Rappel : T&I = Torture et Investigation
Réflexion, partie 7
X
Naruto ne s'était vraiment pas attendu à ce que la personne dont parlait Kura soit l'Inspecteur Yamanaka. L'homme était venu à la base vers Naruto pour lui poser des questions. Lorsqu'un investigateur, un Yamanaka en plus de ça, commençait à vous poser des questions, il y avait de bonnes chances pour que vous vous retrouviez la seconde d'après dans la cellule T&I, à révéler tous vos secrets les plus sordides, comme par exemple le fait que vous ayez enterré vivant le chat du voisin la veille.
Kura lui avait expliqué les différentes raisons pourquoi il était intéressant de passer par lui :
Premièrement, elle lui avait avoué qu'il était très peu probable pour l'homme d'être attaché de près ou de loin à son grand-père, comme ils ne l'avaient jamais vu dans leur entourage. Leur rencontre avec cet homme avait causé le Sandaime de faire suivre Naruto par un ANBU de près afin d'empêcher ceux n'étant pas du camp de son grand-père de venir le voir.
Deuxièmement, ils avaient besoin d'une personne qui pouvait leur fournir des informations sur une base régulière et si possible, qui soit complètement indépendant des clans ou du Hokage. Basé sur les cours en investigations, Kura avait inféré que la plupart des inspecteurs des Forces de l'Ordre de Konoha étaient des agents solitaires, puisque leur travail demandait une neutralité complète sur les affaires qu'ils suivaient.
Naruto toisa le Yamanaka, qui paraissait être abasourdi par sa présence. Son chapeau était tombé au sol lorsqu'il lui avait annoncé qu'il voulait parler avec lui de manière plus privée. L'homme était aussi grand que dans ses souvenirs. Son manteau marron, aux innombrables poches et lanières, était entreposé sur la chaise derrière lui. Ses cheveux blonds étaient longs, noués en une seule queue de cheval. Des mèches passaient des fois devant ses yeux perçants, lui conférant une allure de guerrier.
Sur son bureau, de nombreuses piles de papiers dûment annotés étaient disposées en éventail face à lui. Un tableau en liège était installé contre le mur dans l'arrière-fond, où plusieurs documents étaient épinglés par des punaises. Celles-ci étaient connectées par un maillage de fils de différentes couleurs. Le bureau sentait le tabac et le renfermé. Le cendrier sur la table était remplis de mégots, à un tel point que Naruto estima que cet homme devait au moins consommer un paquet par jour.
Je pense que tu devrais congédier son collègue. On ne veut pas que notre conversation soit entendue par des personnes complètement décorrélées de nos objectifs, suggéra Kura.
Naruto acquiesça et se retourna vers l'autre adulte.
— Merci monsieur. Je viendrai vous chercher pour sortir dès que j'en aurai fini avec Monsieur Yamanaka.
Celui-ci sourit, disant qu'il était content d'avoir pu l'aider et qu'il l'attendrait à l'accueil du bâtiment. Naruto fut alors seul avec l'homme en question. Le Yamanaka reprit son chapeau au sol, prit une cigarette de sa boite et s'alluma le goudron.
— Et que veux-tu de moi ? Si je me rappelle bien, ton garde du corps m'avait menacé de me tuer si j'étais vu encore en train de te parler.
Kura avait donc bien raison, cet homme n'avait vraiment rien avoir avec son grand-père.
— Je suis venu seul, lui révéla Naruto. Vous n'avez pas à vous inquiéter pour lui.
Pour vérifier ceci, Kura lui avait proposé de s'embarquer dans une ruelle déserte assez loin de la rue principale pour qu'elle puisse amplifier au maximum son sens de l'audition et il ne semblait pas après cette vérification qu'ils avaient été suivis. Apparemment, son grand-père avait été fidèle à sa parole quand il avait dit qu'il respecterait son intimité.
Mais le Yamanaka en face de lui ne sembla pas en être convaincu. Son air grincheux ressortit de son visage alors qu'il demanda d'une voix ferme :
— En es-tu certain ?
Naruto acquiesça assuré. L'homme exhala alors sa fumée d'un seul coup, avant d'écraser le mégot contre son cendrier.
— Si on a autant de choses à se dire, autant le faire chez-moi si tu n'es pas contre. J'étais sur le point de partir dans tous les cas.
— Je ne suis pas contre en vérité, répliqua Naruto.
Son interlocuteur arqua les sourcils.
— Tu n'es pas supposé être à l'Académie demain matin ? Les enfants sont censés se coucher tôt.
Naruto rétorqua avec un sourire confiant.
— Je ne suis pas n'importe quel enfant.
Et l'Inspecteur Yamanaka pouvait le voir. Le garçon semblait avoir beaucoup changé en l'espace de cinq jours, comme s'il était devenu un gamin totalement différent. L'homme commença à se douter si le garçon n'était pas en train de le doubler quelque part. Parfois, l'Inspecteur Yamanaka pensait que les apprentis ninjas étaient bien trop malins pour leur âge.
— Si tu le dis. Attends-moi à l'extérieur de mon bureau le temps que je range mes affaires, ça ne devrait pas prendre longtemps.
— Bien, répondit Naruto lorsqu'il prit la porte.
Une fois la porte fermée, le garçon soupira.
Il ne semble pas nous faire confiance, pensa-t-il.
Bien entendu. Tu es avant tout un pion important dans le jeu politique, répliqua-t-elle. Si jamais ce qu'il a dit à propos d'avoir être menacé par ton grand-père est véridique, il prend beaucoup de risques à nous recevoir actuellement. Mais c'est plutôt une bonne nouvelle pour nous. Mon intuition s'est avérée exacte en fin de compte.
Je pense encore que tout ce que nous faisons est inutile, se plaignit le blond.
Ecoute-moi, Naruto. Si tout ce que t'as dit ton grand-père est vrai et qu'en fait, tout ce qui apparaît devant nous est telles que les choses sont vraiment, eh bien tant mieux. Dans le cas contraire, on aura juste regretté de ne pas avoir pris toutes les précautions pour avoir la mainmise sur l'ensemble du plateau. Tu es de mon côté Naruto, hein ?
Oui, soupira-t-il encore, fatigué de devoir se justifier.
Et cela mit fin en quelque sorte à la conversation.
Quinze secondes plus tard, l'Inspecteur Yamanaka sortit de son bureau. Il portait avec lui une grosse valise.
— Par-là, dit-il soudainement en prenant la main de Naruto. J'ai mis une notice notifiant que je t'ai pris avec moi, gamin. Nous passerons par la porte de derrière.
Il tourna alors ses yeux vers le garçon.
— Comment je suis censé t'appeler ? Cela sera vraiment pénible si je continue de t'appeler gamin à la longue.
— Appelez-moi juste Naruto.
L'homme acquiesça.
— Bien Naruto. Moi c'est Mori.
Naruto opina également du chef.
— Très bien, Mori.
Et ainsi, après s'être embarqués dans de nombreux couloirs sombres, ils parvinrent enfin devant une porte en fer. L'homme l'ouvrit avec un jeu de clés et laissa Naruto sortir. Le blond se retrouva encore face à une autre porte en fer. L'homme le rejoignit, prit un autre porte-clé d'une de ses poches et ouvrit la porte suivante. Enfin, ils sortirent dehors sur une ruelle déserte après que Mori ait fermé les deux portes derrière lui.
— Pourquoi ces deux portes ? demanda Naruto curieux.
— Piège à double interface, rétorqua l'adulte brièvement. Les gens qui tentent de s'infiltrer n'ont en général qu'un set de clé, pas l'autre. S'ils essayent de forcer la porte, une alarme provenant d'un sceau sonne et alerte les ANBU directement, tout en scellant la porte de derrière. Cela fait partie des bons trucs que Konoha a inventé ces dernières années.
L'homme avait l'air continuellement agacé au fur et à mesure qu'il avait étayé son explication. Naruto devinait aisément qui avait été l'inventeur de ce système.
— Dépêchons, mon appartement est assez loin dans les bas-quartiers.
Naruto le regarda surpris. Il pensait que tous les clans avaient leur propre territoire.
— Vous ne vivez pas avec les autres Yamanaka ? requit Naruto.
L'homme le fixa, apparemment assez en colère.
— Je te préviens, si tu commences ne serait-ce qu'à évoquer les affaires de clans, je te laisse ici. Je ne suis vraiment pas d'humeur à écouter ces politiques de merde et c'est la raison pour laquelle je vis seul, c'est que je ne veux pas que ces jeux politiques de merde viennent me chercher chez moi, compris ?
Naruto acquiesça vivement.
Et ainsi, ils commencèrent leur marche. La lune n'était pas pleine mais suffisamment grande pour diffuser assez de lumière afin qu'ils puissent trouver leur chemin à travers les rues non éclairées. Naruto reconnaissait à peine cette partie de la ville. Il avait eu son l'occasion d'explorer maintes fois Konoha mais jamais il n'avait pénétré si profondément dans les bas quartiers.
Les routes immaculées de sa cité se transformèrent en chemins de croisés et se fondirent en zones plus inquiétantes et sinistres. Il commença à sentir une odeur peu plaisante, semblable à celles émergeant des bouches d'égout. Contrairement à la route principale de ville qui était constamment bondée de marchands et d'autres représentants en tout genre, les chemins qu'ils empruntaient paraissaient être plutôt utilisés par l'autre partie de Konoha, la partie cachée de Konoha :
Naruto fut surpris par le nombre de clochards qu'ils rencontrèrent ainsi que le nombre d'orphelins vagabondant les rues. Il y avait aussi quelques motels qui étaient si sales que Naruto se demandait comment les gens pouvaient passer une nuit dedans. Des lotis de fortune et des bars miséreux s'alignaient le long des ruelles. La fange paraissait inonder les pavés et s'incrustait dans le sol comme si elle avait toujours fait partie intégrante des lieux. Le nombre de gens dehors à cette heure de la nuit étonna le garçon. Certains passants firent un signe à Mori, qui prit soin de leur répondre en retour. Personne ne semblait reconnaître Naruto ou plutôt, personne ne semblait s'en soucier. La partie visible de Konoha ignorait la partie invisible de Konoha et vice versa, comme si les deux mondes provenaient de galaxies diamétralement opposées.
Finalement, ils arrivèrent devant un grand immeuble, perdu parmi une vallée d'autres grands immeubles. Celui-ci semblait tout empli de crasse et de désuétude que le reste des autres bâtisses.
Naruto nota que Kura était demeurée silencieuse durant tout le trajet.
Mori toqua alors à la porte et après une minute, une vieille femme marchant avec un bâton apparut en ouvrant l'entrée. Elle reconnut Mori et le laissa venir à l'intérieur mais l'arrêta lorsqu'elle vit Naruto.
— Qui est ce gosse ? Je ne me souviens pas que le loyer incluait deux personnes, remarqua-t-elle d'une voix étouffée.
— Il ne restera pas pour la nuit, rétorqua Mori visiblement irrité.
— Tu paieras pour deux cette nuit, argua la vieille peau.
— Bien, maugréa Mori avec une grimace.
Il sortit un billet de son manteau et le donna à la personne du troisième âge, qui dévoila un sourire cerné de dents creuses.
Naruto la vit alors marcher vers sa propre chambre qui était directement reliée à la sortie. Il fut interrompu dans son observation lorsque Mori le prit par la main pour l'emmener à travers un couloir non éclairé, menant à des escaliers tout aussi peu éclairés.
— Fais attention Naruto, il y a des marches manquantes. Je crois que cette vieille sorcière n'a jamais pensé une seule fois à rénover son palace.
En effet, Naruto faillit tomber plusieurs fois et si Mori ne lui avait pas informé. Il y aurait eu fort à parier qu'il aurait actuellement été à l'hôpital en cellule de réanimation dans le cas contraire.
Ce fut alors qu'ils s'arrêtèrent au troisième étage. Quelques mètres plus tard, ils se retrouvèrent une porte munie d'une plaquette marquée «M.Y. ». Mori chercha sa clé dans l'une des poches de son veston. Cinq secondes après, ils étaient à l'intérieur. L'appartement dégageait la même odeur que son bureau – des effluves renfermées et une senteur de tabac. Mori tira sur son manche et sembla vérifier quelque chose sur le dos de sa main.
Il ferma alors la porte après eux puis alluma une cigarette. Les épaules de l'homme s'affaissèrent alors qu'il se retournait vers Naruto.
— Il semblerait que tu ne m'aies pas menti. Il y a bien que nous deux ici.
— Comment le savez-vous ? requit le petit garçon d'un air curieux.
L'homme leva sa main, défit le manche de son veston pour révéler le sceau inscrit sur le dos de sa main. Le tatouage dessiné ressemblait à une serrure connectée à un bâton avec quelques symboles étranges sur le côté.
— Cette chose est assez simple mais très chère. Cela m'a coûté deux mois de salaire pour demander à une société privée d'implémenter le système complet chez moi. Celui-ci connecte chaque ouverture, fenêtre et chambre de mon appartement et m'informe dès qu'une personne rentre ou sort. À moins que quelqu'un ait un moyen de se téléporter à l'intérieur ou de passer à travers les murs, on devrait être assez tranquille.
Toutefois, Naruto se doutait que ce genre de choses n'arrêterait pas un homme tel que Tigre, mais préféra ne rien dire. Mori lui présenta une table basse encerclée par quatre coussins, autour de laquelle il l'invita à s'asseoir. Naruto s'exécuta mais eut une grimace lorsqu'il ressentit comme s'il n'y avait rien d'autre sous son fessier que le sol dur tellement que la mousse était usée.
Son hôte se mit alors à faire chauffer de l'eau dans une casserole avant de revenir vers Naruto en s'allumant une autre barrette. Il déposa sa grosse mallette sur la table sans l'ouvrir et tapota son doigt dessus en même temps qu'il fixait Naruto de ses yeux perçants, jaugeant le garçon.
— Eh bien, pourquoi désirais-tu t'entretenir avec moi ?
Naruto respira profondément mais toussa un peu comme un peu de fumée rentra dans ses poumons. Il souffla alors chagriné :
— J'ai besoin de quelqu'un comme vous, Mori. Je pense que vous pouvez m'aider.
Mori sembla surpris.
— Et pourquoi tu aurais besoin de mon aide ? N'as-tu pas tes chiens de garde du Sandaime ? termina l'Inspecteur sur un ton aigri.
Naruto lui sourit contrairement à son attente.
— C'est exactement le problème. En ce qui me concerne, tout ce que je sais ou chaque question que je pose est retransmis directement à lui. J'ai besoin d'un homme qui soit complètement indépendant.
— Fixe ton prix, déclara soudainement l'homme en face de lui.
— Comment ? demanda Naruto l'air confus.
— J'ai dit ; fixe ton prix. Mes services ne sont pas gratuits. Visiblement, tu as besoin de quelqu'un pour enquêter sur quelques affaires et mon temps est limité et par conséquent, précieux.
Naruto devint silencieux, tandis qu'il fermait les yeux.
Que faire ? interrogea-t-il à Kura.
C'est un problème que je n'avais pas prévu. Hmm... Je pense avoir un plan. J'estime que c'est le genre d'hommes qui serait prêt à vendre ses services contre du savoir que l'on possède.
— J'attends, informa Mori.
— Je suis en train de réfléchir, répondit-il.
Et que devrais-je donc lui dire ?
Il semblerait que nous devrons jouer certaines cartes de notre main si nous voulons progresser. Quelques fois, un compromis est nécessaire. Dis-lui que tu as un secret que personne d'autre que toi sait, S-classe. Il sait que tu es sous la protection du Sandaime et qu'il est extrêmement probable que tu puisses posséder ce genre de secrets.
Nous ne lui révélerons rien à propos de mon père ! protesta Naruto.
Je ne pensais pas à ton père, je pensais à moi.
Vraiment Kura ? Tu sacrifierais vraiment ton anonymat pour ça ? souffla mentalement le garçon incrédule.
Kura lui répondit sur un ton sec.
Comme je l'ai énoncé, nous ne pouvons obtenir quelque chose de précieux sans concéder quelque chose d'autre en échange. Et cet homme peut nous être extrêmement utile. J'ai déjà sacrifié mon indépendance pour t'avoir, sacrifier mon anonymat pour de la connaissance semble être un bon marché en comparaison.
Je n'aime pas ça Kura ! protesta-t-il vivement.
Moi non plus. Mais avons-nous réellement le choix ? Parfois, tu te dois de choisir la moins pire des options parmi celles qui te sont présentées pour avancer et nous sommes clairement en manque de ressources et de moyens actuellement. Ceci est un investissement. Chaque investissement présente un risque. Sacrifier du savoir pour obtenir plus de savoir est très rentable à partir du moment que tu sais ce que tu désires. Les talents de cet homme nous seront très utiles et c'est un prix que je suis prête à payer pour les obtenir.
Naruto soupira avant d'ouvrir enfin les yeux :
— Cela vous convient si je vous révèle des secrets en échange de vos services ?
L'homme posa son chapeau sur la table et s'alluma une seconde cigarette.
— Cela dépend du type de secret dont tu parles. Si tu veux parler du repas que tu as mangé hier soir, je pense que je pourrai vivre sans avoir connaissance de cette information...
— Je t'ai déjà dit que je ne suis pas n'importe quel gamin, Mori. Je voulais parler de secret rang S.
Mori cracha sa cigarette et toussa.
— Tu es sûr que tu peux me révéler ce genre de choses ? Je n'ai pas envie de mourir.
Naruto lui décocha un sourire en coin.
— C'est un secret que seul moi connais. Et à ma connaissance, même le Hokage ne sait rien à ce propos. Et tant qu'il n'y a que moi dans la boucle, vous navez rien à craindre.
Mori reprit une clope de sa poche avant de fixer Naruto avec méfiance.
— Et en quoi cela pourrait-il m'intéresser ? Je veux dire, une information est utile seulement quand elle peut être échangée contre de l'argent. Et plus le secret est important, plus il est difficile de l'échanger contre de l'argent.
Maintenant répète après moi Naruto : En raison que ce secret soit extrêmement difficile à échanger, vous jurerez que vous ne révélerez ce secret à quiconque mais en échange, je demanderai seulement vos services durant une semaine et après, nous continuerons sur les transactions classiques.
Naruto voulait lui demander comment elle comptait qu'ils obtiennent de l'argent mais il se contenta de répéter ce qu'elle venait de lui dire. L'homme sembla réfléchir. Il se dirigea vers sa casserole pour y mettre des nouilles. Il demanda ensuite à Naruto s'il en voulait, ce que Naruto répondit par un oui, si bien que l'homme revint après s'asseoir à la table basse, soit juste devant lui alors qu'il remettait son cigare en place.
— J'admets être curieux. Tu as dit que même le Hokage ne savait rien à ce propos. J'imagine donc que c'est suffisamment important pour être considéré de rang S. Hmm... une semaine, ce n'est pas si long, surtout si ce n'est que sur mon temps personnel que j'enquête. D'accord Naruto, cela me convient.
Rajoute alors : Si ce n'est que sur votre temps personnel, je désire des informations sur trois affaires ayant été closes ces deux dernières années et en échange, je ne révélerai ces informations à personne de mon côté.
Naruto répéta et Mori se gratta les poils de sa barbe ayant survécu au rasage matinal.
— Bien, bien... c'est aussi pourquoi j'ai ramené cette mallette avec moi en premier lieu, car je savais que nous finirions forcément à parvenir à cette éventualité. Hmm, cela me semble raisonnable. Alors, entendu ?
Nous ne pourrons plus revenir en arrière après ça, Kura, tu es certaine de ton choix ?
Vas-y, fut la seule chose qu'elle lui répondit.
Et Naruto lui serra la main. Mori sourit alors avidement :
— Maintenant révèle-moi ce secret, Naruto. Dis-moi quelque chose que même l'homme le plus puissant de ces terres ne sait.
Ferme les yeux et dépose tes mains contre tes joues, l'ordonna Kura sur ton définitif.
Naruto le fit et il sentit soudainement le même effet de bulle lorsque Kura prenait le contrôle.
Mori Yamanaka devait admettre que le garçon le surprenait. Il semblait affreusement mature pour son âge. Mori savait lui-même qu'au moment où le garçon était rentré dans son bureau, sa vie serait irrémédiablement changée d'une certaine manière. Le gamin constituait un pion important dans le jeu politique, mais celui-ci était venu seul pour recueillir ses services, justement parce que ses relations venaient au prix de son indépendance. C'était quelque chose que Mori pouvait apréhender en tant qu'homme qui ne devait sa réussite qu'à lui-même. Même si au final, il avait personnellement fini dans le bidonville de Konoha, avec un résultat financier quasi-négatif, la liberté qu'il avait gagnée en échange était bien au-delà de toutes ces considérations terrestres.
Le secret que le garçon prétendait avoir l'intriguait réellement. Il fallait dire, si le gamin était venu avec cette proposition cinq jours avant, lorsqu'il était encore en train d'enquêter sur le meurtre des huit civils, cas ayant été clos par ses supérieurs pour une cause rédhibitoire qu'il ignorait, Mori aurait certainement refusé l'échange. Mais depuis qu'il s'était quasiment fait virer de son poste, il n'avait eu à sa charge que des affaires ennuyantes à mourir. Il était le genre d'homme qui prenait un immense plaisir à résoudre des affaires qui paraissaient insolubles à première vue. Et le garçon semblait exactement être le genre à lui apporter ce type de défis qu'il recherchait tant.
Mori vit alors le garçon écraser ses propres joues de ses mains et fermer les yeux. Le garçon souffla alors d'une voix grave que Mori pensa impossible un enfant d'emprunter.
— Ce que nous sommes sur le point de vous révéler ne doit, sous aucun prétexte, être connu excepté par nous trois.
Que-Quoi ?
Le garçon ouvrit alors ses yeux et ce n'était plus le magenta que le garçon possédait naguère. Ses prunelles affichaient désormais une couleur rouge sang. Ses cicatrices en forme de moustaches sur ses joues devinrent plus prononcées et sinistres, presque animales. Mori poussa un juron étouffé devant l'absurdité de la situation. En dépit du fait qu'il n'avait ni de Byakugan ou de Sharigan, il put pleinement visualiser le spectacle.
Des pores du garçon, une aura cramoisie émergea. Des sigles obscurs rampèrent les murs telle un millier de mygales. Un crépitement sourd, sculpturale, provenant d'une tombe ancienne craquela, puis caqueta sinistrement. Les tasses suspendues sur les étagères se mirent à vibrer, à trembler devant l'incommensurable qui se dévoilait. Des éclairs translucides transpercèrent l'atmosphère. Une tempête, un ouragan, un vortex d'énergie concentrique se cristallisa en neuf queues se déployèrent une orchidée faite de braises et de sang.
Par réflexe, Mori tenta de crier mais aucun son ne perfora sa bouche tandis qu'une aura terrifiante agrippa instantanément ses poumons. Il ressentit soudainement comme une étreinte glaciale secouer tous les os de son corps, de la même manière que s'il avait été un simple bonhomme d'épingle. Des gouttes des sueurs perlèrent de son menton et il eut l'effroyable impression de se retrouver sous le soleil du plus ardent des déserts.
— Quand tu seras calmé, je relâcherai mon pouvoir de toi, entendit-il face de lui.
Mais c'était impossible. Même le guerrier le plus aguerri ne pouvait rester de marbre face à l'inimaginable. « Epargnez-moi » furent les mots qu'il voulut tant prononcer. Toutefois, aucune voix ne parvint à émerger de ses cordes vocales. En tant qu'adulte, Mori savait que le garçon était un Jinchuuriki mais ô diable, voir le démon en personne était une expérience complètement différente de que ce qu'il n'avait jamais pu imaginer. Mori regarda dans les yeux de l'abomination et réalisa que ses pires cauchemars étaient en train de devenir réalité. Les iris de l'entité qui le fixaient étaient si indescriptibles, si incompréhensibles...
Aliènes...
La chose sembla l'analyser, disséquer son esprit, fouillant les tréfonds les plus profonds de son âme. Mori, en tant que Yamanaka, avait été initié aux techniques qui permettait de voguer dans l'esprit d'autrui et il avait déjà scruté l'essence de bon nombre de suspects mais rien ne le prépara à l'horreur indicible qu'il ressentit lorsque l'esprit de la Bête toucha le sien. Peut-être était-ce l'aura impitoyable de la créature qui le força spontanément à utiliser une de ces techniques pour tenter d'instinctivement reprendre le contrôle de la situation, mais le résultat fut comme si son cerveau s'ouvrit en deux.
Soudainement, il ne ressentit plus rien, ne sentit plus rien et ne vit plus rien excepté un décor entièrement noir bercé par des ténèbres obscures. Et puis alors, une porte surgit du vide face à lui. Lorsque Mori plaça sa main sur la poignée, il remarqua qu'il n'avait plus de manche et qu'il était désormais nu. Mori savait, ou plutôt, croyait savoir de quel type de porte il s'agissait mais il fut soudainement forcé de l'ouvrir, mû une volonté qui n'était pas la sienne.
Plusieurs portes apparurent successivement devant lui, dans un décor futuriste où il était possible de visualiser l'espace-temps dans son ensemble, de la plus lointaine des étoiles au firmament le plus insolite, des trous-noirs supermassifs aux systèmes multi-solaires. Il se sentit projeté à des années lumières à chaque pas qu'il franchissait, comme s'il avait soudainement accès à une connaissance indicible, qui était en dehors du monde que les humains étaient censés connaître ou pouvoir accéder.
Et à chaque fois qu'il ouvrait une porte, il sentait comme s'il y avait une horloge dans son corps qui voyait ses aiguilles bouger, une horloge qui annonçait la destruction et probablement sa mort prochaine.
Clic. Clic. Clic. Clic. Clic.
Clic.
Lorsque le clic final retentit dans son esprit, il fut immédiatement projeté dans une sorte de salon d'appartement. Il eut impression que son corps entier, ainsi que tout l'environnement autour de lui ondulaient par vagues, à l'image d'une pierre lancée à la surface d'un lac. Mais ce qui sauta à ses yeux fut l'absence de porte, de fenêtre ou de quelconque échappatoire possible.
Il était définitivement pris au piège.
Alors, des pulsations étranges résonnèrent, comme s'il avait été à l'intérieur d'un vaisseau sanguin transportant du sang. Cet effet était visible sur le mur, sur le sol et sur le plafond. Lorsque Mori regarda en face de lui, il eût l'impression que l'espace lui-même se courbait à l'infini, comme si la pièce n'avait pas de limites, mais en même temps, avait des limites.
Et alors Mori vit
le lit
sur lequel
la chose
contrôlait
de ses queues
la boule de chair et de sang
que Mori identifia
comme être le garçon.
Mori tenta de fuir, mais une queue s'enroula autour de sa jambe telle une tenaille. Il essaya d'agripper la terre, rampant pour s'extirper autant qu'il le pouvait, avant de réaliser avec horreur que ses mains disparurent de ses bras, comme si elles n'avaient jamais existé. Il puisa dans toute son énergie à crier au secours jusqu'à qu'une autre queue enveloppa sa tête pour le restreindre de parler.
« Shh, tu ne vois pas que tu risques de le réveiller si tu continues ? », requit la voix terrifiante avec colère. « Il dort... mon petit trésor... », continua-t-elle doucement. Elle caressa les morceaux de chairs et d'organes qui palpitaient sur le lit double. La chose se baignait dedans, dans son sang, y trempant sa langue goulûment. Les neuf queues rouges virevoletaient autour de la fille-démon-renard-chose dans un tourbillon de fourrure rouge. Elle était prostrée dans le sang, les os et les lambeaux du garçon.
« Oh... Tu es si merveilleux Naruto ! Seul toi peux me satisfaire... », souffla-t-elle extatique. La tête de la créature plongea dans ses restes. Sa langue râpa les boyaux et les tripes. Ses dents se plongèrent dans la peau, qui portait alors ses marques après leur départ.
Mori ne put digérer ce qu'il put voir. C'était horrible. Il n'avait pas de mots pour décrire toute l'horreur, la terreur que la scène lui inspirait. La chair parcourue de nerfs laissait constamment échapper du sang, emprisonnée, empoisonnée par cette aura rouge qui stabilisait cet état temporaire en état permanent pour que la chose puisse se repaître constamment de la chair renouvelée. La créature prit les entrailles du garçon entre ses mains pour se les apposer sur son visage dans une expression de jouissance absolue.
« Je t'aime tant Naruto... seule moi puis te comprendre... », soupira-t-elle emplie de luxure, mangeant, léchant et suçant le garçon comme s'il était son jouet, l'objet de ses désirs. Mori sentit son esprit se briser, se morceler tandis qu'il contemplait l'abjecte épouvantable obscène monstruosité dans toute sa cruauté, sa folie, cette expression d'amour qui ne pouvait que venir d'un monde extérieur à leur existence, se délecter dans cette absurdité sans nom.
« Je ne te ferai jamais de mal Naruto... dis-moi juste ce que tu veux... », murmura-t-elle au sac de sang et de viande qu'était le garçon.
En réponse, plusieurs pulsations vibrèrent contre les murs, comme si la scène se déroulait à l'intérieur d'un organe. Et avec son expérience de lecture des esprits, Mori réalisa que c'était en réalité le cerveau de l'enfant, ce qui rendait tout le spectacle encore plus abominable.
« Oui... je comprends... le méchant homme n'était pas censé connaître notre secret... notre amour... Ne t'en fais, je m'occupe de lui de suite ! »
Les yeux rouges rayonnant comme des phares se retournèrent soudainement vers l'homme. Les neuf queues se brandirent alors dans toutes les directions et dimensions où il pouvait et aurait pu exister.
Et ce fut alors qu'il put enfin hurler.
Kura ? Qu'es-tu en train de faire ? demanda Naruto dans son état de bulle où il voyait Mori bavait sur place depuis vingt secondes déjà, comme s'il s'était évanoui. Les iris de l'homme étaient entourées d'un cercle rouge qui pulsait en permanence.
Cet homme a pris peur et a instinctivement activé une technique qui a causé son esprit de se cogner au mien. Je ne m'étais pas attendue à ça en vérité. J'ai bien peur qu'il n'ait tenu le choc. Je suis en train de reconfigurer son cerveau afin de pouvoir le sauver, répondit-elle d'une voix méditative.
Quoi ? Kura ? Attends, qu'est-ce que tu insinues par reconfigurer son cerveau ? demanda Naruto inquiet.
La même chose que je t'ai faite Naruto, après ton accident avec Mizuki. Je pense que son esprit s'est brisé et je suis en train de le ramasser morceaux par morceaux. Mais cette fois, je ne ferai pas la même erreur que j'ai commise avec toi Naruto, alors pas d'inquiétude, nous resterons unis comme nous le sommes.
Tu en es vraiment sûre ? requit-il un soucieux. Et lui, va-t-il rester qui il était ?
À son propos je ne sais pas Naruto. Comme je t'ai dit, je ne comprends pas exactement comme le cerveau d'un humain fonctionne alors je le reconstruis à partir de la vision que j'en aie. Je suis actuellement plus confiante après le travail que j'ai effectué avec toi. Je fais de mon mieux pour le guérir. J'ai juste besoin de plus de temps... plus de temps... plus... Oh, je crois que j'ai enfin réussi à tout récupérer. Heureusement que l'esprit de cet homme était originellement très puissant et ne présentait que très peu de fissures avant que nous nous sommes rencontrés. Cela m'a permis de rendre sa récupération plus rapide qu'avec toi. Je pense que d'ici trois secondes... Terminé !
Alors, Mori émergea de son état de transe avant de les fixer avec un sourire niais :
— Merci. Grâce à vous, je reconnais enfin la vérité. Vous aviez raison, votre secret est bien trop grand pour être révélé.
Naruto s'entendit lui-même ronronner nonchalamment.
— Je suis heureuse que tu nous comprennes enfin ! Maintenant que tu as eu ce que tu désirais, j'ai besoin de recueillir tes services d'une manière... plus persistante.
— Bien sûr ! répliqua-t-il en acquiesçant vivement avant de pencher la tête sur le côté. Oups, j'ai presque oublié les nouilles ! Laissez-moi vous les servir !
— Merci ! répondit Kura heureuse à travers la voix de Naruto.
L'homme revint vers eux avec deux bols avant d'en poser un en face du garçon.
— Maintenant, résuma Kura, j'aimerai avoir plus de détails sur les cas que je veux que tu t'investisses : j'aimerai que tu nous rapportes toutes les affaires ayant été classifiées par tes supérieurs ces deux dernières années et également celles qui ont succédé l'Accident nous concernant il y a huit ans.
Mori se gratta la tête, un peu chagriné.
— Cela risque d'être difficile pour moi d'obtenir tout ce que vous voulez, mais je pense que je peux réussir à récolter quelques infos intéressantes au bout d'une semaine.
Kura ronronna encore satisfaite.
— Parfait ! Maintenant, dis-moi ce que tu as pu découvrir sur les huit hommes qui sont morts il y a huit jours de cela durant la nuit du Festival.
Mori fronça les sourcils.
— J'ai vraiment galéré à récupérer cette information comme c'était un cas qui n'a duré que deux jours avant que les ANBU viennent tout arrêter et saisir les documents que j'avais. J'ai réussi à en garder quelques uns discrètement comme j'avais prévu d'enquêter de mon côté sans que l'on s'aperçoive. Vous devriez comprendre que je ne suis pas censé vous divulguer ces informations.
— Allez... s'il-te-plait ! miaula Kura d'une voix suppliante.
— Bien, bien... si vous insistez. Je devrais vous faire payer un petit quelque chose mais puisque c'est vous, je ne peux pas vraiment refuser.
Mori Yamanaka ouvrit donc sa valise et en sortit huit documents. Chacun concernait une victime provenant du massacre. Naruto reconnut la plupart comme étant ses harceleurs. Leur travail, leur famille, leur passe-temps avec quelques notes personnelles de Mori étaient apposés sur les différentes fiches. Mori expliqua alors l'affaire :
« Comme vous pouvez le voir, les huit hommes ont été retrouvés dans une ruelle très proche du centre-ville. La scène en elle-même paraissait surnaturelle car elle présentait deux faits contradictoires. Premièrement, les corps des victimes ont montré qu'elles avaient reçu des actes de tortures à leur encontre mais leur visage et la disposition de leur corps ont laissé penser qu'elles s'étaient volontairement offertes à l'assassin. L'un de mes collègues, un Uchiwa, avait analysé que c'était en réalité un Genjutsu causé par un très fort Dojutsu et très probablement un Sharigan. Les personnes qui sont passées à côté de la scène au moment où le crime s'est déroulé ont paru avoir reçu un Genjutsu similaire.
« Pour évaluer le profil du tueur, nous avons d'abord considéré le profil des victimes. Comme elles étaient toutes d'ordre civil, la première hypothèse a été que le meurtrier avait tué ses victimes pour une dette impayée. Cela aurait pu être une affaire clandestine où les victimes auraient dû devoir de l'argent à une organisation, un chef de la mafia par exemple. Toutefois, le point commun qui réunissait des victimes était déconcertant. Elles avaient en effet toutes contracté une dette mais envers une organisation connue, ou pour être plus exacte : la plus puissante du village, soit l'Administration.
« Ce qui nous a fait évaluer une seconde hypothèse. Le meurtrier pouvait être en fait qu'un moyen pour que le crime se réalise. On suppose que quelqu'un a dû recruter un assassin professionnel pour réduire à silence ces civils. Il y a pu avoir plusieurs motifs possibles ; de l'argent, une affaire de vengeance, un conflit d'intérêts, n'importe quoi mais nous n'avons rien réussi à identifier d'autres sur les lieux du crime que les restes du Chakra utilisé ayant déjà identifiés par mon collègue lors de l'analyse.
« La troisième hypothèse était que le meurtrier était simplement fou, mais comme c'était un massacre et non une affaire de meurtre en série, cette piste-là reste difficile à évaluer. Les investigations ont montré qu'il n'y avait pas eu de préparatifs et nous n'avons rien trouvé chez les victimes qui pourrait indiquer la raison pour laquelle elles s'étaient réunies à cet endroit et à ce moment pour y mourir.
« Comme l'affaire a été étouffée deux jours après par les ANBU, nous pouvons attester avec certitude que le meurtrier est un mixte entre les deux premières hypothèses ; soit que l'administration a orchestré le meurtre de ces huit civils, ce qui expliquerait pourquoi l'affaire n'a pas été ébruité au public malgré sa portée. Et comme nous ne pouvions plus enquêter sur cette scène de crime, les investigateurs sur cette affaire ont plutôt exploré le background des victimes.
« Les victimes, exceptées pour leur dette, présentaient toutes un casier judiciaire vierge et étaient toutes des citoyens honorables. Mis à part le fait qu'elles étaient célibataires, elles avaient un travail, elles payaient leurs impôts et menaient une vie tranquille. Néanmoins, quatre des victimes sur huit partageaient un point commun troublant ; elles étaient toutes arrivées à Konoha il y a deux ans pour résider à cette adresse. »
Lorsque Mori pointa son doigt sur la carte de Konoha, Naruto eut soudainement envie de vomir, malgré le fait qu'il voyait tout à travers sa bulle. Son grand-père, lorsqu'il vint le chercher à l'orphelinat pour l'adopter, l'avait placé dans la même résidence que les quatre autres victimes.
Attends, qu'avait demandé Kura à Mori déjà ?
Kura, utilisant le corps de Naruto, sourit avant de déclarer :
« Oui Naruto, j'ai demandé à Mori de nous ramener toutes les affaires ayant été étouffées par les ANBU depuis deux ans. »
Le lendemain matin, Satoshi Uchiwa avait été retrouvé mort dans son lit.
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Le lendemain matin, Satoshi Uchiwa avait été retrouvé mort dans son lit.
