Bonjour bonsoir ! Merci à tout le monde pour vos reviews, vos encouragements, vos follows et mises en favoris !
Le chapitre n'est pas encore corrigé, j'espère le recevoir demain, mais bon ... Donc désolée pour les yeux si j'ai laissé des erreurs :/
Ici, la présence d'un petit OC, trois fois rien :P Et surtout le retour de deux personnages qu'on avait pas vu depuis longtemps ... Qui devine ? ^^
Bonne lecture ! :)
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Chapitre 54
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À 8h, ce lundi matin-là, Kingsley eut tout le mal du monde à quitter sa maison pour se rendre au ministère. Il aimait son travail et s'entendait bien avec la plupart de ses collègues, certains étaient même de bons amis, mais laisser Rémus et Harry derrière lui pour la journée lui fila un petit coup au moral.
Enfin, son esprit fut vite détourné par la masse de papiers qui s'étaient accumulés sur son bureau en son absence. Il fit une unique pause à midi, d'une petite heure, pour manger avec Karl. Ce dernier en profita pour lui faire un rapport sur le procès qu'il orchestrait, puis Kingley retourna à son box, espérant clore le tri de ses dossiers avant la fin de la journée pour reprendre ses activités d'Auror dès le lendemain. Il apprit avec joie, tout de même, qu'il ne serait pas d'astreinte mercredi pour le nouvel an.
Quand il quitta le ministère à 18h, il était épuisé. Il pénétra dans sa maison agréablement chauffée par la cheminée allumée et entretenue toute la journée. Une bonne odeur de chocolat régnait dans la maison et il devina que Harry avait du occuper une partie de son après-midi en faisant un gâteau. Ses invités n'étaient nul part en vue, mais les indices de leur présence était partout. Là traînait un pull beaucoup trop petit pour lui appartenir, ici reposaient des livres qui n'étaient siens et une assiette sale trônait encore sur la table de la salle à manger.
Plutôt que de s'en agacé ou d'en être contrarier, il sentit une chaleur particulière lui étreindre la poitrine.
- Je pourrais m'y habituer, murmura-t-il pour lui-même.
C'est alors qu'il entendit un éclat de rire à l'étage. Il se défit de sa cape et de ses chaussures, enfila des chaussons confortables, déposa sa mallette de travail près des escaliers et monta rejoindre son ami et son pupille qui jouaient dans la chambre de ce dernier.
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Ils avaient dîné et dégusté le délicieux gâteau au chocolat réalisé, comme deviné, par Harry plus tôt dans la journée et l'enfant était monté se coucher. Kingsley et Rémus, installés au salon, purent alors discuter de sujets plus sensibles.
L'Auror commença donc par raconter ce que lui avait dit Karl à propos du futur procès des Dursley.
- Karl a contacté le juge spécialiste dans les relations intermondes et il a confirmé que ni Harry ni les Dursley n'auraient à être présent pour le jugement. Les preuves amassées et nos témoignages suffiront. Étant donné que le petit est mineur et sous ma tutelle et que sa famille, cracha-t-il avec un peu de dégoût, est moldue, leur venue peut être contournée.
- C'est une bonne nouvelle, commenta Rémus. Quand aura-t-il lieu ?
- Courant Janvier, ça ne devrait pas être très long. En revanche, il nous faut désigner un avocat pour nous représenter. Je pense demander conseil demain au bureau. Un collègue aura sûrement un homme à me recommander. Celui des moldus leur sera commis d'office. Seuls eux deux, ainsi que notre juge et un autre représentant moldu mais au courant pour notre monde, bien sûr, ainsi que le Magenmagot, évidement, seront présents et statueront de la situation en huis-clos. La salle d'audience sera alors bardée de sortilèges de fidélité et de non-divulgation.
- Il n'y aura aucun risque de fuite ?
- Aucun, Karl me l'a assuré.
- Tu ne peux pas savoir comme je suis soulagé. Cette histoire me rendait un peu malade et je ne voulais vraiment pas que Tiny ait à assister à un procès.
- Moi non plus, lui assura l'Auror.
Ce fut un poids en moins sur les épaules qu'ils finirent la soirée en sirotant un bon verre de whisky Pur-Feu.
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Le lendemain, Rémus du sortir pour faire quelques courses tandis que Kingsley était parti au travail.
- Je veux que tu n'ouvres à personne, c'est bien compris, Harry ? Demanda Rémus à l'enfant pour s'assurer qu'il avait bien entendu et compris les consignes de sécurités.
Il ne voulait pas l'emmener pour une si petite course, ce serait plus dangereux que s'il restait seul à la maison durant moins d'une heure.
- Oui, Moony.
- Tu restes à l'intérieur de la maison et tu ne sorts qu'en cas d'extrême urgence ! Tu peux t'occuper comme tu veux, mais je ne veux pas non plus que tu fasses de potions seul.
- D'accord. Je vais m'entraîner à écrire, je pense.
- Oui, tu as raison, c'est une très bonne occupation. À mon retour nous pourrons préparer le repas de ce soir et mettre en place quelques décorations, entendu ?
Harry acquiesça et Rémus finit par quitter le cottage. Il n'était pas très serein, mais c'était la meilleure solution. Et il faisait confiance en Harry. Le petit avait tout de même 11 ans et était assez grand pour rester seul à la maison dans un si court laps de temps. D'autant plus que la maison était protégée par quelques sortilèges d'alarme, donc il ne risquait vraiment pas grand choses.
Quand il revint, le loup-garou découvrit l'enfant attablé avec une feuille de parchemin sous les yeux et une plume dans la main. Il avait vraisemblablement fait exactement ce qu'il avait dit et Rémus en était heureux. Il déballa ses paquets et Harry vint vite l'aider, abandonnant ses affaires en place. Pour l'instant, le petit avait l'attitude parfaite d'un enfant bien élevé et il ne savait pas s'il devait félicité Fox ou s'inquiéter pour son développement de petit garçon. Réflexion faite, il s'inquiétait de toute façon. Sans plus porter attention à ses pensées de parents angoissé par la croissance de son enfant, il convia Harry à ranger les ingrédients de potions qu'il avait acheté pour lui.
L'enfant parti, Rémus jeta un œil à sa feuille et constata que, si son écriture était encore un peu brouillonne, il ne faisait aucune faute d'orthographe, de grammaire ou de conjugaison, ce qui était très encourageant. D'un coup de baguette, il mit de côté le travail de Harry et étala les ingrédients qui serviraient, cette fois, à la confection du festin de ce soir un peu particulier, dernier jour de l'année.
Harry le rejoignit vite et, après quelques félicitations pour son travail, ils allaient se lancer lorsque que des coups furent frappés à la porte. Rémus regarda l'horloge de la cuisine qui indiquait 16h et se demanda qui ça pouvait bien être et s'il était judicieux qu'il réponde. Une autre série coups retentirent et le décida à aller voir.
Lorsqu'il ouvrit la porte, une jeune femme se trouvait derrière. Plutôt menue et assez petite, elle avait les cheveux blonds comme les blés, de petits yeux bruns rieurs et son visage était couvert de tâches de rousseurs. Elle devait avoir la trentaine tout juste passée et portait un manteau carmin typiquement moldu.
- Bonjour, dit-elle avec un accent écossais à couper au couteau. Excusez-moi, je suis la voisine de M. Shaklbolt, Moira Elliott. J'habite de l'autre côté de la colline, là-bas, ajouta-t-elle en désignant un relief vers l'ouest.
Rémus, surprit par la visite impromptue, se secoua et répondit à son sourire charmant.
- Bonjour, je suis un ami de Kingsley, Rémus Lupin. Nous logeons ici, avec mon … Euh … fils, pour les vacances.
Il toussa pour faire passer sa gène et rougit face à l'air amusé de la jeune femme.
- Ravie de vous rencontrer. Je venais pour que vous me sauviez la mise. J'avais prévu un gâteau pour le dessert de ce soir, hélas je viens de m'apercevoir que je n'avais pas les œufs que j'étais persuadée avoir.
- Oh ! Bien sûr. Attendez un instant.
Rémus fila dans la cuisine, fouilla l'un des panier tout juste ramené et en dénicha plusieurs œufs. C'est alors qu'il se rendit compte qu'il n'avait pas demander combien en aurait besoin miss Elliott. Il retourna alors à la porte avec son panier au bras.
- Combien vous en faut-il ?
- Deux, serait parfait.
Il les lui tendit et la jeune femme l'en remercia grassement avant de s'en aller, non s'en l'avoir saluer joyeusement. Après un dernier geste de la main, elle disparut derrière la colline, à l'horizon et Rémus retourna à la cuisine.
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Kingsley arriva deux heures plus tard, l'air fatigué mais heureux.
- Bonjour tout le monde ! Lança-t-il à la cantonade.
- Ley ! S'exclama Harry en venant le saluer.
L'enfant lui courra dans les bras, la tête la première et, heureusement préparé et habitué, l'Auror le réceptionna correctement. Il lui appliqua un baiser sur le front tandis que Harry lui léchouillait une partie du visage. Rémus secoua la tête, amusé par les extravagances de leur pupille, et vint saluer à son tour leur hôte.
- Bienvenu chez toi, monsieur l'Auror !
Les deux hommes se firent une accolade et tout le monde retourna en cuisine où beaucoup de travail les attendaient encore.
Kingsley fit un détour par la salle de bain afin de se débarbouiller et de se laver les mains, puis vint aider ses invités à la préparation du repas.
- J'ai mangé avec Alastor, ce midi et il m'a conseillé maître Ruffin. D'après lui, c'est un homme un peu sauvage mais qui connaît la loi sur le bout des doigts et qui a à cœur la défense des enfants. Il aurait remporté tous ses procès sur la question.
- Bien, j'ai confiance en Maugrey, s'il dit que ce Ruffin peut gagner, alors nous lui demanderons de nous représenter. À quelle heures arrive-t-il, d'ailleurs, ce vieux bougon ?
- Je lui ai dit qu'il pouvait arrivé à partir de 19h, le temps de se poser un peu chez lui …
- Bien. Au fait, j'ai rencontré ta voisine, cet après-midi.
- Ah ?
- Elle voulait des œufs. Je me suis retrouvé bête, j'ai voulu lui dire que tu nous avais invité, Harry et moi, et j'ai été incapable de dire qu'il était mon fils. Je ne savais pas quoi dire. Elle s'est un peu moqué de moi, je crois.
Kingsley le regarda avec affection et constata que son ami était devenu tout rouge. Il posa une main sur son épaule et lui dit :
- Harry est comme ton fils adoptif. Qu'importe ce que dit la loi et peu importe si sur le papier, tu n'es rien d'autre qu'un ami. Dans son cœur, tu es comme un père et c'est tout ce qui compte. Rentre toi ça dans le crâne, maman poule !
Rémus lui offrit un sourire tremblant et l'Auror lui tapota le dos avant de se remettre à la découpe du rôti.
Harry, lui, n'avait rien suivit de la conversation entre les deux hommes, trop concentré qu'il était sur les tartine de toasts qu'il était en train de faire. Un petit bout de sa langue pointait entre ses lèvres et il s'appliquait à ne pas mettre de garniture partout sur le plat, comme à noël.
Une fois fini, les plats furent réservés et Rémus monta avec le petit pour être plus présentable. Cette fois, il laissa Harry seul dans la salle de bain et lui demanda d'aller le chercher quand il aurait fini. L'enfant trouva ça dommage, il ne voyait pas pourquoi l'adulte ne voulait pas se laver avec lui, mais passa sur la question et prit sa douche consciencieusement.
Lorsqu'il eut fini, il ressortit de la salle de bain nu comme un ver et alla chercher son tuteur.
- Moony ! J'ai fini !
Rémus sortit du bureau de son ami et tomba sur Harry.
- Tiny, souffla-t-il. Quand on se mouille, il faut se sécher après. Et je t'ai demandé de t'habiller.
- Mais pourquoi ? Demanda l'enfant avec une voix déçue.
Lui qui voulait si bien faire s'était trompé.
- D'abord, parce qu'il va y avoir du monde à la maison ce soir et qu'il faut que tu sois présentable. On ne se présente pas tout nu devant des inconnu. Devant personne, d'ailleurs à ton âge. Ce n'est pas correct. Il s'agit d'intimité, de ton corps qui n'appartient qu'à toi même. Ensuite, je t'ai demandé de te laver seul car il faut que tu apprennes à te débrouiller pour les tâches simples du quotidien. Se laver en fait partie.
Rémus l'aida à se sécher les cheveux, mais le laissa terminé seul.
- Il faut bien se sécher en sortant de la douche, car sinon, premièrement tu risques de mettre de l'eau partout, ce qui ne se fait pas. Deuxièmement, car tu vas attraper froid. Je t'ai déjà dit mille fois que nous étions en hiver et un courant d'air peut vite te faire tomber malade. Enfin, si tu ne te sèches pas correctement à la sortie de la douche ou du bain, ta peau va s'abîmer. Tu n'as plus autant de poils pour la protéger, alors il faut en prendre soin. Tu comprends, Tiny ?
- Oui, Moony. Je suis désolé, répliqua l'enfant la tête basse.
- Oh, Tiny. Je ne dis pas ça pour t'embêter, mais c'est pour ton bien. Aller, viens, je vais t'aider à choisir des vêtements appropriés pour la fête de ce soir.
- La fête ? Encore ?
- Oui, aujourd'hui est le dernier jour de l'année et il est de coutume de marquer le coup par une soirée, d'attendre minuit et de se souhaiter une bonne nouvelle année à venir.
Rémus tira de sa commode un ensemble qui ferait office de tenue de soirée. Une tenue à peine plus habillée que celle que Harry avait porté à noël, mais qui comportait, cette fois, une paire de chaussures. Il était important que l'enfant s'habitue vraiment à les porter.
Quand Harry fut paré, il l'observa sous toutes les coutures et sourit, satisfait.
- Bien. Et si tu allais aider Kingsley à décorer un peu le salon pendant que je vais me changer à mon tour ?
Harry lui offrit un grand sourire joyeux et se pressa dans les escaliers.
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Tout était prêt, ils n'attendaient plus que leurs invités. Il était tout juste 19h10 et ils ne devaient plus tarder. Harry était fébrile. S'il avait déjà rencontré Karl et passé un repas avec lui, bien qu'ils n'aient que peu parlé ensembles, il ne connaissait pas Alastor. Moony l'avait prévenu qu'il pouvait être impressionnant et bourru, mais qu'il était de toute confiance.
L'enfant s'était installé dans l'un des fauteuil du salon et feuilletait un livre d'image sur les créatures magique, essayant de déchiffrer quelques noms. Cependant, il était peu concentré et ne cessait de battre des jambes en jetant de fréquents coups d'œil à la porte d'entrée. Soudain, des coups forts retentirent et le panneau de bois qu'il fixait sans vraiment s'en rendre compte depuis plusieurs minutes trembla.
Aussitôt, il se leva et regarda Ley' traverser la pièce pour laisser entrer deux hommes. L'un très grand et massif et l'autre plutôt petit et dont il reconnaissait le visage. C'était Alastor et Karl. Moony avait eu raison. Le premier homme était véritablement impressionnant, voir un peu effrayant. Et puis, Harry remarqua cet œil bizarre qui tournoyait dans un support fixé autour de sa tête. Il lâcha un léger couinement qui attira le regard des deux nouveaux arrivants. Heureusement, Moony aussi avait entendu son petit cri de détresse et s'était empressé de se rapprocher de lui et de passé un bras sur ses épaules, pour le rassurer.
- Ravi de te revoir, jeune homme, dit le plus petit des deux hommes.
La tension dans les épaules du petit se relâcha un peu et il répondit au sourire du collègue de son tuteur.
- Bonjour, Ka'l.
L'homme gloussa.
- Je vois que tu as toujours du mal avec les sons complexes. Cependant, tu ne haches plus tant tes mots, tu a fait de grands progrès depuis la dernière fois ! Bravo, mon garçon.
Harry sourit fièrement au compliment et Moony lui passa une main dans les cheveux pour appuyer le commentaire.
Sourire qui s'effaça quelque peu lorsque l'autre homme, celui qui faisait un peu peur, lui dit d'une voix grave et bourrue :
- M'sieur Potter, vous nous en avez fait voir de toutes les couleurs ! On a du r'tourner toutes les baraques de ce foutu caillou et passer du monde en gardav' pour vous dénicher ! Croyez bien qu'on a pas compter les points pendant sept piges ! On en a morfler et pas qu'un peu ! La vérole ! Qu'on en était crevé ! Et tout ça pour quoi ? Môsieur s'la coulait douce dans un trou !
- Alastor, le réprimanda Ley avec une voix mi-amusée, mi-désespérée.
Harry fixait l'homme bizarre avec de grands yeux hallucinés. Ils pensaient avoir fait des progrès en vocabulaire, pourtant, il n'avait presque rien comprit de ce que venait de dire Alastor.
- Ne t'inquiète pas, Tiny. Maugrey n'est pas méchant, il est juste un peu sauvage, lui chuchota Moony à l'oreille.
Harry leva la tête pour le regarder dans les yeux et y vit cette lueur rassurante qu'avait toujours son tuteur pour lui. La tension le quitta totalement et il put passer une bonne soirée. Il surveilla la place de l'invité et s'arrangea toujours pour avoir Moony dans le coin.
Lorsque l'horloge du salon sonna douze fois, il était mort de fatigue. Malgré les efforts de ses tuteurs, ça n'avait pas été une soirée très amusante. Il ne s'était pas ennuyé, il avait dessiné la plupart du temps, lu, un peu, mais la compagnie des adultes avait été plutôt fantomatique. Hormis à de rares moments où Ley ou Moony s'étaient soucier de lui.
Un soirée plutôt banal, au final. Tout le monde s'était fait la bise, souhaité la joyeuse année et avait bu une gorgée d'une boisson pétillante. Sauf lui, qui n'y avait pas eu le droit. « Pas pour les mômes ! » avait rétorqué l'homme bizarre avant que Moony ne lui explique que les « mômes » était une expression peu gracieuse ni polie pour désigner les enfants. Il avait été déçu, mais avait tout de même bu son cocktail de fruits confectionné rien que pour lui avec plaisir.
Les adultes avaient continués à discuter longtemps, bien après qu'il ne se fut endormi dans les bras de Moony. L'année 1992 s'annonçait tout aussi chargée en émotions que celle terminée.
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Merci pour votre lecture ! A bientôt !
