Note de l'auteur :
Bonjour à toutes et à tous !
J'ai beaucoup apprécié vos commentaires et j'ai vu que beaucoup s'étaient arrêtés sur la personnalité de Dumbledore. En effet, contrairement à mes habitudes, le directeur est bien plus proche du canon, pas du tout malveillant mais plus négligent concernant la situation d'Harry dans sa famille maternelle.
Bonne lecture à vous !
Gros bizoux
Crystal of Shadow


L'espoir a toujours fait mal

Posthume

Voilà, c'était fait. Severus Tobias Snape était mort.

Alors que l'oiseau s'envolait avec sa réponse pour Harry Potter, le maître de Potions songeait à toutes les raisons qui l'avaient convaincu de mettre un terme à sa vie.

Tout d'abord, l'entretien qu'il avait eu avec les Gobelins s'était avéré plein de surprises. Poppy avait eu raison, Severus faisait partie des membres de la famille Prince encore sur la sellette. A l'article de la mort, le dernier chef de la famille, conscient que l'un de ses descendants était Mangemort, avait notifié très clairement les conditions qu'il devait remplir pour aspirer à réintégrer la famille.

Le procès à venir allait établir qu'il avait très tôt renoncé à servir Voldemort et que tous ses efforts de ces dernières années étaient entièrement tournés vers sa défaite.

Pour l'apport significatif à la communauté magique, il n'avait que l'embarras du choix. Outre son travail d'espion, il avait mis au point bon nombre de potions sous le règne de Voldemort ainsi que leurs antidotes et la quasi-totalité n'était connue ni de Voldemort ni de Dumbledore donc c'était des créations originales qui pourraient apporter beaucoup aux Sorciers.

Le cas des dettes de vie était plus délicat à résoudre. Seule une magie cataloguée noire pouvait répondre à cette question et il n'avait aucune envie de demander l'aide du Ministère sur ce point particulier. Il lui faudrait faire encore quelques recherches avant de requérir l'aide des Gobelins qui trouveraient sûrement une solution, moyennant finances bien évidemment.

Dans la même veine, il lui fallait établir s'il était toujours lié à Voldemort et également à Dumbledore. Cela avait étonné Severus que le dernier chef de la famille Prince ait considéré que sa position proche du directeur de l'école tout en étant Mangemort, repenti ou non, soit peut-être soumise à un lien magique. Mais le maître de Potions avait concédé que pour le plus grand bien, Dumbledore serait bien capable de lui avoir fait prêter serment sans qu'il ne le sache.

Et le plus facile … le changement de nom.

Dans le cas improbable à ses yeux où Severus aurait pu remplir à tous les critères, il refusait que le nom des Prince soit entaché par une infamie comme avoir servi Voldemort, qui conduisait les Sorciers directement à leur perte. Donc, s'il acceptait d'intégrer les Prince, il devait impérativement abandonner le nom de Severus Snape.

C'était ce qui l'avait d'ailleurs le plus convaincu de se laisser mourir. Avec l'aide des Gobelins, il avait créé une nouvelle identité qui avait commencé à se faire connaître hors d'Angleterre. Dès qu'il serait plus en forme, il comptait bien récupérer sa maîtrise de Potions, domaine où les Prince étaient réputés, et faire courir le bruit qu'il avait quitté le pays alors qu'il n'était qu'un enfant sans pour autant ignorer ce qui s'y était passé.

-Ça ne va pas te faire drôle de bientôt assister à tes propres funérailles ? plaisanta Draco

Après mûres réflexions, Severus avait décidé de ne garder contact qu'avec Potter, Granger, Poppy et Draco quand il serait officiellement incinéré.

-C'est Severus Snape qui va partir, déclara Severus. Je vais commencer ma vie en tant que Seth Prince et enfin vivre comme je l'entends.

-Tu le mérite, sourit Draco.

§§§§§

Ginny entra dans le salon et se figea.

Elle avait déjà vu Harry en train de lire un livre mais jamais sa prestance et son charisme ne l'avaient autant frappée que ce jour-là.

-Bonjour Ginny, salua Harry. Viens, assieds-toi.

Avec délicatesse, elle prit place dans le fauteuil que le jeune homme lui indiquait et refusa la tasse de thé qu'il lui proposa. Ce dernier ne s'en priva pas et savoura une longue gorgée avant de prendre la parole.

-Je vois que tu vas mieux depuis la bataille, sourit Harry.

Ginny rougit, acceptant parfaitement la réprimande. Le brun lui avait envoyé plusieurs lettres pendant sa convalescence pour prendre de ses nouvelles et bien qu'elle les ait toutes lues, elle n'avait répondu à aucune d'entre elles. Sa mère le lui avait interdit, surtout pour voir si Harry allait venir en personne, et il fallait avouer que Ginny était un peu curieuse de savoir s'il allait effectivement le faire.

-Maman a pris soin de moi, fit Ginny. Tu sais, tu aurais pu venir à la maison !

-Je ne doute pas que ta mère se serait occupée de moi, déclara Harry. Mais j'avais besoin d'une surveillance médicale et je ne crois pas que Molly aurait pu s'en charger.

-Maman pouvait apprendre, assura Ginny.

-Je n'en doute pas, sourit Harry. Mais je préfère éviter de jouer avec ma santé. Madame Pomfrey reste une professionnelle en qui j'ai entièrement confiance. En plus, depuis que je suis dans le monde Sorcier, elle m'a toujours soigné.

Ils gardèrent quelques instants le silence pendant lequel Harry savoura sa tasse.

-Je n'ai aucun intérêt à te regarder dans le blanc des yeux, Ginny, fit Harry. C'est toi qui as voulu me voir. C'est donc à toi de me dire ce que tu veux.

-Pourquoi tu n'es pas venu me voir à la maison ? attaqua finalement Ginny

-Je ne suis sorti de l'infirmerie que depuis dix jours, fit Harry. Contrairement à toi qui y est restée que deux jours. C'est plutôt à moi de te demander pourquoi tu n'as pas pris la peine de venir nous voir Hermione et moi.

Ginny ne pouvait retenir une grimace de honte. Effectivement, pouvant se déplacer librement, c'était à elle de visiter ses amis.

-Personne ne pouvait vous voir, se justifia Ginny.

-Oh, vraiment ? s'étonna faussement Harry. Ça n'a pas empêché ta mère de le faire, que je sache. Et ce, tous les jours.

L'avalanche de reproches savamment dissimulée fit perdre toute prudence à la rousse.

-Je t'ai attendu, siffla Ginny.

-En quel honneur ? s'étonna vraiment Harry

-Tu m'avais promis que dès que la guerre serait terminée, tu reviendrais vers moi ! s'écria Ginny. C'est que tu as dit quand tu m'as quitté !

Harry réfléchit quelques instants pour se rappeler de l'un des moments où il a été le plus mal à l'aise dans sa vie.

-Je suis certain de ne t'avoir rien promis, assura Harry. Parce que les promesses peuvent être brisées trop facilement.

C'était l'une des conséquences de sa vie avec les Dursley. Pendant ses premières années, sa tante et son oncle lui avaient promis beaucoup de choses pour l'exploiter sans honte et il avait très vite compris que les promesses ne comptaient pas. C'était pour cela que quand il était arrivé dans le monde Sorcier, il s'était juré de ne plus promettre quoi que ce soit.

-Tu m'as quitté à cause de la guerre, fit Ginny.

-C'est vrai, confirma Harry. Mais à aucun moment, je n'ai dit qu'on allait se remettre ensemble.

-Pourquoi ? se plaignit Ginny

-Qu'est-ce que tu attends de moi, en vrai, Ginny ? demanda Harry. Que je sois le Sauveur ? Que je me pavane avec toi à mon bras à chaque fois que je mets un pied dehors ? Que je devienne Auror puis chef des Aurors ? Que tu puisses parader en tant que lady Potter dans des robes plus somptueuses les unes que les autres dans toutes les soirées mondaines auxquelles tu pourras assister ? Que tu puisses te vanter à tout le monde que c'est toi qui as eu le Sauveur et personne d'autre ? Réponds-moi franchement, qui est-ce que tu aimes vraiment, moi ou le personnage du Survivant ? Quoi que tu dises, ma réponse sera la même. Mais notre relation sera définie par ta réponse, sache-le. Ta réponse, et pas celle qu'on aimerait entendre de toi. La différence est là.

Consciente que son avenir se jouerait dans les prochaines minutes, Ginny prit soin de réfléchir à ce qu'elle allait dire. Elle avait confiance en Harry et elle était sûre qu'il prendrait la bonne décision.

-Maman a toujours pensé que nous finirons ensemble, déclara Ginny. Depuis que je suis toute petite, elle me racontait des histoires sur toi, comment tu devais être courageux, beau et fort. Quand tu es venu à la maison, je me suis rendu compte que tu étais un enfant comme les autres et je pense que j'ai commencé à vraiment t'aimer justement à cause de ça. Pendant ma première année, si j'ai continué à écrire dans le journal de Riddle, c'était en partie parce que c'était la première fois que j'étais loin de ma famille mais aussi parce que tu ne me regardais pas.

-Tu n'étais que la petite sœur de Ron, rappela Harry. Est-ce que tu prends en compte les frères et sœurs de tes amis ?

-Non, avoua Ginny.

-Alors comprends qu'à ce moment-là, je n'étais pas obligé de devenir ton ami ni même de te regarder, fit Harry. Continue.

- Quand tu m'as sauvé, je savais que j'étais importante à tes yeux, fit Ginny. J'avais une place dans ta vie.

-Poudlard était ma maison, rappela Harry. Si l'école fermait, je n'avais plus d'endroit où aller pour échapper à ma famille. Je t'ai sauvé, c'est vrai, mais ce n'était pas précisément pour toi. Tu ne devais simplement pas mourir.

Ce fut un coup dur pour Ginny qui avait toujours cru que son sauvetage avait une signification pour le brun.

-Le fait que tu ne t'intéressais pas aux autres filles les années suivantes m'a poussé à croire que j'avais toutes les chances, fit Ginny. Tu ne parlais qu'à moi et aussi à Hermione.

-Hermione était ma meilleure amie, déclara Harry. Et tu étais la petite sœur de Ron, qui était mon meilleur ami. Dans les faits, vous étiez les filles les plus proches de moi. Je n'ai jamais eu d'affinité avec les autres filles de Gryffondor. Donc oui, je vous voyais, mais uniquement comme des amies.

-Pour le bal du Tournoi des Trois Sorciers, j'étais persuadée que tu allais m'inviter, fit Ginny, le regard mauvais.

-Et comment ? ricana Harry. Toutes les filles étaient en train de courir après moi et la consigne était que tous les élèves en dessous de la 4e année n'étaient pas invités. Je venais de me réconcilier avec Ron et son objectif n'était clairement pas de se trouver une cavalière. J'ai dû surmonter ma timidité pour demander aux jumelles Patil d'accepter de venir avec nous. Sans oublier que quand j'ai émis l'idée de t'inviter, Ron a dit non.

-Mais il savait … protesta Ginny.

-Et tu es sa petite sœur, rappela Harry. Il s'est toujours opposé à ce que tu deviennes une femme, quel que soit le garçon et moi le premier.

-Mais quand nous sommes sortis ensemble … fit Ginny.

-Nous l'avons mis devant le fait accompli, répondit Harry. De toute façon, il était déjà en train de se battre avec son attirance pour Hermione.

Ginny ne put s'empêcher de sourire. Encore aujourd'hui, Ron ne cessait de soupirer après la brune. Mais elle se reprit très vite.

-On s'entendait bien, tous les deux, non ? fit Ginny

-Vraiment, Ginny ? pointa Harry. Les rares fois où on pouvait être seuls tous les deux, Ron faisait en sorte de nous tomber dessus. Entre la guerre, Ombrage et lui, on ne pouvait pas être un couple. On voulait faire comme les autres, n'est-ce pas ?

Ginny sursauta.

-Même si j'étais novice, j'ai bien remarqué que tes gestes n'étaient pas totalement naturels, continua Harry. Tu voulais aller vite, très vite, trop vite même. Je n'ai même pas eu le temps de savourer nos baisers que tu voulais déjà que nous soyons dans un lit. Tu sais, j'ai eu l'occasion de discuter avec Dean Thomas et tu n'étais pas aussi empressée qu'avec moi.

Ginny rougit.

-Je commence à bien te connaître, sourit Harry. Tu es comme tes frères et quand quelque chose t'indigne et te révolte, tu réagis au quart de tour. Mais quand il s'agit d'une décision importante qui te tient à cœur, tu prends le temps d'y réfléchir et surtout, tu fais tout pour que ça réussisse, quitte à ce que ça prenne des années. Une relation de couple met du temps à se former ne serait-ce que pour que la confiance s'installe. Tu as voulu tout, tout de suite entre nous. Pourquoi ?

-Maman m'a toujours dit qu'on ne pouvait retenir un homme que par le sexe, rougit Ginny.

-Mais je ne voulais pas connaître qu'un sexe, c'était toi que je voulais apprendre à vraiment connaître, révéla Harry. L'une des raisons pour laquelle j'ai rompu avec toi était que tu m'en demandais trop. J'avais l'impression que tu voulais perdre ta virginité au plus vite avec moi.

La rousse voulut démentir mais quelque chose lui fit froncer des sourcils.

-Maman m'a toujours dit qu'un couple qui se trouvait très tôt restait très longtemps ensemble, fit Ginny. Quand je lui ai annoncé que nous nous rapprochions puis que nous sortions ensemble, elle a insisté pour que nous allions plus loin. Tu sais, j'ai toujours été proche de ma mère donc ça ne me choquait pas de parler de sexe avec elle. Pas de trucs super intimes mais assez pour être à l'aise toutes les deux. Mais là, elle a commencé à me parler de faire l'amour dans un lieu où nous nous sentions bien tous les deux et de refuser que nous perdions notre virginité à Poudlard. Elle m'a promis que la deuxième cabane dans le jardin serait prête pour notre première fois quand les vacances arriveraient.

-Ça ne t'a pas étonné ? fit Harry

-Sur le coup, non, avoua Ginny. Mais maintenant qu'on en parle, j'ai l'impression que maman en faisait … trop.

Harry comprit que ses soupçons étaient fondés.

-Ginny, est-ce que tu es amoureuse de moi ? demanda Harry. Et réponds-moi franchement, s'il te plait.

-Je t'aime, hésita Ginny. Mais plus comme un ami voire comme un frère. On s'entend bien, je ne le nie pas, mais c'était en période de guerre. Je sais que nous n'avons pas exactement les mêmes buts. Tu veux plus que tout avoir une vie calme et posée alors que je veux briller par moi-même. Tu rejettes ta célébrité alors que ça ne me dérangerait pas d'être sous les feux des projecteurs. Je ne cache pas que j'aurais aimé que tu sois le père de mes enfants parce que je sais que tu ferais tout pour qu'ils soient heureux sans pour autant en faire des gosses pourris gâtés. Je suis quasiment certaine que nous n'avons pas la même vision d'une belle vie. Peut-être que si nous étions ensemble, nous aurions une vie satisfaisante mais aucun de nous n'aurait été vraiment heureux.

-Si je te demandais ta main, avec tout ce que tu viens de me dire, est-ce que tu accepterais ? demanda Harry. Dis-toi que si tu acceptais, tu serais à jamais enfermée dans le rôle de lady Potter. Tu pourrais oublier tous tes rêves, toutes tes passions. Toute ta vie serait dévolue à faire briller le nom des Potter, à ne jamais te bagarrer en public avec moi. A toujours être d'accord avec moi. A ne sortir qu'avec moi. Serais-tu capable de choisir un beau mariage et de renoncer à jamais à ta liberté ?

Ginny hoqueta avant de finalement craquer en laissant couler ses larmes.

-Non, sanglota Ginny. Je veux pouvoir faire enfin ce que je veux sans qu'on ne me jette mon nom à la figure. Je veux qu'on puisse reconnaître le nom de Ginny Weasley et ne plus être qu'une Weasley. Je veux être vue pour moi et pas n'être que la fille ou la femme de.

Harry la laissa pleurer sur ses rêves de petite fille et lui tendit un mouchoir pour se moucher. La jeune fille se reprit avant de prendre la parole.

-Même si je sais que tu aurais tout fait pour me rendre la vie parfaitement agréable, ni toi ni moi ne serions heureux, sourit douloureusement Ginny. Tous les deux, nous voulons faire nos choix et pas qu'on nous les impose. Tu refuses de subir encore une fois les attentes du peuple Sorcier et je ne veux pas vivre les rêves de ma mère. Donc non, même si j'en avais la possibilité, je ne marierais pas avec toi.

-Nous sommes sur la même longueur d'ondes, sourit Harry. Ce sera d'autant plus facile pour moi de te montrer ça.

Il lui tendit un dossier dont elle ouvrit la première page avant de blêmir radicalement en lisant les premières lignes.

Contrat de mariage par Revendication de Virginité
Harrison James Potter, Héritier premier du clan Potter, selon le rituel de Virginité, a revendiqué
Ginevra Molly Weasley comme épouse.
Selon la loi, l'union devra avoir lieu avant un an jour pour jour après la date du Rituel.
Ce document a pour but d'établir les modalités de leur union.

-Je n'étais pas au courant, blanchit Ginny.

-Je te rassure, moi non plus, railla Harry. Alors imagine ma surprise quand les Gobelins m'ont annoncé avoir découvert ce document dans le coffre personnel de ta mère !

-Comment as-tu fait ? s'étonna Ginny

-Je suis en droit de demander aux Gobelins un résumé de toutes mes affaires, répondit Harry. Moyennant finances, ils peuvent également regarder dans tous les coffres de la banque s'il n'y a pas quelque chose qui me concerne ou mon clan. C'est une pratique surtout utilisée pour savoir si des coffres gelés ne peuvent pas redevenir actifs. J'ai ainsi appris que je pouvais être l'héritier de plusieurs familles Sorcières mais ce n'est pas le sujet. Dans le coffre de ta mère, les Gobelins ont découvert plusieurs choses ayant un rapport avec moi. A la base, la procédure veut que Gringotts m'informe qu'il y a quelque chose qui nécessite mon attention et je devais obtenir une décision de justice pour retirer l'objet concerné et le consulter. Seulement, aux vues de mes excellentes relations avec les Gobelins et du fait que certains de mes intérêts sont étroitement liés à ceux de la banque et clairement menacés, ils ont fait sauter la procédure et m'ont directement montré ça. Heureusement, il est caduc car tu n'es plus vierge d'après Dean Thomas.

-J'ai fait croire à Dean que j'avais couché avec lui, souffla Ginny. Il était trop saoul pour faire quoi que ce soit. Donc il est toujours possible que ce contrat soit utilisé. Mais hors de question de le faire.

Curieuse, elle jeta un coup d'œil à la suite et perdit rapidement toutes ses couleurs.

-J'imagine que c'est la tête que je faisais quand je l'ai lu attentivement, plaisanta Harry.

-Est-ce que nous ne sommes que des marionnettes aux yeux de ma mère ? soupira Ginny

-J'aimerai croire qu'elle ne veut que ton bonheur et que tout soit parfait, fit Harry. Mais il n'y a pas que ça.

-Quoi, pire que ma mère qui avait prévu de nous lier ensemble à notre première fois et qu'elle compte diriger toute notre vie ? ricana lourdement Ginny

Après avoir lu les premières lignes du second dossier qu'Harry lui tendait, Ginny crut vraiment qu'elle était tombée dans une autre dimension.

Contrat de mariage entre
Harrison James Potter et Ginevra Molly Weasley
Le présent contrat exige que les principaux concernés soint unis par les liens du mariage à compter du dix-huitième anniversaire du premier jusqu'à le dix-huitième anniversaire du second selon les modalités suivantes. Si l'union ne se fait pas dans les délais exigés, la famille du fiancé sera maudite par …

-Dis-moi que je rêve, souffla Ginny.

-J'aurais bien aimé, souffla Harry. Mais quoi que nous fassions, pour elle, nous allions nous marier, que nous soyons d'accord ou non. Je ne comprenais pas pourquoi elle insistait pour parler de toi à chaque fois qu'elle venait me voir, maintenant oui.

-Le contrat est valide ? s'inquiéta Ginny

-Visiblement, oui, confirma Harry. Puisqu'il semblerait que nous ayons tous les deux signifié notre accord.

Ginny partit à la page concernée où en lettres de sang il y avait la signature d'Harry et la sienne.

-Je me serais souvenue d'avoir signer ce contrat, fit Ginny. Et tu aurais été là.

-Exact, fit Harry. Les Gobelins travaillent dessus.

-Je ne pensais pas que ma mère aurait pu faire ça, souffla Ginny.

-Bienvenue dans le monde réel, déclara Harry.