Coucou à tous. Merci de me suivre.
Petit rappel de base : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Note : On prend la température doucement mais surement. Ceci est un chapitre intermédiaire, ça bouge dans le suivant.
Si vous trouvez des fautes, et vous en trouverez, je m'en excuse d'avance.
CHAPITRE 3 : Je t'aime moi non plus.
Lorsqu'elle réapparue dans son temple en la personne de Saori Kido, elle déploya son cosmos doux et chaleureux telle une vague de bienêtre sur l'ensemble du sanctuaire, avertissant de ce fait chacun des chevaliers d'or de sa divine présence.
C'est ainsi que les 13 ors qui avaient sacrifié leur vie devant le mur des lamentations lors de la dernière guerre sainte, se retrouvèrent réunis dans le palais du grand pope, revêtus de leur étincelante armure.
- Dôko. Interpella la déesse de sa voix calme. Tu officieras en qualité de Grand Pope pour le moment, tu as la sagesse requise et j'ai toute confiance en toi. Tu as déjà pallié à la disparition de Shion dans le passé et les chevaliers t'ont témoigné tout le respect dû à ce rang.
Lorsque Mû aura formé son élève, je tiens à ce qu'il te succède. Elle avisa le concerné d'un sourire bienveillant, et poursuivit. La place de Grand Pope ayant toujours été occupée par un atlante lequel représente ce précieux lien entre chacune de mes réincarnations. Nous reviendront sur le sujet en temps utile.
Le chevalier du Bélier opina d'un geste respectueux.
La Balança acquiesça à son tour, sans piper mot. Et se plaça aux côtés de sa déesse face à la chevalerie d'élite réunie au grand complet.
Elle fit circuler lentement son regard sur chacun des ors agenouillés devant elle.
- Relevez-vous. Sa voix s'éleva dans la grande salle, et se perdit dans le cliquetis des cloths au fur et à mesure que les chevaliers s'exécutaient.
Puis elle s'adressa à chacun d'eux individuellement pour exprimer toute sa reconnaissance et sa gratitude.
Les mots doux et réconfortants que venaient de dispensés la déesse à l'encontre de ses serviteurs armés les avaient tous profondément touchés.
-Grand Pope dit elle d'un ton plus solennel pour conclure cette réunion, nous devons organiser une réception pour accueillir mes oncles.
A ces mots les ors élevèrent quelques exclamations d'étonnement, voire même des protestations pour certains. Elle tendit une main en leur direction pour les faire taire et reprit :
-Nous devons établir les bases d'une cohabitation pacifique. Les guerres sont à présent terminées et nous allons devoir apprendre à vivre les uns avec les autres, ce qui ne sera pas une mince affaire les connaissant.
Le rassemblement venait de prendre fin, et les chevaliers reprirent lentement le chemin de leur temple respectif dans un silence pesant. Chacun étant plongé dans ses réflexions notamment en ce qui concerne cette soit-disante reddition, une possible paix pour sceller des conflits millénaires.
- Je me pose une question à tout hasard. Cette voix provocante, tout le monde la reconnaissait sans avoir besoin de se retourner sur sa personne. Ne va pas t'imaginer que ce que tu fais de tes journées m'intéresse plus que ça, mais aurais tu décrété arbitrairement d'instaurer un droit de passage ? C'est que j'ai d'autres chats à fouetter petit.
Le Lion qui se tenait dans l'embrasure de la porte du 13ème temple, n'avait pas remarqué la présence de DeathMark dans son dos avant que ce dernier ne se manifeste, fidèle à lui-même, de sa naturelle provocation.
Les deux hommes se toisaient, leurs regards se lançaient des éclairs.
Aioria réputé pour sa patience légendaire, rongeait son frein, et opta pour l'ironie.
- Mmm, laisse-moi deviner… es tu à ce point pressé de refaire la décoration de ton antre ?
- Comme si tu pouvais appréhender toute la subtilité de mes œuvres d'art.
- On ne doit pas avoir la même définition de l'art.
- Et c'est toi qui me dis ça. Rappelles moi c'est quand la dernière fois que tu as été capable de réfléchir par toi-même ? La voix claqua tel un fouet, faisant remonter de bien douloureux souvenirs.
- Je ne comprendrais jamais comment un être aussi vil et fallacieux que toi puisse être chevalier. Ta propre armure t'as rejeté, alors pourquoi es tu encore là ? Renchérit Aioria le poing serré, sentant ses propres ongles s'enfoncer dans sa chaire. Tu déshonneur notre caste.
Le Cancer pouffa de rire avec mépris. Et fit signe de la main de le chasser.
Le Lion s'écarta doucement du pas de porte pour libérer l'accès. Aussitôt le Cancer lui emboita le pas, quand un poing s'écrasa dans sa figure le faisant tomber à la renverse. Il se releva néanmoins d'un bond, en porta machinalement une main à son visage pour masser la joue endolorie.
- celui-là je l'ai pas vu venir mais te réjoui pas de trop gamin, tu n'auras pas de seconde chance. Et pour ta gouverne, mon armure et moi-même nous portons à merveille, on s'est réconcilié sans avoir à t'attendre, et ça colle plutôt bien entre nous si tu vois ce que je veux dire !
Sur ces mots, DeathMask claqua sa langue nerveusement, et tourna les talons pour s'éloigner, prenant sur lui en accusant le coup, afin d'éviter de rajouter de l'huile sur le feu.
- Et merde alors, gronda le lion plus pour lui-même que pour entamer une discutions avec qui que ce soit, en serrant d'avantage ses poings à les faire trembler. Ce fourbe me met hors de moi.
Des pas résonnèrent derrière lui.
- laisse lui un peu de temps, intervient Saga avec prudence. Tout comme nous, il porte ses blessures, et on va devoir les panser, alors soyons indulgents les uns envers les autres, avec cette nouvelle vie qui nous a été offerte.
A l'entente de cette voix, et du message moralisateur qui l'accompagnait, le Lion se crispa d'avantage, mais ne se retourna pas, de crainte de ne pouvoir se retenir et de coller à nouveau son poing dans la figure d'un autre de ses frères d'arme.
-Saga a raison petit frère, on ne va pas se faire la guerre entre nous. Intervient Aioros en posant une main sur son épaule en guise d'apaisement.
Celui-ci cependant ne s'arrêta pas vers le petit groupe mais poursuivit sa foulée en direction d'Athéna, posa un genou à terre devant la divinité, qui se tourna dans sa direction un sourire éclairait son doux visage.
-Déesse, dit il d'un ton empli de respect, puis je vous aider à recevoir vos oncles ?
-Bien-entendu Aioros, ton aide sera précieuse.
- Tssss, laissa échapper Kanon qui se trouvait un peu en retrait, en le regardant d'un œil mauvais.
-quelque chose ne va pas ? demanda Milo en suivant son regard.
- ça t'énerve pas toi ? son attitude de premier de la classe? moi il m'exaspère. A peine revenu, il recommence comme avant, comme si de rien n'était.
Milo laissa s'échapper un petit rire moqueur, la nervosité de l'ex-marina avait éveillé sa curiosité :
- Tu sais les Sagittaires, ont toujours eu un lien très particulier avec la déesse et ce depuis l'antiquité. Je crois me souvenir que Sisyphe en a été un exemple des plus cuisants, si on met de côté le sacrifice de notre Aioros. Mais dis moi, tu es jaloux d'elle ou de lui ?
Demanda t-il avec ironie, ce qui émoustilla le second gémeau qui éclata dans un rire franc.
-parfait. Reprit Milo un large sourire illuminant son beau visage. Il jubilait comme à son habitude.
Le scorpion avait de l'énergie à revendre et son compagnon ne semblait pas être en reste. Une occasion que l'arachnide saisi au bond.
- Un petit combat ça te dit ? histoire de se défouler un peu, moi rester planter sans rien faire trop longtemps ça à tendance à me faire rouiller.
- Avec plaisir, j'ai une revanche à reprendre.
Ils échangèrent un regard entendu et partirent ensemble en direction des arènes.
Observant tout ce petit monde du coin de l'œil Dôko soupira bruyamment :
- On n'a pas fini d'en voir de toutes les couleurs avec eux.
Puis il lança un regard furtif en direction de Shura qui se mordait la lèvre en faisant circuler ses yeux ébène teintés d'inquiétude d'Aioros à Aioria, en passant par Saga.
Aphrodite quant à lui n'avait adressé la parole à personne et avait filé droit à son temple sans demander son reste.
- Le pardon n'est pas chose facile et pour certains ce sera plus difficile que pour d'autres.
Marmonna le 7eme gardien tout en fixant à présent le groupe Camus, Saga, Aioria lequel était toujours tourné dans la même direction qu'avait prit le Cancer peu avant bien qu'il soit déjà disparu depuis plusieurs minutes.
Dans les entrailles de la terre, au plus profond des enfers, l'ambiance n'était guerre plus réjouissante.
La courte période de mise en veille du cycle de la mort avait causé beaucoup de retard et leur défaite cuisante était l'occasion de règlement de comptes.
Minos fidèle à lui-même venait de finir sa journée et laissait sa place à Rune, pour ne pas rompre le défiler des âmes.
La faucheuse ne prenant jamais de pause, il fallait enchainer les jugements inlassablement, dans un roulement parfaitement orchestré depuis des millénaires de pratique.
Tout en rejoignant ses appartements, il n'avait qu'une idée en tête, la fameuse cérémonie au sanctuaire d'Athéna. Ses yeux brillaient intensément, si bien que plongé dans la pénombre on ne voyait qu'elles, ces deux prunelles dorées.
A suivre ….
On retrouve nos petits dieux dans le prochain chapitre.
J'espère que ce chapitre centré sur les Ors ne vous aura pas découragé, ça serait dommage, car il est nécessaire pour comprendre le comportement de certaines personnes par la suite.
