Bonjour à tous et à toutes ! Ce projet a pour objet de vous présenter divers éléments de l'Allemagne magique que j'ai élaboré.

Ce texte a pour thème la plus grande femme de l'Histoire magique allemande.

Date : 25 mars 2019

L'Allemagne magique se distingue d'autres pays par la place qu'elle accorde aux femmes. Là où elles sont restées très longtemps dans l'ombre des hommes dans d'autres pays (il aura par exemple fallu attendre la génération Weasley, Granger, Lovegood et autres en Angleterre pour vraiment les voir s'imposer), elles se sont très vite fait une place en Allemagne. Il est vrai que cela est en partie due à la politique non-discriminatoire de l'armée magique qui a très vite incorporé les femmes qui sont soumises au même statut que leurs homologues masculins, notamment dans l'avancement. Mais cela est aussi dû à l'une d'entre elles, la seule à avoir jamais vaincu le maréchal-généralissime von Leutel en combat singulier. Elle s'appelait Hildegard dite « Hildegard la muraille » du fait de ses qualités défensives inégalées encore aujourd'hui.

Née en 1712 en actuelle Rhénanie du Nord-Westphalie dans une famille plutôt modeste, Hildegard se distingua très vite de par ses qualités intrinsèques de sorcière. Une grande puissance magique, une insatiable envie d'apprendre et une volonté à toute épreuve lui ont permis de taper dans l'oeil de celui qui allait devenir l'Eternel maréchal-généralissime des armées : Lionel von Leutel qui était alors Conseiller de l'Empereur lors d'un duel contre un sorcier l'ayant défiée alors qu'elle n'avait que 15 ans. Il lui proposa d'intégrer l'armée dès que celle-ci fut créée en 1729 avec un poste de générale et donc une exceptionnelle ascension sociale. Fait incroyable, elle refusa, ne voulant subir aucun commandement.

Le maréchal-généralissime von Leutel lui proposa alors un duel avec comme enjeu son enrôlement temporaire dans l'armée pour une durée de dix ans. La jeune femme accepta sans la moindre hésitation. Le duel eut lieu le 25 mars 1730 dans une plaine proche du village de naissance d'Hildegard. Tous les sorts étaient autorisés à l'exception de ceux pouvant directement tuer l'adversaire. Ce duel durant sept jours et sept nuits. Le maréchal-généralissime usa de toute sa panoplie de l'époque mais il ne réussit pas une fois à transpercer les défenses toujours plus résistantes de la jeune femme. Face au talent de celle-ci, il mit fin au duel en abandonnant le 2 avril à 10h00 précises.

Après ce duel, le maréchal-généralissime tint parole et Hildegard ne fut jamais enrôlée dans l'armée ni démarchée pour le faire, même lors du service militaire. Cependant, sa vie ne s'arrêta pas là. Elle entreprit un voyage qui dura douze ans pour découvrir différentes magies en Europe et en Asie. A 30 ans, elle revint en Allemagne et fonda une école de magie pour y former personnellement des jeunes sorciers et sorcières. Elle enseigna tout son art durant plus de soixante ans à plusieurs centaines élèves qui, pour certain(e)s, devinrent de grand(e)s sorcie(è)r(e)s (la générale Henrike Friedrich (la première femme de la longue « dynastie » militaire Friedrich), Hans-Georg von Hammerstein (inventeur de plusieurs sortilèges de défense) ou encore Paula von Ritter (rédactrice de multiples ouvrages de théorie magique)).

Elle prit sa retraite en 1805 mais ne devint pas inactive pour autant. Elle se lança dans la rédaction de ses Mémoires « La Défense, la Magie et la Liberté » puis dans divers ouvrages de théorie magique très avancée qui demeurent encore aujourd'hui des références pour les quelques personnes qui comprennent cette discipline. Elle passait également beaucoup de temps avec son devenu ami le maréchal-généralissime von Leutel (ce qui fit dire à beaucoup d'historiens qu'ils avaient eu une liaison (chose démentie par l'intéressé)) avec qui elle prenait plaisir à converser de choses et d'autre.

Elle décéda dans son sommeil le 17 juin 1819 à l'âge de 107 ans. Conformément à ses volontés, elle ne reçut aucune distinction ni médailles. Les funérailles eurent lieu dans l'intimité de ses anciens élèves et de ses amis.

L'héritage laissé par Hildegard est considéré comme immense et exceptionnel encore aujourd'hui et à plusieurs titres. Outre ses contributions théoriques, elle a contribué à former des sorciers et des sorcières exceptionnel(le)s. D'ailleurs, son école disparut à sa retraite, ses élèves étant dispersés à travers le monde et tous ceux étant restés en Allemagne ayant rejoint l'armée. Mais son apport le plus important est sociétal : Si l'Allemagne peut se targuer d'avoir des femmes aussi exceptionnelles que les générales Friedrich (Hilde, Annabella, Anaïs) et les autres générales ou équivalent, des sorcières aussi reconnues que Isabella Jarnstein (ambassadrice magique d'Allemagne aux Etats-Unis), Miranda von Hopper (co-inventrice des premiers navires de guerre magiques) ou encore Tatiana Grünfeld (écrivaine, politicienne et duelliste mondialement reconnue), si aujourd'hui ces exemples résonnent dans le monde, c'est parce qu'un jour, une femme exceptionnelle a existé.

Cette femme, c'est elle : Hildegard dite « la Muraille ». Son histoire est toujours relatée avec un profond respect et une extrême précision par le maréchal-généralissime von Leutel (qui assume un cours consacré à la vie des grandes personnalités de l'Histoire magique allemande). L'organisation Hildegard dirigée par la personne en charge de l'Education au sein de l'Armée magique est chargée de parcourir le monde pour promouvoir l'accès des femmes aux plus prestigieux postes et formations. Enfin, une statue la représentant en position de combat avec un livre flottant devant elle a été édifiée en 1919 pour le centenaire de sa mort à l'intérieur de la plaine où sa dépouille repose (la plaine de son affrontement avec le maréchal-généralissime, qui est protégée par de très puissants enchantements et par des soldats).