Avec la sortie d'Endgame et la suite de Game Of Throne, on peut dire que j'ai été pas mal occupé (need une thérapie ASAP,,,). Voici néanmoins la suite de l'histoire dont j'essaierai à présent de poster un chapitre toutes les deux semaines (les dimanches ou mercredi, dites moi lequel de ces deux jours vous préférez..). Par ailleurs.. j'ai remarqué que personne n'avait vraiment commenté le dernier chapitre. Vous ais-je déjà perdu ? L'histoire vous plaît-elle toujours ? J'espère que oui, en tout cas !
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Sans transitions, la suite !
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CHAPITRE 3 : L'ERREUR D'ASTORIA
"Il n'est pas question que je monte sur cet animal," fit la voix grondante d'Astoria Greengrass.
Cela n'eut que l'unique et seul de mérite de provoquer un rire chez l'homme de taille moyenne qui, à ses côtés, tenait ledit animal par son filet d'une main, l'autre s'étant d'ores et déjà perdue en caresses diverses contre ses joues poilues. La bête qui s'avérait être un cheval bien en chair, souffla son contentement, les naseaux effleurant la tignasse — ou le nid de poule selon les avis — de Darius.
Ils s'étaient revu après ce verre qu'ils avaient prit au Monte Lounges plus de quatre semaines plus tôt. D'abord pour un énième verre dans le même bar-restaurant, puis pour un déjeuner rapide, prit sur le pouce entre deux heures de travail où ils s'étaient installé sur les marches du perron, à l'arrière du garage. Les mains de graisses, ils avaient ris lorsque la jeune femme avait nargué Darius avec sa salade de poulet qui ne nécessitait guère l'usage de ses mains parfaitement manucurés et encore moins, d'ingérer la moindre nourriture saupoudré de graisse de moteur. Ces vingts minutes de sourires en coin, de jet de cacahuètes et de sifflements provenant des gars à l'intérieur de l'échoppe avaient été les meilleures de sa semaine, avait décrété le jeune amnésique. Après ça, Astoria l'avait invité chez elle même si Darius avait refusé, arguant qu'il voulait y aller doucement, parce que tu comprends ? Je ne voudrais pas gâcher les choses en voulant tout précipiter et brûler les étapes.. ce par quoi son amie avait répondu que l'invitation n'était nullement à but sexuelle (Angus dans son dos s'était étouffé après leurs avoir affirmé que non, écouter aux portes n'était pas son genre et que oui, ils pouvaient bien prendre quelques minutes pour discuter, aucun soucis Boss!), mais bien de l'aider à fixer une étagère sur son mur puisque tant qu'à avoir des muscles, autant s'en servir pour la bonne cause — dixit-elle. Darius en avait été mortifié, ("Excuses-moi, je ne voulais pas insinuer que..") mais le rire d'Astoria avait été tel que ça l'avait rassuré: elle n'était pas le moins du monde vexée et prenait souvent malin plaisir à lui rappeler cet épisode désastreux en guise de taquineries.
Le courant passait bien. Le courant passait plus que bien, même.
Alors la veille, Darius avait demandé à Astoria si elle accepterait qu'il lui montre ce qu'il appelait les merveilles de l'outback. Et, Oh.. La sorcière n'avait su quoi dire. Si elle maîtrisait l'art des villes moldues — assez similaires aux villages sorciers en fin de comptes, si ce n'est qu'il n'y avait guère de chouettes à chaque coin de rues, de balai volant et autre baguettes s'agitant pour un oui ou pour un non — le désert, avait-elle décrété, était une toute autre chose. Il n'y avait pas de foutu désert, d'où elle venait. Des forêts verdoyantes, une pluie constante, une sempiternelle humidité, oui. L'Angleterre était, par excellence, diamétralement opposé à l'Australie. Elle ne s'y était pas préparé et risquer de faire sauter sa couverture n'était pas envisageable. Elle avait entendu nombres d'histoires sur les créatures peuplant le désert. Qu'elles soient d'origine non-maj ou magique, aucune des histoires ne finissait réellement par un gentil: ils vécurent heureux pour le restant de leurs jours, bien à l'abri de la vilaine bestiole alors massacrée pour le Plus Grand Bien.
Tous s'accordaient à dire que quiconque se laissait aller à empiéter sur le territoire aride, s'exposait alors à d'éventuelles morts incroyablement douloureuse. Déshydratation, famine, empoisonnements, os brisés et elle passait les meilleures.
Alors elle s'était mise en tête de refuser. Un non, clair, net et concis. D'innombrables excuses s'était même d'ores et déjà formés dans sa tête. Enterrement, maladie, jouer les pauvres filles apeurées lui avait même effleuré l'esprit.
Sauf que Darius Carter était Harry Potter et que le survivant n'avait jamais été du genre à s'acoquiner avec les petites choses fragiles. Sauver la veuve et l'orphelin ? Aucun soucis pour Saint Potter. Marier la veuve, en revanche.. Il n'y avait qu'à connaître Weasley fille pour comprendre que ce type était inexorablement attiré par les esprit forts et combatifs. Des personnalités en mesure de pouvoir le protéger lui, même si ça: Potter n'en était pas conscient. Alors Astoria avait accepté, à demi-mots.
Et maintenant qu'elle se trouvait sur place, la jeune femme regrettait franchement de ne pas avoir campé sur sa position de départ. Qui aurait cru que fréquenter le survivant, même amnésique, aurait été si dangereux ?
"Tu ne risque rien," promis Carter. "Gin' est inoffensive.. Enfin disons plutôt qu'elle n'a jamais mangé personne."
"Gin ?" demanda la sorcière qui préférait ne pas laisser à son esprit le moyen de lui représenter un cheval mangeur d'homme.
"Ginevra.., Gin est un surnom."
"Ginevra. Tu as appelé cette bestiole Ginevra ?"
C'était la meilleure, songea Astoria sans pouvoir empêcher un sourire narquois de venir bouffer ses lèvres. Merlin sait ce qu'elle aurait donné pour voir la réaction de la fameuse Ginevra première du nom. Saint Potter venait après tout, de nommer un canasson après elle, qu'il en ait conscience ou pas. C'était à mourir de rire, dieu qu'elle avait hâte de faire remonter l'information à ses camarades Mangemorts.
La sorcière mordit l'intérieur de ses joues, lorsqu'elle capta le regard émeraude un brin blessé de son compagnon.
"Désolé," dit-elle en levant ses mains comme pour l'apaiser. "Je ne me moque pas, promis. Je serai curieuse de savoir pourquoi, cependant."
"Pourquoi quoi ?"
"Pourquoi Ginevra ? Ce n'est pas vraiment commun à la régions."
Darius haussa les épaules. Comment expliquer à cette femme, que ce nom en particulier faisait naître en lui, un sentiment de quiétude ? C'était comme une journée ensoleillée de farniente passée à l'ombre d'un saule, s'était-il dit des années plus tôt, lorsque lui était venu le fameux prénom. La bête était sa quiétude personnelle. Lorsqu'il en ressentait le besoin, alors Darius se laissait aller à la chevaucher jusqu'à ce que le soleil daigne laisser place à sa consœur la lune. Il se sentait alors libre de toutes contraintes — pas qu'il en ai des masses non plus dans cette vie —, libre de faire tout ce qu'il voulait. Il n'était alors plus Darius Carter, le survivant, l'amnésique ; mais juste un homme qui prenait du bon temps sur le moment, partageant l'instant avec une créature a l'esprit vif. Ginevra avait été sa sauveuse à de nombreuses reprises, là dehors. Darius lui aurait confié sa vie, sa sécurité sans sourciller.
"Je ne sais pas. Peut-être que je ne jurais que par Arthur et ses chevaliers de la table ronde, quand j'étais gosse ?"
Astoria prit cette réponse pour ce qu'elle était: une envie de ne guère s'épancher plus que nécessaire sur de vieilles lubies. Elle ne serait pas celle qui pointerait du doigt l'origine de l'histoire. Que Potter soit capable de se souvenir de certains noms malgré son amnésie était suffisamment inquiétant comme ça. En se promettant de garder ça à l'œil et de creuser le sujet plus profondément à l'avenir, la jeune femme feignit un soupir à fendre l'âme.
"Je n'ai jamais monté de.. (elle agita sa main en direction de Ginevra la jument, les sourcils froncés et un air profondément ennuyé de fiché sur son beau visage) .. choses pareilles. Je ne sais même pas comment monter une chose pareille."
Darius ricanna.
"Personne ne sait monter à cheval, jusqu'à ce que quelqu'un s'y essaie," dit-il très savamment.
Il ne récoltat d'un coup de coude et un regard faussement furieux. Lentement, l'homme s'éloigna de la bête pour rejoindre la jeune femme. Ses mains furent sur celles d'Astoria, avant qu'il ne le réalise lui-même.
"Hé," dit-il doucement et l'espionne se détesta pour la manière dont il l'a regardait à présent. "Tout vas bien se passer, Gin' ne te laissera pas tomber, je te le promet, d'accord ?"
Elle avait l'impression d'être une chose fragile.
Astoria n'était pas une chose fragile.
Elle releva le menton, tapota l'épaule du pseudo garçon de ferme et étira un sourire un brin hautain.
"Évidemment, pour qui me prends-tu paysan ? En selle, ta reine aimerait voir ces fameuses merveilles que tu a tant vanté."
Darius éclata de rire et secoua la tête. Il se dit qu'il était vraiment chanceux d'avoir une femme à ses côté, prête à braver la peur pour son bon plaisir, se dit qu'Astoria était décidément parfaite. Le lion dans planqué dans son estomac se mit à rugir lorsqu'il leva les yeux vers elle, son grain de peau parfait, son ses lèvres pleines et son sourire en coin. D'un geste, il l'aida à monter sur la jument, s'assurant que ses pieds soient bien posés dans les étrilles, avant de lui remettre les rênes. Il prit du recule, l'observa un peu plus, sa posture droite, son menton haut.. Astoria Greengrass avait des allures de noble, de reine, à n'en pas douter.
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"C'est donc ici que tu viens te cacher ?"
Ça leur avait prit du temps, pour rejoindre le fameux coin si secret que Darius avait évoqué sans aller dans le trop détaillé. ll avait promis, à demi-mot, que ce mystérieux endroit valait cent fois les quatre heures de monte qu'ils avaient effectuées sous un soleil de plomb. Astoria n'avait pas détesté chacun de ces instants, mais la chaleur avait, à un moment donné, eut raison de sa bonne humeur et c'était avec une grimace, un sourire forcé qu'elle s'était forcée à descendre de Gin pour rejoindre Saint Potter au bord de ce qui lui avait semblé être un précipice.
"Je plaide coupable", répondit l'homme en lui faisant signe de s'approcher avec l'énorme bête.
Astoria le vit s'avancer entre de gros rochers et elle se hâta de le suivre lorsqu'il disparus tout simplement de sa vue. Aussitôt, son cœur s'emballa. Comment ? Comment Potter avait-il pu disparaître alors qu'il ne se souvenait pas de la magie, de rien qui s'en approchait de près ou de loin ? S'agissait-il d'un piège ? Est-ce que l'Ordre du Phénix avait mis tout ça en scène pour pouvoir la piéger elle, ses camarades et son Maître ? Sa baguette trouva refuge dans le creux de sa main avant même qu'elle n'eut le temps de s'en rendre compte. C'était un réflexe de guerre, un réflexe de survie. Avait-il transplané ? Non. Elle n'avait pas entendu le crack caractéristique des transplanage. Un sort de désillusion alors ? Non, gronda la petite voix à l'arrière de sa tête. Tu t'es assurée qu'aucune baguette ne soit en sa possession !
"Montre toi Potter, c'en est assez de tes petits jeux sournois !"
Perdre patience. Ça n'était pas la meilleure chose à faire, mais la sorcière avait passé ces dernières semaines à supporter plus de choses qu'elle n'en était réellement capable. Devoir fréquenter Potter passait encore, surtout sachant ce dernier amnésique. Mais devoir se coltiner sa ribambelle de potes moldus ? Devoir vivre parmi ceux-là ? S'habiller, manger et parler comme eux ? Il y avait des limites à ce qu'une personne de son rang, de sa noblesse pardi, se pouvait d'endurer.
Le sort partit tout seul lorsque la jeune femme perçu un mouvement devant elle. Rien de trop grave, un simple sort de paralysie, des fois qu'elle puisse interroger l'enfant de sang-de-bourbe qui osait se jouer d'elle. Elle fut néanmoins surprise de découvrir qu'il s'agissait ni plus ni moins de..
"Potter ?!"
… lui-même. Les yeux grands ouvert, l'ennemi du Maître la dévisagea comme s'il la voyait pour la première fois. Sans sa poitrine, le cœur d'Astoria fit une embardé. Pourquoi ? se demanda-t-elle. Pourquoi est-il revenu, il aurait pu me prendre par surprise et…
Sa baguette magique s'agita et d'un informulé, elle ôta du visage du survivant, le maléfice qui l'empêchait d'émettre le moindre son.
"Qu'est-ce qu'il se passe ? Qui es-tu ?" paniqua aussitôt l'homme. "Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi je ne peux plus bouger.. !"
"Ne te moque pas de moi, Potter ! Tes petits jeux, ça va bien cinq minutes. Tu t'es bien fichu de moi hein ! Le Maître aura ta peau, pour ça," qu'elle promis, la colère, vibrant dans son beau regard.
Sauf que Darius Carter de son état, n'y trouvait alors plus rien d'attirant, ne trouvait plus rien d'attirant en général chez la jeune femme. Son visage était déformé par la haine et un rictus effrayant avait fait que ses lèvres étaient désormais retroussées sur ses dents, à la manière d'un chien sur le point d'attaquer.
"Que.."
"Il suffit ! Je veux la vérité, maintenant ! Légilimencie !"
Harry/Darius n'eut pas le temps de battre des cils, qu'une présence maléfique se fit sentir dans sa propre tête. C'était dérangeant et douloureux, parce qu'il essayait de lutter de toutes ses forces. Une voix dans sa tête, gronda. Concentrez-vous par Merlin, vous pensez que cette pathétique défense retiendra Vous-Savez-Qui d'entrer dans votre tête ? Il était confus. Darius ne savait plus où donner de la tête, ne savait plus qui, ou quoi croire. Pourquoi cette fille ressemblait soudainement aux gens qu'il voyait dans ses rêves les plus mauvais ? La douleur explosa dans son front lorsque la jeune femme fut propulsée en arrière.
Astoria s'était trompé.
"Merde," siffla-t-elle en se redressant rapidement sur ses jambes, sa main droite couvrant son avant-bras gauche.
Le Maître était en colère. Il avait dû sentir, d'une manière ou d'une autre, la panique de l'homme pendant qu'elle fouillait ses souvenirs, pendant qu'elle le regardait disparaître derrière une alcôve naturelle qui, d'un point de vue extérieur, donnait l'impression de n'être qu'un vulgaire cul-de-sac. Elle s'était trompée et en beauté. Potter n'avait pas disparu ; il avait trouvé un chemin assez large, mais peu visible pour entraîner la bête avec lui, vers cette oasis qui avait l'air tout droit sorti d'un conte de fées.
"Ne vous approchez plus !" hurla Darius Carter.
Il était pantelant, étalé contre le sol, une main sur son front qui suait à grosses gouttes. Lorsque la sorcière fit un pas vers lui, l'homme rampa vers l'arrière, calant son dos contre la pierre rouge qui lui écorcha légèrement la peau.
Astoria Greengrass leva les yeux au ciel en même temps qu'elle leva sa baguette, la pointant en direction de l'amnésique. Elle prit une grosse inspiration, força ses pensées à rallier le droit chemin, se faire moins tout en cacophonie et bazar et..
"Oubliette."
… lança le maléfice, effaçant les dix dernières minutes de la mémoire de l'homme qu'elle était supposé séduire, garder à distance du monde magique. Lorsqu'elle eut terminé de modifier et d'arranger les choses à sa sauce, elle rangea sa baguette magique dans l'étui invisible de son avant-bras et se précipita sur le sauveur du monde sorcier.
"Oh mon Dieu, Darius, tu vas bien ?" qu'elle fit mine de paniquer, l'aidant à s'asseoir, tenant son visage entre ses doigts agiles.
"Que.."
"Tu as glissé sur cette affreuse poussière rouge. Mince, Dar, regarde ou tu mets les pieds d'accord ? Je serai bien incapable de te ramener chez toi s'il t'arrivait quoique ce soit ..!"
"Glissé..?"
Darius fronça les sourcils, confus. Ça ne lui était pas arrivé depuis.. depuis ses premières journées dans l'Outback. Il avait de bonnes chaussures, connaissait l'endroit comme sa poche… Dans un soupir, l'homme secoua la tête.
"Désolé de t'avoir fait peur," s'excusa-t-il, penaud.
Astoria lui offrit un sourire doux et lui tendit la main afin de l'aider à se remettre sur pied.
"C'est bon," promit-elle. "Refais ça et je te casse en deux, par contre."
L'homme éclata de rire, mais le lion dans son ventre ne rugit pas. Il ne le remarqua pas, trop excité à l'idée de montrer sa fameuse oasis à son amie, sa partenaire. Personne ne sembla s'apercevoir du lien ténu, désormais brisé, si brusquement arraché qui s'était formé entre les deux au cours des dernières semaines.
Darius fut rapidement sur pied et la balade se termina lorsqu'ils tombèrent sur un endroit qu'Astoria ne s'était attendue à trouver dans un désert pareil. Tout était toujours fait de poussière rouge et de rocher tout aussi rouge, mais il y avait un brin de végétation à l'ombre de ceux-là, caché par les hauteurs des tours de pierre. Et en leur sein, un bassin naturel d'un bleu céruléen s'étendait sur une trentaine de mètres de diamètres. Quelques espèces d'animaux leur jetèrent des regards surpris lorsqu'ils débouchèrent d'une alcôve, mais aucun ne prit la fuite. Astoria, étonné, songea qu'ils devaient peut-être habitué à la présence du cowboy Potter et ce dernier le lui confirma d'un regard amusé.
La journée qu'ils passèrent fut agréable.
Personne ne commenta l'incident, puisque personne ne s'en souvenait vraiment, du moins, Astoria mise à part.
Celle-ci, si bonne comédienne, parvint à prétendre s'amuser comme jamais, sans se douter qu'une part d'elle était en train de la trahir. L'Australie était un bel endroit, l'Outback était incroyable et ce lagon ? Cette oasis, perdue au beau milieu des terres sèches ? Sans Potter, jamais elle n'aurait eut le plaisir de s'y baigner, d'observer les étranges créatures moldues, d'échanger un premier baiser avec cet homme qu'elle était supposé haïr.
