Thème : Blood / Sang
Résumé : Post Bataille contre Xehanort – Xion tente des expériences douteuses, Kairi veut l'en empêcher, Naminé s'incruste l'air de rien. Quand on est en paix, on devrait pouvoir se détendre. Mais non, pas pour elles.
Tout public / Univers Canon / Shojo-aï / Humour
Note de l'auteur : un OS court cette semaine, vraiment simple et rafraichissant. C'était facile, rapide et sympathique à écrire. Il est possible que j'utilise encore ce format au cours du projet. Ici, nos drôles de dames ne sont pas en couple mais sont très proches, d'où l'annonce du shojo-aï (une bromance au féminin).
Je me suis concentrée sur une autre fiction cette semaine que je vais poster très rapidement et que je tenais à écrire avant la sortie de KH3.
Bonne lecture
9. Blood / Sang
C'était dans le monde du Jardin Radieux que Kairi, Naminé et Xion s'étaient installées ensemble dans un petit appartement qu'elles partageaient toutes les trois. Elles s'étaient beaucoup rapprochées après la victoire contre Xehanort, se comportant un peu comme des sœurs. Certains les appelait même les triplées. Elles dormaient ensemble sur des futons posés à même le sol, dans l'unique chambre de leur domicile. Elles aiment bien se câliner, s'embrasser les joues, les cheveux, les mains, trouver du réconfort dans l'autre. La guerre avait été une terrible épreuve pour tous. Elles avaient décidé de vivre au Jardin Radieux pour aider à la reconstruction de ce monde. Ainsi, elles s'occupaient l'esprit, et le temps faisait le reste.
Même si elles étaient très poches, chacune avait ses propres occupations personnelles. Naminé dessinait bien sûr, et elle découvrait d'autres activités manuelles comme la mosaïque. Elle qui n'avait pas une forte constitution physique, son travail dans la ville consistait plutôt dans la décoration. Planter des fleurs, peindre les bancs, et elle s'investissait beaucoup dans la construction d'une immense fresque en mosaïque qui serait exposée sur la place des fontaines. Elle représentait l'histoire de ce monde, afin que les gens n'oublient pas et que les générations futures réalisent les souffrances et l'entraide des habitants.
Kairi faisait de son mieux pour apprendre à cuisiner et surtout à bricoler, souhaitant devenir totalement indépendante. Aider aux travaux de reconstruction l'aidait beaucoup Elle voulait prouver à Sora et Riku que ce n'était pas la peine de venir la voir deux fois par jour pour lui demander si elle a besoin de quelque chose, bordel ! Ils la prenaient encore pour une fille fragile. Ça l'exaspérait, tout en l'attendrissant. Elle les aimait tellement tous les deux qu'elle ne pouvait pas leur en vouloir Et puis, elle les trouvait tellement mignons ensembles.
Quant à Xion, elle tentait toujours de drôles expériences. Même si ses très chères amies et tous les autres sauveurs de l'univers la considéraient comme une personne à part entière, elle ressentait toujours le besoin de savoir si elle possédait tous les attributs d'une humaine. Est-ce que ses cheveux poussent ? Est-ce qu'elle apparaît sur les photos ? Mais également des questionnements bien plus dangereux. Est-ce que ses os se cassent ? Est-ce qu'elle meurt si elle reste en apnée ? Est-ce qu'elle grossit si elle mange trop de glace ? Elle en avait été malade pendant deux jours tellement elle avait abusé. Au moins, elle n'avait plus besoin de vérifier si elle était sensible à la crise de foie. Une pierre deux coups.
Aujourd'hui, Xion se tenait debout au milieu de la cuisine, un couteau dans la main. Elle s'apprêtait à s'entailler sa main libre, tout en serrant les dents afin d'anticiper la douleur de son acte. A ce moment-là, Kairi pénétra elle aussi dans la cuisine et prit un air affolé. Tout se passa au ralenti. Kairi s'élança vers sa colocataire, se jetant littéralement sur elle et la plaquant sur le sol de la cuisine. Xion se cogna violemment la tête sur les placards et gémit de douleur.
− Ouille.
− Non Xion, ne meurs pas. On a encore tellement de choses à faire ensemble.
− Hein ? Mais je ne vais pas mourir.
− Tu étais sur le point de t'ouvrir les veines.
− Quoi ? Ah non, tu te trompes. Je voulais juste me faire une petite entaille.
Malgré son attitude décontractée, rien ne semblait apaiser Kairi qui était sur le point de la secouer violemment en lui demandant pourquoi ?
− Te faire une entaille, et pourquoi donc ? demanda la rousse. Si tu veux faire don de ton sang, il y a un centre pour ça.
− Avant de faire un don, ce serait bien de savoir si j'ai du sang.
− Je te demande pardon ?
− Hier, sur le chantier sur lequel je travaille, mon collègue s'est coupé la main et ça pissait le sang. Je me suis alors demandée si moi aussi j'étais capable de saigner. Allez, file-moi ce couteau. Je fais juste une petite entaille, rien de méchant.
− Non mais ça va pas ? Tu veux nous faire avoir une crise cardiaque ? Bientôt tu vas te demander si tu peux tomber enceinte.
− Si c'est le cas, j'hésite entre Roxas ou Lea comme partenaire.
− Xion, s'indigna Kairi. Ce n'est pas un jeu.
− Je plaisante, rit la brune. Mais allez, juste une petite entaille de rien du tout. Tu pourras la refermer avec un sort de soin.
− J'ai dit non, protesta encore Kairi qui tenait le couteau éloigné de l'autre fille.
− Je ferai attention à ne pas salir.
− Ce n'est pas le problème.
− Si tu m'en empêches maintenant, j'attendrai un autre moment pour essayer.
− C'est pas possible, tu ne sais pas abandonner.
− Non mais regardez qui parle !
− Justement, tu me connais assez pour savoir que je suis obstinée.
− Et quand j'ai une idée en tête, je ne l'ai pas au derrière. Allez, donne-moi ce couteau, j'en ai pour deux secondes.
− Non, non et non.
Les deux jeunes filles continuèrent de se chamailler avec un objet tranchant entre elles, et ce qui devait arriver arriva. La lame passa un peu trop près du bras de Xion qui sursauta de douleur.
− Aïe, gémit Xion.
− Xion ! paniqua Kairi. Désolée, je vais te soigner de suite.
− Attends, pas tout de suite.
− Mais qu'est-ce vous fabriquez les filles ?
Naminé venait de pénétrer dans la cuisine, attirée par le vacarme qui l'empêchait de se concentrer sur son tricot.
− Bravo Xion. Je t'annonce officiellement que tu saignes comme tout le monde, applaudit Kairi sarcastique.
Le bruit d'un corps qui tombe attira l'attention de la rousse et la brune. Toujours à l'entrée de la cuisine, Naminé venait tout simplement de s'effondrer au sol.
− Et Naminé souffre d'hémophobie, finit de conclure Kairi.
− Tu ne trouves pas qu'elle s'évanouit souvent ?
− Elle est hypersensible. On n'y peut rien et elle non plus.
− Oui mais quand même, c'est embrassant quand c'est en public.
Les deux plus robustes du trio n'étaient pas tellement surprise de retrouver leur jolie amie blonde effondrée par terre. C'était un fait tellement fréquent qu'elles ne s'en étonnaient même plus. Elles prirent bien le temps de soigner la plaie de Xion, de nettoyer le sol et le couteau avant de se décider à la rejoindre.
− Bon, et bien il faut rajouter le sang à la longue liste des angoisses de Naminé, décréta Xion.
− Elle est tellement mignonne quand elle dort, s'attendrit Kairi qui tenait la blonde dans ses bras. Je la tiendrais bien comme ça toute la journée.
− Hé, laisse-m 'en un peu.
− Encore quelques secondes.
− Donne, elle va bientôt se réveiller.
− Non, c'est ta punition pour avoir encore pensé à des trucs stupides.
− Hé, c'est toi qui m'as blessée.
− C'est toi qui sorti le couteau du tiroir.
− On serait pas en train de la câliner si j'avais rien fait.
− Ne cherche pas tes prétextes pour tes idées à la con.
− Donne-la-moi je te dis.
− Non, non et non.
S'il y avait bien quelque chose qui caractérisait autant Kairi que Xion, c'était leur obstination sans limite. Cela avait bien aidé lors de la bataille contre Xehanort, mais c'était plus ennuyeux au quotidien. Surtout pour leur colocataire et même pour les voisins.
Elles continuaient de se disputer la jolie blonde qui finit par se réveiller, pas vraiment en douceur vu comment elle était secouée.
− Ah bravo, elle est réveillée, se lamenta Xion.
− On devrait s'en réjouir, non ?
− Vous vous disputez encore ? se plaignit Naminé clairement exaspérée. Qu'est-ce qu'il a cette fois ? Le planning des corvées n'est pas équitable ? C'est pas à votre tour de récurer les toilettes ?
− Xion voulait encore faire une connerie, expliqua Kairi.
− Et au final, c'est toi qui l'as faite. Elle m'a blessée.
− Et je t'ai soignée.
− Bon, d'accord. Et la conclusion de tout ça, c'est quoi cette fois ?
− Je saigne. C'est merveilleux, n'est-ce pas ?
L'enthousiasme de la brune blasa complètement ses deux amies. En plus ça sonnait comme une femme qui se rend compte qu'elle a ses règles et donc qu'elle n'est pas enceinte. Il fallait vraiment que Xion arrête avec ses questionnements. Leurs nerfs pouvaient survivre à une guerre contre Xehanort, mais pas à leur amie qui se fait volontairement du mal. Ne pouvait-elle pas vivre, tout simplement ?
− C'est bien Xion. Mais arrête tes expériences, s'il-te-plait, demanda Naminé, une main sur la poitrine et un regard suppliant pour forcer son souhait.
Xion fut touchée en plein cœur. Naminé ne savait pas se battre, mais elle venait se sortir son arme la plus terrible : le visage triste. Elle céda immédiatement.
− D'accord, je ne le ferai plus.
− Enfin, soupira Kairi.
− Et puis, tu es faite comme toutes les femmes, non ? Tu as bien tes menstruations ? demanda encore la blonde.
− Oui.
− Et bien alors, tu as déjà saigné.
− Ah oui tiens. C'est vrai. Je n'y avais même pas pensé.
− Non mais je rêve, se lamenta encore Kairi qui préféra quitter le groupe. Je vais voir Sora et Riku.
− Je croyais qu'ils t'exaspéraient ?
− Moins que vous, la sensible et l'insensée.
Elle quitta l'appartement en claquant la porte, laissant ses deux amies pantoises devant sa vive réaction.
− Je crois qu'elle a ses menstruations, déduit simplement Naminé.
Note de l'auteur : Voilà, c'est tout. J'espère tout de même que ça vous a plu et que ça vous a fait sourire. Vous remarquerez que je fais souvent des allusions au SoRiku. Mais que voulez-vous, ils sont dans mes OTP, je les adore.
Merci d'avoir lu.
