Réponse à la review de Prefabsprout : merci beaucoup à toi de tes encouragements. J'ai bien l'intention de continuer.


Thème : Expectations / Espoirs-Attentes

Résumé : Suite de Seaking Solace - Après sa rupture avec Sora, Kairi espère démarrer une nouvelle vie sentimentale et surtout sexuelle avec Naminé et Xion.

R-18 / Lemon un peu PWP / Univers Alternatif – Monde moderne

Note de l'auteur : Ce thème fait suite au dernier, mais il n'est pas spécialement nécessaire de le lire. Les cents thèmes sont être indépendants les uns des autres mais peuvent être également liés. Il est possible qu'on retrouve cet UA à d'autres reprises pendant ce recueil.

Bonne lecture


5. Expectations / Espoirs-Attentes

Kairi quitta l'immeuble le cœur léger. Rompre avec Sora, son premier amour et ami d'enfance, avait été moins difficile que prévu. Les deux jeunes gens avaient parlé calmement. La rousse avait attendu plusieurs jours avant de lui faire à nouveau face. Une semaine auparavant, elle avait découvert que son petit ami entretenait une liaison avec son colocataire, et également leur ami, Riku. Complètement choquée, d'autant plus qu'elle les avait surpris dans une position compromettante, Kairi s'était réfugiée chez elle, dans sa chambre, pour y broyer du noir. Dévastée, elle avait pensé que c'était sa faute si Sora était allé voir ailleurs.

Ses deux colocataires et amies, Naminé et Xion, qui sont en couple, l'avaient invitée à sortir pour se changer les idées. Kairi avait trop bu, chose peu commune chez elle d'habitude sérieuse, du genre réservée. Elle vouait oublier, et elle n'avait rien trouvé de mieux. En rentrant, son cerveau noyé par la boisson dysfonctionnait et son corps avait parlé à sa place. Le lendemain, elle s'était réveillée dans le même lit que Naminé et Xion, à moitié dénudée et avec un trou noir dans sa tête. Elle s'était sentie étrangement satisfaite, bien plus comblée qu'en trois ans de relation avec Sora. Ses amies lui avaient alors expliquée qu'elles étaient allés beaucoup plus loin qu'une simple amitié. Kairi se seraient montrée entreprenante avec elles. Elles en avaient profité pour lui avouer qu'elles fantasmaient sur la rousse depuis longtemps. La raison pour laquelle elles ne l'avaient pas repoussée.

Kairi fut d'abord choquée, énervée contre Sora, contre Riku, contre Naminé et Xion, mais surtout contre elle-même. Elle avait fait la pute avec ses amies alors qu'elle se pensait hétéro. Elle qui n'avait jamais été satisfaite avec le garçon qu'elle aimait, elle se sentait coupable d'avoir éprouvé tant de plaisir avec deux femmes.

Ces derniers jours, elle n'avait pensé qu'à ça, incapable de se concentrer. Heureusement que Selphie était là pour écouter les cours de la fac à sa place et prendre des notes. Ses feuilles étaient restées définitivement vierges. Elle avait repassé sa relation avec Sora dans tous les sens, remontant loin dans sa mémoire. Est-ce qu'elle le trouvait attirant ? Kairi adorait ses yeux, ses iris bleus profonds semblables aux siens, et à ceux de Naminé et Xion. Niveau physique, bien qu'assez agile, il n'avait pas rien de particulier. A côté, Riku était clairement mieux gaulé. Mais Kairi avait été charmée par sa spontanéité, son optimiste débordant et contagieux. Avec Sora, elle, comme n'importe qui d'ailleurs, se sentait pousser des ailes. Le genre de personne que n'importe qui rêverait d'avoir dans son entourage. Son envie de vouloir se lier instantanément d'amitié avec quiconque était un peu lourde par moment. Première entorse. Sora avait bien trop de contact à gérer qu'il avait fini par la délaisser. Riku lui avait déjà fait remarquer qu'il ne devait pas faire confiance si facilement. L'argenté était bien le seul qui se permettait de réprimander la châtain. Sora adorait Riku, au moins autant qu'elle. Le fait qu'elle devienne sa petite amie n'avait rien changé à ça. Il passait toujours autant de temps avec lui, bien plus qu'avec elle. Ils étaient un trio soudé autrefois, mais Kairi avait toujours senti qu'elle était parfois de trop, qu'il y avait quelque chose qu'elle ne partageait pas avec les deux garçons.

Mais elle était la fille. Aux yeux de tous, il était évident qu'elle finirait par tomber amoureuse d'un des deux garçons. Kairi se demanda si sa relation avec Sora était réellement naturelle. N'avaient-ils pas commencé à sortir ensemble parce que c'était dans l'ordre des choses ? Leur entourage les taquinait depuis bien trop longtemps. Elle avait aimé Sora, mais aujourd'hui, elle réalisait qu'elle n'éprouvait pour lui qu'une sorte de tendresse fraternelle. Elle ne voulait surtout pas rompre le lien avec lui car il restait cher à son cœur. Mais elle ne voulait plus qu'il la touche avec ses gestes maladroits et hésitants. Quand ils en avaient discuté, Sora lui a avoué qu'il avait essayé de lui donner du plaisir, mais qu'il n'était pas vraiment pas attiré par son corps. Pourtant il la trouvait jolie, un peu comme un frère et non comme un amant. Leur relation s'arrêtait donc là, sur de bons termes. Leur rupture ferait jaser au début, mais elle s'en moquait. Continuer dans le mensonge n'avait pas de sens. Chacun devrait chercher un partenaire qui lui correspondrait mieux. Sora l'avait trouvé en Riku.

Quant à elle, le souvenir de sa nuit avec ses amies lui revenait sans cesse en tête. Elle avait été surprise d'éprouver autant de plaisir. Naminé et Xion avaient pris soin d'elle comme d'un joyau, la cajolant de caresses inédites qui l'avaient encore plus enivrée qu'elle ne l'était déjà. Tout était bon, il n'y avait rien à jeter. Ses deux amies lui avaient avouée qu'elles l'aimaient, qu'elles souhaitaient entamer une relation à trois, mais surtout qu'elles respectaient ses sentiments. Sa décision ne changerait pas la leur.

Kairi savait qu'elle devait d'abord mettre les choses au clair avec Sora. Elle pensait que ça serait plus difficile, mais étrangement son cœur ne la faisait pas souffrir. Tout le contraire de son bas-ventre dans lequel s'agitaient des papillons depuis plusieurs jours. Pour la première fois, Kairi était frustrée. Elle voulait du sexe, mais pas n'importe comment. Elle souhaitait que Naminé et Xion la prennent en main, elles et personne d'autre. Elle avait une confiance totale en ses amies qu'elle trouvait aussi belles que les sirènes de la mythologie.

Depuis une semaine, l'ambiance était un peu froide à l'appartement. Alors qu'habituellement elles partageaient tant de choses toutes les trois. Leur quotidien manquait à Kairi. Son affection pour ses amies ne datait pas d'hier. Elle avait toujours apprécié leur compagnie, bien plus que celle de Sora. Avec elles, Kairi était libre d'être complètement elle-même, pas de jouer le rôle de la petite amie idéale. Elle n'avait jamais été gênée par leur câlin amicaux, quand elles s'appuyaient contre elle sur le canapé, ou même qu'elles étendaient leurs jambes sur ses cuisses. Elle ne trouvait pas désobligeant de les voir se trimballer en petite tenue dans l'appartement. Au contraire même, elle aimait bien reluquer leurs formes menues et attrayantes, et ces lingeries divines qu'elle trouvait ravissantes. Kairi avait déjà acheté ce genre d'ensemble sexy, mais aucun n'avait eu d'effet sur Sora qui ne les calculait pas. Elle avait été déçue car elle aimait les dessous. Elle regardait toujours les vitrines des boutiques, et elle savait que Naminé et Xion en commandaient sur internet.

Ses pas l'avaient naturellement emmenée dans une enseigne. Que pouvait-elle bien chercher maintenant qu'elle était célibataire ? Les papillons dans son ventre s'agitèrent. Elle connaissait la réponse. Dès l'instant où elle avait pénétré dans cette boutique, elle avait volontairement mis fin à ses doutes. Elle avait vingt ans, elle n'était une plus enfant mais une jeune adulte qui fait des choix selon son cœur et non selon ce que d'autres préconisaient pour elle. Kairi en était certaine, elle voulait faire l'amour avec Naminé et Xion, et jusqu'au bout cette fois. Elle voulait découvrir l'orgasme, crier à son tour, libérer ces papillons qui lui infligeaient une douce torture.

Kairi aimait le satin qui cachait un peu et mettait en marche l'imagination, le désir de découvrir ce qui pouvait bien se cacher dessous. Et elle enfilait généralement des couleurs vives comme le rose ou le rouge. Elle finit par faire l'acquisition d'une nuisette couleur fushia avec des motifs de papillons blanc et jaune et de la dentelle blanche sur le décolleté et le bas. Elle choisit aussi le soutien-gorge bustier ainsi que le tanga tout en dentelle de la même couleur et avec ces mêmes dessins imprimés. Ils étaient un peu le symbole de son nouvel envol. L'ensemble lui plaisait vraiment, elle-même se trouvait attirante. L'allusion de la vendeuse que son achat plairait assurément à son copain avait envie de la faire rire. Son ex petit ami se fichait bien qu'elle porte une nuisette sexy, un pyjama en pilou pilou ou qu'elle soit complètement nue. A croire que les corps féminins ne l'attiraient pas plus que ça, et donc ça expliquait son attirance pour Riku. De toute façon, Kairi n'était plus dans l'optique de lui plaire. Elle espérait plutôt allumer le désir de Naminé et Xion. Chaque pas qui la ramenait chez elle faisait grimper son impatience. Elle était maintenant déterminée, se sentant une nouvelle femme, belle et désirée.

Kairi trouva un mot à l'appartement l'informant que ses colocataires étaient sorties se promener. Cela lui laissa bien le temps de se préparer. Elle ne comptait pas ajouter des tas d'artifices. Naminé et Xion s'aimaient essentiellement au naturel. Mais pour une première fois et comme elle avait pour objectif de les séduire, Kairi opta pour des cheveux bien lissés, un fard et un blush léger, ainsi que le parfum qu'elle se réservait pour sortir. Elle s'installa sur leur lit dans une ambiance tamisée, et commença la lecture d'un manga yuri qui appartenait à Naminé. Les dessins la stimulaient. Ses amies n'étaient pas encore arrivées qu'elle sentait déjà des fourmillements entre ses jambes qu'elle frotta l'une contre l'autre. Le temps lui semblait passer au ralenti. Elle se retenait de se masturber car elle tenait réellement à prendre ce plaisir avec les deux filles qui partageaient sa vie.

La porte de la chambre finit par s'ouvrir sur une Naminé surprise de la trouver là, rapidement suivie par Xion. Kairi était contente de les retrouver. Elle leur donna un sourire fabuleux.

− Seriez-vous toujours prête à me faire une place dans votre lit ?

Kairi n'en croyait pas d'avoir dit ça, elle d'habitude si timide et pas du genre allumeuse. L'appréhension de ce qui pouvait suivre la stimulait tellement. Elle avait toujours été une suiveuse, courrant sans cesse derrière ses amis. Aujourd'hui, elle voulait commander, exposer ses véritables attentes.

Naminé fut la plus rapide. Elle courut jusqu'à elle pour lui enlacer les épaules et l'embrasser. Dans son dos, Kairi pouvait sentit les bras de Xion qui entouraient sa taille et ses lèvres déposaient des baisers papillons sur le haut de son dos, dégageant parfois sa crinière flamboyante pour accéder à sa nuque. La rousse n'eut pas le loisir de la regarder tant sa bouche était accaparée par Naminé qui semblait montée sur un cheval de guerre. Kairi lui ouvrit l'accès à son intimité buccale et leur langue se mirent immédiatement à danser. Pour une fois, elle apprécia ce genre de baiser qui ne lui dona pas la nausée malgré sa force. Naminé tenait fermement sa tête pour ne pas la laisser s'échapper. Kairi ne s'en plaint pas, jouant complètement le jeu. Elle s'étonnait juste des positions de ses nouvelles amantes. Naminé d'habitude si calme, Kairi ne la pensait pas si entreprenante. Elle aurait plutôt parié sur Xion qui dégustait encore tendrement son dos, lui provocant de légers frissons.

− Laisse-m'en aussi, dit soudainement la brune en attrapant le menton de Kairi pour la retourner vers elle et l'embrasser moins sauvagement.

Naminé en profita pour bécoter la gorge déployée, descendre jusqu'à sa clavicule et le haut de sa poitrine où elle se heurta à la nuisette.

− C'est nouveau ça ? Tu as bien choisi, ça te va bien. Tu es sublime, encore mieux que dans mon imagination. Pas question d'oublier ça.

Kairi sentit comme un froid la traverser lorsque Naminé se relava. Elle n'eut pas le loisir de regarder où elle se rendait puisque Xion accaparait toujours sa bouche. La brune la renversa sur le lit, s'allongeant sur elle pour poursuivre sa tendre embrassade. Puis elle se redressa pour s'installer à califourchon. Kairi prit appui sur ses coudes pour relever son buste et quémander un autre baiser. Les deux femmes s'embrassèrent encore, enlacées l'une contre l'autre, bien qu'une autre présence se faisait sentir dans la pièce. La lumière typique d'un flash attira l'attention de Kairi. Naminé les prenait en photo.

− Continuez, vous êtes parfaites.

Kairi voulut demander mais Xion retourna son visage, l'invitant à ignorer la blonde qui tournait autour d'elles pour les photographier sous tous les angles. Xion l'embrassa encore tout en caressant sa poitrine. Le contact fit immédiatement frémir la rousse qui redressa davantage son buste pour venir à la rencontre de cette caresse.

− Montre-moi ce qu'il y a là-dessous.

Kairi leva les bras pour se laisser retirer la nuisette. Elle-même ne souhaitant pas rester inactive et déboutonna la chemise de Xion puis la fit glisser de ses épaules. Elle voulut s'attaquer aux boutons de son jean, mais au lieu de ça elle se laissa retomber sur le lit. Xion venait de reprendre ses caresses sur sa poitrine au travers du soutien-gorge bustier. Avec ses dents, elle jouait avec les bretelles, les faisant glisser le long des épaules. Kairi l'aida en sortant ses bras des éléments de soutien. Elle cambra même le dos pour inciter Xion à venir le dégrafer. Elle aimait cet ensemble neuf, mais elle avait maintenant vraiment envie de passer à la vitesse supérieure. Les papillons s'agitaient frénétiquement dans son bas-ventre et sa fleur la picotait. Elle avait envie d'aller beaucoup plus loin, beaucoup plus vite. Mais la brune semblait du genre à prendre son temps, à la câliner des pieds à la tête avant de passer au meilleur.

Les prières de Kairi se réalisèrent. Naminé revint à la charge et grimpa sur le lit par le fond. Elle plongea directement la tête dans son entrejambe pendant que Xion envoyait voler le soutien gorge. A partir de là, Kairi perdit complètement contenance. Elle ouvrit la porte de la luxure, pénétrant aveuglément dedans, le corps entier, complètement soumise. Naminé léchouillait l'intérieur de ses cuisses, du creux poplitée jusqu'aux aines, pendant que Xion travaillait sa poitrine comme une pâte, taquinant les tétons du bout des doigts. Parfois, elle se penchait pour les embrasser, ses lèvres aspirant et suçotant le bout de chair sensible. Kairi n'était plus maître de sa respiration, à la fois ample et rapide. Les fourmillements sur son sexe devenaient juste insupportables. Elle remua son bassin, ce qui incita Xion à descendre. Tandis que la brune retirait ce qui lui restait de vêtement, Kairi pu voir Naminé, elle aussi dévêtue, qui s'activait toujours sur ses jambes.

− Je t'en prie, gémit Kairi qui se sentait sur le point d'imploser.

− Parfaite, vraiment parfaite, dit Naminé qui répondit à sa demande si convaincante.

Kairi hurla. La blonde venait de caresser sa fleur. Elle portait toujours le tanga et regrettait presque de ne pas avoir acheté que la nuisette. A ses côtés, Xion vint lui prendre une main qu'elle porta à ses lèvres. Avec un sourire insolent, la brune suça les doigts de Kairi avec délice, faisant tourner sa langue sur l'index et le majeur. Un ballet lingual que Kairi connaissait bien. Sa partenaire brune était une amatrice de glace et elle l'avait souvent vue répéter ce mouvement sur les esquimaux qui occupaient toujours la place dans leur congélateur.

Quand ils furent bien humidifiés, Xion fit glisser les doigts de Kairi sur sa peau, passant entre ses seins, le long de son ventre jusqu'à atteindre sa fleur.

− Touche-moi, Kairi.

Kairi connaissait la sensation de toucher un sexe féminin étant donné ses nombreuses séances de masturbation. Elle trouvait agréable cette chaleur qui se dégageait de cet endroit, bien différent d'un pénis d'homme. Xion s'agenouilla sur le lit à ses côtés, jambes écartées pour lui laisser l'accès. La tête en arrière, elle savourait les timides touchers de Kairi qui jouait avec le clitoris.

− N'aie pas peur. Explore-moi partout, et tu peux pénétrer aussi. Oh oui, comme ça. C'est bien Kairi. Encore. Putain, c'est trop bon.

Admirer l'extase de son amante la rendait encore plus impatiente. Naminé semblait avoir fini de jouer avec son tanga. Allait-elle enfin se décider à le lui retirer ? Kairi était la seule à ne pas être complètement nue. La blonde s'était redressée et se présentait dans son plus simple appareil.

− Moi aussi Kairi, l'invita t-elle en prenant son autre main.

Elle était heureuse qu'on lui donne des initiatives, qu'on la guide. Elle qui était novice pour le sexe entre femmes. Novice tout court d'ailleurs puisqu'il n'y avait jamais rien eu de pimenté avec Sora. Seulement cette éternelle position du missionnaire et des préliminaires plutôt décevants. Pour la première fois, elle s'amusait. Tans pis si la frustration la rendait dingue. Elle avait envie de faire plaisir à ses amantes qui l'intégraient dans leur couple et s'occupaient d'elle avec soin. Elle voulait participer activement et les surprendre. Elle résista à Naminé qui guidait sa main vers son entrejambe.

− Non, pas comme ça, dit-elle avec un sourire insolent.

Elle dut délaisser Xion pour venir saisir Naminé par les épaules et l'allonger. Puis elle se positionna au dessus d'elle, fit glisser sa langue en partant de la base de son cou jusqu'à finalement atteindre le paradis des femmes. Naminé gémit. Ses hanches se soulevèrent comme un automatisme pour venir à la rencontre de la bouche de Kairi qui léchait le clitoris superficiellement, rendant dingue la blonde. La caresse légère lui sembla durer une éternité jusqu'à ce que Kairi décide d'y aller plus franchement et même de faire pénétrer ses doigts dans l'antre déjà naturellement lubrifié. Les gémissements de Naminé furent bientôt étouffés par la bouche de Xion qui embrassait sa petite amie tout en lui malaxant un sein comme elle savait si bien le faire.

− Vous me rendez dingue, souffla Naminé entre deux baisers.

Kairi s'occupa de la fleur de son amie, alternant entre les caresses, les pincements légers et les pénétrations jusqu'à trois doigts. Elle s'enfonçait au plus loin qu'elle le pouvait, tâtant la membrane de l'intérieur, humide, molle et chaude. Elle trouvait agréable de gigoter ses doigts là-dedans jusqu'à les imprégner de cyprine qu'elle renifla avant de goûter. Elle vint ensuite s'allonger sur la blonde pour venir l'embrasser, poussant Xion au passage. Les deux corps se frottaient l'un contre l'autre. Kairi sentit les lèvres de Xion déposer des baisers papillons de l'épaule et le long de son dos, jusqu'à atteindre la chute de ses reins et enfin son dernier vêtement. Xion s'en saisit avec les dents pour le faire glisser le long des cuisses de la rousse. Arrivé aux genoux, Kairi finit de s'en débarrasser elle-même, l'envoyant voler avec le reste des vêtements. Maintenant libre, son sexe vint se frotter contre celui de Naminé, mélangeant leur substance.

La blonde finit par se redresser. Kairi se retrouva agenouillée sur ses cuisses, jambe écartées, un espace suffisant pour y passer sa main et s'amuser enfin avec le fruit depuis si longtemps convoité. Kairi rejeta sa tête en arrière dans un cri. Son crâne atterri sur l'épaule de Xion située toujours derrière elle. La brune dévorait son cou et malaxait sa poitrine, taquinant encore les tétons. La rousse se laissa faire et détendit tous ses membres. Elle était à présent incapable du moindre mouvement, ne voulant en aucun cas interrompre cette explosion de sensation. Sa bouche sèche laissait échapper des geignements de façon continue. L'humidité entre ses jambes ne faisait que croître sous la main de Naminé qui stimulait ses points les plus sensibles.

− Kairi, Kairi.

L'une comme l'autre disaient son nom avec envie. Kairi se sentit plus que jamais désirée et aimée, bien plus qu'avec Sora. La rousse ferma les yeux et laissa son corps savourer, plongeant intégralement dans le péché de luxure, sans la moindre culpabilité. Plus que jamais maintenant, elle savait qu'elle ne pourrait plus se passer de ça.

− Naminé, Xion, dit-elle à son tour. Encore.

Ses deux partenaires accélérèrent le mouvement, la faisant encore plus frémir. Kairi se sentait proche d'une limite qu'elle n'avait jamais atteinte, même pas effleurée. Son corps se pencha en arrière, s'appuyant davantage contre Xion. Ses poings serrèrent les draps jusqu'à blanchir les articulations de ses doigts.

− Oui, ouiiiiiii.

− Absolument parfaite, commenta Naminé. Oh Kairi.

− Viens donc. Jouis pour nous. Nous t'aimons Kairi, poursuivit Xion.

Kairi sentit une langue chaude quitter son cou pour venir sur l'une de ses oreilles, et son extase grandit encore. Elle avait oublié combien ces petites excroissances étaient sensibles. C'était Xion qui gâtait son lobe gauche et son conduit auditif. Mais en plus, la brune lâcha un de ses seins pour venir prêter main forte à Naminé. La blonde en profita immédiatement pour saisir le sein libéré, son autre main toujours occupée sur le sexe de Kairi. Son index et son annulaire écartaient les pans de la petite pêche afin de permettre à son majeur de la caresser de haut en bas, s'attardant sur le petit bout de chair de sensible qu'elle tournoyait à diverses vitesses. Le vagin plus que lubrifié déversait de la cyprine à outrance. Xion n'eut pas la moindre difficulté à y faire pénétrer deux de ses doigts, pas suffisant pour Kairi.

− Plus, gémit-elle.

Les phalanges glissaient, entrant et sortant à un rythme rapide. Xion écartait parfois ses doigts pour venir appuyer et pianoter sur les parois visqueuses du vagin et la stimuler de l'intérieur. Un troisième doigt se joignit aux autres et Kairi se sentit remplie, satisfaite de cette légère pénétration dans son intimité. Elle resserra son vagin pour mieux ressentir ce corps étranger et l'emprisonner, regrettant de ne pas avoir passé plus de temps à muscler son périnée.

Un long et intense frisson remonta le long de son échine. Kairi se sentit au bord de l'évanouissement. Son cœur battait si vite qu'elle crut qu'il allait s'arrêter brusquement. Sa conscience s'était déjà à moitié envolée, son souffle se coupa net. Elle n'avait jamais connu ça, cette sensation à la fois exaltante et effrayante. Elle ignorait complètement où est ce qu'elle mettait les pieds.

− Arrêtez… Stop.

− Tu y es presque. Laisse-toi aller Kairi.

La rousse crut littéralement imploser. Le peu qui lui restait de conscience s'évanouit. Elle hurla d'un mélange de bien-être et de douleur, sans même se préoccuper des tympans de ses partenaires ou même des voisins. La sensation qu'elle percevait dans son corps était juste trop violente et indescriptible. Les papillons prisonniers dans son bas-ventre depuis plusieurs jours s'envolèrent, libérés de cette frustration. L'intégralité de son duvet se dressa et un énorme frisson partit de son sexe pour s'étendre jusqu'au bout de ses ongles. Kairi était comblée. La sensation lui parut durer quelques minutes avant de s'évanouir tout doucement, laissant comme une fraîcheur sur sa peau. Elle était épuisée et se laissa complètement choir. Ses deux amantes la réceptionnèrent avant de la coucher et la couvrir. Elles s'installèrent à ses côtés et lui caressèrent les cheveux avec tendresse, un fin sourire sur leur visage de poupée. De ses yeux encore brumeux, Kairi les trouva plus belles encore.

− C'est bien Kairi, dit Naminé. C'était la première fois pour toi, n'est-ce pas ? C'est grisant au début mais tu ne pourras plus t'en passer.

Kairi finit par comprendre qu'elle venait d'atteindre l'orgasme. C'était bien loin de tout ce qu'elle avait pu imaginer, bien plus fort encore. Il n'y avait juste pas de mot pour le décrire. Sa seule certitude, c'est que cette expérience lui avait fait se rendre compte que non, elle n'était pas asexuelle, qu'elle avait bien envie de recommencer avec elles.

− Alors, réussit-elle à dire finalement, me feriez-vous une petite place dans votre couple ?

Kairi n'avait jamais rien souhaité de plus. Le souvenir de toutes ses fêtes d'anniversaire et ses yeux pétillants devant les cadeaux n'étaient rien à côté de l'attente de cette réponse. Bien malgré elle, son cœur palpitait, pris d'une légère anxiété. Les deux autres femmes se regardèrent avant de sourire, semblant d'humeur plus que joyeuse. Elles étaient curieuses de savoir comment s'était passé son entretien avec Sora, mais pour l'heure, elles avaient juste envie de profiter de leur nouvelle petite amie.

− Il y a longtemps qu'une grande place t'est réservée.