Thème : Give up / Abandonner

Résumé : Kairi est toute seule. Il n'y a plus rien, plus de monde, plus personne hormis elle, Xehanort, et l'univers qui s'effondre

Tout public / Univers Canon / Drame

Note de l'auteur : KH3 n'est pas encore sorti mais je suppose qu'on peut parler de Canon divergeant.

Note de l'auteur 2 : A tous ceux qui suivent ce recueil, je suis désolée de cette longue période sans nouveau chapitre. Entre novembre et décembre, j'ai eu plusieurs soucis IRL et peu de temps. J'espère repartir sur ma promesse de base, à savoir un thème par semaine. Et non, contrairement au thème, je n'abandonne pas.

Bonne Lecture


7. Give up / Abandonner

Kairi frissonna, de froid et de peur. L'environnement autrefois chaleureux de ce monde s'était glacé. Les ténèbres l'entouraient. La mer bleue semblait s'être transformée en une eau polluée. Le sable blanc et fin ressemblait à des cendres. Et ce vent sec, oppressant, assourdissant, qui lui comprimait la poitrine, à moins que ça ne soit le stress. Kairi pouvait entendre le gargouillement des créatures aux yeux jaunes. Elle avait l'impression de sentir leurs antennes frôler ses jambes. Les îles du destin s'effondraient, tout comme les autres monde et l'univers tout entier. Et le responsable de cet état s'approchait maintenant vers elle, une grande épée dans sa main, un sourire à la fois satisfait et malsain dessiné sur son visage. Des cœurs de lumière et de ténèbres flottaient autour de lui et lui donnaient tant de pouvoir. Parmi ces étincelles se trouvaient ses amis, les guerriers de la lumière ayant péri pendant la bataille. Sora, Riku, Mickey… Ils avaient combattu avec force et courage, en vain. Vaincre les répliques de ce vieux fou était une chose, le vaincre à lui en était une autre. Malgré son âge avancé, Xehanort se trouvait être l'homme le plus puissant de l'univers. Même le Génie d'Agrabah n'avait rien pu faire contre lui. Au cours de sa longue vie, il avait acquis des aptitudes immenses, semblant illimitées. Chacun de ses réceptacles lui avait donné davantage de force. Et maintenant, le voilà équipé de la légendaire X-blade qu'il avait réussi à matérialiser au prix de plusieurs cœurs. Plus rien ne semblait pouvoir l'arrêter.

Kairi se sentait tellement faible face lui, avec sa pauvre keyblade qu'elle serrait fort dans ses poings, son dernier bouclier. Y aurait-il un miracle, comme à chaque fois ? L'un de orbes lumineux allait-il se rebeller ? Il le fallait, Kairi n'y arriverait pas seule.

− Comme dans la prophétie, les keyblades de lumière et de ténèbres se sont affrontées, et les ténèbres ont gagné. Cette prison où j'ai grandi sera détruite d'un instant à l'autre et il ne restera plus rien, pas un seul enfant pour faire renaître les mondes cette fois. Tu es la dernière. Donne-moi ton cœur de lumière pur, ainsi je pourrais me rendre jusqu'au Kingdom hearts et obtenir toute la connaissance du monde et un pouvoir infini.

Voilà comment tout se finissait. La conclusion de cette guerre : la fin du monde, au sens propre. Cet homme était fou, complètement dément. Que fera-t 'il ensuite, lorsqu'il se retrouvera seul ? Il disait avoir grandi ici. Comment ce lieu si paradisiaque a-t'il pu engendrer un tel démon ? Xehanort était un monstre de connaissance, sa curiosité n'ayant pas de limite, pas même celle de sacrifier l'univers entier. Dans cette bataille, Kairi avait perdu sa famille, ses amis, son foyer. Des choses horribles s'étaient déroulées sous ses yeux. Des traumatismes qui la hanteraient à jamais, bien qu'elle doutait fortement de ses chances de survie. Il n'y avait plus rien entre elle et Xehanort, juste une ridicule distance de quelques mètres.

Kairi recula encore. Son pied heurta quelque chose. Ce n'était pas les vestiges de l'arbre paopu qui s'était déjà flétri, mais plutôt le corps inerte de Xion. Les yeux clos, sa propre keyblade à peine héritée encore en main, elle ressemblait vraiment à une jolie poupée endormie. Juste à côté gisait également Naminé, tout aussi belle, son visage éternellement serein même dans la mort. Kairi sentit sa poitrine se serrer et les larmes lui monter aux yeux. Les deux jeunes filles avaient péri juste à l'instant, devant elle, transpercées d'une puissante vague de ténèbres, tuées sur le coup, tout ça pour la protéger. Dans un geste désespéré, elles s'étaient sacrifiées, s'interposant ensemble entre elle et Xehanort. Mais tout cela n'avait fait que retarder l'inévitable de quelques minutes. A présent seule, Kairi se trouvait à la merci de leur ennemi qui l'avait piégée dans ce monde après avoir détruit tous les autres, un à un. Un jeu du chat et de la souris où il ressortait vainqueur. Cela aurait pu se passer autrement. Tout était sa faute.

En voyant la tournure des choses, la brune et la blonde avaient tout fait pour la protéger de cet homme qui en voulait à son cœur de lumière, son dernier objectif avant une victoire totale. Grâce à leur capacité à ouvrir des couloirs obscurs, elles l'avaient transportée de monde en monde pour la cacher. Kairi avait été entraînée malgré elle, alors qu'elle était encore sous le choc de la disparition de ses amis. Xion avait été brusque, Naminé beaucoup plus conciliante, mais ferme tout de même. Kairi ne l'avait pas imaginée ainsi. Puis elle avait réalisé qu'elle ne savait rien de sa simili, et encore moins de Xion.

Xion était impressionnante. Une existence crée de toute pièce qui s'était faite une place dans le cœur de plusieurs personnes, notamment Roxas, Axel, mais également Riku. Une précieuse alliée qui s'était déjà sacrifiée une fois pour Sora. Kairi avait d'abord été perturbée par sa frappante ressemblance avec elle, avant de rapidement constater que Xion possédait une personnalité bien différente. Volontaire et travailleuse, elle donnait toujours le meilleur d'elle-même et cherchait sans cesse à s'améliorer. Kairi avait été subjuguée par sa façon de combattre et son incroyable endurance. Pendant leurs rares moments de répit, elle avait même proposé à Kairi de s'entraîner. N'était-elle jamais épuisée ? Xion était déterminée à se battre pour retrouver ses amis, la raison de son existence.

− Sans Roxas, Axel, Riku ou Sora, je n'ai pas de raison d'être, avait-elle avoué un jour. Je ne m'arrêterai pas tant que leur cœur ne seront pas libérés.

Kairi avait eu du mal avec elle au début. Elle jugeait Xion trop stricte sur ses principes, trop anxieuse, pas assez confiante envers leurs amis pris au piège. Mais c'était principalement parce qu'elle ne la connaissait pas, qu'elle n'imaginait pas ce qu'avait été sa vie au sein de l'organisation. Xion avait été un pantin méprisé. Elle ressentait plus que quiconque le désir d'exister, de rire et de manger des glaces avec ses amis. Pour retrouver cette étincelle de bonheur, elle devait se rendre utile, ne pas lésiner. Protéger Kairi était de son devoir. C'était Riku qui le lui avait demandé. Cela avait attristé Kairi de n'être vue que comme une pauvre princesse à protéger et non comme une amie. Malgré leur ressemblance physique, un mur les séparait. Et Kairi se sentait bien inférieure à elle. Elle qui était si fière de manier une keyblade, elle avait vite compris qu'elle était loin de son niveau. Mais surtout, Xion lui avait fait comprendre leur situation critique, et sans prendre des gants.

− Ne lui en veut pas trop. Elle a toujours été rabaissée par les supérieurs de l'organisation, et puis la situation actuelle la stresse. Elle s'en veut de n'avoir pu rien faire pour Roxas et Lea, et elle ne veut pas commettre la même erreur avec toi. Elle sent dans l'obligation de tout faire pour ta sécurité, quitte à te brusquer pour que tu t'améliores au plus vite. Et pas seulement parce que Riku le lui a demandé. Elle t'aime bien, tu sais, mais elle a du mal à exprimer ses sentiments, lui avait expliqué Naminé.

Par la suite, Kairi se plia un peu plus aux exigences de Xion qui était bien plus expérimentée qu'elle et qui la poussait jusqu'à ce qu'elle tombe d'épuisement. En quelques semaines, Kairi avait décuplé sa force et son endurance. Elle avait également amélioré ses sorts et ses instincts en combat réels. Le jour où elle réussit enfin à désarmer Xion et à lui faire poser un genou à terre, Kairi fut frappée en retour, non pas par sa keyblade mais par le sourire sincère qui s'était dessiné sur son visage.

− Bravo Kairi, tu es forte.

Elle en aurait pleuré de joie de recevoir des félicitations de cette personne qui lui avait enseignée la discipline et qui lui avait redonnée confiance en ses propres capacités. A partir de ce moment, Xion s'est montrée plus amicale avec elle et plus souriante pour son plus grand bonheur. Kairi la trouvait juste magnifique, de même que Naminé qui les observait toujours avec bienveillance et qui veillait chaque jour à leur confort afin qu'elles se rétablissent rapidement.

Naminé était épatante. Même si elle ne savait pas se battre, elle ne restait pas inactive. Elle était consciente de sa faible condition physique, mais c'est justement parce qu'elle connaissait ses limites qu'elle aidait à son niveau, sans imprudence. Elle ne tenait pas à aggraver la situation, à assombrir encore plus le cœur des dernières porteuses de keyblade. Elle gérait les comptes, s'occupait de se procurer des potions et des vivres, préparait des repas simples mais complets et nourrissants, toujours avec calme. Sur ses temps libres, elle perfectionnait un sort de soin, le seul qu'elle avait appris. Elle savait également se montrer ferme et intransigeante, notamment lorsqu'elle insistait pour que Kairi s'alimente correctement. Naminé était étonnante. Malgré son allure frêle et son regard doux, elle possédait une sacrée force de caractère. Elle disait qu'elle avait passé trop de temps à se lamenter, à attendre, à se laisser manipuler. Elle avait commencé à s'affirmer juste avant le réveil de Sora à la Cité du Crépuscule, et elle s'était donnée pour objectif de venir en aide au héros de la keyblade et à ses proches. L'avoir avec soi avait un côté rassurant. Sa voix calme apaisait Kairi. Telle une fillette, elle aimait écouter ses histoires le soir. Naminé lui racontait sa vie, ses actes infâmes, comment elle s'était acquittée de ses fautes. Naminé ne perdait pas de temps avec les regrets. Elle agissait. Elle inspirait la confiance et le respect. Que ce soit Kairi ou Xion, l'une comme l'autre était d'accord pour dire qu'elle possédait le meilleur mental.

Et il en fallait de la robustesse d'esprit, surtout lorsque les mondes s'effondraient les uns après les autres sans qu'elles ne puissent rien faire. Xion tenta l'impossible pour débarrasser la Cité du Crépuscule des sans-cœurs. C'était un lieu qu'elle affectionnait beaucoup, mais comme les autres il sombra. Les cœurs même des mondes succombaient aux ténèbres. Un mal qui s'étendait d'une terre à l'autre, tel un virus transmis par Xehanort. Les étoiles dans le ciel disparaissaient progressivement, parfois plusieurs en même temps, jusqu'à atteindre une nuit noire.

Et pourtant, Kairi parvenait encore à trouver chaleur et réconfort auprès de ses compagnes. De jour en jour, elle avait appris à connaître ces deux personnes liées à elle, et pourtant si différentes. Elles avaient été une source d'enrichissement pour elle. Xion avait développé son physique, Naminé son psychisme. Plus elle les côtoyait, plus elle les appréciait. Elles étaient sa lumière dans l'univers devenu obscur. Leur fuite dura plusieurs mois. De fil en aiguille, elles se rapprochèrent progressivement les unes des autres. Kairi était passé de la méfiance à de la curiosité, puis à une certaine tendresse amicale. Dans cette ambiance de guerre, il commençait à naitre une réelle complicité entre elles. Même si Xion restait toujours plus dans la réserve, elle sortait plus régulièrement de sa coquille.

Un soir, autour d'un feu de camp, Kairi osa leur avouer ce qu'elle avait sur le cœur.

− Je ne sais que ce n'est pas vraiment l'idéal, mais je suis contente que vous soyez avec moi et de vivre cette aventure ensemble, toutes les trois. J'adore Sora et Riku, mais je crois bien qu'ils ne me prenaient pas au sérieux en tant que guerrière.

− Ils avaient bien tords, décréta Xion. Tu as tout le potentiel d'une combattante. Il te fallait juste une bonne stimulation.

− Nous sommes une équipe, comme l'étaient Sora, Donald et Dingo, déclara Naminé. Jiminy n'est pas là pour consigner notre voyage, alors j'ai pris l'initiative de le faire moi-même.

− Tu es géniale Naminé, s'écria Kairi. Les garçons seront étonnés. J'ai hâte qu'ils les lisent. Sora sera sans doute jaloux.

− Il a déjà eu plusieurs aventures, chacun son tour.

− On devrait se trouver un slogan, comme eux "Tous pour un, un pour tous".

− Ça vient d'un livre, ce n'est pas très original, déclara Kairi. J'en ai un parfait pour nous.

Elles avaient joint leurs mains et avaient récité ensemble : "Toutes princesses, toutes guerrières, toute ensemble".

Kairi espérait bien qu'elles continueraient à se fréquenter et à mieux se connaître lorsque tout cela serait fini. Mais il fallait encore vaincre Xehanort. En premier lieu, elles devaient libérer les cœurs de leurs amis afin de le priver de sa précieuse arme. En seraient-elles capables ? Kairi devait croire que ses efforts allaient payer. Que son travail d'équipe avec Xion en attaque et Naminé aux soins serait efficace. Les mondes étaient en jeu, leurs amis comptaient sur elles. Kairi avait la foi, elle s'était crue invincible tant qu'il y avait ses nouvelles amies à ses côtés. Et sa confiance s'était tout bonnement éteinte à l'instant même où ses deux gardiennes avaient péri devant elle.

Kairi baissa les yeux pour les regarder encore, et cette fois les larmes lui coulèrent. A terre, elles ne semblaient avoir aucune blessure, mais Kairi se doutait qu'à l'intérieur, il n'y avait que du vide. Leur cœur battait il y a quelques minutes, leur sourire la rassurait encore ce matin. La veille, dans la nuit froide du dernier monde qui les avait accueillies, elles avaient dormi serrées l'une contre l'autre, en quête de chaleur de réconfort, sous un ciel dénué d'étoile. Tous les mondes avaient disparu, et elles aussi. Elles étaient mortes ensemble, et rien ne les ramènerait cette fois. Leur seconde vie aura été bien courte.

Kairi se sentit affreusement coupable. Peut-être aurait-elle dû mieux s'entrainer. Xion ne se relâchait que pour manger et dormir. Peut-être aurait-elle dû mieux se reposer et s'alimenter, comme le lui suggérait souvent Naminé. Elle aurait dû aller se cacher, se trouver un abri pour se protéger des attaques de leur ennemi. Mais en voyant sa terre d'accueil sombrer, désertée, ses habitants tous changés en sans-cœur, dont ses parents, Kairi n'en avait fait qu'à sa tête. Elle avait voulu réagir, arrêter de fuir et combattre. Ça aurait peut-être marché pour Sora qui avait tendance à foncer tête baissée. Si son ami lui avait appris une chose, c'est qu'il fallait écouter son cœur. Seulement, son imprudence avait conduit ses nouvelles amies à la mort. Elles étaient le dernier espoir de l'univers et elle venait de tout gâcher. Ces mois d'entrainement, les stratégies de Xion, le sort de soin de Naminé qu'elle avait longuement travaillé, équivalent à l'ingestion d'un élixir. Tout ça pour rien. L'aventure n'était vraiment pas dans sa destinée. Elle aurait dû périr la première.

Xehanort avait traversé le pont. Il se tenait maintenant à tout juste deux mètres d'elle. Kairi pourrait fuir, sauter dans la mer, nager au plus loin. Elle était assez douée en apnée. Elle pourrait rejoindre la plage voisine et se cacher. Elle connaissait cette île comme sa poche, mais Xehanort avait également grandi ici. Il ne la lâcherait pas. Il la traquerait jusqu'au bout. Les sans-cœurs l'attaqueront, la blesseront jusqu'à qu'elle tombe d'épuisement. A quoi bon souffrir encore puisqu'il n'y avait plus rien à espérer ? Même les orbes lumineux qui entouraient son ennemi n'émettaient pas la moindre pulsion. Un miracle n'allait définitivement pas se produire. Et puis Kairi n'imaginait pas laisser les corps de ses dernières amies ici. Elles étaient son espoir, son souffle de vie. Avec elles, Kairi s'était vraiment sentie comme une amie estimée, et non comme une simple princesse choyée.

Xehanort pointa vers elle sa keyblade ténébreuse qu'il venait de matérialiser au profit de l'arme légendaire.

− Que choisis-tu ? Me donnes-tu gentiment ton cœur ? Où dois-je le prendre de force ? Je n'ai pas envie de te faire du mal, je veux simplement ton cœur. Je te promets que j'en prendrai soin, il est tellement précieux.

Cet homme puait les ténèbres, mais Kairi n'était pas impressionnée, même plus apeurée. Au contraire, elle semblait presque convaincue que c'était effectivement la meilleure chose à faire. Xehanort parlait avec aisance, sur un ton persuasif. Un bon orateur qui sait endoctriner. Kairi comprenait comment il avait pu rallier des gens à sa folie.

− Que va devenir ce monde ? osa demander la rousse.

− Malheureusement, je ne peux plus rien faire pour le sauver.

− Que vont devenir nos corps ?

− Ils tomberont dans le royaume des ténèbres avec l'île. Là-bas, ils finiront par se flétrir comme n'importe quel cadavre. Et même le tien. Privée de ton cœur, tu resteras inerte jusqu'à en mourir par manque de vivre. En soi, c'est un sort meilleur que d'être transformé en sans-cœur et souffrir éternellement. Perdre sa conscience, n'être dicté que par un instinct de chasse. Je te le promets, tu ne sentiras rien.

Kairi ne pleurait plus. Elle jeta un dernier coup d'œil à ses amies. Elle détailla leur visage, leur cheveux parsemés de sable, leur position sur le sol, proches l'une de l'autre. Si elle devait choisir, Kairi préférait encore rester à leur côté le plus longtemps possible. Elle leur devait bien ça. Et c'était à elle d'agir. Elle ne laisserait pas ce plaisir à leur meurtrier.

Kairi releva la tête et fixa les pupilles jaunes de leur ennemi.

− Elles ont tout fait pour le protéger, alors j'espère bien que vous allez en prendre soin.

Sans qu'il ne s'y attendre, Kairi empoigna la keyblade pointée sur elle et la planta dans sa poitrine. Elle ne grimaça même pas à la légère douleur. Comme soulagée, elle sourit avant de voir un orbe lumineux s'échapper de son corps. Elle tomba immédiatement après, sous l'œil étonné de Xehanort qui s'empressa d'emprisonner son dernier élément dans une boite spéciale. Le vieil homme regarda une dernière fois la rousse qui avait chuté juste aux côtés des deux autres, ses bras reposant tantôt sur la robe blanche, tantôt sur le manteau noir. Son visage semblait aussi paisible que celles qu'il avait assassinées.

Les Îles du destin avait disparu. Il ne restait plus que ce minuscule îlot. Sans regret pour son lieu de naissance, Xehanort quitta les lieux par un couloir obscur. Il n'y avait plus rien à sauver. Ni ici, ni ailleurs. Il avait gagné.


Note de l'auteur : Merci d'avoir lu

J'ai eu du mal avec ce chapitre. L'idée de fin était claire depuis le début, mais j'ai eu du mal à écrire comment la relation entre Kairi, Naminé et Xion avait pu se développer. J'étais à la base partie sur tout autre chose. Je détaillais comment Naminé et Xion avait été libérée avant de laisser tomber (j'ai tout de même gardé ce que j'avais commencé à écrire pour un autre thème). C'est au moment de la relecture que les idées ont fusé pour en venir à ce résultat. J'espère que j'ai réussi à démontrer qu'elles étaient devenues très proches.

Note de l'auteur 2 : Lorsque j'ai fini de relire ce thème, je me suis dit « Non, j'ai quand même pas fait ça ». Je suis tellement blasée de cette fin que j'essaierai, avec un autre thème, d'écrire une fin alternative à cette histoire-là. Outre le fait que c'est le méchant qui gagne, je trouve ça tellement dommage que la séparation entre les filles soit si brutale. Et puis faire du Girls Power qui se chie totalement, on pourrait presque penser que je fais du bashing.