Bonjour, bonsoir !

Merci pour les reviews et encouragements ! Cependant, voilà 5 chapitres que le nombre de messages baisse (passant de 21 à 14 ces trois derniers chapitres, même si je sais que certain ne commentent pas systématiquement, ce n'est pas un reproche), pourtant, le taux de consultation de ma fiction n'a jamais été si haut, y-a-t-il une raison ? J'aimerai avoir de francs retours sur mon travail, j'ai toujours été ouverte aux critiques constructives et bien que j'aie un certain style et un squelette bien défini pour l'écriture de cette histoire, peut-être avez-vous de bonnes remarques à faire dessus.

Oh ! On m'a gentiment reproché de ne pas avoir prévenu plus tôt que j'avais d'autres fictions à mon actif … C'est effectivement le cas, dont une qui est en cours, en parallèle à celle-ci, et qui s'appelle « Endoctrinement ». Si ça vous intéresse, je vous invite à faire un tour sur mon profil et consulter mes autres petites histoires !

Oui, c'est encore un petit chapitre, j'en suis désolée, mais j'ai pas eu beaucoup de temps cette semaine et je préfère prévenir aussi qu'il en sera de même pour les 3 semaines à venir (c'est donc aussi valable pour « Endoctrinement »). Je serais en stage et il promet d'être très fatigant et me demandera beaucoup de travail. J'essaierai tout de même de poster un petit chapitre par semaine, comme j'en ai l'habitude :)

Sur ce, bonne lecture !

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Chapitre 66

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- Tu sembles me prêter un pouvoir que je ne possède pas, Rémus. Mais j'accepte de faire mon possible pour que vérité soit révélée. Je serai l'avocat de Sirius lors de son procès lundi prochain.

- Merci Albus.

Rémus quitta le bureau du directeur et rejoignit son appartement l'esprit encore préoccupé. Cette histoire parasitait toutes ses pensées. Il avait un cours à donner et il espérait que Harry serait déjà revenu, il n'avait pas cœur à parcourir le château maintenant. La séance du jour lui serait suffisante.

Pour cette matinée, Rémus avait prévu un peu d'exercice. L'éducation physique était, après tout, constituante d'une bonne santé et d'une bonne intégration dans la société, tant pour l'hygiène du corps que pour l'estime de soi, et tant d'autres choses si bénéfiques. Il lui était rapidement apparu que ce serait un enseignement incontournable. Malheureusement, il ne pouvait pas proposer de sports collectifs, pas encore, mais tout un panel d'exercices individuels lui étaient déjà ouverts.

Une fois son pupille retrouvé, ils se dirigèrent vers la Salle sur Demande, merveilleuse pièce qui avait la faculté de prendre la forme souhaitée, qu'elles qu'en soient les propriétés. Encore fallait-il savoir où elle se trouvait. Mystère qu'avait élucidé Rémus avec ses camarades les Maraudeurs dans leur jeunesse. Cette pièce offrait une multitude de possibilités très opportunes pour Harry et lui, surtout en cette saison pendant laquelle courir dehors n'était pas des plus aisé.

Suer et se concentrer sur des mouvements précis et souvent répétitifs leurs aéra la tête à tous les deux.

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La semaine fut étrange au pied de la tour Serdaigle. Rémus et Harry avaient tous les deux un comportement inhabituel. Le premier semblait se ronger les sangs et était constamment perdu dans ses pensées, tandis que le second fuyait leur foyer dès qu'il le pouvait, passant tout son temps dans les couloirs de Poudlard. Kingsley, lui, ne pouvait qu'observer de loin les états d'âme de son ami et de son pupille. Il avait bien tenté d'entamer une conversation avec eux, mais Harry esquivait toujours habilement et Rémus se terrait dans le silence.

Ce fut pire encore au petit matin du lundi 3 février, jour du procès de Sirius Black. Bien que le procès se déroule en huis-clos, tous les quotidiens traitaient le sujet avec des gros titres plus accrocheurs les uns que les autres. « UN INNONCENT A AZKABAN ? », « SIRIUS BLACK ENFIN JUGE », «LA JUSTICE COMPROMISE », « UN MANGEMORT BIENTOT LIBERE ? », tous les points de vue étaient exprimés, mais aucun ne détenait d'informations récentes, ressassant des faits anciens de 10 ans, sortant des biographies et généalogies vues et revues, théorisant et extrapolant des élucubrations abracadabrantesques.

Rien pour apaiser les nerfs de Rémus qui creusait une tranchée dans le salon de son appartement. Kingsley était parti travailler, comme d'habitude, Harry vaquait quelque part dans l'école, Rémus lui ayant sa matinée de libre, totalement incapable de se concentrer sur quelque chose.

Mille pensées traversaient l'esprit du loup-garou. Il avait peur du retour de son ami et l'appréhendait autant qu'il l'attendait. Évidemment, il avait hâte de le revoir, Sirius avait été son meilleur ami et ils avaient tant de souvenirs heureux avec lui. Cependant, aujourd'hui de nouveaux paramètres rentraient en compte et il craignait leurs retrouvailles. D'abord parce qu'à leur dernière rencontre, ils étaient en guerre et l'ambiance était froide et suspicieuse. Ensuite, maintenant il y avait Harry.

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Au ministère, Kingsley était obligé de jouer des coudes pour progresser à travers la foule. Le monde sorcier était en ébullition. Nombreuses avaient été les vendettas au sortir de la guerre, à tort et à travers tout le monde avait suspecté ses voisins, personne n'était innocent et les accusations avaient été innombrables. Beaucoup, justifiées, mais trop sur de simples allégations.

Des centaines de sorciers et sorcières avaient été mis sous surveillance, avaient reçu des amendes ou avaient été emprisonnés dans de petites prisons du Royaume pour collaboration avec les Mangemorts. Mais, une cinquantaine d'hommes et de femmes accusés à l'époque d'actes Mangemoresques avaient été directement enfermés à Azkaban. Parmi eux se trouvaient peut-être des innocents.

La directrice du département de la justice, Madame Bones avait fait un travail d'orfèvre. Elle avait minutieusement épluché tous les témoignages de l'époque afin de trouver des indices. Et aujourd'hui était le début d'une série de soixante-dix procès d'hommes et de femmes qui avaient été enfermés ou relaxés sans jugements dans les années 1970, afin de déterminer une bonne fois pour toute qui avait véritablement été Mangemort.

Les distributeurs journaux, vendeurs et crieurs faisaient du bruit dans le grand hall du ministère. Chacun mettait en avant la quantité d'informations qu'il avait plus que les autres. Les employés du ministère grouillaient à leurs activités, mais une multitude d'individus venant faire des réclamations semblaient s'être rassemblés ici. Certains criaient au scandale, d'autre hurlaient l'innocence d'un proche, des enfants et femmes pleuraient bruyamment, une cohorte manifestait contre la libération de quelques figures emblématiques Mangemorts et d'autres encore venaient témoigner pour ou contre certains noms.

Kingsley sut que cette journée ne serait pas très efficiente dans son travail. Il sentait déjà venir la fatigue et déjà quelques-uns de ses collègues étaient appelés à faire régner le calme. Son chef semblait craindre des débordements.

À raison. La journée de l'Auror fut épuisante et il fut bien heureux de rentrer chez lui, ne dépassant pas d'une minute son horaire de travail.

Lorsqu'il franchit les flammes et atterrit dans son salon, ce fut pour tomber nez à nez avec Albus.

- Bonsoir, fit-il quelque peu étonné.

Avant de se souvenir que le directeur de Poudlard devait être là en qualité d'avocat de Sirius et qu'il devait être venu rapporter le résultat du procès. Aussitôt, il chercha des yeux Rémus et Harry. Le second n'était nulle part en vue, mais le premier était avachi sur le canapé, la tête dans les mains. Il en fut inquiet.

- Le procès ne s'est pas bien passé ? Ne me dites-pas que vous n'avez pas réussi à l'innocenter !

- Si, s'empressa de le rassurer le vieil homme. Cependant, il n'est pas encore libre …

- Comment ça ? L'interrompit Kingsley, avide de réponses.

- Il va d'abord passer un séjour à l'hôpital pour faire quelques tests. Une petite escouade d'Aurors et de Médicomages est venue le chercher et l'a escorté à Sainte-Mangouste. Le Magenmagot a estimé préférable qu'une étude sur son état de santé, tant psychologique que physique, soit faite avant sa remise en liberté totale.

Kingsley acquiesça, en accord avec la prescription. Ça lui semblait être la moindre des choses après un passage de 10 ans dans la prison la plus horrible du monde sorcier. D'autant plus qu'il en allait de la sécurité de Harry.

- Mais Sirius a été reconnu innocent des crimes qui lui avaient été reprochés. Peter prendra sa place à Azkaban dès ce soir.

Il en avait oublié le véritable traître, heureusement, ce dernier allait être transféré à sa juste place et cesserait d'être une menace pour la société.

Après les salutations d'usage, Albus rejoignit son bureau et ses occupations, tandis que Kingsley s'asseyait auprès de Rémus.

- Rem ? Demanda prudemment l'Auror, posant sa main sur son dos.

- Ça va, Ley. Il faut juste que je remette tout ça dans l'ordre, lui souffla son ami en retour.

Kingsley acquiesça et fit glisser sa main jusqu'à son épaule puis le tira à lui pour lui offrir une étreinte réconfortante. Il était là pour lui et Rémus le savait. Il avait juste le besoin de se dire qu'il ne servait à rien de s'inquiéter, ça ne ferait pas accélérer les choses. Comme le dirait Newt Scamander : « S'inquiéter, c'est souffrir deux fois » *.

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* Réplique du film « Les animaux fantastiques »

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À bientôt !