Bonjour, bonsoir !
Merci pour toutes les reviews et les encouragements ! Le précédent chapitre a beaucoup plu et j'en suis ravie ! Harry fait une rencontre étonnante, attention aux phobiques des bestioles à huit pattes ! ^^ Retour dans un lieu particulier au cours de ce chapitre … j'espère que vous apprécierez, j'ai totalement inventé l'événement !
Pour ceux qui sont intéressés, deux infos : ma fiction « Endoctrinement » est terminée, vous la trouverez sur mon profil ! J'ai repris l'écriture (active) et la publication de ma fiction « La Grande Perturbation » ! Allez jeter un œil !
Sur ce, bonne lecture !
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Chapitre 76
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Rémus se réveilla en sursaut. Il ouvrit un œil et découvrit une petite silhouette à l'entrée de sa chambre.
- Harry ?
Seul un reniflement lui répondit et il fut immédiatement sur le qui-vive.
- Harry, qu'y a-t-il ?
Ne voyant pas l'enfant bouger ni répondre, il ajouta :
- Viens.
C'était apparemment le mot qu'attendait le petit brun, car il se précipita aussitôt sur le lit, grimpa sur le matelas et vint se lover contre son tuteur.
- Eh bien, murmura Rémus à l'oreille de son pupille qu'il sentait tout tremblant contre lui.
Il lui caressa la tête et le dos, passant et repassant ses mains dans sa chevelure hirsute et sa peau nue, puisque Harry dormait toujours sans vêtement. Il ne savait pas encore quel était le problème, mais il pouvait, sans trop de risques, suspecter un cauchemar.
Pour plus de confort, il les recouvrit de sa couverture. L'enfant se lova contre lui, plongeant son nez contre son cou. Rémus le laissa faire, sachant que, lorsque Harry était troublé, il retrouvait des réflexes de renard. Le petit faisait beaucoup d'efforts et de progrès, mais sept ans d'éducation canine ne pouvaient s'effacer en quelques mois.
Dans son cou, Rémus sentit les larmes de son petit garçon et sa gorge se serra.
- Harry, dis-moi ce qui ne va pas, mon cœur.
L'enfant renifla et baragouina quelques mots, mais il lui fut impossible de comprendre quoi que ce soit. Il continua donc à lui apporter du réconfort.
- Tu es avec moi maintenant, tu n'as rien à craindre ici, mon cœur. On est à Poudlard, dans notre appartement, Kingsley est à côté, dans sa chambre, tout le monde est là et on t'aime, Harry. Tu m'entends ?
Le petit brun acquiesça.
- Tu le sais, n'est-ce pas ? On t'aime et on est là pour toi !
L'enfant renifla un petit coup et hocha de la tête. Rémus le serra contre lui et poursuivit ses attentions.
- Dors, mon ange. Je suis là.
L'homme avait compris qu'il ne tirerait rien de Harry ce soir. Ils en discuteraient demain, lorsqu'il serait plus calme. Il attendit que le petit s'endorme avant de fermer les yeux. Un soupire lui échappa et il se laissa couler dans les bras de Morphée.
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Le lendemain matin, Rémus fut réveillé avant Harry. Le crut-il, car quand il fit mine de se lever, Harry s'accrocha à lui et avait les yeux bien ouverts.
- Oh, Harry. Je ne m'étais pas rendu compte que tu étais réveillé. Ça va ? Tu as réussi à bien dormir après être venu ici ?
L'enfant acquiesça, mais ne relâcha pas sa prise sur le vêtement de son tuteur. À nouveau, Rémus le prit dans ses bras et lui offrit une chaleureuse étreinte. Il l'embrassa sur le front et lui demanda :
- Tu veux bien me dire pourquoi tu m'as rejoint cette nuit ?
Cette fois, Harry secoua la tête de gauche à droite.
- Ce n'est pas un problème que tu viennes, Harry. Ça ne me dérange pas, quand tu en as besoin, tu es toujours le bienvenu. Seulement, je voudrais savoir pourquoi tu en as ressenti le besoin. Qu'est-ce qui t'a effrayé cette nuit ? Tu as fait un cauchemar ?
- Ui, chuchota l'enfant comme s'il en avait honte.
Rémus le serra plus fort contre lui.
- Raconte-moi, qu'est-ce que tu as vu ?
Une poignée de seconde passa sans que Harry ne réponde. Puis, l'enfant prit une faible inspiration et se lança :
- Au début, je ne voyais rien, murmura-t-il. Tout était noir … Et puis j'ai entendu un cri, ça faisait peur … Je ne voyais toujours pas qui avait crié, mais je suis sûr que c'était une femme et elle avait mal. Et peur, elle avait très peur.
Harry frissonna dans ses bras.
- Et puis, il y a eu une lumière verte et je me suis réveillé, conclut-il avec un gémissement.
Rémus en frémit à son tour. Il ne pouvait croire que Harry avait rêvé de cette nuit-là. Cette nuit où il avait tout perdu la première fois, cette nuit pendant laquelle le monde sorcier avait basculé. Évidemment Kingsley lui avait rapporté qu'il avait déjà fait un cauchemar sur cette même nuit, mais il avait oublié, sur le coup et n'en avait pas parlé tout de suite avec lui. C'était une faute, il aurait dû le faire immédiatement, maintenant Harry avait refait ce mauvais rêve et ça lui tourmentait l'esprit.
Après plusieurs minutes passées à réconforter l'enfant, Rémus commença à lui parler des événements de cette soirée. Il lui décrivit la place et le rôle de chacun, lui rappela l'identité et les vœux de Voldemort et l'enjeu du combat.
- Tes parents étaient très courageux, Harry. Et ta mère s'est effectivement sacrifiée pour te sauver ce jour-là, c'est à dire qu'elle a préféré mourir pour que tu puisses vivre. Le sort de couleur vert, que tu as vu, est celui qui tue. L'homme aux yeux rouge, c'est Voldemort après qu'il se soit plongé dans la magie noire et les arts sombres. Tu te rappelles les deux histoires que nous t'avons raconté ?
Harry acquiesça, toujours blotti contre son tuteur.
- Si tu le souhaites, Sirius et moi pouvons te parler de tes parents biologiques, tes parents humains. C'étaient de très proches amis, James était comme un frère pour Sirius et j'étais assez proche de Lily.
Il plongea son regard dans celui de l'enfant.
- Mais il ne faut pas que tu ressasses tout ça, Harry. C'est du passé et, si c'est triste, on ne peut rien y changer.
L'enfant acquiesça, Rémus lui appliqua une dernière caresse sur les joues pour effacer les dernières traces de larmes, puis ils se levèrent tous les deux pour rejoindre la salle à manger.
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Quirinus était fier de lui. Ce week-end, il avait fait une excellente affaire. Après un petit aller-retour dans une petite réserve de Norvège, il revenait de bien bonne humeur. Aujourd'hui, il avait rendez-vous avec le garde-chasse et il avait enfin un moyen d'échange. Il allait enfin pouvoir obtenir ce qu'il voulait depuis le début de l'année. Sept mois d'attente, il espérait vraiment avoir des résultats pour pouvoir avancer dans sa quête.
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Harry était assis en tailleur face à Lee, dans le dortoir des troisièmes années de Gryffondor. Fred et George l'y avait conduit après avoir été le chercher dans ses appartements. Ils étaient d'ailleurs avec eux, encadrant le petit brun. Leur quatrième camarade était absent, sûrement en train de travailler à la bibliothèque. Tout était d'un rouge sombre relevé de dorure et d'un vert forêt qui venait agrémenter le décor, donnant un effet médiéval au décor.
Lee avait convié Harry à venir pour lui montrer son animal de compagnie. Le jeune homme lui en avait parlé lors d'un repas qu'ils avaient passé ensemble dans la Grande Salle et, depuis, l'enfant voulait absolument le voir. Seulement, Fred et George ne l'avaient pas laissé y aller seul et l'avaient donc accompagné. L'un était donc assis à sa droite, un bras passé sur ses épaules, l'autre était affalé sur le ventre de l'autre côté.
Lee, face à eux trois, avait posé une caisse en bois devant eux.
- Tu es prêt, Tiny ? Il faut faire attention, ne t'en approche pas trop, attends qu'elle t'ait bien vu avant.
- D'accord, Lee.
- Bien.
Le jeune homme posa une boite devant lui et souleva doucement le couvercle. Harry se pencha lentement dessus et tenta de jeter un coup d'œil à l'intérieur. La boite était grande et haute, elle faisait bien 50cm de large, de long et de haut, il devait donc se lever un peu sur ses genoux pour apercevoir son contenu. Fred posa une main sur le devant de son torse pour le maintenir au cas où il basculerait, Harry avait encore parfois un équilibre précaire.
Au fond de la boite, une gigantesque araignée prenait presque toute la place. La bestiole faisait au moins 20cm d'envergure. Harry n'avait jamais vu de bête aussi grosse. Par crainte, il rentra un peu la tête dans les épaules. Fred l'attira alors à lui, le prenant lâchement dans ses bras, tandis que George et Lee s'amusaient avec l'animal.
- Harry, je te présente Antoinette. C'est une tarentule géante.
- Elle est un peu intimidante, comme ça … Mais, en fait, elle est totalement inoffensive, avoua George.
- Tu veux la caresser ? Lui demanda Lee.
Harry le regarda avec de grands yeux de chouette.
- Je peux ?
Honnêtement, il avait un peu peur. Dans sa forme de renard, les araignées ne faisaient pas partie de son régime alimentaire. Il les laissait tranquille et vice-versa. Cependant, il n'en avait jamais vu d'aussi grosse.
- Bien sûr, le rassura Lee. Je t'assure qu'elle ne pique pas.
Harry jeta un œil à Fred et George, en qui il avait plus confiance, ces derniers acquiescèrent pour confirmer. Toujours avec le bras d'un des frères autour du lui, le petit brun s'avança et, précautionneusement, leva le bras pour toucher l'araignée. Timidement, il la toucha du bout du doigt. Quand il fut assuré qu'elle n'allait pas brutalement lui sauter à la gorge pour le dévorer, il la caressa doucement, conservant tout de même une certaine prudence.
Lee affichait un sourire ravi. Il était extrêmement fier de son animal de compagnie totalement atypique.
- En fait, c'est un mâle, mais je lui avais déjà donné ce prénom quand je l'ai reçu, donc il a conservé le nom d'Antoinette.
- Antoinette est vieux prénom pour femme, lui précisa George ne voyant pas Harry réagir.
Il eut raison, car, presque aussitôt, le regard du plus jeune s'éclaira et il pouffa, mettant sa main devant sa bouche.
- Déjà que Antoinette est un prénom décalé pour une fille, expliqua Fred.
- C'est vraiment un très vieux prénom, repris George.
- Mais en plus c'est un prénom de fille donné à un garçon …
- C'est qui est génial ! S'exclama Lee avec un immense sourire ravi et fier de lui.
Fred leva les yeux au ciel et rit, vite suivit de son frère et de Harry.
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Rémus attendait patiemment que son pupille rentre de son cours de potion. Il était 18h et il ne devait plus tarder. En ce jeudi 19 mars, les sorciers respectueux des rites et fêtes traditionnelles étaient soucieux de bien préparer la journée du lendemain.
Dans le paganisme moldu, les solstices étaient très importants et les légendes reprenaient souvent ces dates pour marquer les histoires de grands basculements. Certaines communautés célébraient aussi la fin de l'hiver et l'arrivée du printemps avec un carnaval. Les sorciers, eux, leurs préféraient les équinoxes, instants d'équilibre entre le jour et la nuit. Certains superstitieux reprenaient parfois les solstices aussi en célébration pour éradiquer le Mal. Cependant, c'étaient, la plupart du temps, des fêtes plus symboliques que réellement magiques. Elles avaient plus pour vocation l'éducation et la tradition qu'une volonté obscurantiste.
Quand, enfin, Severus et Harry rentrèrent, ils rejoignirent rapidement le loup-garou qui les attendait devant la cheminée. Le maître des potions avait sa valise rétrécie dans la poche et Kingsley avait déjà embarqué les affaires de Rémus et de leur pupille. L'Auror les avaient devancés pour préparer sa maison. Harry avait hâte de retourner dans ce petit cottage où ils avaient passé les fêtes de noël et du nouvel an. Il avait adoré son premier séjour là-bas et il ne doutait pas qu'il en serait de même pour celui-ci, bien qu'il serait beaucoup plus court, Moony l'avait prévenu.
Se pressant dans l'âtre, il se tint fort à son professeur et ferma les yeux tandis que Severus clamait leur destination. Rémus les suivit de peu après avoir jeté un dernier coup d'œil au salon pour vérifier qu'ils n'avaient rien oublier.
Une fois arrivés à destination, le feu repris sa couleur d'origine et les trois invités s'empressèrent de s'écarter pour ne pas se brûler les fesses.
- Tout est prêt ? Demanda Rémus à Kingsley qui apparaissaient dans la pièce.
- J'ai rassemblé la paille à l'extérieur, couvrez-vous, il fait froid !
Rémus s'appliqua à faire enfiler un manteau à Harry, puis mis le sien. Severus se contenta d'ajouter un sortilège de chauffage sur sa cape et tous sortirent. Dehors, bien qu'il ne pleuvait pas, le ciel était couvert et l'humidité ambiante donnait à la brise une fraîcheur désagréable. L'Auror les guida jusqu'à un abris bois qui longeait le côté Est de la maison. Au bout de ce dernier, après un tas de bûches conséquent, il avait entassé plusieurs petits ballots de paille.
- Prenons-en un chacun et plaçons les là-bas !
Il désigna un espace qu'il avait dégagé un peu plus loin sur le gazon qu'il avait tondu pour l'occasion et qui était entouré de briquettes. Il se saisit du premier et l'emmena à l'endroit prévu. Tout le monde prit le sien à sa suite et suivirent le même itinéraire. Quand tous les ballots furent empilés, d'un coup de baguette, Kingsley défit les liens qui maintenait les fétus de paille ensemble.
- Il ne reste plus qu'à former notre Monsieur Hiver ! S'exclama l'Auror avec bonne humeur.
Rémus recula un peu en emportant Harry avec lui et, passant ses bras autour de son cou et l'amenant contre lui, tous deux regardèrent l'œuvre de Severus et lui. Les deux sorciers faisaient danser leurs baguettes guidant les fétus en un schéma précis.
Plusieurs minutes après, Harry fut émerveillé devant la sculpture de paille qui se dressait devant eux. Elle représentait un homme emmitouflé dans une longue cape. Le modelé du tissu était très impressionnant tant il paraissait réel. À ses pieds, se tenait un petit feu de bois dont les véritables flammes venaient lécher ses jambes sans jamais les consommer.
- Nous l'enflammerons demain au petit matin, chuchota Rémus à l'oreille de l'enfant.
Harry acquiesça d'un air absent, totalement subjugué par le spectacle.
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Merci pour votre lecture, j'espère que ça vous a plu, j'attends vos retours !
À bientôt !
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