ci, contrairement à tous les autres qu'il avait vu, était vide. Il y régnait d'ailleurs un silence assez perturbant et même la rumeur extérieur ne perçait pas les vitres sales.
Regardant autour de lui, Harry constata que les produits vendus ici étaient tous cachés par de petites boîtes, toutes de la même taille, sombre, plutôt fines et assez longues.
Il allait poser une question lorsqu'un vieil homme se présenta, sortant de l'arrière de la boutique.
- Monsieur Lupin, bois de cyprès et crin de licorne, 26 cm et souple, si mes souvenirs sont bons. Quand à Monsieur Shaklebolt, bois d'épicéa et plume de phénix, 36 cm et inflexible*. Oh ! Et voilà monsieur Potter. Je vous attendais cet été.
Harry était complètement déconcerté. De quoi parlait l'homme face à lui, comment connaissait-il son nom et pourquoi affirmait-il l'attendre ? Moony dut sentir sa surprise car il le sentit renforcer sa prise sur sa main et prit la parole pour devancer le sorcier étrange.
- Monsieur Ollivander, vous êtes étonnant, comme toujours. Nous ne sommes pas venus plus tôt pour Harry car il n'était pas encore temps. C'est le cas maintenant et nous ne voyions pas d'autre lieu pour qu'une baguette lui soit attribuée.
- Bien, bien. Excellent, marmonna le fabricant de baguette.
Il se dirigea vers un pan de mur où étaient entassées des centaines de boîtes et s'en saisit de quelques unes. Il en fit de même de l'autre côté de la pièce, déposa les boîtes sur une sorte de bureau déjà bien encombré et repartit dans l'arrière boutique. Il réapparut une minute plus tard avec un nouveau tas de boîtes qui se joignirent au premier. Enfin, il se tourna vers Harry et sortit un ruban mètre de sa poche.
- Ne t'inquiète pas et laisse toi faire, Tiny, lui indiqua Moony en le poussant légèrement dans le dos vers le vendeur.
Quelque peu inquiet, mais faisant confiance en son tuteur, Harry s'approcha et se laissa manipuler. M. Ollivander lui mesura l'avant bras, du bout de son majeur jusqu'au coude, puis l'espace entre son nez et sa lèvre supérieure et pour terminer son tour de tête. Il n'y comprenait rien, mais obéissait à Rémus et ne bougea pas d'un cil.
Quand le vieil homme prit du recul, Harry se dépêcha de rejoindre les côtés de ses tuteurs. Toutefois, ce fut le sorcier qui revint à lui, portant dans ses mains l'une des fameuses boîtes. Il était impatient de découvrir leur contenu.
Monsieur Ollivander retira le couvercle et révéla la première baguette magique que le vendeur voulait lui faire tester. Harry écarquilla les yeux comprenant qu'on l'autorisait à manipuler une baguette. L'une des premières consignes qu'il avait reçu à son arrivée dans le monde des sorciers avait été de ne jamais toucher à la baguette magique de qui que ce soit. Rémus lui avait expliqué qu'il pourrait se faire mal en voulant se saisir d'une baguette qui ne l'avait pas choisi, il avait donc respecté la règle. Pourtant, il était impatient de pouvoir à son tour faire de la magie. Surtout depuis qu'il l'avait senti en lui lors de ses méditations et métamorphoses.
Harry tendit le bras, s'apprêtant à saisir le bâton, mais il eut une appréhension. Et si la baguette ne voulait pas de lui et lui faisait du mal ? Il fit part de son problème à Moony qui s'empressa de le rassurer en passant un bras sur ses épaules :
- Ces baguettes ne peuvent te faire de mal car elles n'ont pas encore de maître. Elles peuvent ne pas te convenir et dans ce cas tu ne ressentiras rien en la prenant. Dans le pire des cas, elle fera exploser quelque chose, mais n'aie crainte. Nous réparerons rapidement. Essaye celle-ci. Il te suffit de la prendre en main et tu sauras.
L'enfant, timide, suivit la consigne et prit en main la baguette noire qui lui était proposée. Comme indiqué, il ne sentit rien et haussa les épaules. Le fabricant de baguette la lui prit alors des mains avec un tissu et la replaça dans son écrin avant de s'en saisir d'une autre.
Le manège dura plusieurs longues minutes, mais aucune baguette ne lui répondait. Il avait déjà fait exploser tout un rang de boîtes ainsi que l'encrier sur le bureau, ce qui l'avait rendu un peu plus craintif et frustré. Rémus et Kingsley le rassuraient continuellement en réparant chaque objet cassé ou déplacé et en l'encourageant pour la suite, mais même le vendeur perdait patience.
- Vous êtes un client très compliqué, monsieur Potter.
Son doigt sur le menton, son regard devint flou et il se perdit dans ses pensées.
- À moins que …
Il partit tout au fond de son arrière boutique et revint après plusieurs secondes de fouilles.
- Essayez celle-ci.
Lui tendant une énième boîte, monsieur Ollivander ne le quitta pas du regard. Harry tendit sa main tremblante au dessus de la baguette et cette fois il sut que ce serait la bonne. Il n'avait pas encore touché le bois sombre que déjà une sensation de douce chaleur engourdit sa main, avant de se répandre dans son bras et tout son corps. Un vent mystique s'éleva dans la boutique, faisant tournoyer les cheveux déjà broussailleux de l'enfant puis le silence et l'immobilité de la pièce revint.
Harry était heureux, il y avait dans sa poitrine une nouvelle sensation, comme un écho de son noyau magique qui lui envoyait de petites impulsions. Ce n'était pas désagréable, c'était même plutôt réconfortant, comme si sa magie lui souhaitait le bonjour, incongrue, magique.
- Étrange …
Le petit brun sortit de ses pensées aux mots à peine soufflés du vendeur et il sentit Moony se tendre dans son dos. De même, Kingsley lui posa d'office une main sur l'épaule.
- Excusez-moi, monsieur, mais qu'est-ce qui est étrange ? Demanda doucement Harry, ayant peur d'avoir fait quelque chose de mal alors qu'il se sentait si bien.
-Je me souviens de chaque baguette que j'ai vendue, monsieur Potter. Et je trouve étrange que ce soit celle-ci qui vous ait choisi lorsqu'on sait que sa jumelle est celle qui vous a fait cette cicatrice.
Moony le pressa contre son corps et Ley se plaça devant lui en secouant la tête.
- Oh, je vois, s'exclama le fabriquant de baguettes. Veuillez m'excuser, monsieur Potter. Cela vous fera sept gallions.
Le vieil homme empocha les pièces données par Kingsley et s'en retourna derrière son bureau sans plus se préoccuper de ses visiteurs. D'ailleurs, les deux adultes entraînèrent rapidement l'enfant dehors et ils poursuivirent leurs achats sans non plus revenir sur l'incident. Harry se posa quelques questions, mais fut finalement rapidement distrait par la multitude de nouvelles choses qu'il découvrait et oublia vite les mots sibyllins du vendeur.
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*Ne cherchez pas la signification de la baguette de Kingsley, j'ai simplement pris celle qui m'a été attribué sur Pottermore ^^
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A bientôt !
