Bonjour, bonsoir !
Merci pour toutes les reviews et les encouragements ! J'espère que cette suite vous plaira, pour une fois, j'ai fait un petit cliffhanger ^^
Sur ce, bonne lecture !
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Chapitre 86
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Au retour de Harry et Rémus dans leurs appartements, Rémus prit un temps pour faire la morale à Harry et le punir pour l'exemple.
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Rémus l'avait puni. Il devait rester dans sa chambre avec un bouquin et le potasser pour prendre conscience de ses actes. Mais Harry, s'il en avait été dépité au début, était maintenant ravi. Sa lecture était passionnante. Ce Newt Scamander avait vraiment un métier passionnant et toutes ces créatures étaient fascinantes. Beaucoup était effrayante, aussi. Quand il avait vu la description du Basilic, il en avait été mortifié. Heureusement, ses amis et lui avaient échappé au pire.
Il sortit de sa lecture lorsque trois coups retentirent à la porte de sa chambre. Il donna l'autorisation d'entrée et Moony pointa le bout de son nez.
- Tu viens manger ?
Harry posa alors son livre, marquant la page où il en était avec un beau marque-page que lui avait offert Drago à son retour des vacances et suivit son tuteur. Une délicieuse odeur flottait dans la pièce.
- Ça sent bon, complimenta-t-il.
- Ce n'est pas en me brossant dans le sens du poil que tu réduiras ta peine, fit Rémus d'un ton calme, mais un peu abrupt.
Harry baissa le menton en même temps que ses yeux. Il était réellement désolé.
Penaud, il fit :
- Je suis désolé, Moony. Je n'avais pas conscience que ça pouvait être dangereux. J'ai lu le descriptif du Basilic et c'était vraiment effrayant …
- J'espère bien que c'était par inconscience, ça aurait été encore plus grave si tu avais agi en connaissance de cause !
Harry acquiesça.
- Le livre est très intéressant, commenta-t-il.
Rémus sourit doucement. Il ne pouvait rester fâché longtemps quand on parlait livre avec lui.
- Newt Scamender a voyagé dans le monde entier pour écrire ce livre. C'était un homme respectueux des créatures, quelles qu'elles soient. Il était sensible à leur cause.
Harry écouta attentivement le récit de la vie de cet homme qui était, selon lui, fabuleux. Ils déjeunèrent tous les deux tranquillement, passant de sujets en sujets, tous à propos des créatures magiques qui peuplaient le monde. L'enfant retourna ensuite à sa lecture, le temps d'un court moment calme destiné à la digestion.
Quand il fut terminé, Harry alla suivre ses cours de la journée.
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Le soir-même, alors que les derniers cours se terminaient à peine, Drago vint frapper à la porte des appartements de son ami.
- Je suis désolé, Drago, mais Harry est cantonné à ses quartiers pour l'instant. Tu peux le rejoindre dans sa chambre, il est en train de lire, mais je te demanderai de le quitter après une demi-heure.
- Bien, monsieur Lupin. Je ferai selon vos souhaits.
Rémus acquiesça, se retenant de lever les yeux à tant de formalités. Décidément, il ne se ferait jamais à la politesse des sangs-purs.
Drago traversa la pièce à vivre et frappa deux coups secs sur la porte de la chambre de son ami. Harry l'autorisa à entrer et il pénétra dans la salle chaleureuse où dormait son ami. Et où il lisait présentement, comme indiqué par son tuteur.
- Bonsoir Harry.
Aussitôt, le petit brun sortit de sa lecture et vint à la rencontre du blondinet.
- Drago ! S'exclama-t-il.
- Eh bien, mini-pattes, tu es puni ?
Harry soupira fortement et expliqua sa situation. Cependant, son ami se concentra sur un point particulier :
- Tu as sérieusement ouvert une porte avec du Fourchelang ? Lui demanda Drago.
Harry hocha de la tête et son ami manqua de tomber du lit sur lequel il était assis.
- Comment est-ce possible ? Tu sais que Salazar Serpentard lui-même est l'un des rares Fourchelang connu ? C'est un don très rare !
- Tu ne penses pas que je suis un mage noir ? Lui demanda Harry, ayant bien retenu la leçon à propos des gens qui parlaient la langue des serpents.
- Non ! Ceux qui pensent ce genre de choses sont stupides ! Ou incultes ! S'insurgea Drago. Par contre, cette histoire de Basilic est complètement folle, j'ai du mal à y croire …
- Je te jure que je ne mens pas, lui assura Harry.
- Je ne doute pas de toi, Harry, le rassura Drago. Seulement, c'est incroyable qu'une telle créature ait vécu mille ans dans les sous-sols du château, d'une école ! C'est tout bonnement inimaginable !
Le petit brun haussa les épaules, ne sachant pas quoi répondre. Dans son livre, le Basilic était noté comme une créature parmi les plus dangereuses. Son portrait comportait cinq croix, ce qui était le maximum. En revanche, il n'était indiqué nulle part qu'il était possible qu'il survive autant de temps.
Le manuel indiquait « un Basilic peut vivre plus de 900ans s'il a de quoi manger » Ces créatures se nourrissaient de toutes sortes de vertébrés. Ce n'était pas difficile d'en trouver, mais, la taille du serpent suggérée par sa trace, il devait en manger énormément ! Où pouvait-il en trouver suffisamment pour ne pas mourir de faim ?
Harry sortit de ses pensées par Rémus qui frappa à la porte, comme plus tôt dans la journée, indiquant à Drago qu'il était l'heure pour lui de partir. Ils furent tous deux un peu déçus, mais se plièrent à l'ordre de l'adulte. Rémus en profita pour rappeler à Harry qu'il aurait un petit questionnaire sur sa lecture dans trois jours.
Aussitôt, l'enfant s'attela à sa tâche. De bonne grâce, puisqu'il appréciait réellement le sujet de son étude.
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Ce soir-là, Sirius leur rendit visite et Harry dut recevoir les réprimandes d'un adulte de plus. Il était certes repentant, mais il s'agaçait d'être encore le centre de l'attention pour de mauvaises raisons. Il fut heureux lorsque le sujet changea.
- J'ai obtenu des congés ! S'exclama soudainement Sirius.
- Ah ! C'est super, ça ! S'enthousiasma Rémus. Tu pourras passer quelques jours ici avec nous, ou tu pourras prendre du repos au calme chez-toi !
- Oui, j'ai déjà hâte d'y être, souffla l'apprenti Auror. J'adore ce que je fais, mais je ne dirais pas non à une pause ! C'est fou comme c'est fatigant !
- D'autant plus que tu as été assez inactif ces dernières années et l'entraînement physique est intensif lors de la formation, reconnu Kingsley.
Sirius soupira exagérément fort pour manifester son accord. Il s'était habitué au rythme difficile et n'avait plus les innombrables courbatures qu'il avait obtenu au début.
- Et quand est-ce que tu auras ces congés ? D'ailleurs, combien de jours as-tu ? Demanda Rémus.
- Du samedi 6 juin au dimanche 14 juin inclus, répondit Sirius.
- C'est quoi des congés, demanda timidement Harry.
Il avait suivi la conversation, mais n'avait pas compris de quoi ils parlaient.
- Des congés sont comme des vacances, expliqua Kingsley.
- Oh, d'accord.
- Je pourrai venir te voir, Harry et passer quelques jours avec toi ! Tu me raconteras ce que tu fais avec tes amis – quand tu n'es pas en vadrouille avec les jumeaux à la poursuite de serpents géants …
Harry rougit fortement. Sirius se pencha sur lui et lui chuchota à l'oreille :
- Je te raconterai quelques aventures des Maraudeurs.
Il lui fit un clin d'oeil et se redressa avec un sourire canaille.
- Sirius Black, n'encourage pas Harry !
- Mais non ! De quoi tu parles, Moony ?
Rémus lui jeta un regard de travers et plissa la bouche, comme un avertissement. Sirius fit une moue faussement innocente, mais il ne convainquit personne.
- Tu n'es pas crédible, Siri, pouffa Kingsley.
Tout le monde éclata de rire.
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Trois jours après, Harry put de nouveau circuler dans Poudlard. Il avait rendu son questionnaire, Rémus l'avait parcouru et ses réponses furent justes. Le loup-garou le félicita, mais lui fit jurer de ne jamais recommencer. Harry jura et il put retrouver les jumeaux. Il devait absolument leur rapporter la conversation qu'il avait entendu dans le bureau du directeur.
Il avait été réveillé lorsque les adultes avaient évoqué Quirinus Quirrell et son passage. Il devait le dire à Fred et George. Il ne savait pas ce que cela signifiait. Il venait juste de jurer à Moony qu'il ne s'enfoncerait plus dans les ennuis volontairement, surtout sans qu'un adulte ne soit au courant. Seulement, il ne se voyait pas le prévenir immédiatement après la fin de sa punition pour le dernier incident. Il était certain qu'il lui demanderait de ne rien faire et que ça ne le concernerait pas.
C'était sûrement le cas, mais son ami Touffu, lui, l'était. Et lui aussi, si il poussait la réflexion plus loin. Après tout, il était touché par cet étrange professeur. Il voulait donc en parler à ses amis avant d'en parler à Moony.
Harry trouva les jumeaux dans le hall de la Grande Salle.
- Fred ! George !
- Tiny ! Tu nous avais manqué ! Fit le premier.
- Enfin sortit de ta tanière ? Demanda le second.
Tous les deux le prirent en sandwich pour lui souhaiter le bonjour, puis ils partirent ensemble bras dessus-dessous vers le dortoir des jumeaux. Ils y seraient tranquilles pour parler. En chemin, Harry leur raconta sa punition et George s'excusa pour son frère et lui. Ils étaient en graned partie responsables de l'expédition et, étant les plus âgés, ils récoltaient – et assumaient – une plus grande part de culpabilité que Harry.
Une fois là-haut, les trois garçons s'installèrent sur un lit, fermèrent les baldaquins, Fred lança quelques sorts d'intimité et Harry rapporta ce qu'il avait entendu.
- Alors comme ça, Quirrell cherche à passer devant Touffu ? Touffu qui garde quelque chose pour le directeur … Mais quoi ?
Fred et Harry haussèrent les épaules et George plissa les yeux, continuant :
- Il faut enquêter. Cette affaire à l'air sérieuse …
Harry était tout de même un peu réticent.
- Mais, si ça à l'air si sérieux, pourquoi ne pas laisser les adultes régler le problème ?
- On est dans une école, Tiny. Un « problème sérieux », fit-il en mimant les guillemets, est tout relatif ! Expliqua Fred.
- Dumbledore ne mettrait pas ses précieux élèves en dangers, rétorqua George à son tour.
Harry les observa tour à tour et compris leurs arguments. Ils semblaient confiants et sûrs d'eux, alors il les crut sur parole.
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Plus tard, Harry retourna à ses appartements et retrouva Rémus. Il lui fit part de ses interrogations concernant Quirrell et Touffu. Severus était présent et coupa la parole à Rémus avant même qu'il n'ouvre la bouche.
- C'est une affaire qui ne vous concerne en rien.
- Fred dit que ça ne peut être sérieux puisqu'on est dans une école.
- Tu en as parlé aux jumeaux ?
Aussitôt, Harry comprit qu'il s'était trahi. Le ton de Rémus avait changé et il se ratatina sur lui-même.
- J'ai demandé à ce que tu me parles à moi de ce genre de choses avant d'agir. En parler aux jumeaux, que tu sais avoir une haute propension à se mettre dans les ennuis, c'est déjà transgresser la règle, Harry.
L'enfant renifla.
- File dans ta chambre et que je ne te vois plus avant le dîner.
Harry gagna sa chambre en traînant les pieds. Une fois que sa porte fut fermée, Rémus soupira.
- Il avait été facile, jusque-là. Il fallait bien qu'il teste les limites à un moment donné. Et il n'a pas vraiment désobéit, il m'en a parlé …
Severus renifla moqueusement.
- C'est une stratégie très roublarde qu'il a utilisé-là. Jouer sur les mots pour contourner les règles en toute légalité … Très Serpentard. En revanche, ce qu'il a rapporté ne m'étonne pas des jumeaux. Je ne sais pas ce qui les a mis à Gryffondor. Je suis certain que s'ils n'avaient pas porté le nom Weasley, ils auraient été répartis dans ma maison.
- Hum, ils sont bien trop tête-brûlée pour ça, souffla Rémus. Au dîner, je vais devoir mettre les choses au point.
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Finalement, Rémus repoussa les choses. Il avait déjà sermonné Harry, l'enfant avait déjà été punis. Il espérait que ça suffirait pour que son pupille ne se mette plus dans de folles situations. Hélas, il s'en mordit les doigts quelques jours après.
Harry s'était tenu tranquille après ce deuxième incident. Rémus avait vraiment pensé que les choses étaient comprises et que le petit était retourné dans le bon chemin. Cependant, il ne sut ce qui avait mal tourné ce soir-là, mais il s'était retrouvé à parcourir le château en long en large et en travers après le couvre-feu. Kingsley l'accompagnait, de même que la professeur McGonagall. Un élève de sa maison avait lui aussi été porté disparu.
Ronald Wealsey était en retenue avec Hagrid ce soir-là pour une raison stupide, comme bien souvent à chaque fois que ça concernait un première année. Il s'était rendu dans la forêt interdite avec le garde-chasse pour partir à la recherche d'une licorne agonisante. Seulement, le gardien des clés était revenu sans son élève. Minerva s'était immédiatement mise à sa recherche et avait croisé Rémus qui était lui aussi sur les traces de Harry. Ils s'étaient alors associés pour parcourir la fôret.
Hagrid était retourné dans les sous-bois dès la transmission de son message concernant la disparition de son élève. Rémus et Kingsley étaient partis d'un côté et Minerva de l'autre. Elle avait d'excellentes notions de cartographie des lieux. Presque autant que le loup-garou. Ce qui n'était pas le cas de l'Auror qui resta donc en compagnie de son compagnon.
- Quelle mouche l'a piqué en ce moment ? Grogna Rémus pour la énième fois.
- Tu l'as dit toi-même, il chercha les limites, le rassura Kingsley en lui passant une main sur sa nuque. Ça n'est pas contre toi, mais il apprend les règles et codes de la société, il découvre un monde et est encore loin d'être conscient des dangers qui peuvent l'entourer. C'est de son âge !
Rémus soupira.
- Évidemment, il ne pouvait rester le parfait petit garçon studieux, bien élevé et avide de savoirs …
Kingsley gloussa.
- Il est toujours un petit garçon avide de savoirs. Un peu trop si tu veux mon avis. D'où notre sortie nocturne …
Rémus grogna à nouveau.
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Merci pour votre lecture, j'espère que ça vous a plu, j'attends vos retours !
À bientôt !
