Une rentrée haute en couleurs
Le Chemin de Traverse était noir de monde alors que septembre était presque terminé. Le Trio d'Or avait quand même décidé sur l'insistance de Ron d'aller faire ses courses ce jour-là. Ginny avait décliné l'offre, prétextant qu'elle devait rendre visite à ses amies.
Les regards de la foule s'arrêtaient d'abord sur Ron qui se pavanait mais s'en détournaient très vite pour se poser sur Hermione dans son fauteuil roulant et Harry le poussant qui discutaient tranquillement. Certains avaient voulu demander des autographes voire des photos mais alors que Ron acceptait, Hermione et Harry refusaient systématiquement. Et quand la foule se fit insistante, Harry ne s'embarrassa pas de scrupules et érigea un Bouclier autour de la brune et lui et ils continuèrent leurs achats.
Finissant par comprendre qu'ils ne voulaient pas profiter de leur célébrité, Ron se calma un peu et ils entrèrent dans la librairie. Tandis que ses deux amis se promenaient dans les rayons, le roux faisait encore son show et racontait ses aventures à des Sorcières et des Sorciers pendus à ses lèvres qui l'avaient reconnu.
-Combien de temps avant que ça ne se calme ? sourit Hermione
-L'article est sorti la semaine dernière, répondit Harry. Ça ne devrait plus tarder.
En fait, le soir même de la publication de l'article des « aventures » de Ron, Harry s'était rendu avec la complicité des Gobelins au siège de l'un des importants groupes journalistiques du continent. Reconnaissant aisément celui qui avait tué Voldemort – avec une telle médiatisation, qui ne pouvait pas reconnaître Harry Potter ? – ils avaient accepté de changer leur une du lendemain pour la version soft de la dernière année du règne de Voldemort de son point de vue. Les ventes avaient été astronomiques et pour une fois dans sa vie, Harry avait touché des droits à l'image, ce qui lui avait fait comprendre qu'il y avait beaucoup de monde – avec en tête la Gazette du Sorcier – qui s'était servi de son nom en Angleterre sans lui reverser aucun droit, une chose dont il comptait toucher deux mots à Lucius. Les médias étrangers lui avaient promis de fournir gracieusement une copie de son article en Angleterre pour piéger leur « ami ». Hermione et Harry attendaient juste que la Gazette du Sorcier apprenne la mystification de Ron pour rigoler un bon coup. Oui, c'était un mauvais tour mais c'était le roux qui avait commencé.
Ils firent donc leurs achats de rentrée scolaire et ils attendirent patiemment que Ron ait terminé avant de se rendre chez Molly. Malheureusement pour eux, ils ne pouvaient pas passer l'après-midi avec Ron sans une visite à la matrone. Elle s'était calmée après leur sortie de l'infirmerie – mais ils avaient quand eu droit à quelques Beuglantes pour ne pas l'avoir prévenue – mais ils ne comptaient pas faire en sorte qu'elle recommence. Ils saluèrent Arthur qui était rentré tôt ainsi que Molly qui les accapara immédiatement. Elle ne comprit pas pourquoi ils refusèrent un solide goûter – Ron ne les avait même pas attendu ce qui leur avait drastiquement coupé toute envie, sans oublier qu'Hermione suivait un régime particulier et qu'Harry n'avait jamais été un gros mangeur – et encore moins de dîner.
-Mais pourquoi ? geignit Molly
-Nous sommes attendus chez madame Pomfrey avant le dîner, mentit ouvertement Harry. Elle doit également nous remettre nos traitements respectifs.
-Je peux parfaitement le faire à votre place, proposa Molly. Vous pourrez même dormir ici. Ron serait tellement content !
-Non, refusa Hermione. J'ai certaines affaires dont je ne peux pas me passer et ce serait trop long de les faire venir ici. Ça aurait été avec plaisir mais je ne peux accepter.
-Et toi Harry ? fit Molly. Ginny serait tellement heureuse que tu viennes dormir ce soir !
-Hein ? s'étouffa Ron. Je croyais qu'elle allait dormir chez Loufoca ?
Hermione et Harry rentrèrent leurs rires tandis que la matrone fusillait son fils du regard. Ne pouvait-il pas comprendre qu'elle voulait absolument qu'ils restent ?
Harry ne laissa pas voir qu'il était intrigué qu'elle insiste autant. Mais se souvenant que le contrat de mariage avait sa signature ainsi que celle de Ginny alors qu'aucun d'entre eux ne se souvenait d'avoir signé un tel document, il avait des raisons de se méfier et donc encore plus de refuser.
-Non, nous ne pouvons pas, fit Harry.
-Alors une dernière tasse de thé ? proposa Arthur. J'aurais quelques questions sur un livre que les jumeaux m'ont offert.
Les deux bruns se regardèrent avant de capituler.
-Une dernière tasse, accepta Hermione. Montrez-nous ça …
Tous les trois discutèrent donc sur les véhicules électriques pendant une demi-heure avant que les plus jeunes ne durent s'en aller. Alors qu'ils sortaient de la cheminée du manoir Black, Harry reconduisit Hermione à l'hôpital et retourna chez lui. Il s'installa devant sa cheminée et se préleva une fiole de son sang pour lancer quelques sorts de diagnostic. Depuis les contrats de mariage, il n'avait plus aucune confiance en la matrone mais il voulait être sûr que ce n'était qu'un coup de folie. Ses premiers résultats étaient rassurants mais les Gobelins avaient des moyens plus poussés pour détecter ce qui n'allait pas. Epuisé, il se changea avant d'aller se coucher.
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Harry se retrouva le soir d'Halloween, jour de la rentrée scolaire à Poudlard dans la chambre d'Hermione. Cette dernière avait entre les mains le programme des élèves de 8e année que le professeur McGonagall avait bien voulu lui transmettre, ainsi que celui de 7e année. Harry, lui, avait apporté la Gazette du Sorcier du jour avec en première page son interview exclusive.
-On n'aurait pas pu mieux tomber pour le timing, ricana Harry. En plus, puisque nous ne serons pas sur place, Ron aura des difficultés à se justifier.
-Quand même … soupira Hermione.
-Il a besoin d'une bonne leçon, rappela Harry. Qu'il veuille minimiser nos rôles pour se mettre en avant, passe encore, mais qu'il veuille faire croire que sans lui, Voldemort n'aurait jamais été vaincu, non. Ça a été un travail collectif et il ferait mieux de s'en souvenir.
-Tu penses qu'il restera notre ami ? s'inquiéta Hermione
-Je ne sais pas, soupira Harry. Tu remarqueras qu'à chaque fois que nous nous disputons, c'est nous qui venons présenter nos excuses, pas lui. Il faut qu'il comprenne qu'il peut lui aussi être en tort et qu'il doit s'excuser.
-Tu as l'air prêt à le laisser tomber, remarqua Hermione.
-Non, je ne compte plus faire aucun effort pour lui, corrigea Harry. Ce n'est pas tout à fait la même chose.
-Tu penses qu'il va prendre comment le fait qu'on ne soit pas à l'école ? se demanda Hermione
-Honnêtement ? Mal, très mal même, fit Harry. Tu remarqueras qu'il a pris pour acquis que nous y retournerons avec lui mais à aucun moment, il ne nous l'a demandé.
-Je l'avais noté aussi, soupira Hermione. Je suis certaine qu'on va avoir une Beuglante de sa part et de celle de sa mère.
-Molly commence sérieusement à me les briser, grogna Harry. Toujours à insister qu'on reste chez elle ! Comme si on ne savait pas s'occuper de nous ?
-Elle est inquiète … ironisa Hermione.
-Elle veut surtout pouvoir contrôler nos faits et gestes, oui ! grogna Harry. Elle proposait que tu restes dormir chez elle la dernière fois. On faisait comment pour ton fauteuil roulant ? Les escaliers sont plus étroits que la largeur de ton fauteuil et ne parlons même pas de la salle de bain et des toilettes ! Oui, il y a la magie mais tu penses sérieusement que le Terrier pourrait supporter un sort d'agrandissement de l'espace ? Moi, j'ai des doutes !
-Tu penses qu'elle va essayer de voir où on habite ? s'inquiéta Hermione
-Dès qu'elle saura que nous ne sommes pas à Poudlard, il y a des chances, soupira Harry. Je pense qu'elle s'imaginait que je vivais avec toi cet été. Quand elle va comprendre que je vis tout seul à Grimmaurd Place, je suis certain qu'elle va vouloir venir.
-Elle voudra savoir si tu es bien installé … défendit Hermione.
-J'ai cessé de croire que le monde était parfait quand je me suis aperçu que je ne pouvais pas dormir dans un vrai lit alors que je n'avais rien fait, railla Harry. Ainsi que le monde Sorcier quand j'ai dû protéger un objet qui n'aurait jamais dû se trouver dans une école pleine d'enfants. Vu le cirque qu'elle nous a fait pendant qu'on était chez madame Pomfrey, tu crois franchement qu'elle se contentera de regarder si je suis bien installé ? Encore plus à Grimmaurd Place ?
-C'est mal parti, concéda Hermione. En parlant de ça, les travaux avancent ?
-Oui, sourit Harry. J'ai trouvé dans mes coffres certains livres pour la restauration de maison et je les utilise pour m'entraîner. Et les Gobelins sont d'une grande aide aussi.
Les deux amis discutèrent tranquillement jusqu'à tard dans la nuit.
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-Malfoy, salua Harry.
-Potter, répondit Draco.
Le blond avait été mis au courant du projet de ses parents. Il avait bien évidemment fait la gueule mais il avait très vite compris que si Harry avait eu l'éducation à laquelle il devait prétendre, bon nombre de choses se seraient passées différemment, à commencer par leur relation conflictuelle. Il avait accepté un statu quo avec le brun et tous les deux évitaient de se sauter dessus pour le plaisir de se bagarrer, surtout en présence de Narcissa. La seule fois où cette dernière les avait attrapés, ils n'avaient pas du tout apprécié de se faire mettre au coin comme des gosses de trois ans.
La lady avait tout de suite commencé en refaisant la garde-robe d'Harry. Pour ne pas être embêtés, ils avaient privilégié des places Sorcières sur le continent, notamment Paris. Contrairement à ce qu'il avait cru, Harry ne s'était pas spécialement ennuyé. La blonde, entre deux essayages, lui avait inculqué les codes vestimentaires Sang Pur – qui étaient différents de la mode Sang Pur – et lui avait indiqué les écueils à éviter. Le brun s'était étonné de l'importance des vêtements chez les Sang Pur et Narcissa lui avait avoué que comme c'était la première chose que les autres voyaient, il fallait faire en sorte que l'interlocuteur sache parfaitement à qui il avait à faire.
Le brun avait apprécié d'avoir enfin des vêtements à sa taille mais du sur mesure avec des tissus de qualité supérieure était vraiment surprenant. Se prenant au jeu, il avait demandé aux vendeurs les adresses des boutiques de luxe Moldues et y avait entraîné la blonde. Sur l'insistance du plus jeune, elle avait cédé à la tentation et bien qu'elle ne soit repartie qu'avec une seule robe de soirée, elle avait également fait de nombreux essayages et semblait être séduite par cette mode Moldue très large. Bien évidemment, il avait exigé des tenues bien moins protocolaires et plus passe-partout et son armoire s'était vu gratifier de jeans et de T-shirts basiques.
Lucius avait pris ensuite le relais. Il avait vérifié sa posture et ses manières à table qu'il avait jugées satisfaisantes. Il avait eu des sueurs froides concernant ces dernières parce qu'il avait eu des échos concernant celles de Ron Weasley et il avait craint que le brun ne l'ait copié. Il avait directement attaqué l'élocution qui était atroce à ses yeux et Harry y allait trop souvent à reculons. Devoir parler clairement avec des billes dans la bouche n'étaient pas exactement agréable !
Dans le même temps, le lord avait repris tous ses cours de Sortilèges et de Métamorphoses. Contrairement à ce que les mauvaises langues auraient pu dire, ils n'avaient même pas approché de près ou de loin à la magie noire mais le blond lui avait appris bon nombre de sorts laissés de côté par le programme.
-Pourquoi nous ne les apprenons pas à l'école ? s'étonna Harry
-Poudlard est sensé vous préparer à ce que vous pourrez rencontrer à l'avenir, expliqua Lucius. A cause de votre nombre par classe et du peu de professeurs, il leur est impossible de faire un programme de qualité.
Lucius écarquilla des yeux en voyant la réaction à son affirmation.
Harry avait explosé de rire.
Littéralement.
Le brun dut mettre une bonne dizaine de minutes avant de se reprendre.
-Ah, ça fait du bien de rire, souffla Harry en essuyant une larme d'hilarité.
-Je ne comprends pas pourquoi, fit Lucius.
-Tout simplement parce que chez les Moldus, leurs classes sont au moins trois fois plus nombreuses, sourit Harry. Pourtant, à parts égales, ils apprennent quatre voire cinq fois plus de choses dans le même laps de temps !
-Que voulez-vous dire ? fronça des sourcils Lucius
-Moi aussi j'ai été étonné, fit Harry. Mais Hermione m'a démontré ce fait juste en prenant l'Arithmancie. Si vous avez laissé traîner vos oreilles près des Nés Moldus, vous avez dû entendre que pour eux, il s'agissait de la version magique de l'arithmétique. Elle travaille les deux matières et elle a vérifié ses résultats auprès de Nés Moldus qui l'ont également fait. Le niveau d'ASPIC est atteint chez les Moldus en trois années d'études à peine.
-Vous voulez dire que les Moldus sont plus avancés que nous ? s'étouffa Lucius
-Je vous défie de donner des travaux d'arithmancie à un docteur en mathématiques, provoqua Harry. Je suis presque sûr qu'il arrivera à vous résoudre des problèmes qui ont pris des siècles dans le monde Sorcier en quelques mois à peine. Mais là où je veux en venir, c'est que le programme scolaire a visiblement besoin d'être révisé de fond en comble.
Lucius semblait assez sceptique.
-Alors faisons un petit test, proposa Harry. J'imagine que comme vous appartenez au conseil d'administration, vous avez accès aux résultats d'ASPIC des élèves.
-Ma condamnation me retire ma place au conseil, renseigna Lucius. Et vous oubliez que les examens ont été annulés cette année et que les élèves doivent les repasser d'ici une semaine.
-Je ne le savais pas, fit Harry. Mais ça m'arrange. Vous pouvez sélectionner plusieurs élèves d'horizons différents et on leur demanderait s'ils seraient d'accord pour repasser leurs examens dans un autre pays.
-Pourquoi ? s'étonna Lucius
-Pour établir à quel niveau se trouve l'Angleterre, répondit Harry. Charlie Weasley, qui travaille à l'étranger, m'a dit qu'il avait dû se faire une très sérieuse remise à niveau avant de pouvoir être engagé dans la réserve où il travaille. Fleur Delacour a jeté un coup d'œil sur les examens d'ASPIC après son passage en Angleterre et elle a été surprise par notre faible niveau. Ce n'est qu'une expérience …
-Pourquoi pas ? haussa des épaules Lucius. Je les sélectionne, vous les contactez. Je vous mettrai également en relation avec Beauxbâtons voire même Dumstrang.
-Parfait, sourit Harry.
-Mais cela n'empêche pas que vous devez revoir tous ces sorts, prévint Lucius.
Harry soupira.
§§§§§
COMMENT AVEZ-VOUS PU ME FAIRE ÇA ! …
Hermione sortit rapidement sa baguette et lança un sort de silence sur la Beuglante qu'elle venait de recevoir. L'instant suivant, quelqu'un toqua à la porte.
-Mademoiselle Granger ? Est-ce que tout va bien ?
-Oui, répondit Hermione. Une fausse manip' avec mon portable.
-Très bien, fit l'infirmier qui venait de s'enquérir de son état.
La brune soupira avant de sortir la lettre magique de sous ses draps. Pour éviter que la magie n'interfère avec les soins et aussi pour ne pas se faire prendre, la jeune femme restreignait son utilisation de la magie au maximum. Seulement, quand elle avait vu Coquecigrue arriver avec une lettre, elle se doutait que ce n'était pas pour lui apporter des fleurs.
En prévision des lettres de fans ou au contraire, des menaces de mort, Hermione avait cherché pendant sa convalescence tous les sorts qui pourraient lui être utiles pour examiner un courrier, ou, comme maintenant, faire taire une Beuglante et la transformer en simple lettre. Elle lut la missive et eut une grimace de dégoût.
Comment avez-vous pu me faire ça !
Je vous ai attendu jusqu'à la dernière minute sur le quai 9 ¾ et je vous ai cherché partout dans le train …
Hermione doutait franchement de ces affirmations. Connaissant la tendance de Molly Weasley de toujours partir à la dernière minute pour la gare, il n'avait pas dû faire longtemps le pied de grue là-bas. Et avec sa paresse habituelle, les chercher aurait voulu dire faire un effort qu'il n'était pas prêt de faire.
J'ai pensé que vous aviez raté le train et que vous m'attendiez au château mais vous n'étiez même pas à notre table ! C'est quand je n'ai pas vu les affaires d'Harry dans le dortoir que j'ai compris que vous ne reveniez pas à Poudlard ! Pourquoi vous ne l'avez pas dit ?
Hermione sourit froidement. Harry avait totalement raison, Ron avait vraiment pris pour acquis qu'ils allaient venir avec lui sans en demander la confirmation, surtout que le doute était permis avec son handicap.
Je ne veux pas rester tout seul ici ! Vous avez intérêt à venir me chercher pour que je vienne à Grimmaurd Place !
La jeune femme ne fit que survoler le reste du texte. Elle était remplie d'ultimatums mais pas une seule fois, il ne demandait s'il ne leur était pas arrivé quelque chose.
-Alors, qu'est-ce qu'il dit ? demanda Harry en entrant dans la chambre
-Tu ne l'as pas entendu ? railla Hermione. Pourtant, il criait assez fort.
-Disons que sa lettre a eu un petit accident, fit Harry avec un sourire mauvais. J'ai ordonné aux Elfes de détruire toutes les Beuglantes. J'ai oublié de dire que j'attendais avec impatience celles des Weasley. Quel dommage …
-Tiens, regarde par toi-même, fit Hermione.
Harry lâcha la lettre très rapidement.
-J'ai autre chose à faire que de faire le taxi, grogna Harry. Et en plus, il pense qu'il va s'installer chez moi ? Aucune chance ! Pourquoi il ne rentre pas chez ses parents ?
-Parce que le règlement d'Poudlard spécifie que tout élève qui fait sa rentrée doit passer l'année à l'école, sauf événements graves, récita Hermione. Et que s'il veut quitter l'école avant, il doit soit se faire accompagner par un membre du personnel enseignant, soit se faire récupérer par un adulte. Sachant que ses parents ne voudront pas qu'il quitte l'école sans projet solide, ne reste que nous deux. Enfin toi, en l'occurrence.
-En plus de me faire engueuler, je serais la bonne poire ? fit Harry. S'il veut nous rejoindre, qu'il se débrouille comme un grand. Qu'il assume qu'il ne s'est pas renseigné un minimum sur ce que nous voulions faire à la rentrée.
Hermione soupira. Harry avait raison, même s'il aurait pu utiliser des moyens plus doux. Mais Ron ne semblait pas comprendre ses torts donc il fallait bien des mesures plus … percutantes.
-Je vais relancer le sort pour dérouter tout ton courrier, prévint Harry. A moins que tu veuilles …
-Ne fais rien, souffla Hermione. J'aime avoir des nouvelles de Georges.
-Très bien, fit Harry. Mais si une seule personne se permet …
-Oui, oui, tu défendras ma vertu, sourit Hermione en tapotant son bras.
-J'ose espérer que je n'ai vraiment pas à la défendre et que tu as eu l'occasion de voir le grand méchant loup, sourit Harry, calmé.
-Parce que toi, tu as eu le temps ? renvoya Hermione
-Touché, s'inclina Harry.
Ils se chamaillèrent encore un moment avant de se séparer.
