Bonjour, bonsoir !

Merci pour toutes les reviews et les encouragements ! Un long chapitre cette semaine ! J'étais inspirée ! J'espère que ce chapitre vous plaira … Il sort un peu de la time-line du canon tome 1, dites-moi ce que vous en aurez pensé !

Il y aussi une petite scène spéciale Halloween qui s'est glissée dans le récit ^^ j'espère qu'elle vous plaira et qu'elle fera son petit effet … ^^

Oh, et une petite référence s'est glissée dans le texte ... Saurez-vous la retrouver ?

Sur ce, bonne lecture !

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Chapitre 84

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Harry sortait d'une longue journée de cours. Il aimait apprendre, vraiment, mais là, il voulait juste se poser et ne rien faire. Il était donc sorti dans le parc sous sa forme de renardeau et s'était posé près du lac, profitant des températures de plus en plus douces et du calme ambiant.

Cependant, il ne resta pas longtemps seul. Il se prélassait au soleil quand deux ombres jumelles dissimulèrent la douce chaleur. Il ouvrit un œil et grogna gentiment.

- Eh bien, Tiny. Tu ne dis pas bonjour ?

- Ce n'est pas très poli ! Fit remarquer Fred d'un air polisson.

Harry aboya et daigna se lever. Inconsciemment sa petite queue touffue se balança joyeusement.

- Ah ! On préfère ça ! S'exclamèrent-ils en cœur avant de s'asseoir à ses côtés.

- Alors, qu'as-tu fait de beau aujourd'hui, demanda Fred.

À cette question, Harry cacha son museau sous sa patte et les jumeaux éclatèrent de rire.

- Ok, on a compris !

- C'est pareil pour nous …

Les trois amis passèrent un long et agréable moment à discuter tranquillement. Étonnamment, Fred et George comprenaient parfaitement les mimiques de Harry sous sa forme animagus. En fait, très peu de mots étaient échangés et les informations passaient à coups de grimaces, gestes et petits sons qu'émettait le petit brun.

Quand la température du soir approchant commença à baisser, les jumeaux et le renardeau prirent le chemin du château.

- Suis-nous, Tiny. On connaît un raccourcit !

Ils le conduisirent vers un pan de mur, un peu plus proche d'eux que la Grande Porte. Cependant, Harry renifla une odeur qui ne lui était pas méconnue.

- Tiny, où vas-tu ?

- C'est par ici !

Le renardeau aboya pour les contredire et se mit à suivre la piste. Elle le conduisit un peu plus au Sud, les écartant plus encore de l'Entrée. Ils s'avancèrent jusqu'à découvrir une petite porte en bois gris, simple et se fondant dans les couleurs du mur de pierre.

- Elle n'était pas sur la carte, affirma George.

Et Fred dénia de la tête pour confirmer. Harry releva le museau et couina brièvement pour leur demander leur avis.

- On essaie ! Répondirent-ils d'une même voix.

- Mais on fait vite ! Ajouta Fred en regardant sa montre. On a une demi-heure avant le repas.

George acquiesça, ouvrit la porte et Tiny s'engagea dans le couloir. Ici, l'odeur était plus forte et lui prenait le museau désagréablement. Les jumeaux jetèrent un œil derrière eux et leurs regards tombèrent sur la sombre forêt interdite. Ce passage semblait s'ouvrir sur elle. Ils ne s'en étaient pas aperçu, mais ils s'en étaient beaucoup approchés.

Harry avait déjà progressé et ils accélérèrent pour le rattraper. Ils durent prononcer un Lumos pour y voir quelque chose. L'obscurité ne semblait pas gêner le petit brun, mais eux n'avaient pas sa vue nocturne. Que ce devait être pratique d'être nyctalope !

- C'est étrange qu'il n'y ait aucune torche, fit remarquer George.

- Ce doit être un couloir peu fréquenté, fit son frère en faisant une grimace devant l'état du sol recouvert de poussière. Voire complètement abandonné, ajouta-t-il pour lui-même, dégoûté.

Il y avait de nombreux couloirs qui se succédaient, des portes et corridors plus étroits. Certains devenaient si petit qu'il était impossible pour un homme de s'y déplacer, ce qui intrigua beaucoup les jumeaux. La plupart des portes donnaient sur des salles désaffectées, vide et poussiéreuses. D'autres étaient simplement fermée et un Alohomora n'y fit rien. Quelques passages étaient condamnés et l'un d'entre eux semblait avoir subi un écroulement.

Harry était indifférents à tout ça, il poursuivait son chemin, le museau au sol, reniflant toujours la même piste. L'humidité était omniprésente et suintait des murs où de la mousse s'était développée. Parfois, l'eau ruisselait sur les pierres, renvoyant le halo lumière qui émanait toujours des baguettes des deux frères.

Cela faisait presque un quart d'heure qu'ils déambulaient à l'aveugle dans ces interminables couloirs sinueux.

- Les gars, intervint George. Il va falloir penser à faire demi-tour si on ne trouve pas d'issue bientôt. Sinon, le temps qu'on rentre le repas aura …

Il fut interrompu par Harry qui aboya soudainement. Fred et lui s'approchèrent alors, leurs baguettes brandies devant eux. Là, devant les trois compères, se trouvait une large et haute porte à la forme atypique. Elle était ronde, faite de métal et semblait lourde, très lourde. Des serpents entremêlés et finement sculptés l'ornaient.

- Par Merlin, quel est cet endroit ? Demanda Fred à qui pouvait répondre.

Seulement, ce n'était ni le cas de son frère, ni celui de Harry toujours sous sa forme animagus. Ici, même les jumeaux pouvaient sentir cette odeur nauséabonde de moisissure, d'eau croupie et de cadavre en décomposition.

- Il n'y a pas de poignée, fit remarquer George.

La soudaine intervention de son ami, fit sursauter Harry qui s'était un peu perdu dans sa contemplation. Il émit un léger grognement à l'idée de pénétrer dans cet endroit. Ça sentait vraiment mauvais et il ne voulait pas blesser son odorat plus qu'il ne l'était déjà.

Pourtant, les jumeaux ne semblaient pas l'avoir entendu, puisqu'ils continuaient à converser.

- Il doit y avoir un mot de passe, présuma Fred. Ouvre-toi ! S'exclama-t-il fortement.

La voix résonna, mais rien ne se produisit. Harry sembla juger alors que sa forme animale n'avait plus d'intérêt et il se transforma. Il retint le petit soupir de soulagement qu'il ressentit lorsque l'odeur qu'il percevait plus tôt devint beaucoup moins forte, plus supportable.

- Et si on la poussait ? Demanda George en apposant ses mains à plat sur le métal.

- Il faut un mot de passe et, évidemment, ce n'est pas « ouvre-toi », grommela George dans sa barbe inexistante.

Harry se retourna vers la porte et observa son ami pousser de toutes ses forces et de tout son poids sur le battant qui n bougea pas d'un poil. Puis, il porta son attention sur les motifs en reliefs et s'approcha. Il les caressa du bout des doigts tandis que George s'éloignait, essoufflé.

Perdu dans sa contemplation, le petit brun murmura tout bas :

- Il y a un mot de passe et ce n'est pas « ouvre-toi ».

Soudain, la porte bascula sur ses gonds sans un grincement et laissa apparaître un nouveau passage. Le couloir révélé était tout aussi rond que la porte qui le cachait et tout aussi sombre que les précédents qu'ils avaient traversés.

- Que s'est-il passé ? Demanda Harry en se tournant vers les jumeaux.

Il s'aperçut alors qu'ils faisaient une drôle de tête.

- Quoi ?

- Harry, tu …

- Tu as parlé …

- Tu as parlé fouchelang, firent-ils finalement d'une même voix.

- Oh, je ne m'en étais pas aperçu …

- Comment ça tu ne t'en étais pas aperçu ?

- Tu le savais et tu ne nous l'as pas dit ?

- Je ne pouvais pas vous le dire … Moony dit que ça ne doit pas se savoir …

- Parce que les gens ont beaucoup de préjugés et que c'est un « don » dit « sombre », mais nous te connaissons, nous savons que tu ne ferais pas de mal à … Si, peut-être que tu ferais du mal à une mouche, ajouta-t-il en pensant à la forme animagus de son ami. Mais tu m'as compris !

- Bref, abrégea son frère. La porte s'ouvre avec un mot de passe en fourchelang. Je suis désolé, Tiny, mais ça reste mauvais signe.

George acquiesça.

- Peu de sorcier parle le langage des serpents, poursuivit-il.

- Comme Salazar Serpentard !

- Par exemple. Donc Moony a raison de te dire qu'il ne faut pas ébruiter l'info.

Harry resté silencieux, avait observé l'échange et acquiescé. Maintenant, il ne savait pas quoi faire.

- On poursuit, proposa Fred.

George regarda l'heure.

- Il nous reste cinq minutes avant le repas !

- Non d'une gorgone ! Jura Fred. On a intérêt à se dépêcher !

- On reviendra un autre jour …

- Oui ! Revenons demain, proposa Harry.

- Demain, on finit plus tard, on aura peu de temps pour explorer de nouveaux couloirs.

Le plus jeune fit la moue.

- Après demain, en revanche, ce devrait être plus jouable, proposa George.

Harry hocha vigoureusement la tête, déjà hâtif à la pensée d'une nouvelle aventure.

- Bon, maintenant, on trace ! S'exclama Fred. Tiny, transforme-toi, tu cours plus vite à quatre pattes qu'à deux et tu nous guidera.

Sur ce, le renardeau reprit la place du petit garçon et tous les trois filèrent vers la sortie. Quand ils atteignirent l'extérieur, il faisait totalement noir. Harry qui, malgré sa forme, avait du mal à suivre les jumeaux et leurs grandes foulées fut pris dans les bras d'un des deux frères et ils regagnèrent le château par la Grande Porte.

Le repas avait déjà commencé, alors ils se hâtèrent de gagner leurs tables, tandis que Harry, après avoir vérifié que Moony ne s'y trouvait pas, se carapata dans ses appartements. Il devrait se faire tout petit et s'excuser platement. En revanche, ils se demandait s'il devait parler de ce qu'il avait vu. Après tout, il n'avait rien fait de mal et les jumeaux n'avaient rient dit à propos d'un quelconque secret à garder. Il supposait donc que ça ne poserait pas de problème.

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Le lendemain, Albus Dumbledore fut sollicité en urgence par Hagrid. Le garde-chasse devait lui faire part d'une scène dont il avait été témoin et qui ne manquerait pas d'intéresser l'illustre sorcier. Effectivement, le directeur de Poudlard se trouva surpris lorsque son fidèle gardien des clés lui exposa les faits.

- C'était la catastrophe, professeur ! Aragog m'en veut beaucoup alors que j'sais pas c'qu'il s'est passé ! Et toute sa famille a failli me manger ! Moi ! Professeur, vraiment, c'est grave !

Albus, les mains jointes sous son menton, acquiesça avec compréhension. Il savait Hagrid très émotif, mais ce qu'il lui rapportait était véritablement inquiétant ou tout au moins l'interrogeait sérieusement. Il devait enquêter.

- Je ferais mes petites recherches, Hagrid. Soyez serein. Cependant, s'il venait, à l'avenir, se produire des événements similaires, ne tardez pas à m'en tenir informer.

- Oui, professeur. Bien sûr, fit le garde-chasse avec dévotion.

Sur ce, le demi-géant quitta les lieux et le directeur délaissa son sourire avenant. Il devait visiter les centaures pour voir s'ils avaient des éléments probants à ajouter sur la question. Peut-être que Rémus pourrait enquêter un peu dessus aussi. La pleine lune était pour ce week-end. D'ici là les traces devraient être encore suffisamment fraiches pour mener quelque part et son flair serait utile pour en découvrir plus sur la nature de la créature – qu'est-ce que ça pouvait être d'autre ? – coupable de ce vent de panique.

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Le vendredi, deux jours après leur première escapade, Harry retrouva les jumeaux directement à la porte qui donnait sur la forêt interdite. Cette fois, ils avaient un peu plus d'une heure et demi pour explorer les lieux.

Les trois amis se retrouvèrent donc et filèrent en direction de la porte ronde. Harry s'était transformé pour les guider et ils ne perdirent pas de temps en route. Devant elle, ils furent surpris. Elle était encore ouverte. Sûrement y avait-il un autre mot à prononcer en fourchelang pour cela.

- Tu crois que l'on va trouver un dragon ? Demanda George à Harry.

- Pourquoi ? Questionna le plus jeune.

- La devise de l'école est « Draco dormiens nunquam titillandus », cela signifie : Ne chatouillez pas un dragon qui dort ! Expliqua George. L'une des nombreuses légendes de l'école veut que ce soit vrai. Il y aurait un dragon dans les profondeurs du château qui gardait les élèves de tout dangers extérieurs.

Harry écouta fasciné la légende. Il adorait les histoires.

- Tu crois que c'est vrai, toi ? Demanda-t-il à son ami.

- Sincèrement ? Je ne pense pas, mais ne présume de rien. Tout est possible avec la magie. Surtout à Poudlard !

Sur ces paroles, les trois garçons pénétrèrent dans ce qui était une immense pièce sombre et humide. Là non plus il n'y avait pas de torches, pourtant ils y voyaient clair comme en plein jour. Ils étudièrent l'environnement, mais il n'y avait aucune fenêtre. La lumière n'avait pas de source visible et c'était assez perturbant.

Le décor était assez sommaire et pourtant grandiose. D'énormes colonnes se dressaient, toutes ornées de serpents entrelacés, comme dans un temple antique. Lorsque les garçons progressèrent un peu plus en avant de la salle, ils s'aperçurent qu'il y avait en fait deux colonnades parallèles. D'un côté il y avait une très grande porte tout aussi ronde que celle par laquelle ils étaient entrés, et de l'autre une statue gigantesque, taillée à même la roche de la montagne, représentait un homme à l'aspect simiesque, chauve avec une longue barbe, drapé dans ce qui semblait être une robe de sorcier.

Le plafond était haut et lui aussi taillé directement dans la roche. Ils devaient se trouver dans les sous-sols du château. Plusieurs couloirs partaient de cette pièce et Fred, George et Harry se séparèrent pour en explorer certains.

- On se garde à portée de voix, avait dit George. S'il y a le moindre problème, on crie, on court, et on se retrouve ici. C'est OK pour tout le monde ?

Bizarrement, Fred avait été très sérieux et avait acquiescé. George et lui avaient fait quelques recherches sur le château et sur Salazar Serpentard et c'était bien son emblème qui se trouvait sur la porte. Pire, ils ne savaient pas s'ils devaient y croire, mais il y avait de fortes chances qu'ils aient déniché la Chambre des Secrets. Si c'était le cas, la légende disait qu'une créature y avait été enfermée. Selon toute vraisemblance, elle devrait être morte depuis le temps. Après tout, le château avait près de mille ans. Cependant, avec la magie, valait mieux être prudent.

Ils n'avaient rien dit à Harry. D'abord parce qu'ils n'étaient sûr de rien et que ce serait inutile de l'effrayer pour une chimère, ensuite parce qu'ils ne savaient pas s'il était judicieux que les adultes apprennent leur destination. Or, Harry ne cachait rien à ses tuteurs. Et puis, ce qu'il ne savait pas ne pouvait pas lui faire de mal … En tout cas, ils l'espéraient fortement. Peut-être devaient-ils le lui dire avant la fin. Si Moony apprenait qu'ils lui avaient caché une chose aussi grosse, il leur en voudrait. Et Moony était un Maraudeur, il ne fallait pas l'oublier.

Quand tout le monde fut d'accord, chacun s'engagea dans un couloir. Peut-être était-ce vraiment une mauvaise idée que Harry ne soit pas au courant du probable danger qu'il encourait, se dit Fred en progressant lentement sa baguette tendue devant lui. Il ne voulait pas l'avouer, mais loin de son frère et laissant Harry seul, il n'était pas serein. Voire, une certaine angoisse l'avait pris. Qu'est-ce qui lui était passé par la tête ? Se séparer …

Dans chacune des histoires d'horreur que leur avait lu son frère Bill, quand quelqu'un se faisait tuer, ça commençait comme ça : « On se sépare ». Il voulait se frapper le front contre la pierre, mais c'était son côté Gryffondor qui cherchait un moyen de le détendre pour lui faire face à la situation. Un Gryffondor ne se ronge pas les ongles ni ne se mord la lèvre, il affronte chaque aventure le menton haut !

Fred ne put retenir un cri lorsqu'il entendit un sinistre craquement. Il venait de marcher sur un os. Baissant les yeux il fit une macabre découverte. Le sol était jonché de petits os.

- Fred ! Tout va bien ?

Ledit Fred sursauta à la voix de son frère.

- Oui, ce n'est rien. Quelqu'un à trouver quelque chose ?

Deux « non ! » lui répondirent.

- Demi-tour, proposa-t-il. Ça ne mène nulle part ! On se retrouve à la salle.

- OK ! Cria George.

- Oui ! Fit l'écho de la voix de Harry, plus lointaine.

Fred revint sur ses pas rapidement et regagna la grande salle qu'ils avaient trouvé. Depuis que la voix de George avait résonné, ses poils avaient cessé de se dresser sur sa peau et il avait retrouvé tout le panache qui le caractérisait. Il fallait qu'il cesse de se faire de telles frayeurs. Ce soir, il ferait une petite lettre à Bill pour le remercier de l'avoir traumatisé. Merci le grand-frère !

- Je n'ai rien trouvé, fit Harry quand ils se retrouvèrent.

- Moi non plus, signifia George. Juste un tunnel qui se rétrécit jusqu'à devenir aussi grand qu'une canalisation, comme un trou d'évacuation des eaux … D'ailleurs, ajouta-t-il en direction de Harry. Tu pourras remercier Moony ! Grace à son sort de séchage, j'ai épargné ton odorat d'une fabuleuse odeur d'excréments !

Fred pouffa de rire, soulagé qu'il ne soit rien arrivé de grave à son frère.

- Ne te moque pas, toi ! L'invectiva-t-il faussement. J'ai loupé une marche … Ce devait être les égouts, fit-il avec une grimace.

Cette fois, ce fut Harry qui gloussa.

- Traître ! Siffla George en tirant la langue à son ami. Et toi, Fred ? Que n'as-tu pas trouvé ?

Un sourire aux lèvres pour la formule, il répondit :

- Un tunnel aussi, mais qui débouchait haut dans le mur, inatteignable. Sûrement une grosse canalisation, l'entrée aurait été suffisamment grande pour s'y glisser facilement … Mais j'ai surtout trouvé une petite pièce, sur laquelle débouchait le fameux tunnel. Elle était pleine de petits os. Je ne suis pas très connaisseur, mais il n'y avait pas que des souris …

- Beurk ! Fit George.

Harry haussa les épaules. Lui aussi laissait des ossements dans un trou de sa tanière lorsqu'il habitait avec son père, sa mère et sa famille de renards.

Fred ne dit finalement rien à Harry. Il n'y avait aucun danger apparent et son ami ne risquait pas de se faire gronder par son tuteur. Si jamais Moony venait à savoir pour leur escapade, au moins Harry ne serait pas remis en cause. Et lui voulait bien prendre la responsabilité de la faute.

Quand il fut clair qu'il n'y avait plus rien à voir ici, les trois garçons décidèrent de rentrer. Ils étaient un peu déçus de n'avoir rien trouver de fantastique, mais Fred était secrètement rassuré. Son instinct l'avait alerté d'un probable danger sérieux lorsqu'il avait à nouveau passé la porte ronde ornée des serpents de Salazar Serpentard.

George et Harry, eux, discutaient joyeusement, plutôt heureux d'avoir percé à jour un nouveau secret de l'illustre école. Peut-être pourraient-ils ajouter la pièce et ses couloirs à la carte des Maraudeurs avec l'aide de Moony.

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George faisait son lit l'air de rien. Fred était à ses côtés, sur son propre lit et tripotait les pages de son livre, le regard perdu sur les lignes d'imprimerie. Ils étaient presque seuls dans la pièce, l'un de leurs camarades s'apprêtait à partir à la douche et George attendait seulement qu'il s'en aille.

Ce qui ne tarda pas à arriver.

- Dis, Fred, l'interpella-t-il.

Son frère releva le nez et l'interrogea du regard. George le rejoignit sur son lit et Fred se repositionna de sorte à ce qu'ils soient côte à côte.

- Que s'est-il passé tout à l'heure ? Dans la Chambre des Secrets, je t'ai senti tendu. Comme si tu avais peur …

D'un coup de baguette, Fred lança un sort d'intimité et soupira quand ce fut fait. Il se laissa tombé sur le lit, à moitié avachi sur son frère qu'il avait entraîné avec lui.

- J'ai eu un peu peur … Cette histoire de Chambre, avec Serpentard … On aurait vraiment pu tomber sur quelque chose de dangereux !

George sentait la détresse dans la voix de son jumeau, aussi se saisit-il de ses mains avant de se tourner face à lui. Tous deux allongés sur l'un de leurs côtés, ils se faisait face dans une figure presque totalement symétrique. Leurs nez se frôlaient et leurs yeux étaient plantés dans le regard de l'autre. Sans se parler, ils se ressourcèrent dans la présence et la force de l'autre. Ils avaient toujours fait ainsi, depuis qu'ils étaient tout petit.

C'est ainsi que les trouva Lee quand il vint se coucher à son tour, vingt minutes plus tard. Les jumeaux s'étaient assoupis. Ce n'était pas rare que l'un des deux dorme dans le lit de l'autre. Leur ami n'en fut pas étonné. Il ferma les rideaux du baldaquin avant d'aller rejoindre le sien.

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Merci pour votre lecture, j'espère que ça vous a plu, j'attends vos retours !

À bientôt !

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