Disclaimer : Toujours pas à moi :) Je ne fais que les emprunter pour notre bon plaisir !

Rated : M, l'histoire traite de thèmes lourds.

note : on est reparti :) J'espère que ça se passera mieux que le précédent ^^'

Chapitre 21 :

Les bras de l'instructeur autour d'elle se voulaient réconfortant. Il remonta le drap pour cacher son corps et lui rendre un peu de pudeur. Doucement tout en la berçant, il chuchotait.

- Oh Wanda ! J'espère qu'il ne t'a pas fait de mal ! Il est complètement fou. Il nous a échappé. On le cherchait de partout. Tu vas bien ? Dis-moi que tu vas bien ?

Elle ne leva pas le visage vers celui qu'elle nommait « son instructeur ». Elle ne connaissait pas son vrai nom, mais elle savait qu'il lui mentait. Bucky pouvait devenir complètement fou et incontrôlable. Il pouvait s'enfuir, s'échapper, disparaître même. Par contre, elle l'avait connu d'assez près dans un état assez instable pour savoir quelques détails sur lui. Si Bucky le pouvait, il fuyait. Si Bucky voulait exécuter une mission, il tuait, il blessait, il ne violait pas. Ce n'était pas dans ses cordes. Il n'avait jamais eu le moindre geste déplacé alors qu'il aurait pu, à plusieurs reprises, que ce soit sur l'héliporteur ou plus tard, sur l'île. Seulement, Bucky n'était pas comme ça. Et ce n'était pas Bucky qu'elle avait vu, pas vraiment.

- J'ai eu si peur pour toi ! Je suis vraiment désolé. On fera tout pour que ça ne se reproduise pas. Si jamais tu le vois, il faut l'éviter à tout prix d'accord ? On ne l'avait jamais vu s'auto-attribuer une mission comme ça et … Dis-moi qu'il n'a pas réussi à te faire du mal ?

Wanda ne répondit pas immédiatement, observant le corps convulsant de Bucky, au sol, toujours parcouru par des décharges électriques. Les tazers étaient encore branchés et certains n'hésitaient pas à appuyer encore, même si les gémissements roques s'étaient taris. Bucky était vivant. Ils ne le tueraient pas, mais que lui feraient-ils pour ne pas l'avoir violé ? Si elle n'avait pas été certaine d'avoir vu une caméra dissimulée dans la grille d'aération, elle leur aurait menti. Elle aurait dit qu'il l'avait prise, qu'il l'avait blessé, qu'il avait été jusqu'au bout dans l'espoir que ça puisse. Mais ça les mettrait juste encore plus en difficulté.

Alors que le corps de son ami était traîné à l'extérieur, toujours nue sous les draps, elle se fit une réflexion étrange. Les contes de fées n'existaient que sur le papier, alors elle pouvait bien réécrire la suite de l'histoire. Elle pouvait faire tout ce qu'elle voulait. Hydra, le dragon terrifiant aux multiples têtes, était tout autour d'elle. C'était l'ennemi. Le véritable ennemi. Celui qui se jouait de son esprit, lui caressait l'épaule et appliquait ce ton diablement rassurant tout en essayant de la détruire de l'intérieur. Mais en dehors de ça, les rôles étaient libres. Un jour, elle passerait cette porte et elle sauverait Bucky. Ils fuiraient ensembles. Ils n'étaient pas si mauvais pour ça. Ils pourraient survivre, n'importe où, tant qu'elle le retrouvait, tant qu'elle le retrouvait réellement. Et ça, ce serait peut-être le pire des combats. Retrouver Bucky, son Bucky.

Elle fit de son mieux pour froncer ses sourcils vers le haut dans une grimace de détresse, puis elle s'accrocha à la chemise de son instructeur tout en sanglotant légèrement.

- J'ai eu tellement peur ! Il était comme fou ! Je n'ai rien pu faire … Merci ! Merci beaucoup ! Vous m'avez sauvé. Hoqueta-t-elle.

Les bras se refermèrent sur son corps dans cette étreinte immonde qui se voulait rassurante. Elle se laissa aller contre lui. Elle n'était pas une grande actrice. Elle n'avait vraiment pas les talents d'une personne comme Natasha, mais elle ferait de son mieux. Paraître affectée, ce n'était pas dur, elle l'était. Le fait qu'il ne soit pas rentrer en elle, ça ne voulait pas dire qu'elle n'avait pas souffert à son contact. Elle s'était sentie faible, avilie, rabaissée au rang d'un objet, d'un bien consommable et … Elle frémit. Elle s'était sentie tellement impuissante … Ce n'était pas la première fois qu'on la ramenait à cet état où elle ne maîtrisait absolument rien. Ça ne devenait pas plus facile avec le temps. A chaque fois, elle avait envie de se promettre que plus jamais ça ne lui arriverait, mais le principe même de l'impuissance, c'était qu'on ne pouvait pas choisir de l'éviter.

Lorsque l'instructeur ressortit de la petite chambre, il était assez content de lui. Son travail avançait bien. Wanda était de plus en plus fragile et malléable. Bientôt, il pourrait commencer à se débrouiller pour qu'elle ait envie de faire des choses pour lui plaire, par pure reconnaissance. Elle se plierait à ses caprices et deviendrait petit à petit une arme de destruction massive au service d'Hydra. Il y avait encore beaucoup de travail et le viol manqué était tout de même ennuyant même si elle avait paru relativement affectée. Heureusement, elle ne se doutait de rien.

La mise en scène digne d'un spectacle de sons et lumières avaient été orchestré de mains de maître. Les gardes attendaient à l'extérieur de la chambre bien avant que le soldat de l'hivers ne s'y présente. Mesure de sécurité : si jamais il cherchait à la tuer ou l'inverse d'ailleurs, si elle se défendait avec trop de virulence, ils seraient prêts à intervenir, équipés d'armes non létales pour immobiliser leurs cibles.

Le plan était simple. Le soldat de l'hivers rentrait dans cette chambre, il déshabillait Wanda, il la violait en utilisant la force sans pour autant lui infliger de blessures trop graves physiquement, puis les soldats rentraient, le mettant en fuite et le soldat disparaissait … Il était censé être la menace qui rodait autour d'elle, l'amenant à apprécier la surveillance qu'ils comptaient lui imposer. Seulement le soldat avait foiré. Il avait parlé, chose qu'il n'aurait jamais dû faire. Il ne l'avait pas violé, ce qui n'était pas si dur en soit, elle n'était pas moche, loin de là-même, évalua l'instructeur, stoïque. Comme si c'était un élément décisif.

Si ça n'avait tenu qu'à lui, il serait allé voir le préparateur du soldat pour lui souffler dans les bronches, mais il n'avait pas réellement le temps. Wanda ne l'occupait pas à temps complet. Il devait remonter vers la surface pour s'occuper de ses autres patients.

C'était tout le paradoxe d'Hydra. Chacun voulait s'enrichir ou poursuivait un but précis, si ce n'était pas l'argent, c'était le pouvoir, d'une manière ou d'une autre. Seulement, pour que certains y parviennent, il fallait marcher sur les autres. La règle était simple : Hydra permettait à chacun de progressait et en échange, chacun faisait progresser l'organisation tout entière. Lui, il n'était qu'un tout petit rouage dans cette grande machine. Un petit psychiatre qui grâce aux contacts au sein de l'organisation avait pu commencer à avoir des patients parmi le gratin. Des politiques, des stars en tout genre, … Il était grassement payé et généralement, il faisait excellement bien son travail en dehors d'un tout petit défaut, presque rien. Disons que le principe de confidentialité qu'il appliquait était tout à fait variable. Si une chose pouvait servir à l'organisation : elle servait.

L'ascenseur qu'il avait emprunté finit par atteindre l'immense parking souterrain ramenant aux bureaux externes. A partir d'ici, peu de personnes appartenaient à Hydra. Il plaqua un petit sourire heureux sur son visage et avança tranquillement, comme s'il sortait de sa voiture. Ce n'était pas le cas, mais qu'importe.

L'argent, c'était le nerf de la guerre et les activités de chacun, les secrets d'état, les délits d'initiés, tout permettait de renflouer les comptes. Hydra était également à la tête de certaines grandes ONGs. Il n'y avait pas de petits profits et pas de mauvaises manières d'obtenir de l'argent. Loin de là, quelqu'un d'autre comprenait parfaitement le pouvoir de l'argent. Il était né riche, mais il avait également bien travaillé pour le rester. Marchand d'armes, c'était un drôle d'héritage et il avait fini par le dissoudre, le modifier tellement qu'il n'était plus du tout d'actualité. Tony Stark comprenait le rôle de l'argent dans leurs guerres classiques et il savait qu'au final, sur le papier, il ne restait pratiquement plus que ça. Des mouvements d'argents et des faux noms.

Comment débusquer les bases opérationnelles d'une organisation secrète ? Comment trouver des lieux que personne n'avait trouvé jusque-là ? Il avait la sensation d'être parti en quête de l'Atlantide, mais à l'époque où des armées envahissaient le ciel, ça ne semblait pas des plus étranges. L'homme avait conçu des programmes et à présent, la machine prenait le relais, cherchant d'autres formes de mouvements.

Tournant en rond dans son laboratoire, Tony se parlait à lui-même, à moins que ce ne soit à un programme. Depuis Jarvis, il ne s'était plus autant attaché à eux, même si quelque part, c'était ses enfants.

- Ils brassent de l'argent … quoi d'autres ? De la nourriture, des fournitures … Fournitures ! De quoi ont-ils besoin pour gérer ces deux-là ? De drogues ? De liens ? Non, une bonne cellule suffit. Cellule ! Oui, c'est une piste. L'azote liquide ! He ! Cherche-moi les endroits où l'on trouve le plus d'azotes liquides ou de quoi en fabriquer et en conserver.

Immédiatement, l'intelligence artificielle se mit au travail, parallèlement aux calculs complexes qu'elle effectuait déjà. Tony n'avait pas beaucoup d'empathie pour une personne comme Bucky. C'était difficile d'avoir de l'empathie pour celui qui avait été le bras armé, brisant sa vie en tuant ses parents. Mais il avait écouté et au moins comprit quelques détails. Hydra aimait le congelé aux moindres soucis et nul doute qu'il devait leur en poser deux ou trois. Ce type était complètement taré après tout.

Les résultats tombèrent, plus nombreux qu'il ne l'aurait cru, mais rayer des endroits ne seraient pas si difficile que ça.

- Dans cette liste, enlève tous ceux qui ont effectué des commandes régulières ou fait des productions constantes. Je cherche quelque chose d'anormal, de soudain.

La liste se réduisit drastiquement, lui arrachant un sourire. Il allait les trouver. Il allait vraiment les trouver. Il les ramènerait puis il pourrait enfin aller se battre. Il pourrait enfin essayer de faire quelque chose pour le reste de l'humanité.