Bonjour, bonsoir ! Merci à tous pour vos reviews, vos encouragements, vos follows et favoris ! Toutes mes excuses à 77Hildegard à qui j'ai partiellement spoiler ce chapitre –' Je suis nulle, désolée !
A mes lecteurs de la fiction "Endoctrinement", pas de chapitre cette semaine, désolée, je n'ai pas eu le temps ... :/
Finalement mes doigts en ont voulu autrement et vous pourrez retrouver Drago dans ce chapitre ! ^^
Je vous souhaite une bonne lecture !
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Chapitre 56
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La demande d'installation de Kingsley à Poudlard avait été acceptée facilement. Ils n'eurent même pas à argumenter, Albus avait autorisé la modification des appartements de Rémus et Harry et demandé dans la foulée à un petit elfe de maison d'opérer. L'affaire avait été réglée en moins d'un quart d'heure. Puis ils en étaient arrivés aux divers incidents qui s'étaient déroulés pendant les vacances.
- Je suis heureux que vous ayez trouvé un équilibre entre vous et que Harry soit si bien entouré, avait répondu le directeur.
Résumer l'incident avec le serpent et les propos de Ollivander leurs pris une petite demi-heure, à la suite de quoi, ils patientèrent un peu avant d'avoir une réaction de Albus. L'homme semblait plongé dans un débat intérieur et il n'en sortit que plusieurs minutes plus tard.
- Je dois vous avouer que ces faits confirment l'une de mes théories et que j'aurais préféré avoir tort.
- Qu'y a-t-il, Albus ? Dites-nous tout, pria Rémus qui présageait de mauvaises nouvelles.
Le directeur prit le temps de retirer ses lunettes, passer un coup de chiffon dessus et de les replacer sur son nez avant de répondre :
- Je crains que Voldemort ne soit pas mort, mais simplement disparu car trop affaibli. Je suspectais qu'il ait trouvé un moyen de se protéger de la mort, par un procédé sûrement des plus noirs qu'il me faut encore élucider. Le lien évident qui existe entre Harry Potter et Voldemort, ainsi qu'une …
Albus sembla hésiter et plongea son regard dans ceux de Rémus et Kingsley.
- Il y a un peu plus de douze ans, maintenant, alors que j'auditionnais Sibylle Trelawney pour le poste de professeur de divination, elle m'a prouvé que son don était réel.
Il fit une autre pause pendant laquelle il se servit un peu de thé et en proposa à ses deux invités, mais ces derniers refusèrent, pendus aux lèvres du directeur qui les torturait avec sa rétention d'information.
- Ce soir-là, Sibylle a fait une prophétie. Messieurs, je vais vous demander de garder impérativement ce que vous allez entendre ici pour vous.
Albus attendit que les deux hommes aient hoché de la tête pour continuer :
- Celle-ci disait : « Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche… il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois… et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore… et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit… Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois… ».
Un silence de mort régnait à présent dans le bureau directorial.
- Seuls deux enfants correspondaient à cet énoncé. Et Voldemort a choisi Harry en le marquant.
- Sa cicatrice ? Demanda Kingsley.
Albus acquiesça.
- Ce n'est pas une cicatrice ordinaire et l'incident avec le serpent que vous m'avez rapporté le prouve. Elle fut faite par le sortilège de mort et consiste en lien entre les deux protagonistes. Le fait que leurs baguettes reçoivent le même artefact magique est encore une preuve de leurs destins communs.
- Mais alors … balbutia Rémus. Cela signifie que Voldemort va revenir ?
Kingsley avait mis une main sur son visage, atterré par la nouvelle, tandis que le loup-garou s'accrochait désespérément aux accoudoirs de son fauteuil, attendant que Albus démente son affirmation. Mais le directeur finit par acquiescer et Rémus ne put que gémir de détresse, se souvenant que trop bien de la guerre dans les années 70.
Après un long silence tendu, Kingsley se reprit :
- Qui est au courant ?
- Pour la prophétie ? Ceux présents, c'est à dire Minerva et moi. Sibylle ne se souvient pas de ses propos, sa transe l'a rendu inconsciente de son environnement.
- Bien.
- En revanche, reprit Albus en coupant l'Auror, une autre personne était présente clandestinement sur les lieux. Cette personne n'a pas entendu la totalité de la prophétie, mais a rapporté le peu qu'il a eu le temps d'entendre à son maître.
Kingsley écarquilla les yeux d'effroi.
- Qui ?
Ce fut Rémus qui répondit :
- C'était Severus, n'est-ce pas ?
Et l'Auror fut choqué lorsque Albus confirma.
Rémus soupira :
- Il m'avait dit qu'il avait regretté un acte particulier qui avait conduit, de manière certaine, au meurtre des Potter. Cependant, il n'a jamais osé m'avouer lequel. Je ne le croyais pas vraiment et lui ai toujours dit qu'il ne devait pas s'en vouloir. Maintenant que je le sais, je comprends pourquoi il préférait se taire.
- Ne lui en voulez pas trop, Rémus. Severus a tenté d'arrêter son maître et a déjà subi une lourde punition pour ses mots. Il s'en veut énormément et ne pense pas être un jour capable de payer sa dette, quel que soient les actions qu'il ait mené par la suite.
- Je ne lui en veux pas … Je ne lui en veux plus, même si c'est dur à avaler. Je sais tout ce qu'il a vécu pendant la dernière année de la guerre, lorsqu'il jouait un double rôle. Il a été plusieurs fois torturé et a déjoué bon nombre d'attaques. Ce n'est pas moi qu'il faut convaincre.
Rémus jeta un coup d'œil à son ami, mais celui-ci lui offrit un maigre sourire, lui assurant qu'il lui faisait suffisamment confiance. S'il n'en voulait plus à Severus, c'est que le sorcier avait fait son compte de bonnes actions pour racheter son erreur. Qui, comme son nom l'indiquait, était involontaire. Dans son métier, il n'était pas rare qu'un Auror s'en veuille pour une mauvaise décision prise dans le feu de l'action et qui avait conduit à la mort de quelqu'un, un collègue ou un innocent. C'était les risques du métier, c'était le risque dans une guerre.
Après un autre lourd silence, Albus reprit :
- Pour ce qui est de la théorie avancée, confirmée et exposée ici, sur le retour certain de Voldemort, vous êtes les seuls au courant et il est important que personne ne l'apprenne. Moins de monde sait, moins le risque est grand. Ses partisans sont encore, pour certains, ajouta-t-il avec un regard pour Kingsley, dans la nature. Il serait inacceptable qu'ils apprennent que leur seigneur n'est pas mort.
L'Auror avait baissé la tête, prenant les mots du directeur comme une accusation personnelle, même si ce n'était pas le cas, et Rémus s'empressa de poser une main réconfortante et compatissante sur son épaule. Albus sourit discrètement à cette image. Kingsley finit par se redresser et planta son regard dans celui du directeur de Poudlard.
- Ne vous avisez plus à nous cacher des informations sur Harry, que ça le concerne de près ou de loin ! Particulièrement celles qui s'apparentent à Voldemort ! Nous sommes ses parents et c'est à nous qu'il revient de le protéger. Il nous est indispensable de connaître toutes les données susceptibles de lui porter préjudice, ai-je été clair, Albus ?
L'homme acquiesça non sans afficher l'un de ses sourires détestables qui sous entendaient mille et une choses. L'Auror appuya une dernière fois son regard implacable sur le vieil homme, plissant les yeux devant cette attitude toujours aussi suspecte, puis hocha la tête, satisfait.
- Bien, maintenant que certaines choses ont été mises à plat, reprit le directeur avec un air joyeux. Que diriez-vous de passer à table ?
Il était effectivement près de midi.
- Je vais aller chercher Harry, annonça Kingsley en se levant.
Quand il fut parti, Rémus toussota pour attirer l'attention de Albus.
- Comment se fait-il que vous ayez été en possession de la cape de James ?
Le regard du directeur perdit alors un peu de son brillant. Après un soupir, il raconta :
- James me l'avait confié pour rendre un service à l'Ordre dans une mission particulièrement délicate. Je n'ai jamais eu l'occasion de la lui rendre. Elle attendait dans une armoire de mon bureau le retour de son propriétaire légitime.
Rémus acquiesça, l'air triste à l'évocation de ces mauvais souvenirs. Albus farfouilla un peu dans son bureau et lui tendit un morceau de parchemin. Fronçant les sourcils, le loup-garou s'en saisit et le lut.
- Je pense qu'il vous revient, en attendant que Harry soit suffisamment grand pour l'obtenir à son tour.
C'était le testament écrit de la main de James Potter. Il annonçait, qu'en cas requis, la garde de Harry revenait à son parrain, Sirius Black. Qu'un coffre à son nom lui serait ouvert et disponible jusqu'à la majorité de leur fils et que suffisamment d'argent était mis à sa disposition pour lui assurer une bonne scolarité. Tout l'héritage familial lui revenait évidemment de droit dès qu'il serait en pleine possession de ses droits, à ses dix-sept ans. Une liste des bien de la famille suivait la lettre et Rémus découvrit qu'elle était plutôt courte et n'était composée que d'objets et de biens immobiliers.
Cherchant des réponses à cette constatation, il releva la tête et interrogea Albus.
- James a autant participé à l'effort de guerre que les autres, en cette période. Moi-même j'ai cessé d'être rémunéré pour mes fonctions de directeur afin que l'Ordre puisse organiser la résistance. La guerre coûte très cher. Hormis quelques livres, artefacts magiques et précieux, bijoux de familles et leurs deux demeures, James a tout vendu.
Rémus acquiesça tristement, comprenant. C'était une période très troublée, pendant laquelle tout le monde a du faire un effort et de nombreuses choses étaient encore perturbées et en attente, tendant seulement à se remettre en place.
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Severus savait que Rémus devait revenir tôt aujourd'hui pour régler quelques points avec le directeur. Kingsley et lui leur avaient transmis l'incident avec le serpent et il se doutait qu'ils voulaient obtenir des explications de la part du directeur. Il savait aussi que Kingsley ferait la demande de s'installer à Poudlard, pour être au plus près de son fils adoptif. La discussion avait promis d'être longue, donc il n'avait pas cherché à les rejoindre plus tôt. Cependant, il était maintenant l'heure du dîner et les élèves ne tarderaient pas à arriver, si ce n'était pas déjà le cas. Il se dirigea donc vers la tour Serdaigle, pour aller à la rencontre de ses amis et rejoindre la Grande Salle en leur compagnie.
Après avoir frappé à la porte de l'appartement de Rémus et Harry, ne sachant pas où logerait l'Auror, il fut donc surpris de voir que ce soit ce dernier qui lui ouvrit.
- Ah ! Severus, entre, je t'en prie.
Le potionniste haussa un sourcil et Kingsley comprit son interrogation.
- J'ai emménagé ici, lui expliqua-t-il. Les elfes m'ont simplement ajouté une chambre qui donne sur le salon, à côté de celles de Rem et Tiny.
Après un hochement de tête, Severus pénétra dans l'appartement et en fit le tour des yeux. Et effectivement, quelques affaires qui n'appartenaient pas à son ami traînaient çà et là. En revanche, si son ami était bien présent côté kitchenette, il n'y avait nulle trace de Harry.
Il n'eut pas le temps de poser de question à ce propos, puisque des coups retentirent à la porte.
- Eh bien ! J'avais moins de visite dans mon cottage ! S'exclama l'Auror, amusé.
Kingsley retourna ouvrir la porte et découvrit un jeune blondinet derrière.
- Entre Drago. Harry est dans sa chambre, si tu veux.
Le jeune garçon sembla un instant gêné, mais en constatant la présence de Severus et Rémus derrière l'homme noir, il soupira. Autant de soulagement – c'était ces personnes-là qu'il voulait voir –, que pour se donner du courage.
- En fait, commença Drago en se tournant vers les deux autres adultes présents dans la pièce, ce n'est pas Harry que je venais voir.
Dès l'arrivée du train, il avait délaissé ses camarades de classe et s'était dirigé vers le château. Il ne voulait pas se dégonfler et pensait que plus tôt il parlerait à Rémus et Severus, plus tôt il serait tranquille.
Sentant que la conversation allait être pénible, Rémus, en bon hôte, invita l'enfant à s'asseoir à table, devant une bonne tasse de thé. Il espérait que le jeune garçon vienne lui parler de sa situation familiale qui ne semblait pas être bonne, d'après les lettres qu'il envoyait à Harry.
Drago était un peu inquiet. Il aurait préféré que le loup-garou soit seul, il aurait été plus à l'aise. Cependant, il savait que Kingsley était aussi une bonne personne, il avait eu le temps de le constater la semaine avant les vacances, lorsque l'Auror avait passé quelques jours à Poudlard, et Harry semblait heureux avec lui. Quant à Severus, il ne savait pas s'il pouvait avoir confiance en lui. Son père lui en avait parlé quelques fois, avant qu'il n'entre à l'école, comme un ancien camarade de classe. Or, c'était justement de son père qu'il voulait parler. Et il ne voulait surtout pas que celui-ci apprenne qu'il racontait ce qui se passait dans son foyer. Mais là encore, Harry semblait beaucoup l'apprécier et, de toute évidence, Rémus lui faisait confiance puisqu'il voyait souvent les deux hommes ensemble.
Prenant son courage à deux mains, il se lança.
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Harry, qui avait fait une sieste en fin d'après-midi, se réveilla en entendant la voix de son ami dans la pièce d'à côté. Aussitôt, il s'extirpa de son lit, enfila le premier tee shirt qui lui passa sous la main et courut vers le salon. Il fit claquer la porte de la chambre, faisant sursauter tout le monde.
- Drago ! S'exclama Harry en courant dans sa direction. J'étais impatient de te revoir ! Toi aussi, dis ?
- Un Malfoy n'est pas impatient, répliqua le jeune blond avec une moue hautaine, gêné par les effusions de son ami.
Le petit brun le regarda d'un air perplexe.
- Qu'est-ce que c'est un « Malfoy » ?
Drago haussa un sourcil, circonspect.
- Bah c'est moi !
- Hein ?
- Malfoy, c'est mon nom ! Les vacances t'ont ramolli le cerveau ou quoi ?
- Mais tu t'appelles Drago … Fit Harry en fronçant les sourcils.
- Mais Drago c'est mon prénom ! Malfoy est mon nom de famille !
Harry se tourna vers les adultes qui les observaient amusés, pour Rémus et Kingsley, un peu gêné et mal à l'aise pour Severus.
- Si tout le monde n'avait qu'un seul prénom, on confondrait tout le monde, expliqua le loup-garou. Le nom de famille indique ton héritage, la famille d'où tu viens. Tous les membres d'une même famille portent le même nom, jusqu'au mariage, pour les femmes. Je t'expliquerai tout ça une autre fois, préféra-t-il couper.
Harry se retourna donc vers son ami avec une autre question en tête :
- Et pourquoi tu dis qu'un Malfoy n'est pas impatient ? tu l'étais bien l'autre fois, lorsqu'il y avait ce match de Quiddi … Qui …
- Quidditch, l'aida Kingsley.
Harry le remercia et reprit son invective :
- Et puis je vois bien que tu es impatient quand tu veux quelque chose !
Drago chercha du soutien dans le regard des adultes, mais tous affichaient un sourire complice. Apparemment, ils avaient décidé de lui montrer les défauts de son éducation dès maintenant.
Soupirant, il se tourna vers Harry et son regard un peu en colère et lui dit humblement, bien qu'avec timidité :
- Pardon, j'ai été impatient de te revoir, moi aussi.
Le petit brun afficha immédiatement un immense sourire et se jeta sur lui pour frotter sa tête contre son épaule et lui appliquer quelques léchouilles sur le visage. Rémus eut un éclat de rire et Drago se força à ne pas penser qu'il regrettait son geste.
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J'espère que ça vous a plu, j'attends vos retours !
À bientôt !
