Pas de Review cette semaine.

On arrive en France, un petit voyage de 10 chapitres outre manche.

Bonne lecture.


En ce Lundi 5 Octobre 1998, les cheminées d'une grande bâtisse du Paris Magique s'illuminèrent d'une flamme verte à de nombreuses reprises. Les élèves de septième année de Poudlard, menés par leurs quatre professeurs en sortirent à tour de rôle. Chacun portait un petit sac ayant l'enchantement d'extension indétectable, fournis généreusement par l'école. Ils furent accueillis par un autre britannique, un homme métis aux yeux marron et aux cheveux bruns. Il était vêtu d'un long manteau de cuir ocre et portait une chemise noire avec un pantalon beige. Son visage dur mêlé à sa grande taille ainsi que sa carrure imposante, le rendaient intimidant. Daisy et quelques autres élèves le reconnurent de suite : il s'agissait de l'Auror Talbott Winger. Sofia s'avança avec un franc sourire pour l'étreindre, qu'il lui rendit avec la même affection.

- Quelle honte qu'il faille une sortie scolaire pour se voir. Déclara l'homme.

- Si tu quittais ton Pays de Galle plus souvent aussi. Ricana Sofia.

- Et c'est une Irlandaise qui dit ça. Répondit-il en souriant avant de regarder Penny. Penny !

Il l'étreignit avec la même chaleur, qu'elle lui rendit aussi. Puis il regarda les élèves, les scrutant un à un de son regard inquisiteur, mettant mal à l'aise les cinq dont il avait la charge du dossier, avant de prendre la parole de sa voix grave et puissante.

- Ma présentation sera courte. Miss Ironwood, Mister Osborne, Miss Parkinson, Miss Avery ou encore Miss Stonebanks qui est absente, me connaissent bien. Il marqua une pause, prenant le temps d'observer le comportement des élèves. Je suis l'Auror Winger, durant tout votre séjour à Paris je serais responsable de votre sécurité, mais aussi surveillant de votre usage de la magie. Il fixa les Serpentard. Je suis aussi chargé par mes collègues de surveiller les enfants de Mangemort. Messieurs Potter et Weasley auraient, je pense, adoré se charger de cette mission, mais hélas ils sont encore en formation. Il marqua une dernière pause. Je sais que vos professeurs vous ont surement déjà rabâché que vous représentez la grandeur de Poudlard ici, je vais me permettre d'ajouter que vous représentez la grandeur Britannique. Je ne tolèrerais par conséquent aucun écart, tout manquement se soldera par une assignation à résidence ici et s'il est grave ce sera un renvoi immédiat à Poudlard. Je laisserais le soin à vos professeurs de vous retirer les points.

L'ensemble des élèves participant au voyage, y compris ceux n'étant pas surveillés, se tordirent. Ils avaient à faire à quelqu'un plaisantant très peu, qui de plus semblais déjà bien remonté. Penny s'avança vers les élèves, son sourire chaleureux sur ses lèvres.

- Nous vous laissons prendre vos quartiers, des chambres de cinq sont à disposition. Ce bâtiment étant loué par Poudlard, nous avons pu avoir un aménagement similaire aux dortoirs. Néanmoins en l'absence de salle commune, nous utiliseront la rotonde de la bâtisse comme grande salle et salle commune, ce sera tout. Elle sourit avant de terminer. Bienvenue à Paris.

Les élèves guidés par les professeurs quittèrent le hall, Slughorn pris en charge les élèves de Serpentard pour les conduire à leurs dortoirs, Penny pris les Poufsouffle, Hagrid les Gryffondor et Talbott les Serdaigle. Sofia de son côté alla procéder au règlement des derniers détails avec les propriétaires de l'établissement.

Dans leur chambre, qui étaient bien plus somptueuse que leur dortoir de Poudlard et qui offrait une vue magnifique sur le Paris Magique, la chambrée de Daisy s'installait. La candide Lola, une blonde aux yeux bleus de petite taille, choisis le lit le plus proche de la fenêtre. La seconde, une brune dénommée Marina, éloigna son lit de deux du duo. Depuis l'entrée de Daisy dans leur chambrée, elle c'était toujours un peu méfié d'elle. La troisième, une autre brune s'appelant Victoria, fit de même que la précédente, elle n'aimait pas Daisy et savait lui montrer tous les jours.

Vu que c'était un Dimanche, leur soirée leur était offerte, le trio de filles parti de la chambrée, laissant Danika et Daisy seules. Elles recommencèrent à discuter de leur séjour parmi les Moldus, la brune s'étant un peu familiarisée avec leurs us et coutumes. Elle était cependant très loin d'être capable de se fondre dans la masse. Elle le prouvait encore une fois avec sa tenue, elle portait un pantalon de cuir moulant et des bottes plates, surmontée d'une veste en écaille de reptile. La fermeture sur le devant étant le côté droit de la veste qui se rabat sur le gauche pour se fermer. Le tout garni d'une capuche, c'était pourtant une tenue Moldue achetée au rayon gothique, mais elle rappelait beaucoup certaines tenues Sorcières. Elle ouvrit sa grande veste, se dévoilant en débardeur dessous. Enfin un truc Moldu, se dit Danika.

Dans le silence elles étaient plongées dans leurs livres respectifs. Danika essayait d'en apprendre un peu plus sur le folklore local, Daisy de son côté, qui avait eu une éducation plus poussée sur les us et coutumes des différentes communautés magiques, était en train de lire un de ses tomes sur la conception des baguettes. Bien qu'elle aurait préféré demander à la châtaine de l'aider dans ses recherches, elle préférait ne pas trop la déranger. Elles furent interrompues par l'Auror Winger qui convoqua la brune dans le bureau qui lui avait été mis à disposition. Elle le suivit, espérant que cette réunion de mise au point soit rapide.

La pièce était vide, un simple bureau au centre et une bibliothèque que le côté gauche. A droite il y avait une fenêtre montrant Paris, mais Talbott en ferma les épais rideaux. Il y avait deux petits fauteuils du côté invité et un bien plus grand de l'autre. Il s'installa dans le grand et fit signe à Daisy de s'assoir, ce qu'elle fit. Avant qu'il ne parle, elle remarqua un ordre de réquisition sur son bureau, elle ne releva pas, préférant éviter de se mêler des affaires d'un Auror.

- Miss Ironwood, l'on ne s'est pas vu depuis Aout. Vous vous doutez je pense des raisons de votre convocation. Dit-il, neutre.

- Vous voulez encore vous assurer que je ne suis pas comme mon père… Soupira-t-elle.

- Ça je le sais déjà. Vos actes à Poudlard sont suffisamment éloquents. Il la fixa. Néanmoins, malgré le fait que vous soyez l'enfant de Mangemort sur qui j'ai le moins de soupçons, vous continuez à vous comporter comme une idiote.

- Plait-il ? Demanda Daisy en soutenant son regard.

- Les carnets de votre père, un élément d'enquête indispensable. Il se trouve qu'ils ont disparu du manoir Ironwood, sans compter le laboratoire en Ecosse incendié.

Les carnets, encore et toujours ces maudits carnets, pensa Daisy. Tout tournait autour d'eux depuis qu'elle les avait prélevés en Juin dernier. Bien sur que c'était elle qui les avait, bien sur qu'elle ne comptait pas les laisser aux Aurors. Toute la vérité sur son identité est à l'intérieur, ce qu'elle avait lu par pure curiosité pour savoir tout ce que sa famille lui avait caché, c'était transformé en une bible sur sa personne. Quand au laboratoire en Ecosse, elle savait très bien de quoi il parlait, son incendie fut un regrettable effet secondaire des carnets. Ce que Daisy y avait découvert ne lui avait pas plu au début, elle a laissé ses sentiments parler et a tout ravagé là-bas. Elle fixa l'Auror, tendant ses poignets, elle avait trahi sa confiance, elle le savait. Elle attendait son châtiment cette fois. Il se contenta d'un sourire en coin, se montrant un peu humain pour une fois.

- Au vu du contenu, je ne peux vous en vouloir de les avoir cachés.

- Vous… Commença-t-elle en écarquillant les yeux.

- Oui j'ai fait une perquisition à votre appartement et j'ai découvert les carnets, que j'ai lu bien entendu. Votre père était un homme particulièrement retord, mais je ne vous apprends rien.

- Je suppose que vous allez m'arrêter pour dissimulation de preuves… Soupira Daisy.

- Non, mais vous me devrez une faveur.

- C'est-à-dire ?

- On sait tous les deux qu'il manque une baguette dans les affaires saisies. Je la veux pour terminer mon enquête avant de vous restituer les biens de votre famille.

Elle soupira encore, elle savait où était la dernière baguette de sa famille. Mais là elle ne comprenait pas, elle était encore dans le manoir. Les Aurors auraient dû la trouver sans la moindre difficulté, sauf s'ils sont suffisamment idiots pour ne pas trouver une cache n'ayant pas recours à la Magie. Elle se retint de sourire à cette pensée, se moquer de Winger en face de lui était rarement une bonne idée. Néanmoins elle le fixa de son regard bleu qui ne laissait toujours paraitre aucune émotion, ce malgré la joie des derniers jours.

- Elle est cachée dans le manoir, à l'intérieur de la canne à pommeau de mon père…

- Nous n'avons trouvé aucune canne à pommeau.

- Dans le grand bureau, le meuble a un levier qui ouvre une trappe. Père y cachait sa canne après l'obtention de sa seconde baguette.

- Je vois… Soupira Talbott. Et bien Miss Ironwood, on a trouvé cette cache. Il n'y avait aucune canne. Donc où l'avez-vous mise ? Demanda-t-il, inquisiteur.

- Je l'ai rangée à sa place après avoir utilisé dessus le Prior Incanto, car je voulais des réponses… Après mes lectures…

- Vous l'avez bien remise à sa place ?

- Oui.

- Je vois… Donc ? Quel fut le dernier sort lancé par cette baguette ? Demanda Talbott qui était légèrement agacé.

- Avada Kedavra…

Il écarquilla les yeux, il aurait largement préféré entendre autre chose. Il se leva bougeant légèrement l'ordre de réquisition que la brune put ainsi lire. Elle fit une grimace en voyant, qu'il s'agissait de la baguette en cerisier de son père, qui faisait l'objet de cet ordre. Des deux que son père posséda, c'était celle qu'elle voulait préserver. Talbott pointa sa baguette vers elle, plus précisément vers sa tête. Elle écarquilla les yeux, sachant ce qui l'attendait, elle expira et fixa Talbott. Elle lui en voulait déjà alors qu'il abhorrait une mine navrée.

- Legilimens !


Et là je suppose que j'ai rendu Talbott détestable pour ceux qui le connaissent via Hogwarts Mysteries :)

A la semaine prochaine ^^