Nda : la fiction ne tient que très peu compte des fillers de l'anime. Si vous voyez une inconsistance avec l'histoire d'origine, ceci est probablement dû à ce fait, considérant que je ne prends compte que du manga papier.


Réflexion, partie 1


X


Le garçon aux cheveux blonds ouvrit enfin les yeux et ne fut pas surpris de retrouver la fille-fantôme juste en face de lui au réveil. Les paupières de celle-ci clignèrent derrière les mèches toutes aussi rouges que ses agates.

— Bonjour Kura, murmura Naruto, d'une voix encore ensommeillée.

— Bonjour Naruto, lui souffla-t-elle au nez.

Après un moment, Naruto sortit du lit dans une roulade et déposa ses pieds là où se trouvaient ses chaussons. Il alla alors dans la cuisine chercher son petit déjeuner. Il prit une boite de céréales, un bol et une cuillère puis se dirigea vers la table où la fille-fantôme l'attendait déjà, ses mains supportant son menton.

— Même chose Naruto pour aujourd'hui, ne me réponds pas si je te parle mais prête attention à ce que je dis. C'est tout, termina-t-elle en se levant.

Le garçon était un peu déçu qu'elle n'en dise davantage à propos de son plan, mais elle devait avoir ses raisons.

Après le repas, le garçon échangea ses pyjamas contre sa combinaison orange et courut vers la porte, s'attendant à voir Tigre et lorsqu'il ouvrit—

— Saluuut ! Ô mon dieu, tu es si moignon ! glapit la femme avec un masque d'oiseau.

Naruto reconnut les cheveux blancs et savait à qui il avait affaire. Il savait que s'il se laissait attraper par cette démone, jamais il ne se sortirait vivant de ses serres. Mais il était déjà trop tard, car les bras de la monstruosité étaient déjà sur lui et il atterrit encore contre sa poitrine. Cette fois néanmoins, la fille-fantôme ne fit aucun commentaire et se contenta de hocher la tête en faisant la moue.

— Madame Oiseau, je ne peux plus respirer ! supplia le garçon d'une voix étranglée avant d'être relâché de l'étreinte mortelle. Où est Monsieur Tigre ? demanda-t-il enfin.

Elle caressa le menton fictif de son masque avant de hausser les épaules.

— Sais pas, le Hokage m'a dit qu'il était exceptionnellement occupé ce matin, soupira-t-elle mais poursuivit aussitôt de manière enjouée : Allons, tu n'es pas content que cela soit juste nous deux, mon mignon ?

Si Naruto pouvait définir cette personne en un mot, il aurait dit... totalement insupportable.

— Madame Oiseau ! Mon nom est Naruto et souviens-toi en car je serai l'homme le plus fort du monde ! hurla-t-il empli de conviction — bien entendu parce que c'est Kura qui lui avait dit.

Mais la femme réagit de manière complètement opposée à ce qu'il espérait.

— Oooh, tu es si chou que je veux t'adopter de suite ! pleura-t-elle émue en essayant de le saisir encore, excepté que cette fois, Naruto avait sauté en arrière et la fixait clairement hostile.

Elle ne devait pas être sous-estimée. Naruto décida d'employer les grands moyens ; il mit ses bras en croix pour exorciser son existence de la terre — ce qui fit lever au ciel les yeux de Kura en conséquence.

— Toi Démon Oiseau ! Je jure en ce jour et en ce lieu que jamais plus tu m'auras de tes tours capricieux. Je te bannis de ce monde afin qu'il puisse enfin connaître la paix !

Il conjura sa menace avec de grands mouvements de bras. La femme eut un rire frivole avant qu'elle ne fasse tourner son petit doigt vers lui sur un air narquois.

— Ainsi, le Héros de Légende pense que je suis faible mais ne réalise point que ce n'est qu'une manigance de ma part !

Les yeux de Naruto s'élargirent tandis qu'il réalisa la supercherie grandiose qui se déroulait face à lui. Il n'avait donc plus le choix. Il recula, farfouilla dans son tas de jouets et sortit un crapaud en peluche qu'il utilisa comme épée.

— Le Grand Magicien Monsieur Tigre m'a conféré le pouvoir de manipuler le Kunai des Dieux afin que je te vainque, toi et ton armée ! mugit-il en remuant le jouet à droite et à gauche vers Madame Oiseau, qui soudainement s'accroupit au sol, en se tenant le cœur, meurtrie.

— Tu as gagné ! Je m'avoue vaincue, je m'avoue vaincue ! Puisse le Héros de légende pardonner mes pêchés, soupira-t-elle tragiquement.

Naruto déposa le crapaud-jouet et pencha sa tête en avant.

— Cela n'est pas mon rôle à prendre dès maintenant, car c'est dans ton cœur que tu devras trouver la réponse.

— Amen ! fit-elle.

— Amen ! répondit-il en retour.

Puis ils se mirent à rire. Naruto leva un pouce vers elle, qu'elle répliqua de la même manière.

— Je dois admettre que tu n'es pas mauvaise, Madame Oiseau !

— Toi de même mon mignon, mais maintenant, c'est l'heure de l'école !

Naruto prit son sac et dirigea vers la sortie. Elle lui tendit la main pour qu'il la prenne, ce qu'il fit. Il s'attendit à ce qu'elle le téléporte directement à l'école, mais au lieu de ça, Madame Oiseau le mena juste à la porte.

— Pourquoi vous ne faites pas de Whiz Whiz comme Monsieur Tigre le fait ?

Elle le taquina juste en répondant qu'ils n'apprécieraient pas la marche si elle faisait ce Whiz Whiz.

— Car elle n'en est pas capable Naruto, expliqua la fille-fantôme de derrière. C'est un jutsu que très peu de personnes connaissent dans ce village et ceux qui le possèdent ont été choisis avec soin.

Naruto fit de son mieux pour l'ignorer, mais il ne put s'empêcher de regarder vers elle une seconde. Kura paraissait vraiment exaspérée par la mention de cette technique.

— Il y a-t-il quelqu'un derrière nous, mon mignon ? requit l'agente au masque.

Naruto hocha de la tête.

— J'ai oublié de fermer la porte !

Madame Oiseau se cogna la tête comiquement en tirant la langue sur le côté.

— Je dois vraiment être très bê-bête !

La réaction rapide de Naruto parut améliorer l'humeur de Kura. Son attitude avait été distante, pour ne pas dire maussade. Le sourire sincère qu'elle confia au garçon rompit l'atmosphère lourde qui s'était installée entre eux.

— Bon boulot, dit-elle simplement.

Naruto acquiesça avec un sourire alors qu'ils commençaient leur marche vers l'Académie.


Sakura Haruno avait toujours pensé que le bon point de venir d'une famille de civils était que sa maison se trouvait très proche de l'Académie. Ses parents étaient à la base venus à Konoha par intérêt financier. Sakura avait été le résultat d'un mariage arrangé entre deux riches familles de paysans. Ils appartenaient à la haute classe de la société, en ayant hérité d'une terre fertile dans le pays du Feu, terre qu'ils possédaient désormais et dont ils tiraient l'usufruit quotidiennement. Ils faisaient partie des quelques familles de civils qui pouvaient se permettre de s'offrir une résidence permanente à Konoha, proche du centre-ville. La famille de Sakura était l'un des premiers fournisseurs en nourriture du village, si bien qu'au final, Konoha proposa aux parents l'honneur à leurs enfants de pouvoir s'inscrire gratuitement à l'Académie pour être formés en tant que ninjas.

Monsieur et Madame Haruno avaient été hésitants au début, car ils avaient à la base prévu que leur fille se marie à l'une de leurs familles associées, qui détenait également une corporative agricole. Néanmoins, ils furent convaincus lorsque le village avait avancé que Sakura pourrait quoi qu'il arrive assumer l'héritage familial après son entraînement, considérant que la formation incorporait des notions de meneur. En raison de son statut social, Sakura devint une amie proche d'Ino, qui était l'héritière de l'un des prestigieux clans de Konoha, où tous les membres étaient des shinobi.

Sakura avait toujours été une enfant très mature pour son âge. Elle avait été initiée à la lecture très tôt par ses parents, qui voulaient absolument qu'elle apprenne dès le plus jeune âge les bases de l'arithmétique, de la logique et de la culture de leur pays. C'était aussi pourquoi elle se rendait compte de la chance extraordinaire qui lui était échue de pouvoir participer aux cours de l'Académie.

Chaque soir, elle faisait religieusement ses devoirs, parfois même au détriment de son entraînement physique. Mais elle savait qu'elle devrait redoubler d'efforts sur ce point si elle voulait un jour rivaliser avec les enfants provenant de clans. Toutefois, le fait de terminer toujours dans le dernier quartile n'était pas très encourageant pour elle, malgré tous ses efforts en ce sens. Elle savait qu'elle ne serait jamais aussi forte que les autres enfants qui avaient été élevés dès le plus jeune âge pour suivre ce cursus particulier.

Le programme de l'Académie était divisé en trois ans, du simple aspirant allant au diplôme donnant le grade de genin, qui était le plus bas dans l'échelon militaire de leur organisation. Même si le programme avait été adapté aux civils, la première année de l'Académie restait la plus difficile car c'était le moment où le plus d'enfants provenant de familles civiles décrochaient. Les fils ou filles de clans ne faisaient jamais leurs devoirs ou venaient même rarement en cours, mais ils réussissaient à passer quand même leurs examens, car ils recevaient la formation de leur propre famille.

C'était souvent ce point qui créait la dissension entre les enfants normaux et ceux de clans. Ces derniers instauraient une sorte d'ambiance prône au laisser-aller et les autres enfants de civils qui ne comprenaient pas pourquoi ils agissaient ainsi faisaient pareil et finissaient par être largués en cours. La jeune fille avait conscience de cet écrémage naturel, visant à sélectionner le plus adapté. Pour réussir, l'effort que devait fournir les enfants de civils était trois fois supérieur à ceux ayant des facilités naturelles. Sakura se classait elle-même dans la première catégorie et elle détestait lorsque Ino lui affichait sur un ton hautain qu'elle n'aurait jamais besoin de faire d'efforts grâce à son Super Papa.

Et alors, il y avait la troisième et dernière catégorie d'enfants ; les orphelins provenant de la dernière guerre, les orphelins par abandon et les orphelins dû à l'Accident.

L'accident où le très cher Yondaime, ainsi qu'une large portion de la population ninja avait péri. Les orphelins de Konoha recevaient le droit dès la naissance de pouvoir participer gratuitement aux cours de l'Académie. Néanmoins, peu d'entre eux arrivaient à rentrer dans le moule et la plupart terminait en tant que voyous. Ils avaient tous leurs propres circonstances, certains parce que l'argent qu'ils recevaient de leur situation était insuffisant pour qu'ils puissent se nourrir et se loger. De fait, ils ne pouvaient pas se permettre de perdre des années sans gagne-pain. Toutefois, la plupart des cas, c'était surtout dû au fait qu'ils n'étaient pas assez disciplinés pour suivre les règles. Si Sakura respectait profondément et même prenait à partie la première catégorie de personnes, elle méprisait indubitablement la deuxième, car elle estimait que ces garnements n'avaient pas conscience de la chance de vivre à Konoha en temps de paix.

Et c'était pour cette raison qu'elle n'avait jamais aimé Naruto et ce, depuis le premier jour de l'Académie. En septembre, elle l'avait considéré comme insolent, inattentif et même irrespectueux des règles. Son jugement sur lui s'était avisé lorsqu'elle apprit qu'il se faisait en réalité maltraiter par Mizuki et tirailler par les autres élèves. Si Sakura n'aimait pas les enfants irresponsables, elle détestait par-dessus tous ceux qui abusaient de leur situation dominante envers les plus fragiles.

Il y avait aussi ces rumeurs qui disaient que Naruto était en réalité un espion, attendant de couper la gorge des autres étudiants durant leur sommeil. Sakura trouvait tout ceci stupide et enfantin. Naruto n'était peut-être pas le garçon le plus doué du monde — même s'il s'était amélioré depuis que Mizuki avait été exclu du personnel — il restait quelqu'un de très appréciable et de très amical quand on apprenait à le connaître. Elle ne pouvait imaginer les difficultés qu'il avait pu rencontrer. Si elle avait subi les mêmes brimades, Sakura aurait estimé qu'elle serait partie de cet endroit en moins de deux jours. Pour cela, elle admirait le courage de Naruto d'avoir pu faire face aux défis incommensurables avec le sourire. Désormais, elle comprenait aussi pourquoi il avait paru aussi insipide et insolent par le passé...

Perdue dans ses pensées, elle venait juste de réaliser que le garçon en question se tenait à côté d'elle et était en train de l'appeler :

— Eh Sakura ! Comment tu vas ?

Sakura tourna sa tête vers lui et vit qu'il était accompagné par une femme portant un masque d'oiseau, qu'elle identifia comme étant un perroquet même si elle n'était pas sûre de la race que ce masque était censé représenter.

— Ta petite amie, mon mignon ? demanda son accompagnatrice sur un ton amusé.

— Bien sûr que non ! crièrent ensemble les enfants et l'agente pouffa en retour.

Sakura se retourna vers Naruto comme s'il avait planifié cet échange de longue date.

— Pour te répondre Naruto, oui j'allais bien, jusqu'à que tu surgisses avec cette femme !

Ok, c'était peut-être un peu méchant de sa part. L'agente s'esclaffa davantage devant leur scène.

— Tu l'as entendue ! Elle est jalouse de moi. J'te dis mon mignon, t'as toutes tes chances avec elle ! les taquina-t-elle encore.

Sakura fit la moue et Naruto choisit de ne pas répondre du tout. La jeune fille se retourna vers l'adulte avant de la fixer, curieuse.

— Je n'ai jamais vu un agent accompagner un orphelin au beau milieu de la route en plein jour à moins que... Naruto ? Serais-tu l'enfant caché du Hokage ?

La ANBU siffla appréciative tandis que Naruto était un peu vert.

— Pour tout l'amour que je porte à grand-père, je n'espère pas. Il est bien trop vieux pour être mon père.

Sakura le regarda alors suspicieusement.

— Tu as dit grand-père, mais s'il n'est pas ton père, cela signifie qu'il peut quand même être ton grand-père caché. Hmm...

Sakura adorait jouer le rôle de l'investigateur secret à l'école, durant les leçons d'espionnage.

Naruto quant à lui semblait avoir reçu l'illumination du ciel.

— C'est possible Madame Oiseau ? Se pourrait-il que mon grand-père soit en réalité mon grand-père ?

Sa question rhétorique faillit faire gondoler Madame Oiseau au sol :

— Je dirais que le Sandaime est si vieux qu'il pourrait être ton arrière-grand-père, hahaha !

Non, pensa Sakura, mais... un ANBU ne garderait pas n'importe qui. Les ANBU sont supposés être les gardiens du Hokage. Si un ANBU protège Naruto, cela signifie qu'il est une extension du Hokage et donc qu'il est lié à lui d'une certaine manière.

Dans sa réflexion profonde, Sakura passa une main devant son œil en prenant une pose cool. Naruto est blond. S'il n'est pas lié au Hokage actuel, cela ne veut pas dire : il n'est pas lié à n'importe lequel des Hokage, cela signifierait qu'il est lié au précédent Hokage. Naruto est blond et si mes livres ne mentent pas, il n'y avait qu'un seul Hokage qui était blond.

Elle leva ses yeux vers la montagne de Konoha et la vérité la frappa de plein fouet.

— Hé petite, c'est supposé être un secret d'accord. Tu es intelligente, donc tu sais ce que ça veut dire ? requit la ANBU en finissant sur un hoquet de rire.

Sakura comprit le message, caché derrière l'intonation moqueuse.

Ne le crie pas sur les toits.

Sakura se sentit soudainement très spéciale, comme si elle avait été une élue, quelqu'un à qui on avait confié l'un des plus grands secrets du plus grand des villages cachés. Elle se courba devant l'agente pour démontrer pleinement son allégeance.

— Oui Madame ! Je suis loyale envers le village par le serment que j'ai pris et je ne ferai rien qui pourrait compromettre le village, jura-t-elle solennellement.

C'était putain de badass ! lui hurla sa voix intérieure.

Naruto les regarda l'une et l'autre alternativement, pensant que les filles avaient dû attraper une maladie cette matinée. Sakura était bizarre, Madame Oiseau était tarée (et il pensait bien que son cas était irrécupérable) et Kura se comportait comme une pisseuse.

— Et toi, garçon, tu es complètement demeuré, répondit la fille-fantôme sardonique. C'est parce que tu ne partages pas le lien télépathique qui unit toutes les femmes du monde que tu ne puis comprendre les méandres cachés de notre dialogue.

— Vraiment ?! Les femmes ont un truc comme ça ! C'est si injuste ! Je veux être une fille ! beugla-t-il soudainement.

Mais il ne réalisa pas qu'il venait de le faire, devant deux personnes réelles, qui se révélaient être des filles. Les deux se penchèrent vers lui dans un profond, très profond respect.

— Naruto, nous te souhaitons bonne chance pour continuer dans cette voie.

Hein-quoi ?

— Nooooooon ! Qu'est-ce que j'ai dit ! pleura-t-il.

Madame Oiseau tapota sa tête affectueusement et dit :

— Ce n'est pas grave, mon mignon. Je comprends que tu aimes les garçons. Je peux même t'enseigner quelques astuces pour les charmer si tu veux. Et je peux même t'apprendre comment te maquiller !

Sakura eut un fou rire.

— Cela t'apprendra à m'appeler de cette manière, ajouta Kura avec un rictus.

— Nooooooooooon ! hurla-t-il de désespoir.

Et à ce jour, Naruto sut qu'il ne devait plus jamais insulter sa fille-fantôme de quelle que manière que ce soit.


Hiruzen fit son chemin à travers l'hôpital. Toutes les infirmières et docteurs se courbèrent lorsqu'il passait devant eux. Il alla alors dans l'aile dédiée aux ninjas, qui demandaient tous un traitement particulier, dont seul le personnel médical habilité pouvait établir le suivi.

Le directeur de l'hôpital l'accueillit à l'entrée du département en question :

— Sandaime-sama ? Nous ne savions pas que vous aviez quelqu'un de proche à l'hôpital, déclara l'homme à la blouse blanche, l'air surpris.

— Dis-moi juste où se trouve le patient 404, requit Hiruzen.

Le médecin le regarda un peu embarrassé.

— Monsieur, le patient 404 est à l'étage 4, porte 4.

Hiruzen devint silencieux. Pour son excuse, il ne visitait pas souvent les lieux. Il se racla la gorge et continua aussi inexpressif que possible :

— Bien, si tu pouvais garder ce fait secret.

Le médecin sourit en arquant les sourcils.

— Bien sûr, je ne révélerai à personne que vous n'aviez réalisé que—

— Pas ça idiot ! Le fait que je visite le patient 404 ! répliqua le vieil homme livide.

— Bien sûr, je ne révélerai à personne le fait que vous êtes venu visiter le patient 404, corrigea le spécialiste magnanime.

Hiruzen soupira, il valait mieux pour lui lâcher l'affaire.

— Voulez-vous que je vous y emmène ?

Mais le dignitaire de la Feuille hocha la tête en réponse.

— Non, je saurai y aller, seul, merci.

Le chirurgien le regarda d'un air dubitatif et Hiruzen dut se rappeler qu'il ne pouvait pas virer ses employés sur un coup de tête et certainement pas lorsqu'ils étaient spécialisés dans un domaine qui demandait cinq ans de formation. Il préférait largement l'ancien directeur au nouveau, mais celui-ci avait été trop vieux pour travailler et avait dû prendre sa retraite.

Il commençait à se demander s'il ne devrait pas faire de même.

Le vieil homme prit les escaliers et arriva au quatrième étage, passa le couloir et finit devant une porte montrant la plaque 404. À ce moment, il espérait juste que le personnel médical n'allait pas lui sortir la blague « 404 not found » mais il hocha la tête et entra dans la pièce.

La pièce était sombre et les volets étaient fermés. La seule lumière qui parvenait à se glisser à l'intérieur provenait en réalité de la fenêtre derrière Hiruzen. De là où il était, il pouvait seulement voir les jambes de l'homme qui reposaient sur le lit. Celui-ci apparaissait être nu, si ce n'était pour son caleçon, mais le manque de lumière rendait le pronostic difficile. Et ce d'autant plus lorsque le Troisième ferma la porte derrière lui...

Le vieil homme prit sa pipe et avala une rasade de fumées avant de demander calmement :

— Comment tu te sens, Tonima ?

L'homme prit un temps avant de répondre depuis l'obscurité :

— Comme le jour de ma mort...

Hiruzen fronça des sourcils.

— Je t'ai déjà dit d'arrêter de faire des blagues pareilles.

L'homme nommé Tonima se mit alors à tousser violemment. Hiruzen s'approcha de la commode près du lit, prit la boite qui était sur la table et remarqua qu'elle n'était pas déballée. Hiruzen empoigna le patient par les tempes et le secoua vigoureusement :

— Et prends ton putain de médoc. Merde, je ne t'autorise pas à mourir avant que ton serment n'ait été levé !

Son interlocuteur gémit douloureusement.

— Pourquoi servir rime toujours avec souffrir, Hiruzen ?

Le vieux ninja ouvrit la boite et le força à avaler ses pilules, ne voulant entendre davantage de bêtises provenant juste du fait que celui-ci n'avait pris sa dose.

L'agent commença à avoir des convulsions et ses veines transparurent sur son corps à fleur de peau, puis se mirent à pulser pendant une bonne minute. L'homme au début arriva à contenir sa douleur mais plus le temps avançait et plus ses cris devenaient douloureux. Au bout d'un moment, celui-ci se calma, ses nerfs réintégrant son corps... En dépit de l'obscurité ambiante, le Sandaime pouvait voir les yeux ensanglantés de l'homme face à lui.

— Comment tu te sens maintenant ? requit le Hokage sur un ton sévère.

— Pas beaucoup mieux, grogna le patient, en faisant dos à son Kage.

Hiruzen soupira.

— Sois compréhensif, tu ne peux pas me quitter déjà. J'ai encore besoin de toi. Konoha a besoin de toi aussi. Même Naruto a besoin de toi, tu es le seul membre restant de sa famille et —

— Je n'ai rien avoir avec le petit, vieux fou, murmura l'homme meurtri Je sais ce que tu veux Hiruzen et ce n'est pas quelque chose que je peux donner. Tu peux forcer ma loyauté envers la Feuille, mais tu ne peux pas forcer mes sentiments envers le garçon. Je le protège car je le dois, mais je ne veux être rien de plus dans sa vie. C'est mieux pour le petit et pour moi...

— Je pense que tu es juste déraisonnable, mon garçon, l'admonesta Hiruzen. Je te connais depuis que tu es un gosse et tu n'étais pas comme ça avant.

Le visage fatigué de l'homme trahit un sourire narquois.

— En effet, j'ai mûri.

Hiruzen le fixa intensément avant de soupirer d'une voix sèche.

— Tu es vraiment impossible quand tu ne portes pas ton masque.

L'homme regarda l'objet en question sur le côté du lit qui avait façonné son nom.

— Tu saisis l'ironie vieil homme ? Tu veux absolument que je m'ouvre aux autres mais dès que je le fais, tu me traites comme un putain d'handicapé et tu te plains de mon comportement après. Je dois dire que tu es talentueux pour faire partir les gens auxquels tu tiens. Seuls les pires comme moi res—

Hiruzen lui décocha un coup de poing dans l'estomac avant qu'il ne continue plus longtemps. Il en avait déjà eu assez dans le passé pour savoir où cela allait lui mener. L'homme roula en dehors du lit, emportant sa couverture avec lui alors qu'il tombait au sol dans un fracas.

— Je veux que tu sois dans mon bureau dans quinze minutes, pas une seconde de retard, compris ? ordonna le Hokage froidement avant de sortir, ne lui laissant même pas le temps de répliquer.

L'agent se contenta de ricaner en retour, avant de grimacer à cause de la douleur naissant dans son ventre. Cela faisait longtemps, bien longtemps qu'il n'avait laissé parler ses sentiments et il se sentait toujours misérable après coup. Ses pêchés et ses démons étaient toujours à ses trousses, déterminés à ce qu'il périsse. Leurs murmures abjects sonnaient continuellement à ses oreilles. Hochant la tête, l'homme leva son bras et prit le masque qui était au-dessus de lui, avant de le mettre entre ses jambes.

Il regarda les lignes bleu foncé converger vers les trous centraux, comme si le masque lui-même pleurait. Il était poussiéreux, sale et craquelant, mais toujours aux normes. Son masque lui saillait à merveille et semblait se fondre à son visage comme s'il faisait partie intégrante de sa peau. Le temps pouvait éroder un homme mais ne pouvait éroder son serment. Si ce n'était pour la lumière qui résidait au fond de lui, il serait déjà devenu fou. Ses iris bleutés semblèrent briller au travers des ténèbres tandis qu'il murmurait fataliste :

« Tigre le monstre est mon nom. Tuer ma famille signa ma reddition. »

Et dans un éclat de lumière jaune, il disparut de la chambre, espérant que ses actions le mèneraient éventuellement vers sa fin.


— Je vous l'ai déjà dit, nous n'acceptons pas les étudiants en retard ! déclara fermement le garde devant le grillage de l'Académie, tandis qu'il notait sur son calepin le nom des retardataires.

Sakura pleurait alors que Naruto essayait de la calmer mais sans succès, la faisant pleurer d'autant plus. Elle lui jura que s'il n'avait pas été aussi stupide et si Madame Oiseau n'avait pas perdu son temps à essayer une nouvelle garde-robe dans ses magasins, elle ne serait jamais arrivée en retard et Dieu savait qu'elle n'aurait jamais terni son dossier parfait, ses parents n'auraient jamais été mécontents d'elle et cela n'aurait jamais été la fin d'elle et—

— Maintenant... Je t'ordonne de laisser rentrer ces enfants, souffla l'agente très lentement.

Sa voix ondula comme si ses multiples personnalités avaient parlé simultanément. Sa pupille sembla tournoyer derrière les fentes du masque au moment où elle apportait ses doigts gantés juste devant les yeux du gardien de l'Académie.

— Mais les règles sont... les... aaaa...

Et l'homme s'effondra au sol. Madame Oiseau fouilla son pantalon quelques secondes et en sortit les clés. Elle se leva et les jeta à Naruto qui les attrapa, surpris.

— Prends ceci, emmène la fille avec toi et passe la porte. Pas d'inquiétude, l'homme ne souviendra ni de vous...

Le papier sur lequel le garde avait écrit leur nom se dissolut dans sa main dans une flamme bleutée.

— ... ni du fait que vous soyez arrivés en retard, continua-t-elle l'air sinistre.

— Vraiment ? Vraiment ? déglutit Sakura abasourdie.

Mais Naruto opina du chef en crochetant la porte avec les clés refillés.

— Merci, merci ! murmura Sakura en nettoyant les larmes de son visage.

— Oui ! s'exclama Naruto en réussissant à déverrouiller la porte après le troisième essai.

Il jeta soudainement les clés à Madame Oiseau qui les prit d'un revers de main. Il leva son pouce vers elle alors que lui et Sakura s'embarquaient vers les bâtiments lointains de l'Académie.

L'agente baissa les yeux vers le garde et lâcha nonchalamment les clés sur son ventre, jugeant qu'il ne méritait aucunement son attention.

Elle soupira tandis qu'elle levait les yeux au ciel nuageux.

— Que faire... que faire, ô cher maître ? Devrais-je les suivre discrètement ou revenir vers vous pour vous rapporter mon rapport ? badina-t-elle en posant deux doigts sur sa bouche qui était recouverte de son masque.

Elle se mit alors à sourire.

— Je dois dire que je m'amuse bien trop avec eux. Je vais donc les suivre.

Elle leva sa main en l'air et son immense faux apparut soudainement du vide d'au-dessus. Elle décocha un arc de cercle complet de son arme. Son corps disparût de la réalité tandis que le côté tranchant de l'arme remontait puis descendait. À la fin, seule sa faux demeura visible au dessus du corps inerte du garde.

— Oops, j'ai failli oublier ! vibra sa voix.

Elle claqua des doigts et sa faux disparut elle aussi. Sa discrétion égala celle d'une araignée marchant dans sa toile alors qu'elle vogua vers l'Académie.

Après un long moment, le garde se réveilla enfin et se gratta la tête, notant la bave qui coula de son menton.

— Attends, je me suis assoupi là ? requit-il troublé.


Sakura et Naruto furent surpris de retrouver les élèves marcher en groupe vers la cour centrale. Ino fit coucou de la main à Sakura qui courut vers elle et se jeta sur elle, en pleurant dans ses bras. Ino était un peu embarrassée mais réconforta son amie en disant qu'elle n'avait pas de soucis à se faire, étant donné que les premiers cours avaient été annulés ce matin.

— Que c'est chiant... bailla Shikamaru.

Et les deux retardataires purent ainsi s'insérer dans le groupe sans qu'aucun adulte ne s'en aperçoive.

Ils arrivèrent finalement sur le terrain vague, où au loin, une estrade en pierre pouvait être visible. Huit chaises étaient alignées sur le fond de la scène, là où tous les professeurs étaient assis. Un pupitre avait été mis à disposition bien en évidence pour l'occasion.

Après que les deux cent étudiants, qui représentaient l'entière population de l'Académie, furent parfaitement alignés, Iruka se positionna au niveau du lutrin, toussa un peu avant de commencer son discours :

— Garçons et filles, futurs ninjas de Konoha, nous vous avons invités pour vous informer de manière officielle du départ du professeur Mizuki et mettre un terme à toutes les rumeurs parmi vos rangs. Nous avons extrêmement été déçus à propos du comportement de cet homme et nous présentons nos excuses sincères à ceux ayant subi son mauvais traitement. Mais vous devez tous vous rappeler que ce genre de cas est possible et peut arriver même parmi vos aînés bien que Konoha a pour posture d'éradiquer ce genre de comportements. Néanmoins, ce n'est pas pour ça que nous vous avons appelés aujourd'hui. En conséquence d'un membre manquant au personnel et que certaines classes aient été annulées, nous...

Naruto arrêta d'écouter à ce moment. Iruka retombait dans ses vieux travers de toujours trop développer ses discours. Il chercha Kura, se demandant où elle avait bien pu passer.

On nous observe Naruto, fais attention...

Et ce fut tout ce qu'il put saisir d'elle. Il décida de ne pas pousser plus et se reconcentra sur le discours :

— Et par conséquent, le professeur ayant été choisi fut Uchiwa Satoshi. Un grand applaudissement pour lui ! conclut Iruka en penchant la tête devant eux.

Néanmoins, seuls de timides applaudissements retentirent lorsque le nouveau professeur arriva sur le devant de la scène. Celui-ci se gratta les cheveux, embarrassé par l'introduction de son collègue et l'ovation de ses élèves. Il serra la main à son collègue, qui lui laissa le champ libre.

Naruto, qui était à cent mètres de l'estrade, eut des difficultés à observer les traits de l'homme. Mais à cette pensée, son champ de vision se rétrécit soudain comme s'il eut regardé au travers d'un télescope.

Merci Kura, pensa-t-il même si elle ne lui répondit pas.

L'homme paraissait être assez âgé pour le standard ninja, même s'il semblait être seulement dans la fin de sa trentaine. Il avait de multiples cicatrices au visage et l'un de ses yeux était complètement blanc, sans pupille distincte. L'homme portait un simple veston noir sur lequel il y avait la représentation d'un éventail au manche blanc et à la toile rouge, symbole du clan dont il était originaire.

Ses gants agrippèrent le dossier en bois tandis qu'il débuta la conférence :

« Merci, chers élèves, pour votre accueil chaleureux. Je me présente à vous pour le nouveau cours que vous serez en mesure de rejoindre aujourd'hui. Le sujet du cours a été accepté à l'unanimité par mes collègues et validé par notre Hokage. Les leçons que je vous prodiguerai auront pour titre les Jeux de Guerre. »

Les rumeurs commencèrent à s'entendre auprès de la foule entière. Jeux de Guerre ? Et il affirmait que le Hokage les avait validés ?

Les toussotements forcés de l'Uchiwa ramenèrent le silence.

« Néanmoins, avant de vous expliquer le contenu de ces cours, je vais d'abord illustrer le contexte qui nous a mené à ce point. »

Il y eut de nombreuses plaintes parmi les enfants, mais l'homme leur sourit avec humour.

« Je sais que vous êtes fatigués de ces leçons d'histoire, c'est pourquoi je vais essayer d'être aussi concis mais exhaustif que possible. Essayez de rester concentrés un moment :

« Au cours de ces dernières années, ces années de paix, le haut conseil de Konoha eut des rapports concernant le manque crucial de ninjas entre nos rangs. L'Accident terrible ayant eu lieu il y a huit ans fut tragique pour les forces armées de Konoha. Nombreux d'entre vous perdirent leurs parents, leurs oncles, leurs tantes, leurs frères, leurs sœurs mais Konoha perdit d'autant plus dans sa position géopolitique mondiale. Nous étions les plus forts mais nous sommes tombés de notre piédestal comme beaucoup d'entre nous nous ont quittés, comme l'eut fait feu notre bien-aimé Yondaime.

« Pour cette raison, une décision fut prise pour rendre l'Académie accessible à tous à partir de huit ans, même pour les étudiants provenant de familles de civils ou les orphelins n'ayant pas les capacités financières de s'inscrire à l'Académie. Cela a dû bien entendu causer une montée des impôts auprès des civils pour y construire les infrastructures nécessaires mais notre sage Daimyo a accepté avec nous d'affronter ce défi. Les citoyens du pays du Feu acceptèrent aussi ces nouvelles taxes, comme tout le monde réalisa que la sécurité du pays était importante et le fait que l'Académie soit ouverte à l'extérieur fut apprécié tout aussi. »

Sakura ne fut pas vraiment convaincue par cette partie du discours. Elle savait bien que le paysan moyen se moquait de savoir qui était à la tête du pays, tant qu'il pouvait se loger et manger à sa faim. Elle hocha la tête et se refocalisa sur le discours :

« Et nous avons réussi ce défi, comme nombreux d'entre vous êtes parmi nous maintenant ici, à m'écouter. Mais cela ne vint pas sans un compromis, car nous avons dû adapter notre programme pour le rendre accessible à tous. Par conséquent, beaucoup de choses qui sont enseignées la première année ne sont que la base pour les élèves provenant de clans mais nous devions nous assurer de couvrir tous les sujets importants et notamment ceux que les clans auraient pu ne pas couvrir pour être justes et égaux envers tout le monde. De fait, nous leur avons permis de sécher les cours parfois pour ces mêmes raisons. Nombreux d'entre vous ont méconnu ce droit comme du favoritisme mais c'est en réalité plutôt une optimisation de nos ressources comme nous sommes bien conscients des défauts du système. Donc s'il vous plait, ne séchez pas les cours, car ils sont tous essentiels, même les plus pénibles. »

Sa dernière phrase fut accueillie par des rires embarrassés, mais il continua de toute façon.

« Comme mon collègue l'a dit avant moi, l'Académie a proposé un poste pour un professeur et plusieurs clans ont essayé de fourrer par cette occasion un de leurs membres dans ce rôle prestigieux. Et devinez quoi ? Me voilà ! »

Cette fois, les rires furent bien plus prononcés.

« Néanmoins, la personne qui vous enseigne est moins importante que le contenu de l'enseignement que l'on vous donne, alors je vais aller droit au but. Vous étiez bien trop jeunes pour vous en rappeler mais la Troisième Guerre a bien eu lieu et je vais aussi épargner au combien elle a été terrible, toutefois... Vous devez aussi être conscients que dans l'Histoire, les périodes de paix ont rarement duré plus de vingt ans et que nous sommes en paix déjà depuis dix ans. Je vais vous épargner les raisons économiques obscures mais je vous assure que dans moins de dix ans, nous entrerons en guerre. »

Sa révélation causa un choc parmi les enfants. Une guerre dans moins de dix ans ? Comment, pourquoi ?

« Comme je vous l'ai précédemment annoncé, l'Académie telle qu'elle est actuellement n'est pas adaptée et nombre d'entre vous manquent des talents nécessaires pour survivre à la prochaine guerre. Les professeurs ont tous été d'accord à ce sujet. Nous vous enseignons la théorie du shinobi, nous vous montrons comment vous entraîner comme des shinobi, nous vous démontrons comment vous battre comme des shinobi mais vous n'êtes pas des shinobi, vous n'êtes que des enfants n'ayant jamais pu contempler de près le visage horrible de la guerre.

« De mon escouade de quatre personnes, je suis le seul à avoir survécu pour vous en reporter le récit. Et même moi porte encore les cicatrices de la guerre. Il me manque un œil, mes muscles me font mal lorsqu'il pleut, j'ai des cauchemars la nuit où je vois toute ma famille se faire tuer devant moi. Je suis un Uchiwa, mais je suis aussi un humain, comme vous tous. J'ai commis mon propre denier de meurtres, de massacres et je me sens coupable d'avoir tué tant de gens, même si c'était pour servir mon pays. Mais je suis en vie avant tout... »

Satoshi porta un poing contre son cœur en fermant les yeux. Et soudainement, il rabattit son bras devant lui dans un large arc avant de témoigner d'une voix vibrante :

« Je n'ai jamais aimé la guerre. Non, je dirais même que je déteste la guerre, personne n'aime la guerre, seuls les fous aiment la guerre mais c'est la réalité et nous sommes des soldats destinés à aller en guerre. Notre village lui-même est fondé sur ce principe que la guerre est une possibilité. Vous serez utilisés, torturés et brisés, mais je ferai tout ce qui est de mon possible pour vous enseigner comment survivre. Vous vous devez de survivre car vous représentez les feuilles étincelantes de nos arbres.

« Et si jamais vous avez des doutes sur votre qualité de ninjas, sachez que vous êtes bien plus forts que vous le laissez entendre ! Car je vois dans vos yeux quelque chose que j'ai perdu il y a bien longtemps ; soit l'espoir pour un meilleur futur. Arrêtez donc de fuir ce que vous êtes ! Confrontez votre nature ! Embrassez-la pleinement ! Et venez me rejoindre dans ces Jeux de Guerre comme de VRAIS, PUTAINS, DE SHINOBI ! »


X


Le temps pouvait éroder un homme mais ne pouvait éroder son serment