Notes d'auteur : Memoro de la Stono est la propriété de Distant Worlds.
Tigre, partie 1
X
Il y avait de nombreuses façons de tuer une personne.
Certaines étaient lentes, conçues pour faire souffrir le plus possible. D'autres au contraire étaient quasi-instantanées par soucis d'efficacité. Quelques-unes étaient plutôt axées sur la discrétion du meurtre ou à l'inverse, il y avait celles ayant pour objectif d'insinuer la peur et la zizanie dans les contingents adverses.
Tigre, en tant qu'assassin de profession, avait appris l'art de mettre à fin à la vie sous toutes ses formes et toutes ses manières. Il pouvait tant faire flétrir une fleur jusqu'à son agonie que de désintégrer un être humain jusqu'au niveau le plus bas de la matière. Bien qu'il préférait des méthodes plus subtiles, comme s'immiscer avec parcimonie dans la tête de ses victimes et les enfermer dans les tréfonds les plus profonds de la folie jusqu'à que leur esprit rompt tous liens avec la réalité, il était aussi friand de tout simplement les décapiter pour passer rapidement à la mission suivante.
Les derniers jours avaient été particulièrement éprouvants, même pour lui. Le nombre d'espions infiltrant Konoha n'avait cessé de croître ces derniers jours et Tigre comptait par dizaines ses captures, lorsqu'il ne réglait pas personnellement le compte des intrus. On pourrait dire qu'il était le principal fournisseur de la section T&I. Tigre était coutumier de ce genre de situations et il se doutait que ce n'était que des signes précurseurs de quelque chose de plus grand. Une attaque, une invasion, une guerre ? Il ne pouvait savoir... il lui manquait les données suffisantes pour en déduire la couleur mais sa position particulière lui permettrait d'appréhender les attaques tout azimut que subissait quotidiennement le Village de la Feuille.
Les yeux embrumés par la fatigue, Tigre se laissa emporter dans son sommeil polyphasique. Parfois, rarement, Tigre se laissait aller à ces séances de repos. L'anonymat et le silence que lui promulguait son repère étaient appréciables. Ces moments particuliers de quiétude lui permettaient d'accomplir une introspection de soi et ce fut pourquoi il était rare qu'il s'adonne à une telle activité. Il haïssait ressasser le passé. Les souvenirs de ses échecs étaient tellement cuisants qu'ils le rendaient inopérant une journée entière si jamais il advenait qu'il s'y attardait.
Le pire, était lorsqu'il rêvait d'elle. Ses longs cheveux rouges étincelants... son sourire perpétuel qui éclairait ses journées... son odeur lui rappelant les rizières de son enfance... Zut. Il avait encore perturbé sa concentration. Sans s'en rendre compte, ses vecteurs de pensée avaient déjà commencé à produire le croquis de ses fantasmes. Ses désirs soupiraient sur la surface du papier, une idylle révolue mais ô combien merveilleuse qui se dévoilait peu à peu sous l'écrin des stylos. Il sentait le contact de sa main contre son épaule, le murmurant, le conseillant, l'encourageant à préserver. Ses ongles arrachèrent la page avant qu'il ne la réduise en cendre par sa simple volonté. Elle était disparue à jamais...
Auparavant, il avait toujours été un être plein d'entrain, de passion, d'enthousiasme. Il avait été le meilleur. Il l'avait toujours été. Jusqu'à son échec... N'importe qui à l'époque le connaissant lui aurait soufflé qu'il avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher les événements d'arriver... Et cependant, ce ne fut pas assez. Il n'avait pas eu conscience que ses actions, ou plutôt son inaction, auraient pu provoquer un tel désastre. Il aurait dû le prévoir, car c'était son devoir. Il n'avait pas été préparé, il n'avait pas été prêt à affronter l'ennemi. Et à cause de ça, il avait tout perdu tout en échange : son rang, sa famille, son identité.
Son Serment lui permettait ne pas y songer, ou du moins, de ne pas y songer de manière constante. Restreignant ce flot de pensées, en sus d'assurer d'autres fonctions primordiales à sa survie, ses sceaux lui permettaient de vivre sa vie de ninja, d'être utile au village. C'était sa manière en quelque sorte de s'expier. Toujours le village en premier, la famille en deuxième et le clan en dernier... Son devoir d'ultime gardien l'obligeait à concevoir de nouvelles techniques, de nouvelles innovations afin de pérenniser sa patrie. Ses écrits étaient son testament et ce qui perdurerait après sa mort.
Tigre ne se faisait pas d'illusions. La mort avait été un défi bien trop grand à relever. S'il était doué pour mettre fin à la vie d'autrui, il n'était aucunement expert pour la conserver. Son expertise lui permettait seulement de deviner et de dévier n'importe quelle tentative d'assassinat à l'encontre de ses protégés. Mais rendre perpétuelle l'existence était un concept trop éloigné de l'esprit humain. Quelque part, il avait toujours respecté Orochimaru pour avoir essayé de trouver la question à cette énigme, même s'il ne cautionnait pas le chemin qu'il avait entrepris pour y arriver.
Tigre commençait déjà à ressentir l'effet du temps sur ses aptitudes physiques. L'apogée d'un ninja se situait entre l'adolescence et le début de la vingtaine. Après quoi, même si l'esprit s'affermissait et se sublimait, le corps lui, tombait peu à peu en lambeaux. Il avait perdu tant en réflexes, en vitesse qu'en vivacité. Rares étaient les shinobis qui réussissaient à palier ce cap à travers leur maîtrise. Tigre regarda d'un air apathique ses écrits. Il se demandait si un jour, quelqu'un arriverait seulement à comprendre l'objet de ses recherches, caché à travers tout le jargon et les formules alambiquées.
Alors qu'il réfléchissait sur le prochain passage à développer, la façade constituant l'entrée à son antre s'ouvrit subitement. Les sigles à la lueur émeraude scintillèrent dans l'obscurité de la caverne, laissant place à une arborescence d'interstices, qui fractura la roche en deux. Dans leur sillage, la présence d'un vieil homme muni d'un long chapeau blanc et d'une robe protocolaire apparut au centre du passage. Celui-ci regarda à droite à gauche avant que son regard repose sur celui de Tigre. L'arrivant afficha un sourire désabusé avant de faire un pas en avant dans ce bastion calcaire, qui se referma immédiatement une fois qu'il fut à l'intérieur. Le ninja aux longues rides déploya de grandes enjambées jusqu'à lui, avant de s'asseoir sur un fauteuil à proximité. Il déposa son chapeau sur le côté de son siège et sortit sa coutumière pipe. Après s'être délecté de ses herbes foisonnantes, il relâcha une volute de fumée et avoua d'une voix enraillée :
— Cet endroit me rend toujours nostalgique. Le jour où Tobirama me la fait découvrir compte parmi les plus mémorables. Qu'en penses-tu ?
Les stylos s'arrêtèrent alors d'écrire. Tigre posa son coude contre la table en se tenant la tête, portant toujours son masque. Il souffla d'une voix impassible :
— Devoir vivre ici tous les jours a dû probablement ignifuger le peu de sentiments que m'évoque ce sanctuaire.
Le Sandaime riva son regard sur les étagères remplies d'ouvrages avant de refixer Tigre une fois encore.
— Je suis satisfait que tu atèles ton temps libre à le contribuer à ce savoir. Le Second serait fier de toi.
Tigre se contenta d'osciller subrepticement ses yeux.
— Je ne fais que mon devoir...
Le vieil homme se mit alors à ses aises en s'affalant complètement sur son siège. Il se mit à contempler la firmament qu'offrait le plafond. Konoha avec ses innombrables lanternes qui éclairaient la nuit diluait la lueur des étoiles qui ici pouvaient ruisseler toute leur gloire.
— Cela m'étonne que tu n'aies même pas essayé d'observer comment se sont déroulés les Jeux de Guerre aujourd'hui. J'ai entendu dire de la part d'Ibiki que les étudiants ont été particulièrement ingénieux.
Tigre haussa les épaules puis répliqua austère :
— Ce genre d'événements ne m'intéressent pas. Nous en avons déjà convenu...
Hiruzen acquiesça solennel.
— Et les résultats sont déjà probants. Je suis certains que la future génération se retrouvera grandie.
L'homme au masque passa une main dans ses cheveux avant de soupirer.
— Je ne sais pas s'ils seront réellement prêts... Tout s'enchaîne à une vitesse alarmante.
Le vieil homme aspira son calumet avant d'en relâcher la vapeur.
— Hmm... Nous avons peut-être été un peu présomptueux dans notre plan d'attaque... Après tout, le fait que tu aies éliminé un de leurs seuls membres il y deux mois de cela a dû éveiller leur méfiance. Je ne sais pas ce qui m'a le plus surpris entre le fait qu'Obito ait encore été en vie après tout ce temps ou qu'il fut celui ayant orchestré l'Accident il y a huit ans de cela.
Hiruzen ne cilla pas face à l'aura meurtrière que dégagea subitement Tigre. Le Troisième se contenta d'hausser les sourcils.
— Désolé, avoua Tigre en ajustant son col, je me suis laissé emporté.
Contrairement à son attente, son aîné ricana simplement.
— À croire que je t'ai transmis la malédiction du disciple rénégat. J'ai été soulagé que tu sois le premier à découvrir ce qui restait de sa dépouille. Les Uchiwa ont suffisamment de problèmes actuellement sans ajouter cette huile sur le feu.
Tigre attendit un instant et témoigna d'une voix apaisée :
— Je regretterai presque de ne pas l'avoir mieux formé avant qu'il prenne la décision de nous trahir. Je n'ai même pas eu le droit à mon duel tant attendu. Cet idiot s'est juste jeté droit dans le piège que je lui ai réservé.
Le Troisième porta son regard sur les différents glyphes inscrites sur les murs et les étagères.
— En même temps, je ne crois pas qu'il s'attendait à ce que tu sois encore en vie. Jiraya lui-même n'aurait pu concevoir un tel réseau disruptif contre ce genre de techniques. Tu n'as vraiment pas lésiné sur le nombre. La dernière fois que j'ai vérifié, il n'y a pas une seule ruelle de notre village qui ne présente pas ta griffe. D'ailleurs, pas de problèmes pour utiliser Hiraishin à cause de ça ?
Tigre hocha la tête de dépit.
— Que crois-tu ? J'ai pris mes précautions pour ne pas finir emmuré comme cet inconscient.
Hiruzen développa une quinte de toux à force de rire.
— D'ailleurs, en parlant de disciple, Kakashi a fait une découverte étonnante à propos de ton fils aujourd'hui. J'ai fait d'ailleurs en sorte que celle-ci ne se sache pas. N'importe quel Uchiwa ou Hyuuga et même Aburame peut apercevoir à quel point Naruto rayonne comme un phare.
— Je passerai les voir tout à l'heure, admit Tigre. Cela fait déjà cinq jours depuis la dernière fois. D'autres nouvelles du côté du Yamanaka ?
Le vieil homme croisa les bras en prenant un air renfrogné.
— Cet homme commence à fouiller de manière un peu trop près dans les dossiers. Il n'est pas au dessus de tout soupçon. Je n'ai pas reçu de rapports concernant l'envoi de message qui pourrait laisser penser qu'il soit un espion.
Tigre haussa les épaules.
— Tu as ton agente favorite à ses trousses. Je ne le pense pas apte à détecter sa filature. Un pet de travers et sa tête sera la première à décoller de son corps.
— Tu dois avoir raison, soupira Hiruzen. Je crois que je m'inquiète un rien pour le garçon, mais j'ai comme un mauvais pressentiment. Je sais que c'est irrationnel que je me fasse du mauvais sang à son propos, alors que je ne devrais pas puisque tu le tiens à l'œil après tout... Depuis que les huit agents que j'ai disposés pour le protéger sont morts, je crains une autre attaque contre lui.
L'homme au masque eut un regard sombre.
— Je n'ai toujours pas découvert le responsable de cette affaire. Au moment où j'ai commencé à enquêter sur cet Uchiwa, celui-ci s'est fait « assassiner ». Et il y a peu de gens qui sont au courant de mes déplacements... À moins que tous les Uchiwa ne soient de mèche, je soupçonne que l'on compte un double agent parmi nos rangs. Déployer Kakashi en plus de ton Ombre était probablement la moindre des précautions en de telles circonstances.
— Hmm... songea Hiruzen d'un air pensif. D'ailleurs tu m'y fais penser. Comptes-tu encore former Naruto ?
Tigre haussa nonchalamment les épaules.
— Je ne l'ai pas vu s'exercer ces derniers jours. Je suppose qu'il a d'autres prérogatives à l'heure actuelle. Je suis pour qu'on ne le presse pas trop. Et puis je suis trop occupé actuellement avec les espions qu'on nous envoie pour le surveiller à plein temps.
Le Sandaime se massa le front pour contenir sa migraine.
— Moi de même... J'ai dû revoir le contrôle de nos frontières. Il n'est pas normal que autant de ninjas aient réussi à infiltrer nos troupes. J'hésite à rappeler Jiraya du front. D'ailleurs, il m'a envoyé des nouvelles d'Orochimaru. Celui-ci a également commencé à bouger vers nous. Je ne serais pas surpris de voir certains de ses sous-fifres débarquer de si peu. J'ai bien peur que nos troupes commencent à être à bout depuis que les affaires étranges se succèdent les unes après les autres. Peut-être serait-il temps que l'on te redéploie à la lumière du jour.
Tigre resta silencieux un moment avant de répliquer abrasif :
— Ce serait stupide. Nous perdrons un avantage trop évident et cela ruinerait nos efforts accumulés ces dernières années. Les inconvénients sont trop nombreux comparés aux avantages...
Hiruzen contempla l'homme en face de lui d'un air las.
— Comme tu veux. Je ne peux pas vraiment te forcer. Je pense que cela conclue plus ou moins le point de la semaine, bailla Hiruzen en s'étirant.
Le Sandaime se leva alors que Tigre continuait de le fixer.
— Pense à ne pas veiller trop tard, plaisanta le vieux ninja avec un clin d'œil avant qu'il ne se dirigea vers la sortie.
Tigre acquiesça une dernière fois avant de fermer les yeux. Tigre attendit que le Troisième soit parti et eût refermé son antre pour disparaître dans un éclair jaune, puis réapparaître dans une ruelle des bas-quartiers.
Dans un recoin, un clochard en train de fouiller les poubelles se retourna vers l'agent d'un air abasourdi. Tigre leva juste deux doigts à son encontre sans même le regarder et celui-ci s'effondra inerte au sol. L'homme au masque regarda l'immeuble en désuétude semblait se fondre dans cet univers de gris et de métal. Comme tous les autres immeubles avoisinants, ce fut le genre de bâtiment qui aurait dû être rénové il y avait bien longtemps qui n'avait jamais reçu le budget pour en recevoir.
Et c'était l'endroit où son fils avait choisi pour domicile.
Tigre s'avança alors vers la porte d'entrée de la copropriété avant de la traverser comme si celle-ci n'existait pas. Il monta les marches tel un automate, sans se soucier ni de l'obscurité, ni des senteurs d'égouts respirant cet étage, deuxième étage, troisième étage...
Il arriva au pas de la résidence. Il posa une main contre la serrure et celle-ci s'ouvrit avec un clic assourdi. Ses doigts commencèrent à tracer des signes en l'air avant qu'il ne rentre dans le salon d'appartement d'un pas aussi léger qu'une coccinelle. La porte se referma automatiquement derrière lui lorsqu'il fut à l'intérieur. Le sceau apposé sur la porte s'éteignit finalement et Tigre put enfin se diriger vers la chambre.
Il vit alors Naruto dormir paisiblement sur le drap. L'agente Cacatoès et l'investigateur Yamanaka étaient assoupis sur une couette juste à côté. Complètement invisible à leurs sens, Tigre pénétra leur périmètre sans qu'ils ne le remarquent. Juste à la hauteur du chevet, Tigre posa deux doigts sur le front de Naruto, tout en faisant une série de mudra de son autre main.
Tigre se retrouva brusquement projeté dans une prairie verdoyante, qui rayonnait de chaleur sous les rayons d'un soleil radieux. Le ANBU en armure étrécit ses yeux pour repérer là où il devrait se rendre. Partout autour de lui, des petits mammifères le regardaient d'un curieux. En bas de la vallée, une rivière à l'eau claire longeait la prairie et abondait de poissons. Tigre entendit une voix féminine fredonner au loin et il commença alors à marcher dans sa direction.
Seas invite in the evening sun
To light the somber abyss
Clouds dance up with the heavens' stars
Chanting an air of joyous bliss
L'homme au masque se laissa bercer par la mélodie tandis qu'il continua à voguer inlassablement sur ce paradis terrestre. Le prés était baigné dans une exquise odeur qui respirait le renouveau. Un florilège de pollen s'éleva au grès d'un vent doucereux mais vivifiant qui rappela à Tigre ô combien il était bon d'être vivant.
Water fades back blue to jade
Guiding young rainbows high
Flowers bloom in to red and whites
Quenching our hearts as they run dry
Tigre se mit alors à apercevoir la forme au sommet d'une colline, qui était le point focal d'un arc-en-ciel. La longue chevelure rouge de la dame et ses riches atours contrastait avec le vert et le bleu du ciel. De même, son chant mélodieux paraissait porter un millier de cordes différentes, comme si tout un orchestre se jouait seulement pour souligner la splendeur qui enveloppait cet univers. Bien que Tigre était plutôt du dogme que la perfection était un chemin et non une fin, il ne pouvait s'empêcher de se sentir émoustillé face à ce chant.
Angels chained by a beast locked in slumber
Sin washed away by the swift flow of time
I may know the answers
Journeys over snow and sand
What twist of fate has brought us
To tread upon this land?
La notion de distance se perdait en cet espace et en ce temps. Alors que ce qui semblait les séparer ne faisait qu'une dizaine de mètres, Tigre avait l'impression que sa marche durait une éternité. Cette attente interminable tenaillait son cœur à la fois d'expectative et de désirs.
Blessed by light and the burden of shadows
Souls abide to an endless desire
I may know the answers
Though one question I still hear
What twist of fate has brought us
To roads that run so near?
La voir en face lui provoquait toujours un sursaut d'émotions. Tigre enleva alors son masque pour dévoiler un visage creusé par le temps et la fatigue, contrairement à la femme qui semblait n'avoir pas vieilli d'une seconde depuis la dernière fois qu'il l'avait entrevue. Cruelle fut la destinée de les avoir séparés. Elle était du haut de son estrade en bois, entourée de tous les autres animaux, comme si la forêt entière s'était jointe à eux en ce moment unique. Il la contempla, tandis qu'elle se penchait vers lui, les mains derrière le dos et les yeux pétillants, armée de son éternel sourire mutin. Elle termina enfin la chanson de manière douce et calme :
Distant worlds together,
miracles from realms beyond
The lifelight burns inside me
to sing to you this song
To sing with you this song
To sing to you your song
Arrivé juste à sa portée, Tigre s'agenouilla devant elle tandis qu'elle prit son visage dans ses mains. Il leva son regard vers elle, un regard qui se perdit dans la perfection et les imperfections de ce visage coloré. Un sourire plein de fossettes fut son dernier supplice. La femme l'embrassa sur le front et murmura alors :
« Bienvenue à la maison, mon bien-aimé. »
Il se releva enfin, laissant tomber son masque derrière lui, qui parut s'effacer complètement. Tigre, pour la première fois depuis bien longtemps dévoila un sourire sincère.
« Je suis rentré, Kushina... »
