Thème : Light / Lumière
Résumé : Elles s'aiment, mais chacune d'elles ont leur propre préférence en matière de sexe, surtout en ce qui concerne la luminosité
R-16 − Lemon léger − Univers canon
Note de l'auteur : Le premier thème que j'ai écrit, relativement court, je n'en suis pas spécialement satisfaite.
2 . Light / Lumière
S'il y avait bien une chose pour laquelle les filles n'étaient pas d'accord, c'était la présence ou non de lumière quand elles faisaient l'amour. Si le trio s'aimait, à n'en pas douter, chacune avait ses propres préférences en matière de sexe.
Naminé aimait la lumière. Elle préférait la clarté naturelle du jour, mais une lumière artificielle lui convenait également. La blonde succombait aux caresses douces, avec la pulpe des doigts, de glissements légers sur toute sa peau. Elle appréciait le délicieux toucher de l'une de ses compagnes, ou encore mieux, des deux ensemble. L'une s'occupait du haut, l'autre du bas, jusqu'à atteindre le point culminant du plaisir féminin qu'elles chatouillaient à l'unisson. Naminé fondait de plaisir lorsque les doigts s'introduisaient en elle, tandis que devant ses yeux, les deux femmes de sa vie s'embrassaient et se tripotaient mutuellement de leur main libre, s'explorant les seins, le sexe, ou bien se caressaient simplement les cheveux avec tendresse. Naminé aimait la lumière car elle pouvait détailler les courbes graciles de ses amantes, distinguer chacune de leurs différences, leur charme personnel, les expressions de leur visage. Elles les trouvaient belles, désirables, attrayantes, probablement délicieuses. Deux sublimes créatures qu'elle ne se lassait pas d'observer nues, succombant sans remord au péché du voyeurisme et de la luxure. Parfois même, la blonde aimait rester un simple témoin. La main sur son sexe, elle jouissait du ballet érotique qui se déroulait devant ses yeux.
Naminé aimait la lumière parce qu'ainsi elle pouvait savourer le plus fascinant des spectacles.
Xion, la plus pudique, choisissait une luminosité plus restreinte, quelque peu tamisée, comme un crépuscule dans une forêt ou sur une plage. Bien moins gênante que la pleine clarté, plus pratique que la totale obscurité, et surtout bien plus romantique à son goût. Le coucher de soleil était le moment de la journée qu'elle attendait. Sa teinte orangée brunissait la peau de ses compagnes, la rendant satinée, avec des reflets d'or qui sublimaient encore plus leur beauté naturelle, et qui se reflétait également dans leurs cheveux blonds et roux. Xion adorait le crépuscule, mais une lampe de chevet dans leur chambre à coucher lui convenait également, ou même la faible clarté de la pleine lune. Xion n'était pas exigeante sur le lieu de leurs ébats, du moment qu'il n'y faisait ni totalement jour, ni totalement nuit. Un parfait équilibre entre la lumière et les ténèbres.
Elle aimait voir les corps de Kairi et Naminé se mouvoir devant elle, leur ombre dansant avec sensualité, pendant qu'elle-même se caressait, s'excitait devant ce genre de scène érotique. Un jeu auquel s'amusaient ses compagnes pour lui faire plaisir, avant de s'avancer vers elle. Xion distinguait juste leur sourire indécent, voluptueux, et d'instinct elle soupirait d'un plaisir simplement anticipé. Elle aimait les baisers, tendre, chaste et doux. Des baisers d'amour, affectueux, sur sa bouche, ses joues, ses yeux, son cou, puis également ses cuisses et son sexe. Chacune de leur côté, ses compagnes répondaient à ses attentes dans un synchrone quasi parfait. Elle frissonnait fortement lorsque les quatre lèvres se posaient sur sa gorge, et elle-même se touchait plus bas. Dans ces moments de pure extase, elle fermait les yeux, savourant la douce sensation, appréciant ce sentiment d'être désirée et aimée. Xion embrassait à son tour chacune de ses amantes. Elle caressait leurs lèvres avec sa langue, les cajolait tendrement entre ses bras plus robustes que les leur, glissait ses mains le long de leurs hanches. Puis à son tour, comme pour les remercier, elle les renversait en arrière afin d'avoir aisément accès à leur petite pèche interdite. Elle adorait les voir s'émoustiller sous ses caresses, se mordre le poignet et remuer le bassin. De son point de vue, elle esquivait le superflu, les grains de beauté mal placés, les lésions de grattage ou autres petits complexes.
Xion aimait la faible lumière car elle pouvait visionner les expressions charnelles de ses compagnes, oubliant les détails, les petits défauts cachés par la semi-obscurité, ne laissant que l'essentiel.
Aussi étrange que cela puisse paraître, Kairi était celle qui optait pour une absence totale de luminosité. Elle pourtant si lumineuse au quotidien, et probablement la moins timide des trois. Xion et Naminé s'étaient demandées pourquoi elle préférait se cacher dans le noir lors des moments les plus fort de leur relation. La blonde et la brune s'étaient quelque peu senties vexées, pensant que Kairi n'assumait pas totalement leur relation, qu'elle avait honte au point de ne même pas les regarder.
− Idiotes que vous êtes, pourquoi aurais-je honte ? Vous êtes tellement merveilleuses.
− Alors pourquoi ressens-tu le besoin de nous plonger dans les ténèbres ?
− Je peux vous regarder toute la journée, faire défiler des photos de vous lorsque vous n'êtes pas avec moi. Je vous trouve tellement magnifiques que j'ai depuis longtemps mémorisé chaque parcelle de votre physique, chacun de vos détails. Mais dans l'extase, c'est de vous sentir dont j'ai besoin, pas de vous voir.
Kairi aimait l'obscurité, parce la privation de sa vue décuplait ses autres sens, à commencer par le toucher. Elle aimait sentir sous ses doigts la peau douce de Naminé, les muscles plus fermes de Xion, leurs cheveux plus ou moins longs et soyeux. Elle s'amusait à tâter la poitrine de l'une et l'autre, différentes dans la forme, le poids, la taille. Les yeux trompeurs diraient que les deux jeunes filles se ressemblent, mais Kairi savaient distinguer la physionomie de chacune, bien différente. Elle avait appris à les détailler avec ses mains et sa bouche. Elle n'avait pas besoin de voir pour savoir où poser ses lèvres et ses paumes.
Naminé aimait être touchée, Xion succombait aux doux baisers. Elles ne le réalisaient pas, mais l'absence de lumière exaltait aussi leur sensibilité, les empêchant d'anticiper la prochaine caresse. Kairi s'en amusait d'ailleurs, en changeant à chaque fois d'itinéraire. Certaines zones de leur anatomie devenaient plus sensibles, et notamment chez Xion moins réceptives aux caresses corporelles. Ses taquineries alternaient chatouilles, baisers, légères griffures, sucions, traversant les territoires érogènes à des vitesses variables. Kairi n'aimait pas la routine. Dans son désir de faire plaisir à ses compagnes, elle étudiait sérieusement ce qui leur plaisait le plus au fil de leur relation. Puis quand venait son tour, elle guidaient ses deux partenaires aveuglées afin qu'elles puissent partager l'extase ensemble.
L'odorat entrait également dans ce gala de volupté. Si Kairi savait si bien différencier les deux autres filles dans le noir, c'est parce qu'elle avait appris à reconnaître leur fragrance. Chacune utilisait des marques différentes de parfum, de shampoing, de produits de beauté, de dentifrice. Même à distance, elle savait les retrouver et les reconnaître. Ses oreilles n'étaient pas en reste également. Kairi distinguait sans problème leur timbre de voix. Plus calme pour Naminé qui poussait de lents et longs soupirs de plaisir, relativement discrets, entrecoupés de respirations amples. Xion, quant à elle, couinait à s'en racler la gorge, montant dans les aiguë au rythme de son plaisir. La rousse les écoutait comme on se repasse une mélodie sans s'en lasser. Elle-même avait bien du mal à se retenir lorsque qu'elle ressentait dans tout son corps les effets de l'orgasme. Elle en hurlait presque d'une satisfaction complète, sans gêne, sans regard posé sur elle.
Kairi aimait l'obscurité, car elle retirait certaines barrières, notamment la timidité, et parce qu'elle décuplait les sensations. Avec le temps, elle avait appris à dompter ces ténèbres, pour qu'elle ne soit pas un obstacle mais une alliée dans leur quête du plaisir. Kairi devenait la torche, la lumière qui guidait les gestes de ses compagnes qu'elle devinait désorientées. Naminé et Xion reconnaissaient qu'elles adoraient lorsque la rousse prenait les choses en main.
Si chacune avait ses préférences, toutes s'accommodaient sans problème aux goûts des autres. Parce qu'elles s'aimaient et qu'elles cherchait avant tout à leur faire plaisir.
− C'est pour ça que je vous aime, finissaient-elles toujours par dire après l'acte.
Note de l'auteure : Merci d'avoir lu. Je démarre avec quelque chose de court et de peu satisfaisant. Le prochain sera largement plus long.
