free day : ce qui est cool avec les free days c'est que tu es complètement libre de choisir ce que tu veux comme thème. mais ce qui est moins cool c'est qu'en général tu ne sais pas quoi faire :')

note de l'auteur : C'est le dernier jour de la week, je suis triste :( Enfin, en même temps je suis contente qu'elle se termine parce que ça fait trois semaines que je n'écris que du Shin Soukoku (et un peu d'autres trucs pour 01643), que je réfléchis à des textes sur ce ship, bref j'en ai un peu marre :') Mais bon ça va me manquer d'écrire sur ces deux-là quotidiennement je pense ! Le dernier jour est entièrement dédicacé à Black Fluff qui m'a aidée à développer l'idée principale de ce texte à savoir...
ça donnerait quoi, la fille du Shin Soukoku ?
(Je ne suis pas vraiment satisfaite de ce que ç'a donné tbh mais on fait avec)

disclaimer : BSD est la propriété d'Asagiri Kafuka ; les thèmes ont été donnés par les modérateurs de la week.

Pour terminer cette week, j'aimerais remercier tous ceux qui m'ont aidée et motivée pour la faire : Kookievee pour sa story qui m'a permis d'apprendre les dates de ma week, Emmelyn21 et Black Fluff pour leurs idées et toutes les personnes qui m'ont lue ! Un grand merci à vous :)


O7 - FREE DAY


« Maman ! Maman ! »

Atsushi sourit largement à la petite fille en faisant abstraction des regards méfiants des parents alentours qui se demandaient quel était son genre. Il était vrai qu'une fillette qui appelait un homme d'âge mûr maman pouvait être perturbant, mais il n'avait pas le cœur de dire à sa fille adorée d'arrêter.

Lorsqu'elle était rentrée un soir avec les larmes aux yeux, toute attristée de ne pas avoir de maman, le détective n'avait pas pu résister et l'avait autorisée à l'appeler maman. Depuis, il avait droit aux regards interloqués des gens dans la rue, et aux sourires amusés de son mari à chaque fois qu'elle l'appelait ainsi.

« Yomi ! » répondit-il joyeusement en prenant la fillette de huit ans dans ses bras. « Ta journée s'est bien passée ?

Oui ! On a eu le droit de jouer avec la maîtresse aujourd'hui !

C'est super !

Oui ! Et elle a parlé d'une journée spéciale pour toi et papa ! »

Atsushi cligna des yeux sans comprendre.

« Une journée pour nous ?

Oui ! La maîtresse a dit que les parents pouvaient venir la semaine prochaine pour parler d'eux ! Tu vas venir hein »

Oh, Yomi devait parler de la journée des parents. Kunikida lui en avait une fois parlé, alors qu'ils évoquaient sa profession passée et les souvenirs qu'il en gardait. Les parents étaient invités à venir à l'école de leurs enfants pour expliquer le métier qu'ils exerçaient.

Expliquer son métier à des enfants… Cela ne lui posait pas de problème particulier cependant…

« Papa va venir aussi hein ? » renchérit la fillette.

Ça… Cela risquait d'être plus compliqué. Ryunosuke avait beau être un bon père, il restait un mafieux. Un membre de la mafia qui tuait quotidiennement des gens. Il n'était pas sûr que ce soit très pédagogique pour des enfants de s'entretenir avec un mafieux.

Il adressa cependant un sourire rassurant à sa fille et répondit :

« Tu lui en parleras ce soir, mais tu sais que ton père est très occupé ces temps-ci. » La petite fille eut une moue triste aussi Atsushi ajouta-t-il : « Mais je pense qu'il pourra se libérer ! »

En son for intérieur, il espérait cependant que non.

.::.

Quelques jours plus tard, Atsushi se présenta à l'école primaire de sa fille, accompagnée de cette dernière qui sautillait de joie. À leurs côtés, le dernier membre de la famille était fidèle à lui-même et observait l'école d'un air ennuyé.

Atsushi songea que c'était amusant qu'ils pénètrent pour la première fois dans une école primaire à leur âge. Leur fille les guida dans le bâtiment jusqu'à sa salle de classe où ils purent faire la connaissance des autres parents.

Akutagawa se prit quelques regards interloqués face à son style particulier, tout en noir et blanc, mais personne ne fit de commentaire. Ils saluèrent les enfants joyeusement ; Atsushi était très populaire auprès d'eux, son mari eut plus de mal à convaincre, avec son air sombre il effrayait les plus jeunes.

Une fois que tous les parents furent arrivés, ils commencèrent les présentations. Atsushi nota bien vite qu'il allait détonner au milieu de tous ces parents aux professions stables : employés de bureau, cadres d'entreprise, professeurs, et autres. Étant détective, il risquait de faire un peu tache.

Ryunosuke aurait moins de problèmes : ils avaient décidé de dire qu'il était cadre dans une grande entreprise de Yokohama – ce n'était au fond pas un mensonge, ils allaient juste éviter de préciser dans quelle entreprise il travaillait.

Lorsque leur tour arriva, il les présenta en souriant :

« Je suis Atsushi Nakajima-Akutagawa, je suis détective, et voici mon mari, RyunosukeAkutagawa-Nakajima, qui travaille dans une grande entreprise.

Tu es détective ? s'exclamèrent plusieurs enfants. Tu résous des mystères ?

Oui c'est ça ! sourit-il.

Tu travailles seul ?

Non, nous sommes plusieurs à travailler ensemble. »

Les questions continuèrent avec vivacité, toutes centrées autour d'Atsushi. Le détective était au centre de l'attention, ce qui le gênait quelque peu. Il n'était pas habitué à recevoir autant d'attention. Il répondit cependant joyeusement à toutes les questions qu'on lui posait, sur les affaires qu'il avait résolues et les criminels qu'il avait arrêtés.

Évidemment, ces enfants idéalisaient un peu son travail. En réalité, être détective à l'Agence des Détectives Armés consistait surtout à se battre contre la mafia portuaire, chose qui était devenue plus complexe après les mariages successifs de Dazai et Chuuya, et d'Atsushi et d'Akutagawa. Les conflits avaient quelque peu diminué ensuite, mais ils étaient surtout devenus plus complexes à organiser : il fallait être sûr de ne pas froisser telle ou telle personne, de ne pas entraîner de combats entre maris, etc.

Aujourd'hui, ils ressemblaient plus à deux parents qui luttaient pour la garde des enfants qu'à de vrais ennemis. Mais ça, les enfants n'avaient pas besoin de le savoir. Il poursuivit les réponses aux questions un petit moment avant de céder la place à d'autres parents, et sortit un instant de la salle pour partir chercher un café dans la salle qui leur avait été indiquée au début de la journée. Son mari le suivit, avec une mine agacée.

« Un problème ? s'enquit l'argenté, tout en ayant déjà sa petite idée sur ce qui agaçait Ryunosuke.

Je fais si peur aux enfants que ça ? lâcha le mafieux d'un ton ennuyé.

Mais non… Tu as juste dû les impressionner. A cet âge, les enfants sont impressionnables.

Tu crois que je fais peur à Yomi ? » poursuivit le bicolore comme s'il n'avait rien dit. Son mari roula des yeux et s'apprêtait à parler lorsque la voix d'une petite fille les interpella.

« Tonton Atsu ! Tonton Aku ! »

Les susnommés se retournèrent et aperçurent une petite fille à peine plus âgée que leur fille qui se dirigeait vers eux avec un grand sourire.

« Tiens, Fuwa ! » la salua Atsushi avec un grand sourire. La fillette se jeta dans ses bras.

« Qu'est-ce que vous faites là ? leur demanda-t-elle ensuite.

On est venus participer à la journée des parents, expliqua Akutagawa.

Oh vous aussi ? » Il fallut quelques secondes aux deux hommes pour comprendre ce que cette innocente phrase impliquait.

« Tes parents sont venus aussi ? s'inquiéta aussitôt Atsushi.

Oui mais seulement papa Osamu ! Il a fait un numéro super drôle, mais la maîtresse et les autres parents n'ont pas eu l'air d'apprécier et c'est la panique dans la salle maintenant, c'est encore plus drôle. »

Les deux époux échangèrent un regard consterné. Ils savaient très bien ce que la petite fille voulait dire par « numéro super drôle ». A tous les coups, cela impliquait une corde et un tabouret. Pas étonnant que ce soit la panique dans la salle. Le détective aux cheveux gris confia Fuwa à son mari et partit en vitesse en direction de la salle de classe de la fillette, tandis que Ryunosuke sortait son téléphone pour prévenir Chuuya.

Le rouquin allait probablement arriver rapidement, prêt à frapper son mari pour avoir (encore) tenté de se suicider devant des enfants innocents. Il allait sûrement venir accompagné de ses subordonnés, car il devait être en train de travailler en ce moment même. Du coup, ils allaient semer la panique dans toute l'école car une bande d'hommes en costume et lunettes noirs et une arme dans chaque main n'était pas forcément rassurant.

En voyant cela, les professeurs allaient sûrement appeler la police pour leur signaler une intrusion de la mafia ; et les policiers, réputés pour leur efficacité allaient contacter l'Agence pour qu'ils s'occupent des mafieux car ils avaient compris depuis des années que seule l'ADA pouvait arrêter la mafia sans trop de dégâts.

La totalité de l'Agence allait donc débarquer à son tour, et le calme n'était pas prêt de revenir dans l'école, vus les énergumènes qui peuplaient l'organisation gouvernementale. Si l'école primaire ne portait pas plainte après ça...

Il soupira. Il imaginait cette journée des parents plus paisible. Mais il ferait avec. C'était son quotidien après tout. Et, il ne le détestait pas tant que ça.