Disclaimer : Toujours pas à moi :) Je ne fais que les emprunter pour notre bon plaisir !
Rated : M, l'histoire traite de thèmes lourds.
WARNING ! : et bien … ça ne s'arrange pas vraiment ? :-x
Chapitre 17 :
Le soldat de l'hivers se tenait raide, au milieu de la pièce où on lui avait demandé d'attendre. Du coin de l'œil, il observa ses adversaires, évaluant rapidement leurs qualités propres. C'était des soldats. Des soldats d'élites, surentraînés. Des soldats optimisés, un peu comme lui, le bras de métal en moins. Était-il plus ou moins fort qu'eux ?
Durant l'heure suivante, ce fut ce que les généraux présents tentèrent de déterminer. Le soldat de l'hivers était un bon produit qui avait montré à de nombreuses reprises ses compétences et ses capacités hors-norme. C'était un produit relativement fiable, tant qu'il était tenu par les mots. Il ne fallait simplement pas l'égarer. Mais il n'était pas parfait.
Sa force était certes impressionnante, mais les modèles les plus récents étaient plus rapides, plus incisifs, … plus fort, tout simplement. En duel loyal, le soldat de l'hivers perdait. Il perdait dignement, mais il perdait.
S'il n'y avait pas eu ces quelques détails, le soldat de l'hivers aurait pu être réorienté vers des missions moins importantes. Malheureusement, les nouveaux modèles avaient une faille : la colère. Ils se laissaient emporter et perdaient tout sens commun. Ils arrêtaient d'obéir ce qui était à proprement parler impensable. Même si le soldat de l'hivers avait touché le sol un nombre incalculable de fois durant cette journée de test, se montrant si peu performant, ce serait lui qui serait renvoyé en mission, mais avant, ils devaient tester son conditionnement.
Ce fut ainsi qu'une réunion eut lieu. Elle regroupait un certain Johann et ses plus proches collaborateurs. L'un d'entre eux proposa d'une façon très pragmatique :
- Nous pourrions l'utiliser pour punir la fille … Maximoff.
- Je rappelle à tout hasard qu'elle a de grands talents. Elle ne doit pas mourir., cracha Johann.
Le soldat de l'hivers était avant tout un assassin. Un tireur d'élite capable d'abattre sa proie sans même que celle-ci ne le voit. Il savait tuer de près également. Il savait blesser mortellement. Il savait briser des os durablement. Mais les punitions, ce n'était pas dans ses cordes.
- On pourrait essayer quelque chose de nouveau. Après tout, il avait assez d'affection pour elle pour la maintenir en vie, n'est-ce pas ?
- A quoi pensez-vous Ophelia ? demanda Johann.
- Une simple saillie. Qu'il la monte.
- Vous parlez d'un viol.
- Oui. Elle n'en mourra pas et peut-être que ça l'aidera à comprendre qu'il ne viendra pas la sauver.
Johann hésitait. Wanda les haïrait peut-être même plus qu'elle ne le faisait déjà. Et qui sait comment leur soldat allait réagir face à un tel ordre ? Après tout, il ne lui avait jamais permis d'avoir la moindre sexualité et il n'avait pas spécialement envie que ça change. D'un autre côté, cela serait sans doute une bonne manière de vérifier la maîtrise qu'ils avaient sur lui.
- Et si nous essayons plutôt d'asseoir notre contrôle avant de le tester ? Captain America est arrivé à faire des miracles en quelques rencontres à peine. Nous devons nous montrer plus méfiants. Nous n'avons qu'à faire passer au Sergent Barnes la liste complète de procédure.
- Les dix-sept ?
- Non. Toutes. Lorsqu'il sera suffisamment éteint, nous le testerons.
Autour de la table, tout le monde accepta et la réunion reprit son cours. Les ennemis qui s'abattaient sur les Etats-Unis actuellement leur étaient totalement inconnus. Ils attaquaient aussi bien les super-héros et leurs acolytes que les agents d'Hydra. C'était une catastrophe pour tout un chacun, mais ils comptaient bien en profiter d'une manière ou d'une autre. Pendant que tout le monde était concentré sur ce problème de fin du monde, eux, ils avaient le champ relativement libre.
Ce genre de réunion avait toujours l'air des plus inutiles et pourtant, elles avaient des conséquences directes et quasi-immédiate puisque l'homme qui surveillait Bucky reçut ses ordres. Il laissa le soldat de l'hivers lever les poings, échanger des coups violents avec l'autre optimisé, sautant pour essayer de lui échapper comme si son corps en miette, couvert d'hématomes, pouvait encore le lui permettre, jusqu'à ce qu'il tombe sous les assauts répétés. Il ne gagnait pas. C'était la constante. Ça et le fait qu'il se relève, qu'il attaque, qu'il n'abandonne pas, …
- Stop.
Aussitôt, le soldat de l'hiver se tint différemment, obéissant, s'arrêtant dans l'instant alors même que l'autre se ruait sur lui, enragé. Il dû être arrêté par plusieurs autres gardes armés de matraques électriques.
Le soldat de l'hiver fut conduit dans une autre salle où d'autres gardes vinrent le surveiller. Il était en permanence sous bonne garde, même si en réalité, ces geôliers avaient un doute certain sur le fait de survivre à une rencontre. Demander à cet assassin de se battre, c'était une chose. S'il décidait de tuer, il se montrerait hautement plus virtuose. Mais en attendant, il fut poussé dans la cuve de cryogénisation. L'instant d'après, le froid l'embrasa.
Figé, immobile, mort en réalité, il n'eut pas conscience que l'on déplaçait sa cuve. Il ne sut pas qu'il était transporté de ce laboratoire secret à une autre base, loin de là. Une base qui serait équipée pour lui faire subir la totalité des procédures en tout sécurité. Alors que son tombeau était ainsi déplacé, Wanda était toujours enfermée dans la même cellule. Elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à la cellule dans laquelle elle avait subi des expériences, volontairement. Elle avait dit « oui » à l'époque. Mais ce n'était pas la même. Elle avait passé bien assez de temps entre ces quatre murs pour en saisir chaque détail. Les formes du métal brossé, les aspérités du sol, le ressort qui pointait bizarrement dans le matelas trop fin. Une montagne de détails qui faisait qu'elle se tenait là avec une impression d'étrangeté terrible. C'était comme avant et en même temps, c'était totalement différent.
- Elle n'était pas là de son plein grès. Son frère n'était pas de l'autre côté de la paroi. Et elle portait une camisole étroite qui plaquait ses mains contre ses côtes. C'était comme un défi lui disant qu'elle pouvait se défendre, il suffisait qu'elle se brise les os et s'arrache la moitié du ventre. C'était tentant. Plus tentant que ce qui l'attendait en tout cas.
Lorsque les agents d'hydra vinrent la chercher, elle croisa leurs regards remplis de dégoûts. Ils la saisirent chacun par une épaule et la soulevèrent, l'arrachèrent du sol pour la traîner à leur suite. Wanda n'avait vraiment pas envie de se laisser faire, mais elle ne trouvait aucune solution pour se libérer de ça. La camisole l'empêchait de tout.
- Laissez-moi ! cria-t-elle en désespoir de cause.
Mais ils ne la lâchèrent pas avant qu'elle soit arrivée dans sa salle de torture personnelle. Parfois, elle se disait que ça pourrait être pire. Elle ne subissait pas d'électrochoc. Les couteaux ne filaient pas sur sa peau. Les coups ne fracassaient pas son corps fragile. Rien de physique, à part cette aiguille fine qui transperçait sa peau avant de délivrer son poison.
- Non, non, non … chuchotait-elle alors doucement, alors qu'il prenait le pas.
Ça aurait pu être pire, ça aussi. Ses veines n'étaient pas envahies par des langues de feux. Elles ne lui donnaient pas l'impression d'être remplies de goudron ou d'acide. Elle n'avait pas mal. Pas de douleur. Son bourreau le lui avait promis, en caressant ses cheveux avec tendresse, il avait murmuré qu'il ne ferait jamais mal. Il ne la battrait pas. Il lui donnerait à boire et à manger. Il lui donnerait tout ce dont elle avait besoin, qu'elle en veuille ou pas.
- Chut, ça va … Détends-toi, Wanda. Tu dois cesser de lutter. Laisse-moi te montrer la vérité …
- Non, non, non …
- Si Wanda, c'est important … Je comprends que ça te fasse peur, mais ça va aller. Tu dois juste y faire face. Regarde.
Elle se débattit alors qu'il la prenait dans ses bras, la posant sur un fauteuil tout particulier. Là, différentes attaches se refermèrent sur elle, bloquant sa tête pour qu'elle n'échappe pas aux visages qui s'étalaient sur le mur. Elle hoqueta sous l'horreur et ferma les yeux alors qu'à son oreille, la voix douce de son bourreau lui offrait des paroles rassurantes.
- Oui, tout va bien, je comprends. Je comprends que tu ne veuilles pas les voir. Tu dois avoir tellement honte … mais il faut que tu arrives à regarder la vérité en face. Regarde, ce sont tes parents. Ils ont tué par Tony Stark. Les Avengers savent parfaitement que Iron Man a tué des milliers de personnes comme tes parents. Des pauvres gens. Innocents. Regarde-les.
Wanda sentait son esprit qui se brouillait, petit à petit, l'empêchant de démêler ses pensées, des mots de son geôlier.
- Tu les as trahis. C'est normal d'avoir honte. Rejoindre le camp de leur meurtrier … Comment as-tu pu faire une telle chose ? Et tu vois où ça t'a emmené ? Pietro est mort. Tu as tué ton frère. Tes choix ont tué ton frère. Nous ne voulions pas vous envoyer au combat, pas avant que vous soyez prêt, mais tu y es allé. Ils t'ont perverti et … Quoi ? Pour quel résultat ? Toute ta famille est morte. Mais nous t'aimons encore, Wanda. Nous t'aimerons toujours. Tu es l'une des notre. Tout va bien. Oui, voilà, regardes les. Il faut que tu affrontes ta culpabilité. Ça va, je suis là, je reste avec toi. Tu ne risques rien ici. Tu peux faire pénitence … Tu peux te racheter.
Les yeux grands écarquillés, envahis par l'image même de sa famille, Wanda eut un hoquet douloureux. Les larmes l'envahirent avant de se répandre sur ses joues. Ils étaient morts. Ils étaient tous morts.
- C'est de ta faute, mais nous t'aimons quand même. Il faut simplement que tu le comprennes. C'est toi qui les as tués en faisant de mauvais choix.
L'homme à côté d'elle lui caressait la joue doucement, il essuyait ses larmes, il lui souriait, il continuait de parler doucement avec une voix tendre où ne pesait aucune menace. En croisant son regard, elle se demanda pourquoi elle le craignait. Il était gentil. Il était terriblement gentil. Elle ne risquait rien avec lui. Il était là pour s'occuper d'elle, tout simplement.
Du plus sombre des recoins de son esprit, une pensée émergea malgré tout. Bucky, où était Bucky ? Hydra avait fait du mal à Bucky. Ils n'étaient pas bons. Hydra faisait du mal à Bucky alors ils n'étaient pas bons.
- Tout va bien … On va juste t'aider pour que tu ne tues plus jamais les gens auquel tu tiens. Tu ne veux pas les tuer n'est-ce pas ? Regarde-les. Tu ne veux pas leur mort ?
Les larmes roulèrent, plus lourdes encore, sur ses joues alors que les sanglots l'envahissaient. Ils lui manquaient. Ils lui manquaient tellement. Sa voix brisée laissa échapper le nom de son frère comme une supplique. Elle donnerait tout pour qu'il revienne à la vie.
