Bonjour, bonsoir ! Merci à tout le monde pour vos nombreux messages ! C'est fou, vous êtes toujours plus à laisser des reviews et ça fait véritablement plaisir ! Merci aussi à tous ceux qui nous ont rejoints et qui m'ont mis en follow ou favoris ! Et merci particulièrement à ceux qui m'encouragent systématiquement ! C'est revigorant !
Petit clin d'œil à Yume Resonance en début de chapitre, cette partie là était déjà écrite lorsque j'ai répondu à ton message, tu comprendras donc mieux mes mots … ^^
Je sais que les salutations sont très différentes en Angleterre et que là-bas les gens ne s'embrassent pas pour se dire bonjour, que ça paraît même très étrange … Mais faisons comme si ils avaient les mêmes pratiques qu'en France, pour les besoins de l'histoire :)
Bon, j'arrête avec le blabla … Bonne lecture !
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Chapitre 58
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Les trois garçons s'étaient isolés dans la chambre d'enfant et Fred proposa :
- Que dirais-tu d'apprendre à faire un vrai salut …
- Avec une étreinte ou un bisou !
- Hé ! s'exclama Harry avec un air faussement fâché. Je sais faire un câlin !
Il illustra ses propos en enroulant ses bras autour du corps de George qui était le plus proche de lui. Automatiquement, le grand roux lui rendit son geste et le petit brun lui sourit en retour.
- Mettre ses bras atour de quelqu'un et serrer, indiqua-t-il tout de même, c'est pas faire un câlin. Il faut que tu penses « câlin », genre … Que t'y mettes de l'affection, que tu penses « réconfort », « consolation », bref. Tu comprends le topo ?
Harry pencha la tête sur le côté avec une moue perplexe.
- Ok, passa Fred en faisant un geste de la main. Tu sais faire un câlin. Mais un bisou ?
- C'est quoi un bisou ?
- Ah ! Cria George en levant haut les bras, lâchant Harry. Il a finalement une faille le petit Tiny. T'inquiète, boule de poils, on va tout t'apprendre.
Il passa un bras sur ses épaules et s'approcha de son oreille, conspirateur.
- Pour faire un bisou, chuchota l'un.
- Tu dois mettre ta bouche comme ça … mima l'autre en pinçant ses lèvres.
- Puis les poser sur la joue de l'autre, comme ça, continua le premier en déposant un baiser sur la joue ronde de Harry.
- Attention, il ne s'agit pas simplement de coller ses lèvres sur la joue et de s'en aller, il faut faire du bruit, écoute …
Fred recommença et fit un bisou sonore sur l'autre joue du petit brun qui pouffa, amusé.
- Aller, repris George. Montre-nous !
Alors Harry imita grossièrement ses amis et pinça ses lèvres comme ils lui avaient montré.
- C'est bien, Tiny. Maintenant, fait le geste.
Mais les jumeaux étaient un peu haut pour qu'il puisse atteindre leurs joues, alors il empoigna un bout de cape de George et tira dessus pour le descendre à son niveau. Puis il apposa ses lèvres sur la peau constellée de taches de rousseur et fit un gros bruit de succion en les retirant. Les jumeaux applaudirent et Harry afficha un immense sourire avant d'exploser de rire.
Quand il eut repris un peu de souffle, le petit animagus en profita et les remercia joyeusement pour leurs cadeaux de noël :
- Je voulais vous dire … Merci beaucoup pour vos jeux de cartes, c'était vraiment très drôle et on a beaucoup joué avec Moony et Ley !
Soudainement, il leur agrippa la cape, les tira à lui et leur administra un gros baiser bruyant et un tantinet baveux sur chacune de leurs joues. Dans leur surprise, les deux frères se laissèrent faire, alors même que les lèvres de Harry étaient un peu trop près des leurs pour que ça soit convenable. Cependant, aucun ne s'y attarda, sachant parfaitement que leur ami n'avait aucune conscience du convenable pour la société humaine et, a fortiori, sorcière. Ils lui ébouriffèrent plutôt les cheveux en retour, le faisant rire aux éclats.
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Plus tard, alors que Rémus vint chercher les deux frères pour qu'ils regagnent leur salle commune avant le couvre-feu, il les découvrit tous les trois affalés par terre, à même le tapis moelleux et papotant joyeusement. Les deux roux étaient étalés côte à côte, Harry pelotonné entre eux, en chien de fusil. La tête sur le bras de l'un et une jambe sur celles de l'autre. Le dos tout contre le premier et ses mains cramponnées à la cape du second, le nez plongé dedans. Il ne pouvait être plus confortablement installé selon ses critères. L'odeur de ses deux amis le couvrait entièrement et lui assurait une atmosphère sereine.
D'ailleurs, il commençait à somnoler et fut vite conduit jusqu'à son lit pour se coucher correctement.
- Attends, Moony, protesta-t-il mollement. Regarde !
Très fier de son nouvel apprentissage, il lui fit une démonstration. Seulement, dans son empressement, il s'y prit un peu brusquement et fit mal au loup-garou. Rémus le lui fit savoir en le repoussant à bout de bras.
- Doucement, Harry. Tu me fais mal !
L'enfant, loin de vouloir blesser l'homme qu'il aimait plus que tout au monde, se mit à couiner de détresse. Il voulait, au contraire, lui faire savoir toute son affection et ne comprenait pas, il avait très bien réussi avec les jumeaux.
Pour soulager son tuteur, il se mit à le léchouiller promptement.
- Eh bien, ce n'est pas encore au point, commenta Kingsley dans l'embrasure de la porte.
- Tout va bien, Tiny, rassura Rémus. Je ne t'en veux pas. Je sais que tu voulais bien faire.
Il le prit dans ses bras et lui dit :
- Viens là et montre-moi plus doucement.
Calmé, Harry entreprit de refaire le bisou de manière bien plus concentré. Et quand le bruit de succion retentit dans la chambre, il s'écarta de son tuteur et le regarda dans l'attente de son jugement.
- C'était parfait, Tiny.
Il l'embrassa à son tour sur le front et Harry put être mis au lit.
Après l'avoir confortablement bordé, Rémus s'agenouilla à ses côtés et, tout en lui passant plusieurs fois la main dans les cheveux, lui expliqua :
- Je suis heureux que tu apprennes plein de nouvelles choses, Harry. Cependant, il faut que tu fasses attention à certaines choses. Faire des bisous à tes amis ne pose pas de problème, encore faut-il qu'il soit d'accord. Mais on ne fait pas de bisous à n'importe qui, tu comprends ? Toujours avec des personnes que tu connais bien et si elles sont d'accord.
- Oui, Moony.
- Bien. Bonne nuit, Tiny.
Il lui embrassa à nouveau le front puis se releva, laissant la place à Kingsley qui attendait patiemment derrière lui.
- Bonne nuit, bonhomme.
- Je peux te faire un bisou, Ley ?
L'Auror sourit avec affection et lui répondit :
- Bien sûr, Tiny.
Il se pencha alors à la portée de l'enfant et reçut son baiser. Harry lui sourit et Kingsley lui ébouriffa les cheveux.
- Fais de beaux rêves.
Les deux hommes quittèrent la pièce et Harry s'endormit heureux.
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Le lendemain, aux premières lueurs du jour, avant même de prendre son petit déjeuner, Drago prit le temps d'écrire une lettre à son père. Le plan exposé par son directeur de maison la veille lui paraissait être la meilleure des solutions. Aussi, ceci fait, il prit le chemin des appartements où logeait son ami.
Il hésita un instant devant la porte, craignant qu'il ne soit trop tôt pour ses habitants. Puis prit son courage à deux mains et frappa. Ce fut l'Auror qui lui répondit. Celui-ci était en tenue officielle et s'apprêtait, semble-t-il, à se rendre au ministère.
- Bonjour, Drago, salua l'adulte.
L'enfant grimaça à la familiarité toujours occurrente chez l'homme lorsqu'il s'adressait à lui, mais ne s'y attarda pas.
- Bonjour, monsieur Shaklbolt. Je souhaiterais parler à Harry. Est-il déjà levé ?
L'Auror jeta un coup d'œil par-dessus son épaule et, après une seconde, poussa le battant, l'invitant à entrer.
- Rémus est en train de lui faire son petit déjeuner, tu peux aller t'asseoir à la table pour l'attendre, si tu veux.
Drago acquiesça et fit un pas dans la direction du côté salle à manger, lorsque l'adulte le retint par l'épaule.
- Que l'histoire d'hier ne se répète pas, fit-il d'une voix basse mais au ton clairement menaçant.
L'Auror le surplombait de toute sa massive silhouette et son regard planté dans le sien lui donnait des sueurs froides. Rapidement, il acquiesça et déglutit.
Instantanément, le sourire revint sur le visage à la peau sombre.
- Bien, fit-il joyeusement. Ce n'est pas le tout, mais je dois aller bosser, moi. Bonne journée tout le monde.
Et sans plus s'attarder, il se saisit d'une bonne poignée de poudre de cheminette, la jeta dans le feu, cria sa destination et disparut.
Drago eut un autre frisson. Il souffla fortement et, carrant les épaules, s'approcha de son ami attablé et présentement en train de manger son habituelle mixture.
- Bonjour monsieur Lupin. Bonjour Harry.
Deux regards se braquèrent sur lui. L'adulte affichait un air paisible bien qu'un peu moins doux que d'ordinaire, tandis que son ami souriait timidement, attendant sans doute un mot de sa part. Alors il répondit à son geste et s'approcha pour lui expliquer.
Comme deviné par son directeur de maison, Harry ne comprit pas tout et son tuteur dut expliciter plusieurs fois ses propos. Le petit brun s'inquiéta lorsqu'il décrivit les risques qu'il y avait auprès de son père. Drago vit clairement qu'il hésitait à l'étreindre ou lui manifester le moindre geste affectif, sachant sûrement qu'il n'en était pas fan. Cependant, le petit blond savait qu'il devait faire amende honorable devant lui et tendit de lui-même les bras ouverts.
Aussitôt, un magnifique sourire éclaira le visage de son ami et, à sa plus grande surprise et satisfaction, il ne reçut pas de léchouilles, mais un vrai baiser sur sa joue. Harry n'exagéra pas et le libéra rapidement, ce qu'apprécia Drago.
Maladroitement, il sourit aussi au tuteur de son ami et, avec soulagement, ce dernier le lui rendit.
- Bien, je devrais rejoindre ma classe, la professeure McGonagall n'aime pas beaucoup les retardataires, fit-il avec une grimace.
Rémus sourit avec compassion et l'interpella quand il fit demi-tour pour se diriger vers la porte :
- Drago !
Le jeune garçon se retourna et vit que le locataire des lieux lui tendait une pomme.
- Prend au moins une pomme, c'est important de manger le matin.
Drago rougit, attrapa le fruit, remercia le loup-garou et partit.
- Bien, fit Rémus. Voilà une bonne chose ! N'est-ce pas Tiny ?
- Oui, Moony !
Rémus sourit avec affection.
Harry finit son petit-déjeuner tranquillement tandis que l'homme rassemblait quelques feuilles, un pot d'encre, deux plumes, son carnet de notes pédagogiques et un parchemin un peu plus grand que les autres. Alors que l'enfant essuyait sa bouche chocolatée d'une serviette, il débarrassa la table d'un coup de baguette et posa son matériel dessus.
- Qu'est-ce que c'est, Moony ? Demanda l'enfant en désignant le grand parchemin où de grandes lignes étaient tracées.
- Ceci, Tiny, est un tableau pour construire un emploi du temps. On va voir ensemble tout ce que tu dois encore apprendre et qui se chargera de tes cours. Nous verrons un peu plus tard quand tes différents professeurs pourront te consacrer un peu de temps. Je ferais le plus gros, lorsque les autres ne pourront pas. Filius et Severus ont déjà beaucoup de cours à donner, à préparer et leurs responsabilités de directeurs de maisons à assurer.
- Oui, Moony. Et Ley aussi travaille beaucoup ! Tu crois qu'il pourra me donner des cours lui aussi ?
- C'est déjà prévu, Tiny. Kingsley tient beaucoup à participer à ton éducation, que ce soit à la maison au quotidien, mais aussi dans ton programme scolaire.
- Oui ! S'exclama joyeusement Harry.
Ils s'installèrent à table et listèrent tous ce qu'étudierait le garçon.
- Filius s'est proposé pour continuer avec toi, comme avant les vacances, à t'enseigner l'écriture et la lecture. Il a aussi avancé qu'il pourrait t'initier aux sortilèges.
- Oui ! Oui oui oui ! S'écria Harry en sautillant sur sa chaise.
Il avait tant attendu ce moment où il pourrait apprendre à se servir de sa baguette magique. Rémus sourit, amusé. Il connaissait l'impatience de son petit protégé. Et il savait que le maître en sortilèges était le plus indiqué pour cela.
- Severus est d'accord pour commencer sérieusement à t'appendre les potions, ainsi que les mathématiques.
- C'est quoi les mamétatique ?
Rémus pouffa et répondit :
- Les mathématiques, Tiny. Tu verras ça dans quelques minutes, Severus ne devrait pas tarder à arriver. Kingsley t'enseignera l'histoire du Royaume Uni et de la magie. Il travaille beaucoup au ministère, alors ce sera seulement le week-end, mais ce sera seulement une initiation donc cela devrait suffire. Tu n'es pas encore en mesure, je pense, d'appréhender plus que quelques repères.
Harry acquiesça, bien conscient qu'il avait une immensité de choses à apprendre et qu'il avait un certain retard à rattraper, par rapport aux enfants de son âge.
- Je me chargerais personnellement de tes cours de motricité, on va faire plein de gâteaux ! Chuchota le maraudeur avec un sourire complice.
Harry rit et répondit au sourire de son tuteur.
- On fera aussi des activités artistiques, du bricolage, on va aussi faire un peu de culture … Hagrid m'a indiqué qu'il avait installé un carré de terre couvert rien que pour nous et Madame Chourave, qui est professeur de botanique, nous a dégoté quelques graines étonnantes.
L'enfant était extatique à l'idée de toutes ces nouvelles choses qu'il allait faire, expérimenter, apprendre.
- Oh, ajouta Rémus. Et je suis certain que l'on pourra solliciter Drago et les jumeaux pour qu'ils participent à quelques activités.
- Oui ! S'exclama encore Harry.
Ils riaient encore lorsque de nouveaux coups retentirent à l'entrée. Le jeune garçon se leva et ouvrit pour découvrir le maître des potions derrière.
- Eh bien, je vois que l'on est matinal aujourd'hui.
Harry sourit et se jeta tête la première dans le giron de l'homme en noir. Comme d'habitude, l'homme ne répondit pas complètement à son geste et l'enfant se recula rapidement, souriant. Severus lui fit une pichenette sur le front et tous deux s'avancèrent dans l'appartement. Ils s'assirent à table et l'adulte sortit de sa robe un rouleau de parchemin qu'il déroula devant lui. Il planta alors son regard dans celui de l'enfant et lui demanda :
- Alors, Harry. Sais-tu compter ?
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