Disclaimer : Toujours pas à moi :) Je ne fais que les emprunter pour notre bon plaisir !

Rated : M, l'histoire traite de thèmes lourds.

! WARNING ! : thèmes très durs et sensibles abordés dans ce chapitre. On va parler de viol ! Vous êtes prévenus et quoiqu'il se passe, ce sera relativement graphique !

Chapitre 20 :

Wanda était recroquevillée sur elle-même, sur un matelas ridiculement fin. Elle ne pleurait pas. L'émotion était toujours là, vive et terrifiante, mais elle ne pleurait plus. Les larmes semblaient s'être comme taries. Elle aurait préféré que ça coule le long de ses joues, ça lui aurait fait moins mal. Elle aurait peut-être eu cette délicieuse impression que la douleur s'évacuait hors d'elle petit à petit.

Les gardes lui avaient finalement attribué une chambre, spartiate, mais les choses fonctionnaient ainsi. Pour le moment, elle était moins qu'un agent mais un peu plus quand même qu'une prisonnière. Elle avait le droit de sortir et de quitter cet enfer.

Les mots de son « instructeur » résonnaient encore dans son esprit. Si tu as assez confiance en toi. Vas-y. Vas là où tu le veux. Mais tu sais … Hydra prendra soin de toi et nous t'éviterons de tuer, encore, ceux que tu aimes ou des innocents. Mais vas-y. Pars. Tue-les. C'est tout ce que tu sais faire sans nous. La porte de la pièce, une porte lourde en fer forgé sans doute un bijou de technologie, avait été laissé ouverte et ses mains, si destructrice, avait été déliée également. Elle était libre. Libre de faire du mal aux autres. Pietro … Nous aurions toujours protégé Pietro … Il était très précieux … Et toi, tu as préféré le conduire à la mort. C'est une tragédie. J'aimerai vraiment que ça ne se reproduise pas. Est-ce que ce n'est pas ce que tu veux ? Que ça s'arrête. Repenser à ces mots lui donnait froid, un froid qui venait de l'intérieur et qui la glaçait de la plus terrible des façons mais étrangement, c'était réconfortant. Ça lui faisait penser à son soldat, son soldat de glace. Bucky. Hydra avait fait du mal à Bucky. Ils n'étaient pas aussi bons que ce que l'instructeur voulait lui faire entendre.

A l'extérieur de sa chambre, il y eut un bruit de lutte. Un cri, bref puis après un instant de silence, une alarme au loin. Que se passait-il ? Des bruits de pas se rapprochèrent, bruyants, claquant le sol sans le moindre doute, puis sa porte s'ouvrit, s'arrachant presque de ses gonds. Elle n'était pas fermée à clé après tout. Wanda se redressa du matelas et observa l'homme qui se tenait là. Les cheveux mi-long, passablement emmêlés, un bras de fer étincelant, Bucky. Bucky était là avec un tout nouveau bras. Il se glissa dans la pièce, mortellement silencieux, et referma doucement derrière lui alors qu'à l'extérieur quelqu'un criait de quadriller la zone.

Bucky était venu la secourir. Ça avait été sa première pensée cohérente, alors qu'elle se relevait. Elle fit un pas vers lui avant de s'arrêter. Elle était pieds nus, habillée d'une simple blouse blanche. Sa porte était ouverte. C'était ridicule n'est-ce pas ? Il avança et aussitôt elle comprit.

Wanda n'avait rien d'une princesse. Ni la noblesse, ni la beauté, ni quoique ce soit d'autres. Sa chambre n'avait rien d'un donjon et elle n'était assurément pas en haut d'une tour. Si Hydra était bel et bien un dragon, le conte de fée s'arrêtait là. Bucky était peut-être un chevalier par bien des abords, mais il n'était pas le prince charmant. Pas à ce moment-là en tout cas. Il ne la reconnaissait pas.

- Bucky ? chuchota-t-elle tout en reculant pour garder une bonne distance de sécurité entre eux.

Trois pas de plus achevèrent de les rapprocher. Bucky était contre elle à présent, il l'avait acculé contre le mur. Elle remua doucement les doigts, convoquant son pouvoir, tout en espérant sincèrement ne pas avoir à s'en servir. Elle n'y arriverait surement pas. Pas contre Bucky. Pas après tout ça. Elle jeta un coup d'œil paniqué à la porte, espérant presque voir arriver son instructeur. Il était censé la protéger d'elle-même, lui éviter de faire du mal aux personnes qu'elle aimait. Il était censé … Bucky la saisit avec tant de force que le voile rougeâtre s'éteint dans ses mains et il la jeta sur le lit.

Que faisait-il ? Lorsqu'il commença à tirer sur la blouse, elle pensa, sincèrement, qu'il cherchait un micro, qu'il pensait qu'elle était une traitresse. Mais ce n'était pas ça et elle dut rapidement s'en rendre compte. Il déchira le tissu fin, la blessant au passage. Elle ne cria pas. Les gardes le cherchaient à l'extérieur et ils pourraient lui faire du mal … car Hydra faisait du mal à Bucky. C'était sa seule pensée cohérente. Elle ne pouvait pas encore faire du mal autour d'elle. Elle ne pouvait pas sinon, autant mettre fin à ses jours immédiatement.

- Bucky ? Bucky est-ce que tu me reconnais ? Je suis Wanda. Murmura-t-elle sur le ton de l'urgence alors que les mains rudes la manipulaient sans douceur.

Elle le repoussa lentement avec son pouvoir, lorsqu'il tenta de se glisser entre ses cuisses nues. Une main cachant sa poitrine et les jambes fermement verrouillées pour cacher son intimité, la jeune femme était totalement perdue. Ça ne pouvait pas arriver. Ça ne pouvait pas être en train d'arriver. Bucky observa le voile rouge qui le repoussait fermement sans comprendre. Il ne savait pas ce que c'était, mais d'un geste vif, il s'en éloigna pour revenir à l'assaut. Elle poussa un cri quand ses doigts de métal se refermèrent sur sa jambe, au-dessus de son genou, la forçant à se dévoiler. D'un mouvement de hanche, il s'approcha d'elle alors que son autre main immobilisait les poignets fins de la jeune sorcière.

- Bucky ne fait pas ça. Tu es James Buchanales Barnes, tu es Bucky. Bucky ! Tu ne ferais jamais ça.

La main de fer se baissa sur le pantalon étroit et l'ouvrit d'un geste sûr, avant de descendre le sous-vêtement qui cachait la virilité du soldat. Wanda n'osa même pas baisser les yeux jusque-là. Elle restait comme pétrifiée, perdu dans son regard. Glaçant. Bucky n'était pas là, même pas un peu.

- Arrête. Arrête-toi ! Bucky, arrêtes !

Pas une flamme, pas un tressaillement, il n'était absolument pas là. La chaire, chaude et humide, de son entrejambe vint se cogner à elle à défaut d'en dire autre chose et Wanda eut envie de rire. Un rire idiot. Un rire pitoyable. Un rire qui ne contenait rien d'autres que des pleurs.

- Oh Bucky … Qui t'as demandé de faire ça ?

La main de fer redescendit entre eux alors que le soldat tentait de s'exciter pour pouvoir la pénétrer. Elle sursauta en sentant le métal froid contre elle. Il pouvait la blesser durablement au moindre geste. Elle tenta de remuer les mains, elle ne les sentait presque plus tellement sa poigne était forte, alors bien-sûr, elle ne s'en sortit pas.

- Au prochain entraînement, tu m'apprendras à me sortir de ce genre de prise, d'accord ?

Un mouvement de hanche poussa le gland de l'homme contre ses chairs les plus intimes, il était à moitié bandé, bien assez pour parvenir à s'enfoncer en elle. La panique la saisit plus fermement. Elle ne voulait pas ça. Pas comme ça. Mais elle était trop faible pour l'arrêter physiquement. Elle ne parvenait plus à convoquer son pouvoir. En remuant, elle s'empalerait peut-être d'elle-même, chose qu'elle voulait à tout prix éviter. Alors elle dit la première chose qui lui passa par l'esprit.

- Pour le théâtre, c'est d'accord. J'accepte d'y aller avec toi.

Le soldat de l'hiver se figea totalement. Lui qui n'avait pas réagi en entendant son nom, ses suppliques et tout le reste, il s'était immobilisé à cette phrase. Puis doucement, il lui répondit, dans un anglais imparfait aux accents soviétiques marqués.

- Tu es ma mission.

- Alors tue-moi ou sauve-moi. Tu es un soldat. Tu es un sauveur. Tu es un héros. Tu as été un assassin aussi. Mais tu n'es pas ça. Bucky. Tue-moi ou sauve-moi, mais ne fais pas ça.

Entre leurs jambes entremêlées, le sexe de l'homme s'était totalement ramolli et celui-ci recula légèrement sans défaire la prise de ses mains. Il la regarda. Son visage ne lui disait rien. Plus bas, son corps, ses seins, son sexe, ses jambes, … Il ne reconnaissait rien. Pas le moindre détail. Il détourna le visage une seconde. Il avait une mission. Une mission étrange lui semblait-il, mais il ne pouvait pas en juger. Il devait juste suivre les ordres.

La déshabiller, l'immobiliser si besoin et avoir un coït avec elle. Il devait simplement finir sa mission, mais il n'y arrivait pas. Son corps avait du mal à se plier à la tâche demandée et ce qu'elle disait le perturbait.

- Qu'est-ce que tu aimes au théâtre ? poursuivit-elle.

Il cligna des yeux, sans comprendre pourquoi quelque chose remuait dans son ventre quand elle parlait de ça. S'il sortait sans l'avoir baisé il serait jugé défectueux et soumis aux procédures. Ce n'était pas une bonne chose. Pourquoi ? Il se posa la question, sans répondre à la femme qui continuait de tenter sa chance en lui parlant de choses qu'il ne comprenait pas. Il ne voulait pas subir de nouveau les procédures, parce que ça faisait mal, parce que c'était honteux, parce qu'il était censé être meilleur que ça. Peu importe. Il ne voulait pas. Alors il saisit son sexe avec plus de rudesse que de douceur et appliqua un mouvement dur sur la peau fine. Il devait se gorger de sang, il devait …

- Bucky ? C'est Hydra qui t'as demandé de faire ça ?

Le mouvement mécanique commença à fonctionner, lentement, alors que son sexe se montrait sensible et douloureux. Certaines missions faisaient mal. Beaucoup plus mal que ça. Alors il continua tout en se disant que s'il n'y parvenait pas, il devrait trouver une autre solution.

- Ils me disent … Ils disent … Je ne veux pas te faire de mal. Je tiens à toi, Bucky.

Il s'arrêta tout à fait, figé, et l'observa. Elle s'était détendue entre ses bras. Ses cheveux étaient longs, étalés sur le matelas et ses mains, légèrement bleuis par le manque de sang. Il la tenait trop fort. Elle aurait des marques. Mais une autre constatation se fraya une place dans son esprit. Une impression étrange. Elle était belle. Détendue et nue, elle était belle. Il croisa son regard et sans le vouloir, ils restèrent ainsi verrouillés un moment. Quand elle remua, aussi légèrement qu'une plume, comme pour lui demander l'autorisation de bouger, il desserra sa prise. L'une de ses mains, si fine et délicate, s'échappa. Elle avança vers lui. Il recula légèrement, il avait vu ce voile, il comprenait intuitivement sa dangerosité, mais la main ne fit que lui effleurer la pommette dans une caresse douce. Le contact, non douloureux, était l'un des premiers qu'il recevait depuis longtemps. Il frémit.

- Tu es ma mission. Répéta-t-il mécaniquement.

Elle cilla doucement en percevant la crainte qui l'habitait. Le soldat de l'hivers était désespéré, quelque part. Il était au-delà du désespoir, il agissait automatiquement, avec une résignation qui le rendait terrifiant. S'ils lui avaient ordonné de la tuer, il l'aurait fait sans hésiter et elle n'aurait pas réussi à l'arrêter, mais ils ne voulaient pas qu'elle meurt. Ils voulaient qu'elle se brise et qu'elle se rallie à leur cause.

A l'extérieur les bruits se rapprochèrent, avec des cris et bientôt, la porte s'ouvrit, s'éclatant contre le mur derrière. Plusieurs soldats rentrèrent, mettant en joue Bucky et l'instant d'après, ils tirèrent.

Note de fin : outch. Gros chapitre. J'espère que vous avez survécu …