Comment appréhender la vie sans les bonnes bases ?

Deux mois après la bataille de Poudlard, Harry quittait enfin l'infirmerie. Les Gobelins avaient bien aimablement restauré certaines demeures du patrimoine Potter et Black et il avait porté son choix sur le manoir Black à Londres complètement transformé et purgé de son apparence sombre. Il avait également fait en sorte que Molly Weasley n'apprenne pas immédiatement qu'il était parti parce qu'il n'avait pas envie de se faire harceler chez lui. La matrone était très gentille mais vraiment très, mais alors très envahissante, à un tel point qu'en ce moment, elle lui ressortait par les yeux.

La première chose qu'il fit une fois chez lui fut de hurler un bon coup. Ça faisait deux mois qu'il se retenait d'exprimer ses émotions donc il fallait qu'il relâche la pression !

S'en était suivi un bon bain chaud et un excellent repas préparé par les Elfes de maison qui vivaient dans l'une des demeures Potter et qu'il avait ensuite lié à lui.

S'installant dans la bibliothèque, il sortit plusieurs dossiers. Il se souvenait parfaitement de ce qui s'était passé lorsqu'il avait découvert leur existence.

Flash-Back

-Je suis Ragnok, le directeur de Gringotts Grande Bretagne, annonça le deuxième Gobelin. Nous allons parler affaires, monsieur Potter.

-Seigneur Ragnok, fit Harry en revenant de sa surprise. Pourquoi êtes-vous là ? Vraiment, je veux dire …

-Depuis quelques années, nous portons un œil très attentif sur les héritiers Sang Pur mineurs, expliqua Ragnok. Voldemort s'est empressé de tuer les lords en fonction pour mieux duper les enfants. Quand ce n'est pas Dumbledore qui profitait de la situation pour avoir une influence sur les nouveaux lords.

-Dumbledore ? sursauta Harry

-Albus Dumbledore n'était pas exactement le bon Sorcier que tout le monde croyait, déclara Ragnok. Mais je pense que vous voyez de quoi je parle, n'est-ce pas ?

Harry hocha de la tête. L'ancien directeur n'était pas à proprement parler mauvais mais il avait une vision du monde qui était parfois complètement faussée. Rien que de penser que les liens du sang seraient plus forts que la haine irraisonnée de Pétunia envers sa sœur et qu'elle l'élèverait comme son fils était une aberration. Non, Albus Dumbledore, dans ses dernières années, avait été … négligent. Et Harry en avait été la première victime.

-Je vous écoute, fit Harry.

-Bon nombre d'héritiers Sang Pur qui deviennent orphelins avant leur majorité n'ont pas la formation adéquate pour gérer leur patrimoine, fit Ragnok. Nous arrivons à régler le problème en leur proposant une formation dès leur majorité. Mais votre cas est particulier.

-En quoi ? s'étonna Harry

-Les lois Sang Pur sont très claires, un orphelin Sang Pur mineur doit être élevé dans le monde Sorcier ou à la rigueur, par un Sorcier versé dans les us et coutumes Sang Pur, expliqua Ragnok. Nous sommes d'accord pour dire que vous ne vivez ni dans l'un ni chez l'autre.

-En effet, murmura Harry.

-Depuis la lutte contre Grindelwald, il existe un petit service méconnu de tous, le Département de l'Enfance, révéla Ragnok. Son rôle est de mener les enquêtes sur les familles d'accueil possibles et le cas échéant, de placer les orphelins Sorciers. Il assure également un suivi régulier des enfants jusqu'à leur majorité.

-Je crois qu'ils ont oublié mon dossier alors, déclara Harry.

-Ils ne l'ont pas oublié, corrigea Ragnok. Ils n'y ont jamais eu accès.

-Comment ça se fait ? sursauta Harry

-Dès la mort de vos parents, un membre du Magenmagot s'est octroyé votre dossier, annonça Ragnok. Il s'est attribué votre tutelle, le pays étant toujours à l'époque sous état d'urgence, ce qui …

-Etat d'urgence ? coupa Harry

-Dans le cas qui nous concerne, les décisions étaient prises par le Ministre de la Magie, ou bien par le président du Magenmagot, si le ministre venait à faire défaut, expliqua Ragnok. Et quelques temps avant la mort de vos parents, la ministre de la magie avait été assassinée.

-Vous voulez dire que le président du Magenmagot a eu les pleins pouvoirs ? fit Harry

-Pendant très exactement 103 jours, révéla Ragnok.

-Dumbledore était déjà le président du Magenmagot à cette époque ? demanda Harry, la gorge nouée

Le brun voulait croire que le directeur avait été simplement négligent. Mais s'il s'était donné sa tutelle … alors il n'y avait qu'un pas pour affirmer que toute sa vie avait soigneusement été programmée.

-Oui, répondit Ragnok.

Harry ferma les yeux. Ses pires craintes s'en retrouvaient confirmées.

-C'est lui qui a décidé que je devais vivre chez ma tante Moldue sans savoir que j'étais Sorcier, comprit Harry.

-Nous avons trouvé la trace d'un contrat entre votre tante et lui dans votre coffre, confirma Ragnok. Si je dois vous le résumer, elle était tenue de vous héberger, de vous nourrir et de de vous habiller et en échange, elle n'était pas inquiétée par les Sorciers.

-Je pourrais voir ce contrat ? demanda Harry. Mon enfance était loin d'être dorée et je voudrais savoir si ce contrat en a été à l'origine ou non.

-Bien sûr, fit Ragnok. Je pense que ce qu'il a décidé pour vous partait d'une bonne intention. Les années qui ont suivi la disparition de Voldemort ont été assez agitées. La première année, on a déploré la mort de plusieurs familles dont les enfants appartenaient à la même tranche d'âge que vous, avant que ça ne se tasse. Les années suivantes, on a quand même déploré quelques agressions d'enfants aux cheveux bruns et aux yeux verts, agressions qui parfois se sont révélées tragiques. Seule votre entrée à Poudlard a radicalement calmé cette vague latente de violence. Tant que personne ne savait où vous étiez, vous ne preniez pas de risques. En vous coupant totalement du monde Sorcier, il vous a protégé.

-Protégé des Sorciers mais pas de ma propre famille, maugréa Harry.

-Je ne dis pas que ses décisions étaient les meilleures mais c'était le résultat escompté, fit Ragnok. Non, ce que je critique, c'est sa politique concernant les Nés Moldus dont vous êtes l'une des victimes, si je puis dire.

-C'est-à-dire ? fit Harry, surpris

-Il s'était de plus en plus référé au monde Moldu pour ne pas dépayser ceux qui en venaient, expliqua Ragnok. Mais dans le même temps, il oubliait allègrement de former ces mêmes Nés Moldus au monde Sorcier. Quand il a supprimé le cours d'Etude des Sorciers, il s'est justifié en arguant qu'il y avait de moins en moins d'élèves qui y allaient, alors qu'il n'ignorait pas que le cours était donné par un Sorcier dont la pédagogie était pire que celle du professeur Snape.

-Ça existe ? écarquilla des yeux Harry

-Oui, confirma Ragnok. Je vous expliquerai cela plus en détails plus tard. Dans votre cas, Dumbledore a préféré privilégier une scolarité normale plutôt que de vous préparer à vos futures responsabilités.

-Mes futures responsabilités ? releva Harry

-C'est l'une des raisons pour lesquelles les Sang Pur veulent que les orphelins soient élevés par l'un des leurs, pointa Ragnok. Dumbledore, n'étant pas Sang Pur, ne savait pas qu'il vous faudrait apprendre pendant des années ce qui ferait de vous un Lord-Sorcier.

-J'ai un titre ? s'étonna Harry

-Et même deux, puisque Sirius Black, votre parrain, vous a désigné comme héritier, révéla Ragnok. Je pensais que vous étiez au courant de ses dernières volontés.

-Le professeur Dumbledore m'a dit que le passage à travers le Voile du Ministère n'était pas définitif, souffla Harry.

-C'est une supposition qui n'a jamais pu être prouvé, déclara Ragnok. Cependant, nous savions que Dumbledore avait des pistes sérieuses pour l'étayer. Mais dès le moment où il a passé cette arche, les détecteurs de la banque l'ont déclaré mort. Je suis désolé.

Tous les espoirs de revoir Sirius vivant venaient d'être réduits à néant. Le brun relégua sa peine au loin pour continuer la conversation.

-Vous dites que j'ai un … non deux titres valables dans le monde Sorcier ? se reprit Harry

-Oui, confirma Ragnok. Mais en l'état, vous serez incapable de les reprendre sans tout perdre.

-Comment ça ? fit Harry

-Vous ne savez rien de ce qu'est un héritier Sang Pur, déclara Ragnok. Si au moins, l'un de vos amis qui l'était vous avait expliqué ce qu'il savait …

Harry tressaillit. L'un de ses meilleurs amis était un Sang Pur pourtant …

-Monsieur Potter ? appela Ragnok, comprenant qu'il y avait un problème

-Mon meilleur ami est Ronald Weasley, fit Harry. Depuis ma première année …

-Ni lui ni sa famille ne vous ont enseigné des us et coutumes Sang Pur ? s'étonna Ragnok

-Fred et Georges Weasley m'ont appris comment me tenir à table, se remémora Harry. Ils m'ont appris les armoiries des différentes familles du pays mais je n'ai jamais fait le lien entre mon nom et le fait que j'allais être lord. Ils m'ont également appris comment saluer, les poignées de main, marcher et même danser. Percy Weasley m'a fourni un livre sur comment rédiger des lettres et un autre sur l'organisation du Ministère.

Au fur et à mesure de son énumération, Harry se rendait compte de tout ce que Percy, Fred et Georges lui avaient appris au fil des années.

Mais Ron n'avait rien fait, alors qu'ils étaient meilleurs amis.

-Vous étiez proches de ces trois frères ? demanda Ragnok

-Pas spécialement, avoua Harry. Ils n'étaient que les grands frères de mon meilleur ami.

-Et votre meilleur ami ? demanda Ragnok

-Ron ne m'a rien dit sur le monde Sorcier, se rendit compte Harry. La plupart du temps, c'est Hermione qui me disait ce qu'elle avait trouvé.

-Et les parents de votre ami ? demanda Ragnok

-J'étais très peu en contact avec Arthur Weasley, expliqua Harry. Quand j'étais chez eux, il revenait assez tard chez lui. Je ne lui parlais pas beaucoup. Mais il a confié aux jumeaux quelques livres pour que je comprenne le point de vue des Sorciers sur les Moldus.

-Et sa femme ? demanda Ragnok

-Elle s'assurait que j'ai toujours à manger dans mon assiette, comme elle trouvait que j'étais trop maigre, rit doucement Harry. J'avais presque l'impression qu'elle voulait remplacer ma mère, comme elle me prenait souvent dans ses bras …

Il n'avait jamais pu lui avouer qu'il n'était pas à l'aise dans ses étreintes. Jusqu'à ce qu'il entre à Poudlard, les seuls contacts qu'il avait avec les autres humains étaient les claques et les gifles qu'il se prenait de la part de Vernon. Même Hermione, qui le serrait dans ses bras au début, avait noté son raidissement et avait compris qu'il devait comprendre ses intentions avant qu'elle ne puisse lui faire un câlin.

-Rien d'autre ? demanda Ragnok

-Non, réfléchit Harry.

-C'est assez embêtant, constata Ragnok.

Le Gobelin consulta le dossier avant de soupirer.

-Il vous faut absolument des cours d'étiquette et d'éducation Sang Pur, déclara Ragnok. La banque pourra se charger du côté financier en vous donnant des cours intensifs mais rien de plus. Connaissez-vous des Sang Pur, autres que les Weasley, cela s'entend ?

-Vous avez mauvaise opinion d'eux ? supposa Harry

-Disons que leur position est assez ambigüe, avoua Ragnok. Une partie de la famille a parfaitement rempli son rôle de vous montrer le monde Sorcier alors que ceux qui se révélaient être les plus proches de vous n'en ont rien fait. Je réserve donc mon avis sur eux.

-Je connais Neville Longbottom, réfléchit Harry. On est vraiment devenu amis il n'y a pas si longtemps.

-Alors demandez-lui de vous enseigner les us et coutumes Sang Pur, pria Ragnok. Au plus vite.

-D'accord, fit Harry. Pendant que j'y pense, si le professeur Dumbledore avait ma tutelle, qu'est-ce qu'il pouvait faire ?

-Dans l'absolu, il devait veiller à votre sécurité et votre éducation, expliqua Ragnok. Nous pouvons convenir que durant votre enfance, vous n'avez été ennuyé ni par votre célébrité, ni par les Sorciers en quête d'une idole et encore moins par les Mangemorts. De ce point de vue-là, votre famille pouvait être considérée comme étant le moindre mal. Pour votre éducation, il vous a permis d'entrer à Poudlard. Il aurait très bien pu vous prendre un précepteur et vous n'aurez jamais eu de contact avec le monde Sorcier jusqu'à ce que vous soyez majeur, ce qui aurait été gênant à plus d'un titre.

-On peut dire ça, grimaça Harry.

-Il avait également accès à votre coffre personnel, poursuivit Ragnok. Il n'y est allé qu'une seule fois, pour en retirer un objet peu après votre première rentrée à Poudlard que nous avons identifié comme étant une cape d'invisibilité d'excellente qualité.

-Celle de mon père, précisa Harry en souriant, en se souvenant de son premier Noël dans le monde Sorcier.

-Il a également ordonné à ce qu'une rente soit versée à votre famille Moldue pour qu'ils puissent s'occuper de vous sans que leurs revenus ne soient lourdement impactés.

-Une rente ?! sursauta Harry. Ils étaient payés pour me garder ?! Alors qu'ils me répétaient à longueur de journée que je leur coûtais trop cher ?! Combien ?

-400 Galions par mois, soit presque trois mille livres, révéla Ragnok.

Harry s'étouffa. C'était quasiment les trois quarts du salaire de Vernon !

-Je n'ai jamais vu la couleur de cet argent ! s'indigna Harry. Je veux le récupérer !

-Pour cela, il faudrait en discuter avec l'avocat de votre famille, répondit Ragnok. J'ai ses coordonnées.

-Merci, souffla Harry. C'est tout ce que le professeur Dumbledore a fait ?

-Oui, confirma Ragnok. Vous devez avouer qu'il n'a rien fait de répréhensible.

-Oui, soupira Harry.

Le Gobelin se leva et prit un parchemin noué avec un ruban noir qu'il tendit au jeune homme.

-J'ai cru comprendre que vous avez perdu votre compagnon ailé pendant la guerre, fit Ragnok. De ce fait, vous ne pouvez plus communiquer par les moyens habituels Sorciers. Je me doute que vous aurez beaucoup d'interrogations donc je vous confie un Parchemin de Communication. Il va vous permettre de me poser directement vos questions. Son jumeau se trouve dans mon bureau et il s'activera que sur votre signature magique. Si vous voulez que quelqu'un d'autre prenne connaissance de notre correspondance, il vous suffira de pointer votre baguette sur le parchemin et d'autoriser la personne nommée pour un temps défini. Avez-vous compris ?

-Oui, fit Harry. Merci beaucoup.

-Avec votre permission, je vais contacter la guérisseuse Pomfrey, pour que vous puissiez rentrer, sourit Ragnok. N'oubliez pas, n'hésitez surtout pas à venir ou à écrire vos questions. Je ferai mon possible pour y répondre. Et pensez à trouver un Sang Pur pour vous enseigner ce qui vous manque !

Fin Flash-Back

Quand il ne discutait pas avec Hermione ou ne subissait pas la présence de Molly Weasley qui ne voulait pas comprendre que ce n'était pas la peine qu'elle vienne tous les jours et qu'ils voulaient vraiment du calme pour se reposer, Harry avait retourné dans tous les sens cette conversation. Pendant sa convalescence, il avait discrètement contacté Georges pour lui demander s'il pouvait l'aider à connaître ce qu'il devait savoir. Sa démarche avait été intéressé parce qu'il refusait de voir le jumeau survivant s'enfoncer dans son deuil. Malheureusement, Georges s'était révélé ne pouvoir être d'une grande aide puisque du fait de leurs conditions de vie, les enfants Weasley eux-mêmes n'étaient formés qu'au strict minimum. Il s'était donc tourné vers Neville mais lui-même avait avoué qu'il était assez en retard dans sa propre éducation à cause des doutes de la plupart des membres de la famille qui pensaient qu'il avait une magie très faible pendant son enfance. Toutefois, sa grand-mère avait semblé être intéressée par sa situation et il lui avait proposé de le rencontrer pour en discuter. Harry n'avait que très peu hésité avant d'accepter car d'après les Gobelins, sa situation était vraiment préoccupante. Il avait rendez-vous dans deux jours avec la matriarche et c'était se mentir de dire qu'il ne redoutait pas la confrontation. Mais il n'avait pas le choix.

En attendant, Ragnok lui avait fourni quelques grimoires sur les bases de la gestion de patrimoine. Avec difficulté, il avait dû se remettre à des matières qu'il avait largement abandonné à son entrée à Poudlard, notamment les mathématiques. Il s'était ainsi rendu compte que l'éducation Sorcière comportait de grandes lacunes, surtout pour les Nés Moldus qui ne pouvaient même pas retourner dans leur monde d'origine puisqu'ils étaient totalement sortis du système scolaire dès leur entrée dans le monde Sorcier. Ce serait une chose à proposer au professeur McGonagall, un double cursus pour les Nés Moldus ou du moins, des facilités pour qu'ils puissent passer leurs examens Moldus. Heureusement que ses années avec les Dursley lui avaient prouvé qu'il pouvait être autodidacte quand la situation l'exigeait car sinon, il ne voyait pas vers qui se tourner pour lui expliquer des notions qu'il aurait dû connaître depuis des lustres.

Pour le moment, il se concentrait sur les mouvements de son coffre étudiant et de ceux de ses parents. Il avait déjà établi que mis à part ses achats de rentrée scolaire, seule la rente des Dursley sortait de son coffre personnel qui était ajusté à dix mille Galions au premier janvier de chaque année depuis le coffre ancestral des Potter. Ceux de ses parents pour leur usage personnel avaient été gelés et personne n'y avait touché depuis leur mort. Ses ancêtres avaient été très méticuleux puisque chaque coffre annexe était dédié à une utilisation bien définie, comme par exemple la gestion du patrimoine immobilier ou encore celui des investissements. Les comptes étaient clairs et Harry s'était surpris à en comprendre quasiment chaque ligne, sauf quand on abordait le sujet des taxes qui étaient des plus complexes. La seule chose que s'était permise le directeur, en fait, c'était de demander aux Gobelins s'il était possible d'investir dans la firme qui produisait l'Eclair de Feu peu après qu'il ait reçu le sien. Ces derniers avaient accepté et il s'était avéré que c'était un coup gagnant puisque les bénéfices avaient été colossaux.

Il passa ensuite à son patrimoine immobilier. Il était époustouflé de voir qu'il possédait plusieurs maisons de tailles et de dimensions différentes. Mais à sa plus grande surprise, elles étaient toutes inoccupées et le brun songea que c'était du gâchis. Il nota sur un calepin de les faire restaurer avant de les mettre en location, puisqu'il se doutait que même les Sorciers n'avaient peut-être pas les moyens de s'offrir automatiquement une maison.

Il mit sur papier bon nombre de projets avant de lâcher son stylo et de prendre un livre particulier. Celui que Percy lui avait offert sur le Ministère.

La conversation avec le Gobelin lui avait rappelé certaines questions soulevées lors de la lecture de cet ouvrage. Le Département de l'Enfance, notamment, semblait être mis de côté alors que les guerres successives avaient fait des centaines d'orphelins, qu'ils soient Nés Moldus ou Nés Sorciers. Il y avait de nombreuses choses qu'il fallait revoir et c'était le moment parfait pour les initier avant que les Sorciers ne s'encrassent dans une routine malsaine où ils s'asseyaient royalement sur les problèmes que la guerre avait révélés.

Une discussion avec Hermione s'avérait nécessaire.