Bonjour, bonsoir ! Merci pour toutes les reviews et les encouragements !
Voici la suite, on se rapproche grandement de la fin … Si vous voulez un ordre d'idée, disons que la fiction prendra d'ici le 100 ème chapitre (à peu de choses près, je n'ai encore écrit que le chapitre suivant, donc c'est approximatif) ! Il ne me reste qu'une demi-douzaine de points / événements sur mon squelette à aborder avant de terminer (mon résumé perso de l'histoire si vous préférez, sachant que plusieurs d'entre eux prendrons moins d'un chapitre à eux seuls) à moins qu'une idée ne pointe son nez entre temps et ne vienne bouleverser ma programmation, ce qui n'est pas à exclure, même si peu probable.
On retrouve ici nos protagonistes juste après l'arrivée en fanfare des adultes dans la pièce de l'échiquier géant ! Ce chapitre clos les événements de la Pierre Philosophale … Oui, vous l'aurez compris, la fin de l'année scolaire représentera, à peu de choses près, la fin de la fiction ! J'espère que cette suite vous plaira !
Sur ce, bonne lecture !
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Chapitre 91
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Harry s'était assoupi dans le giron de Rémus, lui-même affalé sur le canapé dans leur salon. Le petit avait été inconsolable et était tombé de fatigue. C'était la première fois, depuis son arrivée dans le monde magique, qu'il avait été témoin d'une telle violence. La partie d'échec version sorcier l'avait traumatisé. Ces coups, ce bruit, cette poussière, cette peur, cette pression, puis la chute de Sirius avaient été trop pour l'enfant qui n'avait pas prononcé un mot depuis que son tuteur l'avait récupéré.
Rémus était inquiet. Pour Harry, mais surtout pour Kingsley qui était resté là-bas et qui ne rentrait toujours pas. Voilà une heure qu'il l'attendait, se rongeant les sangs. Minerva, Severus et lui étaient évidemment très qualifiés pour ce genre de mission, mais il ne pouvait s'empêcher d'être préoccupé. Il y avait tout de même un Mangemort dans les fondements de l'école qui était prêt à tout pour récupérer la Pierre pour son Maître.
Les heures passaient et il n'y avait toujours aucun signe que ses amis étaient rentrés. Il pensa un instant à aller à l'infirmerie, peut-être qu'il était arrivé quelque chose et que Kingsley y avait été envoyé pour s'y faire soigner, mais il ne pouvait laisser seul Harry ici, pas dans l'état dans lequel il était revenu. Ne pas pouvoir vérifier lui torturait l'esprit, jusqu'à ce qu'il arrive à se raisonner. Son amant ou l'un de ses amis, voire l'infirmière elle-même lui aurait envoyé un message, un signe, quelque chose pour le tenir au courant.
Non, Kingsley, Severus et Minerva ne devait pas être encore rentrés. Mais alors que se passait-il ? Et si aucun ne s'en était sorti et qu'ils croupissaient en bas, seuls ? Et s'ils étaient blessés au point de ne pouvoir remonter ou d'envoyer un Patronus de secours ?
Rémus se gifla mentalement. Il ne devait pas penser au pire. Il devait être patient et se tenir prêt pour Harry, toujours blotti dans ses bras. Kingsley était un Auror accompli, Severus un maître en duel et Minerva une femme plus que compétente en métamorphose et sortilèges. Aucun d'entre eux n'était vulnérable et Quirrell n'était pas non plus un gros danger, même s'il avait bien caché son jeu. Il ne fallait sous-estimer personne, mais en toute connaissance de cause, le professeur de Défense Contre les Forces du Mal n'avait que peu de chance face à ce trio-là.
Ces réflexions ne calmèrent le loup-garou que partiellement et il se tournait toujours les pouces dans l'attente de leur retour ou de quelconques nouvelles. Ce ne fut qu'une autre heure plus tard que Kingsley franchit le seuil de la porte de leurs appartements. Il tenait son bras gauche près du ventre, sûrement blessé, mais paraissait en bonne santé. Aussitôt Rémus se dégagea de l'enfant sur le sofa et s'avança vers lui pour s'enquérir de son état.
- Tout va bien, Rem. Je me suis fracturé l'avant-bras gauche, mais Poppy est déjà passé pour me rafistoler, il faut juste attendre que ça se répare tout seul avec la potion. Ça fait, mal, mais il n'y a rien de grave.
Rémus, soulagé d'entendre qu'il n'avait pas de blessures plus graves, se laissa aller à souffler et l'entoura de ses bras pour le serrer contre lui. Kingsley passa son bras valide dans son dos, puis vint empoigner sa nuque pour l'attirer dans un baiser.
Décollant leurs lèvres, il posa son front contre celui de son amant et plongea son regard dans celui ambré de son vis-à-vis. Rémus lui sourit, mais il leur fallu quelques secondes pour se rassurer mutuellement.
- Comment vont les autres ? Demanda enfin Rémus.
Kingsley soupira et l'entraîna dans les canapés.
- Tout le monde va bien, le rassura-t-il. Minerva n'a reçu qu'un petit sort de découpe qui n'a touché que ses vêtement … Je crois que son tartan pourpre est fichu !
Rémus pouffa et s'enfonça dans le sofa. Si son amant plaisantait, c'était que, vraiment, tout allait bien.
- Severus risque d'être un peu grognon, il s'est fait assommer par l'explosion qui m'a blessé et ne s'est réveillé qu'après les hostilités. Il va bien, mais sa fierté en a pris un coup … Tu le connais !
Il jeta un regard de connivence à Rémus et ce dernier gloussa. L'Ego de Severus était une chose à laquelle il ne fallait pas se frotter.
- Et Quirrell, demanda finalement Rémus.
Il voulait savoir ce qu'il en était pour le Mangemort qui s'en était pris plusieurs fois à Harry et qui avait été la cause de toute cette débandade. Le visage de Kingsley se ferma et son ton se fit beaucoup plus sérieux quand il répondit.
- Il est mort.
Rémus laissa le silence s'installer, attendant que son amant lui raconte la totalité des événements. Il ne le brusquerait pas, la soirée avait été éprouvante.
- Quand nous sommes arrivés dans la salle de l'épreuve du professeur de Défense Contre les Forces du Mal, de Quirrell, le troll avait déjà été neutralisé. Tout indiquait sur les lieux qu'il devait y en avoir un deuxième, à l'origine.
- Celui d'Halloween, devina Rémus.
Kingsley acquiesça et poursuivit :
- Nous ne nous sommes pas attardés. La salle suivante était celle de Severus. Une épreuve de logique mêlant énigme et potions, du Severus tout craché ! Il avait bien-sûr la solution et nous sommes passés rapidement aussi.
Il fit une pause, rassemblant ses idées.
- Lorsque nous avons franchi les flammes qui nous séparaient de la dernière pièce, Quirrell se tenait devant un grand miroir. Nous étions tous intrigués, personne ne s'attendait à quelque chose de particulier, mais personne ne s'attendait non plus à ça. D'ailleurs, nous n'avons pas compris tout de suite.
Kingsley prit une grande inspiration, fit venir à lui un verre d'eau qu'il prit le temps de boire entièrement avant de continuer. Rémus n'intervint pas, le laissant conter le récit à son rythme. Il était curieux et empressé de savoir ce qu'il s'était passé là-bas, mais jamais il ne tiendrait rigueur à qui que ce soit, surtout pas à son amant, de prendre son temps pour raconter des événements qui étaient choquants et éprouvants.
- Quirrell parlait tout seul devant la glace et ne nous avait pas encore repérer, alors nous en avons profiter pour en apprendre plus et étudier les lieux. Mais une autre voix résonna, semblant sortir de nulle part.
- Une voix ? Ne put s'empêcher de demander Rémus.
Même dans le monde sorcier, entendre des voix n'était pas bon signe. Kingsley acquiesça et lui expliqua :
- Nous avons découvert que Quirrell était en fait un intermédiaire pour son Maître, de manière plus vraie encore que les autres Mangemorts. Voldemort le parasitait littéralement, habitant son corps et logeant dans son esprit !
- Oh Merlin ! S'exclama Rémus en plaquant une main sur sa bouche, les yeux écarquillés d'horreur.
- Son visage était dissimulé sous le turban que portait Quirrell depuis le début de l'année, lorsque nous nous sommes dévoilés à lui, enfin à eux, le bégayant professeur s'est transformé en un arrogant et sinistre Mangemort, fier de porter son Maître en son sein.
Kingsley eut un frisson de dégoût à cette pensée.
- Il jouait depuis son retour d'Albanie, depuis tout ce temps, Voldemort se balade impunément à Poudlard, entouré d'enfants, de Harry, à la portée d'Albus, à notre portée ! Il s'est joué de nous et personne n'a rien vu !
Rémus posa une main sur la cuisse de son amant pour le calmer.
- Ce n'est pas ta faute, Voldemort nous a tous dupés.
- Je suis un Auror professionnel, Albus connaît Voldemort personnellement, il a été son professeur ! Severus l'a côtoyé pendant des années, aucun d'entre nous n'a décelé la supercherie !
Pendant un instant, Rémus crut que Kingsley allait exploser de rage. Il lui laissa plusieurs seconde pour reprendre le contrôle et, quand l'Auror fut plus calme, il lui demanda doucement :
- S'il-te-paît, raconte-moi la suite.
Kingsley souffla pour expirer sa colère une bonne fois et inspira pour regagner sa maîtrise de lui. Après une poignée de seconde de plus, il reprit :
- On s'est battu, on ne voulait pas que Voldemort nous retourne le cerveau avec ses paroles vénéneuses, donc on a agi au plus vite. Il n'était pas en position de force, il n'était qu'un parasite accroché désespérément à son Mangemort, mais c'est tout de même un sorcier vicieux et nous ne voulions pas lui donner l'occasion de fomenter un quelconque stratagème pour s'en sortir.
Il soupira et s'enfonça plus dans le fauteuil, soudainement plus las.
- Quirrell n'était pas non plus un bras cassé et s'est défendu, il a fait tout exploser … Severus a été projeté contre un mur qui l'a assommé, j'ai été momentanément soufflé plus loin et mon bras a été cassé. Minerva, elle, s'en était mieux sortie et combattait avec vigueur. Elle s'est servi des morceaux du miroir qui avait été réduit en miette par le sortilège pour les envoyer sur Quirrell et le ralentir. Ça m'a donné le temps de me relever et de mettre Severus en sécurité.
Il se resservit un verre d'eau, en proposa un à Rémus qui accepta de bon cœur, puis termina :
- Quand Quirrell s'est rendu compte que son explosion avait brisé le miroir, il s'est décomposé. Il s'est mis à crier et s'est jeté à genoux dans les bris de glace. On a entendu Voldemort se mettre dans une telle colère que Quirrell s'est ratatiné sur lui-même, avant de hurler. C'est là qu'on a vu une sorte de fantôme grisâtre sortir de son corps.
- Voldemort, devina Rémus.
- Voldemort, acquiesça Kingsley. Il s'est volatilisé après ça, traversant les murs sans difficultés. Il semblait que la Pierre était prisonnière du miroir et que, brisé, elle était irrécupérable. Personnellement, je pense que c'est une bonne chose. Minerva a tout de même amassé les morceaux, au cas où, mais je crois qu'elle est définitivement perdue.
- Je crois aussi que c'est une bonne chose, approuva Rémus. Et Quirrell ?
- Mort. Il n'a pas survécu à l'extraction du parasite.
Rémus acquiesça, compréhensif. Il n'était pas triste, mais n'était pas heureux pour autant. Il ne pourrait jamais se réjouir de la mort de quelqu'un, quand bien même ça avait été un Mangemort. La seule exception était peut-être Voldemort lui-même, mais cet être n'était plus un homme depuis longtemps. C'était à peine, d'ailleurs, s'il pouvait être compris comme vivant.
- Minerva et Severus sont partis faire un rapport au directeur. Moi, je n'ai aucun compte à lui rendre. Je suis rentré directement.
Rémus se pencha alors sur lui et l'embrassa.
- Et j'en suis heureux !
Kingsley lui sourit et avisa Harry, toujours endormis à leurs côtés. Il n'avait pas bougé d'un pouce depuis le retour de l'Auror. Leur conversation ne l'avait pas réveillé. Ils avaient fait attention à ne pas hausser la voix, bien sûr, mais ils étaient tout de même inquiets.
- Comment va Harry, s'enquit alors Kingsley.
Rémus soupira, les épaules basses.
- Pas très bien …
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Minerva et Severus étaient montés immédiatement jusqu'au bureau directorial. Si Albus n'était pas encore rentré – ce dont ils doutaient fortement à cette heure avancée de la nuit – ils l'attendraient de pied ferme.
La directrice adjointe avait bien évidemment le mot de passe à donner à la gargouille et les deux enseignants rejoignirent vite la porte. Sans plus de considération, ils la poussèrent. Albus était bien de retour et se trouvait penché sur une liasse de parchemin, assit à son bureau.
À l'entrée cavalière, il releva la tête, les sourcils haussés et demanda :
- Eh bien, que me vaut une visite de deux de mes directeurs de Maison à cette heure tardive ?
Severus laissa sa collègue exposer les faits. Elle avait bien plus d'énergie que lui pour s'énerver et hausser la voix. Lui, se permit de s'asseoir sur l'un des fauteuils confortables du bureau et d'attendre. Il écouta d'une oreille le récit de Minerva, il ne serait intéressant que vers la fin, quand elle passerait à leur confrontation avec Quirrell. Le reste, il l'avait vécu.
En revanche, il s'intéressa aux expressions faciales de Albus. Elles étaient très intéressantes à regarder et leur étude révélait bien des choses, comme le peu d'étonnement manifesté par le directeur lorsque sa collègue lui annonça que la Pierre avait été menacée.
D'ailleurs, il ne tarda pas à avouer qu'il savait que Voldemort tenterait quelque chose à Poudlard. Entre l'arrivée de Harry Potter entre les murs de l'école et cette Pierre en sous-sol …
- Vous dites que c'est vous qui avez laissé passer l'information ? C'est à cause de vous qu'elle a fuité ? Vous avez volontairement annoncé le retour de Harry dans le monde sorcier pour que Voldemort se manifeste ?
Minerva était sidérée, hors d'elle. Son visage était rouge de rage et ses poings serrés le long de son corps révélaient toute la tension et colère qu'elle contenait. Severus cachait bien mieux qu'elle ses sentiments, mais n'en pensait pas moins.
- Vous avez mis en danger des enfants, toute une école, la vie de Harry ! Tout ça pour que le Seigneur des Ténèbres se manifeste ? Demanda le maître des potions d'une voix basse, froide et emplie de fureur.
Tout le corps du directeur s'affaissa après cette accusation.
- Il faut savoir garder ses amis proches de soi, mais ses ennemis plus encore. Je me suis fourvoyé sur la personne, mais je savais que Tom enterait quelque chose. Au sein de Poudlard, il ne peut rien ou pas grand-chose.
- Ce « pas grand-chose », comme vous dites, a failli coûter la vie d'élève et d'enseignants de l'école ! Je ne le tiens pas dans mon cœur, mais … Sirius Black a été blessé, cracha Severus après s'être levé. Kingsley a eu le bras cassé, j'ai été mis hors d'usage, heureusement qu'il y avait Minerva ! À trois nous n'avons pu que partiellement le contenir et ça n'a pas été plus loin pour la simple raison qu'Il a fui !
Le maître des potions faisait les cent pas dans le bureau et sa robe noire volait dans son sillage, comme pour illustrer la tempête qui faisait rage à l'intérieur de lui.
- Albus, vous êtes irresponsable …
- C'est pourquoi vous ne faisiez rien pour éloigner Quirrell de Harry, quand bien même il le faisait souffrir ! L'interrompit Severus en revenant à l'attaque.
Minerva eut un hoquet et plaqua sa main sur sa poitrine. Son collègue, lui, sentant qu'il pourrait faire des dégâts s'il restait une minute de plus sur les lieux, s'en alla en claquant la porte. Il devait aller marcher pour se calmer, dans son état, même faire une potion ne pourrait l'apaiser.
La professeure allait poursuivre lorsque des coups retentirent.
- Entrez, invita Albus d'une voix fatiguée.
Fred et George, la mine basse et les joues rouges, s'avancèrent dans la pièce.
- Messieurs Weasley, claqua la voix de Minerva.
Les têtes des deux jeunes hommes s'enfoncèrent encore plus dans leurs épaules.
- Vous rendez-vous compte de l'irresponsabilité de votre geste ? Le courage n'est pas la stupidité ! Assena-t-elle.
- Minerva …
- Non Albus, je ne me montrerais pas laxiste face à un tel manquement de bon sens ! Je vous retire, d'ors et déjà, cinquante points chacun pour mise en danger de vos camarades ! Ainsi qu'une retenue durant laquelle vous écrirez en quoi cette action était stupide et évitable et qu'auriez-vous dû faire à la place ! Et vous ne serez libérés que lorsqu'elle sera terminée ! Vous la ferez dans mon bureau, chaque samedi de 14h à 16h ! Est-ce clair, jeunes gens ?
- Oui, professeur McGonagall, firent en cœur les deux frères.
- J'espère au moins que vous avez un semblant d'excuse, aussi insignifiant soit-il.
Fred releva la tête et, sans pouvoir regarder sa professeure dans les yeux, commença à expliquer.
- Nous avions compris que le professeur Quirrell voulait la Pierre Philosophale. Nous avons fait le rapprochement entre plusieurs événements qui ont commencés avant même notre rentrée.
Et tandis que son frère racontait, George lui serrait la main. Il ne parlait pas, mais donnait tout son soutien à son jumeau par cette prise, lui transmettant courage et affection. Fred, lui, expliqua comment ils avaient fait entre plusieurs événements : le cambriolage à Gringott rapporté par la presse, les paroles échangées entre Hagrid et Harry, les rapports de leur ami sur Quirrell et la douleur qu'il ressentait à son approche au niveau de sa cicatrice, les événements de Halloween, la connaissance de Touffu ou encore l'incident avec la licorne que Harry leur avait rapporté.
Leur frère Charlie était un adepte des créatures fantastiques et il leur avait conté mille fois des histoires de loup-garou, de licorne ou encore de dragons, ses préférés. Aussi, les jumeaux savaient-ils tout le mythe qui tournait autour de la pureté de cet animal, mais aussi les caractéristiques de son sang.
De même, ils avaient eu vent des méfaits causés par les Mangemorts pendant la première guerre. Leurs parent et grands-frères leur avaient raconté comment Gidéon et Fabian Prewett, les frères jumeaux aînés de leur mère avaient été torturés, puis lâchement tués par plusieurs d'entre eux.
Quand ils avaient compris le risque encouru par la quête du professeur Quirrell, ils n'avaient pas réfléchi deux fois, c'était vrai. Ils avaient foncé tête baissée dans les ennuis, mais c'était pour défendre leurs amis, leur famille. Et aussi, un peu, par vengeance, ils devaient l'avouer.
- Messieur, je ne peux que reconnaître votre bon cœur et votre volonté de faire le bien, soupira leur professeur de métamorphose. Mais reconnaissez que vous vous y êtes très mal pris et que ça aurait pu bien mal tourner.
- Nous le savons, professeure. Nous vous demandons pardon pour notre empressement.
Minerva acquiesça, acceptant les excuses.
- La punition est tout de même maintenue, messieurs. Et vos parents seront également tenus au courant des événements.
L'horreur s'afficha une seconde sur le visage des jumeaux. Ils allaient être écorchés vifs, puis servis aux gnomes de leur jardin comme quatre-heure. Cependant, ils ne pouvaient pas contester. D'abord parce que leur professeure risquait de doubler leur peine, ensuite parce qu'ils savaient qu'elle n'avait pas le choix.
- Bien, professeure, firent-ils finalement en baissant la tête, défaits.
- Sur ce, jeunes hommes, il est temps de regagner votre lit, ordonna la directrice adjointe. Bonne nuit, fit-elle pour les congédier.
- Bonne nuit, ajouta Albus un brin amusé.
Mais Minerva veillait au grain et, lorsque les deux élèves furent partis, elle se tourna vers son supérieur et lui assena la plus belle soufflante de sa vie.
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Merci pour votre lecture, j'espère que ça vous a plu, j'attends vos retours !
À bientôt !
