Pourquoi les héros n'écoutent-ils pas le peuple Sorcier ?

-Hermione ? Nous allons commencer par un massage de tes jambes. Ça fait un moment que tu ne les as pas utilisées et les muscles se sont atrophiés. Ça ne va pas être agréable mais il faut en passer par là.

La brune acquiesça. De toute façon, c'était sa dernière chance de remarcher.

Les Médicomages de St Mungo avaient été contactés et leur diagnostic était le même que celui de Poppy Pomfrey. Pire, en les entendant discuter devant sa porte, elle les avait entendus dire qu'il serait mieux qu'elle meure car il était plus facile de vénérer une martyre que de regarder une handicapée. Révoltée, la jeune femme avait décidé de se battre et avait demandé à l'infirmière s'il était possible de demander l'expertise de médecins Moldus. N'ayant pas songé à cette possibilité, Poppy avait organisé son transfert vers l'une des cliniques les plus réputées du pays où les retours avaient été bien plus positifs. Très vite, elle avait arrangé son hospitalisation – Harry avait tenu à payer tous les frais et n'avait pas voulu en discuter – et depuis deux jours, elle séjournait dans une maison de repos rattachée au centre de rééducation.

-Bonjour Hermione, fit une voix derrière elle après que les infirmières aient fini de l'aider pour sa toilette.

-Harry ! s'exclama Hermione. Je ne savais pas que tu venais !

-C'est le principe d'une visite surprise, sourit Harry en l'embrassant tendrement sur la tempe.

Il l'aida à se réinstaller dans son lit puis prit un siège.

-Malheureusement, je n'ai pas beaucoup de temps et ce n'est pas une visite de courtoisie, commença Harry. Tu as dérouté ton courrier vers le manoir Black et nous venons de recevoir les inscriptions pour Poudlard. La rentrée aura lieu à Halloween pour que toutes les réparations soient terminées.

La jeune femme lut le courrier avant de le reposer sur le lit.

-Même si je n'étais pas ici, l'école n'est pas adaptée pour un fauteuil roulant, fit Hermione. Je ne suis pas sûre que mon emploi du temps actuel soit compatible à une scolarité non plus.

-Si on enlève ton état de santé, est-ce que tu serais prête à faire une 8e année, puisque c'est comme ça que le professeur McGonagall appelle cette année qui n'a pas pu faire sa 7e année ? demanda Harry

-Pas vraiment, non, avoua Hermione. Au fur et à mesure qu'on grandissait, je haïssais la manière dont les Sorciers te traitaient. Maintenant qu'on a terminé leur guerre, comment ça va se passer ? Je n'ai pas envie de voir tous mes faits et gestes scrutés dans les moindres détails. Surtout que Skeeter est encore de ce monde.

Harry grimaça. Il n'avait pas pensé à ça.

-En plus, je ne sais pas encore si je vais continuer ma vie dans le monde Sorcier, poursuivit Hermione. En l'état, rien ne m'intéresse. Mis à part réformer les lois Sorcières mais je ne vois pas comment.

-Pour l'instant, tu devrais te concentrer sur ta rééducation, sourit Harry.

-Si tu me demandes ça, c'est que tu as une idée en tête, soupçonna Hermione.

-J'hésitais à retourner à l'école, avoua Harry. Je ne suis même pas sûr qu'on ait encore quelque chose à apprendre. Et puis, comme tu dis, je ne crois pas que le programme de l'école soit compatible avec autre chose.

-Tu as trouvé quelqu'un pour ton éducation Sang Pur, comprit Hermione.

-Je vais le rencontrer juste après, annonça Harry. Ne t'inquiète pas, je te raconterai tout.

Le brun avisa l'heure.

-Et moi qui pensais que j'aurais plus de temps, soupira Harry. Je dois y aller. Je te laisse quelques livres que m'a conseillé Augusta Longbottom. Elle m'a permis de te les remettre. Ils sont très intéressants.

-Puisque je ne peux pas bouger, je ne pourrais pas te faire regretter tes paroles si ce n'est pas le cas, plaisanta Hermione.

Le brun déposa les livres métamorphosés sur la table de chevet avant d'embrasser la jeune femme.

-Je viendrais te rendre visite, assura Harry.

-Je t'aime, petit frère, sourit Hermione en lui rendant son étreinte.

-Je t'aime aussi Hermione, sourit Harry.

§§§§§

Condamné à rester chez lui jusqu'à la fin de sa vie avec le minimum vital magique.

Quelle déchéance.

Lucius Malfoy avait payé le prix fort son adhésion à l'idéologie de Voldemort. Comme beaucoup d'autres, il avait été piégé par ses belles paroles et n'avait compris ses véritables buts que trop tard. Bien qu'il n'ait pas été souvent sur le terrain, sa participation aux génocides avait été avérée et sa capture lors de la bataille au Département des Mystères n'avait pas arrangé son cas.

Il avait été surpris d'apprendre qu'Harry Potter avait témoigné pour les Mangemorts, soulignant que la vie dans les rangs du mage ne devait pas être rose tous les jours et l'accord des principaux intéressés pour prendre la Marque des Ténèbres pouvait être considéré comme complètement superflu par Voldemort.

Maintenant qu'il prenait du recul, il comprenait que Voldemort avait peut-être raison sur les choses qui devaient changer mais qu'il s'était complètement planté sur les moyens d'y parvenir.

-Lucius ?

L'intéressé sortit de ses pensées pour regarder sa femme. Contrairement à lui, Narcissa n'était plus inquiétée par la justice magique. Ne portant pas la Marque et ayant été étroitement éloignée de tous les plans du Maître, la Sorcière n'était de ce fait coupable d'aucun crime. De plus, elle était reconnue comme avoir été d'une aide précieuse au Sauveur – pas une héroïne, il ne fallait pas exagérer non plus – car elle avait volontairement caché à Voldemort qu'il n'avait pas réussi à tuer le jeune homme.

-Notre invité va arriver, rappela Narcissa. Descends.

D'un mouvement souple, le Sorcier se leva, vérifia sa tenue puis descendit dans le salon prévu pour la visite.

Quelques jours auparavant, les Malfoy avaient reçu un courrier d'Augusta Longbottom qui leur demandait de lui rendre un grand service. Curieux, ils avaient invité la matriarche à se rendre chez eux pour avoir plus de détails et ils avaient été outrés de découvrir dans quelle situation elle se trouvait. Ils avaient tout de suite accepté, d'autant plus que seuls les concernés seraient au courant.

-Lady Malfoy, lord Malfoy, merci de me recevoir, s'inclina le jeune homme.

-C'est plutôt à nous de vous remercier d'accepter de venir jusqu'ici, sourit Narcissa. Nous aurions toutefois préféré vous accueillir dans un lieu moins chargé.

Même s'il n'y avait fait que passer régulièrement, la présence de Voldemort était imprégnée dans le manoir Malfoy. Après les procès, la famille avait dû se résoudre à purifier tout le domaine mais il s'agissait d'une manœuvre lourde et assez onéreuse – pas qu'ils ne puissent se le permettre – qui demandait une préparation minutieuse qui n'était pas encore terminée à l'heure actuelle. Les travaux dans les autres demeures Malfoy n'étant pas terminés – ils avaient fait le choix stratégique de laisser suffisamment se délabrer les autres possessions immobilières de la famille pour rebuter assez Voldemort pour qu'il n'ait pas l'idée de vouloir s'y installer – la famille était forcée de rester sur les lieux qui avaient assisté à leur déchéance.

Heureusement, ça n'avait pas l'air de déranger plus que cela Harry Potter.

Tous s'installèrent avant qu'Harry ne prenne la parole.

-Je ne vois pas votre fils, fit Harry.

-D'après les éléments que nous a confié lady Longbottom, sa présence n'est pas nécessaire, déclara Narcissa. Mais si vous y tenez …

-Non, ça ira, sourit Harry.

Lucius observa le jeune homme devant lui. A première vue, on ne pouvait se douter qu'il était un Sorcier puissant. On pouvait même le confondre avec un Né Moldu d'une quinzaine d'années. Harry Potter ne faisait vraiment pas son âge et n'avait toujours pas atteint la poussée de croissance qui caractérisait ses camarades. Ayant connu ses parents, il pouvait reconnaitre qu'il avait perdu sa ressemblance troublante avec son père et était devenu un mélange très réussi de ses deux parents. C'était un point à vérifier mais il y avait peu de chance qu'il atteigne une taille respectable – comprendre au moins le mètre quatre-vingts à ses yeux, si ce n'est plus – et ses yeux étaient mangés par ses lunettes qui n'étaient pas adaptées à son visage. Sa posture était droite mais pas aristocratique. Seule sa magie qui se répandait en vagues tranquilles en imposait.

Bilan des courses, on voyait que ce n'était pas un Sang Pur mais on n'avait pas intérêt à lui chercher des noises.

Il comprenait parfaitement pourquoi Augusta avait fait appel à eux. Il ne fallait pas qu'il devienne un Sang Pur comme eux.

Il fallait qu'ils façonnent un diamant brut en la nouvelle version des Sang Pur.

-Allons droit au but, monsieur Potter, fit Lucius. Cela se voit que vous n'êtes pas un Sang Pur et que vous n'en serait jamais un.

-Mais je dois en devenir un, fronça des sourcils Harry. Pour ne pas perdre l'héritage de mes ancêtres.

-Oh, mais vous allez en devenir un, sourit Lucius.

Narcissa et Harry le regardèrent, surpris.

-Vous dites une chose et son contraire, mon cher, déclara Narcissa. Mais j'ose espérer que vous comptez faire ce que je pense.

-Excusez-moi ? fit Harry

-Ce que mon époux veut vous faire comprendre, reprit Narcissa, c'est que le temps des Sang Pur comme lui est terminé. Il est grand temps que nous nous remettions à la fois en phase avec la Magie et avec le monde actuel. Conformément à ce que lady Longbottom nous a demandé, nous allons vous donner une éducation Sang Pur. Mais vous allez en être le renouveau.

L'air perdu d'Harry était tout à fait hilarant.

-Ce n'est pas vous qui alliez vous adapter à l'éducation Sang Pur mais le contraire, résuma Lucius. Je sais que vous ne comprenez pas ce que nous sommes en train de dire mais au bout d'un moment, ce sera clair, assura Lucius.

-Vous acceptez ? fit Harry

-Nous n'avons jamais voulu refuser, sourit Narcissa. La transmission des connaissances est un précepte auquel nul d'entre nous ne veut déroger dans nos cercles. Votre cas n'aurait jamais dû arriver. Certes, il y avait des circonstances atténuantes mais vous n'auriez quand même jamais dû arriver à l'âge adulte sans un minimum de connaissances.

Harry se renfrogna.

-Disons que je n'ai pas eu le choix, grommela Harry.

-Nous savons que Dumbledore a mis son nez dans quelque chose de plus grand que lui, assura Lucius. C'est d'ailleurs essentiellement sur les acquis que devraient avoir tout Sorcier que je me heurtais avec lui.

-Est-ce que vous allez me dire que vous étiez prêt à donner une éducation Sorcière complète aux Nés Moldus ? s'étonna Harry

-Je ne tenais pas à aller jusque-là, sourit Lucius, amusé. Je voulais surtout que l'Histoire de la Magie reprenne ses lettres de noblesse et que le cours d'Etude des Sorciers soit remis au goût du jour. De là, les Sang Pur auraient pu avoir une vue d'ensemble sur ceux qui auraient été les plus aptes à connaître les secrets de la Magie. Mais je ne cache pas que nous aurions été très sélectifs.

-Ce n'est pas ce que j'avais cru comprendre, fit doucement Harry.

-Dumbledore avait tendance à faire des amalgames dangereux comme des choix peu judicieux, souffla Narcissa. Considérer les Serpentards comme des mages noirs en devenir est uniquement de son fait et ce, depuis qu'il est professeur. Savez-vous que du temps de vos grands-parents, le Duel était une matière très prisée enseignée dès la troisième année ? La Médicomagie initiée dès la sixième ? Et bien d'autres choses encore. Soit, cela vient en partie du Ministère qui voulait avoir la main sur le programme de Poudlard mais Dumbledore ne s'était jamais vraiment battu pour les maintenir.

Harry se secoua. Il n'était plus temps de faire le procès d'Albus Dumbledore. Oui, il avait fait des erreurs mais il n'était plus là pour se justifier. Autant aller de l'avant.

-Que devrais-je savoir exactement ? fit Harry pour changer de sujet. Je me doute que « tout » est une réponse satisfaisante mais j'aimerai des précisions.

-Nous allons d'abord voir les points sur lesquels nous pouvons faire l'impasse ou simplement une mise au point de ceux sur lesquels vous avez tout à apprendre, déclara Lucius. D'après mon fils, les cours de danse seraient une nécessité que je laisserai le soin à mon épouse de combler. La généalogie Sang Pur n'est pas primordiale dans le sens où la connaître par cœur est plus une tradition qu'un réel besoin.

Le blond énuméra une assez longue liste des connaissances qu'il devrait apprendre. Il concéda que l'aspect financier pouvait parfaitement être géré par les Gobelins. Harry intervint quelques fois pour demander la pertinence de tel ou tel aspect et ses interrogations eurent des réponses complètes de la part de Narcissa.

-Je crains qu'il ne vous faille abandonner Poudlard, déclara Lucius. Pas vos études mais le fait d'être en internat sans réelle emprise sur votre emploi du temps ne vous permettra pas d'être prêt à reprendre votre titre dans les délais.

-Un précepteur correspondrait bien mieux, ajouta Narcissa. D'autant plus que vous serez le seul élève donc que votre progression sera plus rapide.

-Il me reste moins de trois mois pour en trouver un compétent, souffla Harry.

-Je pourrais m'en charger, proposa Narcissa. Ou, si vous voulez, vous pouvez demander à Andromeda.

Lucius darda son regard sur son épouse.

-Une reniée ?! s'insurgea Lucius

-Un ancienne Black, rappela fraîchement Narcissa. Et ma sœur par les liens du sang. Soit, elle n'a pas accepté de se plier à certaines de nos coutumes mais si elle ne l'avait pas fait, l'un des dons les plus prisés de ma famille n'aurait pas refait surface. Nous n'allons pas avoir cette discussion devant notre invité !

-Lady Malfoy, osa Harry. J'aimerai comprendre … Pourquoi me proposer justement Andromeda ? Comme l'a souligné votre mari, c'est une reniée donc elle ne devrait pas être prise en considération, non ?

-Andromeda a été notre préceptrice à ma sœur et moi jusqu'à ce qu'elle quitte la famille, avoua Narcissa. Malgré cela, je me suis toujours fait un devoir de savoir ce qu'elle faisait. Savez-vous que sa fille Nymphadora a eu d'excellents résultats tout au long de sa scolarité et ce, dès sa première année ? Idem quand elle a décidé d'entrer chez les Aurors. Si vous ne tenez pas à ce que ce soit un Sang Pur qui vous enseigne, elle est une parfaite alternative.

Ce n'était pas tout à fait ce que voulait savoir Harry mais ça lui suffisait pour le moment.

-Un dernier point sur lequel nous ne pouvons déroger, fit Lucius. Votre garde-robe.

-Qu'est-ce qu'elle a ? s'étonna Harry

-Vous êtes Sang Pur, malgré votre éducation, rappela Lucius. Vous devez avoir un certain … standing.

-Ce que veut dire mon époux, sourit Narcissa, c'est que des vêtements enfin à votre taille, c'est bien, mais les Sang Pur préfèrent le sur-mesure. Ne vous inquiétez pas, nous allons voir cela ensemble.

Harry eut un sourire tendu. La mode et lui, ça faisait quelques millions …

-Nous allons établir un emploi du temps provisoire et nous en discuterons ensemble, décida Lucius.

-Je vous conseille également d'informer le professeur McGonagall que vous vous présenterez aux ASPIC en tant que candidat libre, ajouta Narcissa. Elle vous indiquera les démarches à suivre dans ce but.

-Et si j'ai besoin de temps libre ? osa Harry

-Nous pouvons bien sûr vous en accorder, déclara Lucius. Mais vous devez comprendre que votre retard est particulièrement handicapant et qu'il ne faudrait pas en prendre plus.

-C'est … important, souffla Harry.

Il n'était pas sûr de pouvoir dévoiler qu'il avait l'intention de reprendre des cours d'Occlumencie avec Severus Snape – non, Seth Prince désormais.

-Nous pouvons nous arranger, assura Narcissa. Autre chose ?

Harry réfléchit avant de secouer la tête. L'année allait être chargée.

-Prenez contact avec Andromeda, pria Narcissa. Si elle répond par la négative, nous vous trouverons un précepteur ou si vous l'acceptez, je vous ferais cours. Nous vous enverrons l'emploi du temps provisoire dans les prochains jours. Nous avons fait le tour je crois.

Après les diverses salutations d'usage, Harry quitta les lieux.

§§§§§

Après beaucoup de tergiversions, Harry avait finalement décidé de s'abonner à la Gazette du Sorcier. En vérité, c'était Hermione qui avait voulu garder un œil sur le monde Sorcier et cela passait automatiquement par le journal Sorcier. Il y jetait généralement brièvement un coup d'œil avant de l'apporter à son amie le soir même avant le dîner.

Mais courant septembre, il vit rouge.

LA VICTOIRE CONTRE VOUS SAVEZ QUI

UNE INTERVIEW EXCLUSIVE DE RONALD WEASLEY

Harry lut attentivement l'article avant de soupirer. Après leur passage au manoir Malfoy pendant la chasse aux Horcruxes, Hermione, Ron et lui s'étaient fait la promesse de ne jamais révéler ce qu'ils savaient mais il lui avait paru plus prudent de lancer un Fidelitas sur les informations qu'ils avaient récoltées. Il semblait avoir bien fait vu ce qu'il avait sous les yeux. Le brun aurait voulu en discuter avec ses amis pour savoir ce qu'ils allaient dire au monde Sorcier sur ce qu'ils avaient fait pour vaincre définitivement Voldemort mais il semblait clair que Ron les avait devancés.

Ou plutôt, il avait donné une version édulcorée de ce qu'« il » avait fait.

Comme Harry avait vu large, très large même, Ron avait dû littéralement inventer ce qu'ils avaient fait.

D'après l'article, ce n'était plus Hermione qui avait pris leur fuite en main après le mariage de Bill et de Fleur mais Ron.

Visiblement, c'était Hermione qui les avait abandonnés au milieu de nulle part sans raison pendant qu'ils échappaient aux troupes de Voldemort.

C'était lui qui avait eu « comme par magie » l'épée de Gryffondor entre les mains et non Harry par le biais de Severus Snape.

Ce n'était plus Hermione et Harry qui avaient eu l'idée de cambrioler Gringotts pour « récupérer une arme super puissante dans le coffre des Lestrange » mais lui. Tiens, ça serait marrant d'attirer l'attention des Gobelins sur ce point, puisque Ron semblait vouloir en prendre la responsabilité …

Quand on connaissait toute l'histoire, c'était brodé de fils blancs, et même quand on ne la connaissait pas, c'était le cas. Il avait remplacé l'histoire des Horcruxes par des réserves de magie de Voldemort cachées à travers le pays. Il était presqu'étonnant qu'il n'ait pas déclaré qu'il avait combattu Voldemort à sa place, vu qu'il était le véritable héros de la guerre.

Une idée machiavélique se forma dans sa tête. Mais pour qu'elle puisse prendre forme, il demanda certaines informations à Ragnok qui fut ravi de le renseigner, surtout en connaissant le fin mot de l'histoire. Ensuite, il se changea et se rendit à l'hôpital où Hermione se trouvait. Il la salua et lui tendit sans un mot le journal du jour. A la fin de l'article, ses yeux lançaient des éclairs.

-Si j'attrape ce petit con ! cracha Hermione. Comment ose-t-il ?! En plus, ce n'est même pas ce qui s'est passé !

-Ça, je peux te l'expliquer, sourit Harry. Il se trouve qu'après que nous ayons été enfermés dans les cachots du manoir Malfoy, j'ai jugé plus sûr que vous ne puissiez pas révéler ce que vous saviez des Horcruxes …

-Un Fidelitas ? leva un sourcil Hermione. Ce n'est pas bête et il me semble que tu avais plus l'habitude de résister à Voldemort que nous. Mais pourquoi ne pas nous l'avoir dit ?

-Et rater ce formidable essai de notre ami de se mettre en avant et de minimiser notre rôle dans la victoire ? railla Harry. En fait, ça m'était complètement sorti de l'esprit avec ma convalescence et ta rééducation. Mais maintenant …

-Toi, tu as une idée, sourit Hermione.

-Voilà … fit Harry.