Bonjour, bonsoir !

Merci pour toutes les reviews et les encouragements ! Me voilà de retour chez moi après un mois de colo (Merlin que c'est fatigant de s'occuper d'enfants toute la journée!), cependant, je travaille toujours (eh oui, seulement deux jours de vacances, j'espère que VOUS profitez!) donc mes publications reprennent, mais je ne peux garantir une taille de chapitre conséquente. D'ailleurs, celui-ci est plutôt court …

J'espère que la suite vous plaira toujours !

Sur ce, bonne lecture !

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Chapitre 79

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Harry était confortablement assis dans un fauteuil deux fois trop grand pour lui, au milieu du bureau directorial. Rémus était à ses côtés, un peu à l'écart et avait assisté à son cours de loin, retenant tout de même chaque indication donnée par Albus.

Harry devait avouer qu'il avait eu un peu de mal à se concentrer au début, il y avait tant à contempler dans cet immense bureau. Les objets scintillants dont il ne connaissait pas la fonction jonchaient la plupart des étagères, toutes celles qui n'étaient pas déjà occupées par des livres ou des parchemins. Et puis, il fallait dire qu'il ne se sentait toujours pas des plus à l'aise en compagnie du vieux directeur.

Les cours de Filius étaient très intéressants, mais l'introduction à la magie que venait de lui faire le directeur de Poudlard était absolument passionnante. Harry avait englouti la moindre parole du vieux professeur, s'efforçant de tout mémoriser et Rémus, à ses côtés, en avait fait de même. Il faut dire que l'illustre sorcier avait eu le temps d'étudier sa matière durant sa longue vie.

L'enfant s'était toujours abreuvé de tous savoirs, il avait dévoré chaque explication – à défaut de livres puisqu'il ne savait pas encore bien lire – que lui avait donné Severus, les potions l'avaient fascinées. Aujourd'hui, c'était les sortilèges et la magie dans toutes ses utilisations. Le loup-garou n'était pas en reste. Cette même magie de laquelle il avait grandi un peu à l'écart et qui lui avait été un long moment presque interdite.

Severus avait d'ailleurs fait remarquer à Harry qu'ils passaient moins de temps ensemble. Le maître des potions y avait été à reculons, avouer ce genre de chose n'était pas dans ses habitudes, mais peu lui importait, finalement, que son petit protégé ne s'intéresse pas autant que lui à cet art si difficile. En revanche, il avait été quelque peu blessé d'être subitement moins visité et avait interrogé l'enfant sur la question.

Harry s'était platement excusé, confus et désolé. Il n'avait jamais désiré causer de la peine à son cher « homme en noir ». Il était seulement encore un peu maladroit avec les conventions sociales et étaient parfois débordé par tout ce qu'il découvrait et ressentait. Il avait eu tôt fait de réparer ses torts.

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Albus prit, comme promis, une heure par semaine pour enseigner à son jeune élève. Rémus les accompagnait toujours, veillant au grain et apprenait aussi, voire tout autant que son pupille. Harry avait expliqué à son nouveau professeur, tant bien que mal, comment il « voyait » sa magie lors de ses méditations. Le directeur et lui discutèrent longuement de l'aspect qu'elle pouvait prendre.

Le vieux professeur lui appris ce qu'était la magie instinctive, celle des mots et des gestes, de même que celle des créatures magiques. Là, Rémus put participer activement et en apprendre tout autant sur la question.

Pendant de longues heures ils explorèrent les possibilités de création de la magie. Il vit rapidement la manière dite « classique », celle enseignée à Poudlard par Filius, puis passèrent à celle sans baguette.

- Pense à ce que tu désires, envisage la possibilité que ce vœu se réalise, vois son résultat se produire. Il faut que toute ton intention soit concentrée dans cette pensée, Harry.

L'enfant mettait tous ses efforts à cette tâche, ses yeux étaient clos et plissés de concentration. Il voyait clairement son noyau magique. Il pensait si fort à son intention qu'il sentait sa chaleur se répandre en lui. Soudain, il sentit un picotement au bout de ses doigts. Instinctivement, il les tendit devant lui et il eut juste le temps d'ouvrir les yeux pour voir la plume devant lui se soulever légèrement. Il avait réussi.

Harry sentit une telle joie à cet exploit que toute sa concentration retomba et l'effet prit fin. La plume retomba doucement sur le bureau, devant le directeur qui le regardait fièrement.

- Bravo, mon petit. Tu viens de faire de la magie sans baguette !

Un sourire immense s'étira sur les lèvres de l'enfant et une rougeur apparut sur ses joues. Il était fier de lui. Et il pouvait, tout le monde n'était pas apte à faire ce genre de choses. Il fallait beaucoup de travail sur soi, de l'acharnement, mais aussi un don particulier. Il n'était pas donné à tout le monde de pratiquer une telle magie, c'était inné, ça ne s'apprenait pas.

Évidemment, Rémus le félicita aussitôt et ils fêtèrent ça en rentrant dans leur appartement avec Kingsley et Severus qu'ils avaient croisé en chemin.

- Je n'ai jamais douté de toi, déclara l'Auror en donnant une grande frappe sur l'épaule de Harry.

L'enfant vacilla un peu, mais il s'en fichait complètement tant il était fier. Son sourire faisait dix fois le tour de son visage et ses joues étaient encore rouges et chaudes de plaisir.

- Si tu es aussi doué en sortilèges qu'en potion, tu deviendras un grand sorcier, Harry !

Le petit, assis aux côtés de Rémus dans le canapé, rougit d'avantage et plongea son visage dans l'épaule de son voisin. Ce dernier gloussa et passa une main dans les cheveux hirsutes.

- C'est vrai, Tiny. Tu es un très bon élève. Attentif et intéressé, tu es curieux et créatif … Je ne serais pas surpris si tu devais aller à Serdaigle !

À ces mots, Severus leva les yeux au ciel. S'il devait les écouter, Harry changerait de maison tous les jours. Le gamin avait moult qualités et personne n'était avare en compliments le concernant.

Il était vrai que l'enfant était un élève modèle. Le maître des potions appréciait ses qualités, mais s'il devait être sincère, il avait parfois peur que leur petit protégé ne se laisse trop marcher sur les pieds. Il ne manquait pas de courage ou de témérité, mais recherchait constamment l'approbation de ses pairs, quitte à se laisser entraîner dans les ennuis. Heureusement, Harry n'avait pas de mauvaises fréquentations et son entourage prenait bien soin de lui, mais il ne pouvait s'empêcher de craindre un peu pour lui tout de même.

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- Dis-nous, Tiny …

- Est-ce que tu serais libre pendant les prochaines vacances ?

Les jumeaux Weasley, adossés l'un à l'autre sur un rebord de fenêtre dans la chambre de Harry, passaient et repassaient leurs mains dans la tignasse épaisse de leur ami. Ce dernier était assis, quant à lui, contre le mur, à leurs pieds, les yeux fermés, appréciant le doux massage sur son crâne.

- Je ne sais pas, répondit-il. Quand est-ce qu'elles sont ?

- À la fin de la semaine …

- Nous partirons samedi matin …

- Après le petit déjeuner.

- Nous faisons généralement nos valises la veille au soir …

- Et nous arrivons chez nous pour le repas du midi !

- Ah, d'accord. Je ne savais qu'il y avait de nouvelles vacances bientôt, donc je ne sais pas ce qu'ont prévu Moony et Ley …

Harry était inconscient de la demande sous-jacente à la première question. Il se contenta donc de garder les yeux fermés et de se laisser papouiller tranquillement. C'est pourquoi il fut surpris quand ses deux amis cessèrent leurs caresses. Il se redressa alors et leur jeta un coup d'œil.

- Il y a un problème ?

- Tu ne veux pas venir chez nous ? Demanda Fred avec une mine un peu déçue qu'il tenta de dissimuler, bien que Harry sût immédiatement la décelée.

- Quand ?

Fred et George se regardèrent interloqués.

- Eh bien, pendant les vacances ! Répondit George, sans comprendre.

- Vous m'invitez chez vous ? S'exclama Harry.

De nouveaux, les deux frères se lancèrent un regard, mais celui-ci était éclairé de compréhension.

- Lorsque nous t'avons demandé si tu étais libre …

- C'était pour savoir si ça te disait de venir à la maison !

- Pour dormir, manger …

- Faire des jeux, explorer le jardin …

- Partir à la chasse aux gnomes …

- Faire du Quidditch … Quoi ? Demanda Fred face au regard que lui lança son frère.

- Je ne sais pas si ce serait une bonne idée …

- Depuis quand n'avons-nous que des bonnes idées ?

- Certes … Mais je ne suis pas certain que Moony soit d'accord, répliqua George.

Sur cette remarque, les jumeaux grimacèrent. Harry qui avait regarder ses amis converser comme on regarde un match de tennis, secoua la tête de gauche à droite.

- Moony ne veut pas que je monte sur un balai, il dit que je manque encore d'équilibre. Paddy m'a promis qu'il m'apprendrait dès que je pourrai !

Les deux têtes rousses se retournèrent brusquement.

- « Paddy » ? Comme le diminutif « Padfoot » ? Tu as rencontré « Padfoot » ?

Cette fois, Harry hocha la tête.

- C'est mon parrain ! Répondit-il un peu candidement.

Les yeux de ses amis s'écarquillèrent.

- Tu plaisantes ?

- Non, je le jure ! Se défendit Harry.

- Et tu connais aussi Prongs et Wormtail ?

- Je ne connais pas « Wormtail », mais Paddy m'a dit que mon père était surnommé « Prongsy » … Parfois, il m'appelle « Mini-Prongs », mais Moony, lui, il m'appelle toujours « Tiny » ou « Tinypaw » !

Les jumeaux descendirent de leur perchoir, rejoignirent Harry au sol et devinrent extatiques. Ils durent expliquer pourquoi à Harry qui les regardait comme un merlan frit. Après quoi ils découvrirent que leur ami connaissait déjà les Maraudeurs et que Moony lui avait raconter plusieurs de leurs aventures.

- Promets-nous de nous raconter tout ça ! Demanda George.

- Je promets, répliqua solennellement Harry.

- Bien, reprit Fred. Maintenant, reparlons de nos futures vacances. Souhaiterais-tu venir passer les vacances à la maison ?

Harry les regarda tour à tour, incertain.

- Ou quelques jours, pour commencer, proposa George.

Ils étaient évidemment conscients que ce serait une première pour Harry et ils ne voulaient pas le précipiter. Cela sembla être ce qu'attendait le plus jeune, puisqu'il acquiesça finalement.

- J'aimerais bien, il faut que je demande à Moony si je peux.

- Nous lui demanderons ! Déclarèrent les jumeaux d'une même voix.

Et ils continuèrent longuement à papoter du programme qu'ils pourraient suivre si cette demande était acceptée.

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Merci pour votre lecture, j'espère que ça vous a plu, j'attends vos retours !

À bientôt !