Bonjour, bonsoir à tous ! Merci beaucoup pour toutes les reviews et les encouragements ! Vous avez été nombreux à me suivre sur cette fiction, merci beaucoup, encore, à tous pour m'avoir accompagné sur ce long projet, commencé il y a presque 3 ans jours pour jours, plus de 400 pages de textes ! C'est juste fou, je ne pensais pas pouvoir tenir un si long timing !
C'est le der des ders, suivis directement de l'épilogue, pour me faire pardonner de mon léger retard, j'ai été mise KO par une saleté pendant trois jours XP Et puis, je voulais pas bâcler ! Mais je suis à peu près rétablie et je publie en ce jour pour vous délivrer la fin ! Je ne sais toujours pas si j'écrirais la suite (j'ai plein d'autres projets, mais j'avoue que c'est quand même dans mes petits papiers …) L'avenir nous le dira ! Il y a quand même beaucoup de « si » en jeu (dont le fameux « si j'ai le temps » ! ^^)
Il m'a fallu un peu de temps pour produire cette fin, mais, si j'avais hâte de vous la montrer et d'y mettre un terme (parce que je commençais tout de même à me lasser de cette histoire), je ne voulais pas non plus mal clore toutes ces années, tous ces chapitres et vous offrir (et m'offrir un peu à moi aussi) un chapitre de piètre qualité. Alors j'espère sincèrement que vous apprécierez cette fin, que vous n'aurez pas de regrets ou de sentiments inassouvis … ^^ J'attends vos commentaires, vos ressentis, vos appréciations, vos critiques, ou simplement un petit « coucou ! » ^^ qui me fera tout aussi plaisir :)
Sur ce, bonne lecture ! En espérant vous retrouver sur d'autre projets !
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Chapitre 95
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Harry avait monté le dernier carton où il était encore inscrit « CHAMBRE HARRY » en travers sur l'un des côtés et l'ouvrit pour découvrir ce qu'il contenait. Ils avaient déjà installé les meubles, Moony et Ley s'en étaient chargés. Ils avaient aussi rangé ses livres et ses vêtements sur plusieurs étagères pour les premiers et dans une armoire et une commode pour les seconds, ainsi que ses principaux jouets dans un grand coffre. Il ne restait que la décoration à faire. Son matériel d'élève avait été laissé de côté pour l'instant dans un carton sous son bureau. Il prendrait le temps d'aménager plus tard. Pour l'instant, il s'était contenté d'y étaler son matériel à dessin. Ses affaires de potions, quant à elles, avaient été rangées dans la cave, avec celles de Kingsley.
Ce dernier carton contenait justement ses bibelots et affiches qui consisteraient en sa petite touche personnelle à cette chambre qui était désormais définitivement la sienne. Il garderait les couleurs qui lui allait très bien, mais il tenait à la personnaliser un peu, ce que ses tuteurs l'avaient encouragé à faire. Il déballa donc ses petits trésors amassés ou offerts au cours de l'année, Rémus et Kingsley l'aidant à redonner leur taille originelle à tous ces petits objets. Puis il défit les rouleaux d'affiches et poster que ses amis et tuteurs lui avaient offert : quelques affiches amusantes, de beaux paysages et des photographies agrandies.
Lorsqu'il sortit le dernier paquet et que Kingsley lui redonna sa forme naturelle, il l'ouvrit et découvrit toutes les photographies qu'il avait prises ou que ses tuteurs avaient prises et les étala sur son lit. Certaines retourneraient dans l'album, d'autres seraient affichées sur le mur. Il fit donc deux tas. Quand il eut fini de les trier, Rémus l'aida à les fixer sur le mur.
- Tiens, fit Kingsley qui revenait avec un autre petit tas. Celles-ci, nous les gardions précieusement pour toi, lorsque tu serais apte à en prendre soin.
Il tendit à l'enfant quelques photos qui représentaient James et Lily, parfois seuls, parfois entourés de leurs amis. Harry pouvait reconnaître Moony sur certaines d'entre elles. Puis il en découvrit d'autres qui lui firent monter les larmes aux yeux. Elles le représentaient lui et son père renard dans le parc de Poudlard.
Rémus vint poser une main sur ses épaules et lui murmura à l'oreille :
- Je suis certain qu'ils seraient tous très fiers de toi !
Harry renifla et sourit à ses deux tuteurs. Il les prit tous les deux dans ses petits bras et les remercia chaleureusement, ne pouvant s'empêcher de verser quelques larmes. Kingsley lui caressa doucement les cheveux avant qu'il ne se défasse de l'étreinte pour le pousser à accrocher ces nouvelles images avec les autres. L'enfant le fit avec émotion et les contempla un moment, avant de se retourner vers les deux hommes.
- Vous savez, maintenant, c'est vous ma famille. Moi aussi je suis très fier d'être votre fils adoptif !
Une boule d'émotion se logea dans la gorge de Rémus qui ne put que laisser son amour débordant pour Harry s'exprimer en le prenant brusquement dans ses bras et le serrant contre lui.
- Nous aussi sommes très fier de t'avoir pour fils, mon cœur, bredouilla-t-il entre deux sanglots.
Kingsley les rejoignit et les prit tous deux contre lui, embrassant d'abord Rémus sur la tempe, avant de poser ses lèvres sur le haut du crâne de l'enfant, son enfant et de les serrer fort dans ses bras.
- Nous t'aimons tous les deux très fort, Harry et nous sommes très heureux que tu te sentes si bien avec nous.
S'écartant un peu, il prit le visage de son fils dans ses mains en coupe et l'attira devant son regard.
- Nous aimerions beaucoup, si ça ne te gêne pas, pouvoir t'appeler « fils », comme le feraient des parents.
Les yeux de Harry s'embuèrent plus encore et son sourire s'élargit.
- J'aimerais beaucoup que vous le fassiez, avoua-t-il.
- Merci, rétorqua Kingsley en lui embrassant le front, comme pour sceller cet accord.
Rémus fit de même et ajouta :
- Tu n'es pas obligé de nous appeler « papa » ou … Je ne sais pas … Tu fais comme tu veux, comme tu le sens. Quelques soit la façon dont tu nous appelles, « Moony » et « Ley » nous convient très bien, saches que nous t'aimons de tout notre cœur et que rien n'y changera quoi que ce soit.
Harry renifla à son tour et se serra contre ses parents.
- J'aimerais beaucoup vous trouver un nom, un petit nom rien qu'à vous ! Mais … « Papa » restera toujours mon papa renard dans ma tête et dans mon cœur, avoua-t-il avec un peu de regret.
- Et nous le comprenons, s'empressa de dire Kingsley. C'est pourquoi tu peux prendre ton temps pour choisir.
Harry acquiesça et fronça les sourcils.
- Quels sont les autres noms donnés aux parents ? Je ne veux pas vous appeler « père », fit-il en grimaçant.
Rémus et Kingsley rirent et lui accordèrent qu'ils ne préféraient pas non plus cette nomination. Harry chercha alors, avec les deux hommes qui lui donnèrent plusieurs indications. Les appellations, surnoms et petits noms affectueux que ce soit dans leur langue ou dans une autre y passèrent et Harry les testait sur sa langue, mais n'était jamais vraiment satisfait. Aucun ne lui paraissait naturel, or il ne voulait pas se forcer ni amoindrir la portée de ce qu'il ressentait vraiment pour ses deux parents.
- Papounet ? C'est étrange, non ? Papa-Moony … C'est trop long … Pa … Moony …
- Et pourquoi pas « Pamoon » proposa Kingsley.
Harry releva la tête et regarda Rémus dans les yeux, essayant ce nouveau surnom.
- Pamoon … Pamoon … Pamoon ! J'aime ! S'exclama-t-il en lui sautant dessus.
Rémus rougit, puis gloussa et le prit dans ses bras, le serrant fort contre lui.
- J'aime aussi, mon cœur, chuchota-t-il contre lui avant de lui baiser la joue. C'est parfait.
Ils se tournèrent alors vers Kingsley et Harry fronça une seconde les sourcils, avant de que tout son visage ne s'illumine et qu'il s'exclame :
- Et Papoon ! Pamoon et Papoon !
Harry explosa de rire, euphorique et plein d'amour pour ses deux parents. Kinglsey répéta ce nouveau surnom et l'adopta aussitôt, pouffant de rire. Il aurait, de toute façon, accepter n'importe quoi, même plus ridicule, tout pour son fils et son amour.
- Papoon, ça me va fiston !
Harry rougit de bonheur et toute la petite famille s'embrassa.
Après ces émulations, Harry poursuivit son accrochage, chantonnant avec bonne humeur, tandis que les deux hommes rejoignaient leur chambre pour y faire aussi un peu de rangement. Rémus avait dupliqué et agrandi une photographie d'eux trois qu'il afficha immédiatement dans leur chambre, au-dessus de leur lit.
Kingsley s'approcha de lui et passa ses bras autour de sa taille. Rémus se laissa tomber dans l'étreinte et serra ses propres bras autour de son compagnon.
- Jamais je n'aurai imaginé un tel dénouement. Jamais je n'avais espéré une famille et me voilà comblé.
L'Auror se pencha sur lui pour l'embrasser avec amour et passion. Il ne s'écarta qu'après plusieurs secondes et souffla plein d'amour :
- Je suis très heureux aussi de t'avoir ici, chez moi, dans mes bras, et de savoir que le petit renard qu'on a accueilli il y a presque un an est devenu ce petit garçon si généreux, si intelligent, notre fils et que tous les deux êtes là avec moi. Je vous aime tellement ! Je t'aime Rémus, mon loup-garou si bienveillant.
Rémus, une fois de plus les yeux pleins de larmes et une boule dans la gorge, ne put que plonger sur les lèvres de son amant pour le remercier de cette déclaration et répondre à ses sentiments.
- N'empêche, pouffa Kingsley après plusieurs autres baisers, tu as hérité du surnom maternel !
- Quoi ? N'importe quoi ! S'indigna Rémus.
- Si ! Je suis PaPoon et tu es PaMoon ! « M », comme « maman » ! S'exclama Kingsley hilare.
- Mais n'importe quoi, c'est le « M » de « Moony » ! Moony comme Moon, la lune, en référence au fait que je suis un loup-garou !
- Ça, c'est toi qui le dis ! Fit vicieusement l'Auror en levant le nez, moqueur.
- Mais … Espèce de …
- Ah ! Pas de gros mot sous ce toit ! Il y a un enfant ici ! S'exclama Kingsley avec fourberie.
- Faquin ! S'exclama Rémus en le frappant sur l'épaule. Crapule ! Lui assena-t-il en le tapant encore. Vaurien ! Fripouille ! Coquin …
- Ah, celui-là, je l'aime bien, fit Kingsley en esquivant les mains de son amant.
Soudain, il se redressa et, d'un geste vif, se saisit des poignets de Rémus. Ce dernier lui jeta un regard faussement noir et, d'une secousse, le poussa à tomber sur le lit derrière eux.
- Eh bien, si c'est ce que tu voulais, fallait le dire toute de suite ! Gloussa l'Auror en capturant à nouveau les lèvres de son compagnon couché sur lui.
- Tu ne perds rien pour attendre ! S'exclama Rémus avant de s'échiner à lui retirer sa chemise.
Kingsley n'oublia pas de fermer la porte et de lancer quelques sortilèges avant qu'il ne soit trop tard et que Harry ne les surprenne en mauvaise posture. Enfin, mauvaise …
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Épilogue
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L'anniversaire de Harry avait été magique. Le jeune garçon avait été un peu déçu de ne pas y avoir vu Drago, mais son ami l'avait prévenu lors de son précédent passage qu'il aurait une réception organisée par ses parents au Manoir Malfoy ce jour-là. Oui, Kingsley avait fait une invitation en bonne et due forme et le lord avait accepté que son fils passe quelques jours chez son ami, mi-juillet.
Enfin, il avait été très heureux de voir les jumeaux et Ron, ainsi que Severus et Sirius qui étaient tous venus pour passer la journée avec lui. Ils avaient bien fêté ça, il avait eu plein de cadeaux, ils s'étaient régalés tant avec le repas confectionné par leurs soins, qu'avec le gâteau commandé par Rémus à la pâtisserie du village d'à côté. Et Harry avait bien profité de la présence de tous, jouant joyeusement, discutant de tous et de rien, prenant de leurs nouvelles et se promettant de se revoir bientôt.
Harry sortit de la salle de bain en pyjama et appela ses parents pour lui dire qu'il était prêt. Peu de temps après, Rémus et Kingsley montaient dans sa chambre pour lui dire bonne nuit.
- Je pourrais voler avec mon nouveau balai, demain, s'il te plaît Pamoon ?
Sirius lui avait offert le dernier Nimbus 2001 et il avait été extatique à l'idée de l'essayé. Ce qu'il avait fait brièvement devant ses amis, mais comme il était le seul à en posséder un, après que tous ceux qui le voulaient l'aient essayé, il le rangea et le laissa de côté.
Rémus se pencha sur lui, lui embrassa le front et lui fit promettre :
- Seulement si tu restes prudent et que l'un d'entre nous reste à proximité. Dans un premier temps, je veux qu'il y ait toujours un adulte à portée pour le cas où tu aurais un accident.
- Oui, Pamoon.
- Bonne nuit fiston, murmura Kingsley après lui avoir embrassé le front à son tour.
- Bonne nuit Papoon, bonne nuit Pamoon !
- Bonne nuit mon cœur.
Les deux hommes se redressèrent et quittèrent doucement la chambre, laissant derrière eux un jeune garçon heureux, mais épuisé par sa journée riche en événements. Harry ne mit pas longtemps à s'endormir.
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Il était tout juste minuit, lorsqu'un « CRACK » retentit, réveillant Harry en sursaut. Sur le bout de son lit, dans sa chambre du cottage qu'il avait investi avec Rémus en début d'été, se trouvait un elfe de maison aux grands yeux globuleux, aux oreilles en ailes de chauves-souris, au nez long et pointu, habillé d'une taie d'oreiller vieille et sale.
Après une seconde de stupeur, Harry cria d'effroi. Aussitôt, Rémus et Kingsley furent à l'affût, baguettes en main et pénétraient dans la petite chambre pour voir quel était le problème. Ce ne fut qu'alors que la petite créature prit la parole :
- Maître Drago envoie Dobby porter un message à monsieur Harry Potter.
Si Rémus soupira de soulagement, Kingsley resta en garde. Harry, lui, fronça les sourcils. Son ami lui avait déjà envoyé son cadeau d'anniversaire, pourquoi devait-il lui envoyé un message … Il regarda l'heure … À minuit ?
L'elfe, devant le silence persistant, couina :
- Monsieur Harry Potter est en danger, il ne doit pas retourner à Poudlard !
- Quoi ? S'exclama Harry apeuré.
- Qu'est-ce que ça signifie ? Demanda Kingsley de sa voix d'Auror.
Rémus, quant à lui, s'était déplacé auprès de Harry et avait passé ses bras autour de lui pour le réconforter et se placer entre l'intrus et son fils.
- Dobby ne doit pas … Méchant Dobby ! Méchant Dobby !
L'elfe ne faisait plus attention à eux et se donnait de minuscules coups de poings sur le visage. Puis, soudainement, il s'approcha d'un mur et commença à se frapper la tête dessus. Harry, ni Kingsley ni Rémus, n'y comprenaient rien, mais avant qu'ils n'aient pu demander quoi que ce soit à l'elfe qui continuait de se flageller, le dénommé Dobby tendit un morceau de papier dont se saisit machinalement Rémus, puis disparut dans un nouveau « CRACK » sonore.
Estomaqués, Kingsley s'approcha de son compagnon et de son fils, tant pour s'assurer qu'aucun des deux n'avaient rien, que pour lire par-dessus leurs épaules la brève missive. Sur le petit bout de papier, il était écrit dans une police riche en déliés, mais écrite à la va-vite : « Tu es en danger, mon père manigance quelque chose. Je crois qu'il veut tuer quelqu'un à Poudlard ».
FIN
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Merci beaucoup à tous pour cette ultime lecture, j'espère que ça vous a plu ! Comme vous l'aurez compris, j'imagine, l'histoire continue d'après le canon … Les événements à venir, comme ceux qui ont jonchés cette fiction, suivront les aventures du livres ! Peut-être les écrirais-je moi-même à ma sauce un jour, sinon, je vous laisse le loisir de les imaginer :)
À bientôt j'espère !
