Encore un grand merci pour celles (ceux) qui me suivent et me soutiennent ^o^ J'espère que vous apprécierez la suite, autant que j'ai pris plaisir à l'écrire.
N'hésitez pas à me faire vos remarques même par MP c'est important d'avoir des avis objectifs, c'est à travers les yeux d'autrui qu'on évolue.
Un chapitre tout en douceur.
Les personnages ne sont pas de moi, mais les fautes hélas sont bien de moi.
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CHAPITRE 5 : Encore une fois, une dernière fois.
Tout s'était passé très vite, DeathMask avait été attiré tel un aimant sur le fessier divin du dieu de la Mort, puis avant même de pouvoir cligner des yeux ils avaient tous été envoyés valser contre le mur par un Camus hors de lui qui avait gelé la moitié de la salle de réception au passage et puis plus rien.
C'est ainsi que Dôko se souvenait des récents évènements en se relevant avec difficulté dans les escaliers séparant le dixième du onzième temple où il avait atterrie sans douceur.
Remontons quelques minutes plus tôt pour comprendre ce qui est arrivé au Chevalier d'Or du Verseau.
De son élégance naturelle, Camus s'était dirigé vers le groupe de Marinas et avait fait signe à Isaak de le rejoindre. Les deux hommes échangèrent quelques banalités autour d'un verre, quand Kanon provoqua le premier incident de la soirée.
Ce dernier s'était vu offrir gracieusement un baiser passionné avec le sagittaire, qui soit dit au passage ne l'avait pas repoussé.
Aussi étrangement que cela puisse paraitre, lorsque les mains de Kanon épousèrent les formes du visage d'Aioros et qu'il s'empara avidement de ses lèvres, ce dernier fut submergé par une sensation étrange. Celle qui provoque une montée ardente d'un désir indomptable. Pris au dépourvu et prisonnier de ce tourbillon endiablé, il en aurait presque passé ses mains derrière la tète du second gémeau pour en approfondir l'étreinte si le premier gémeau n'avait pas réagit au quart de tours.
C'est à ce moment précis que Camus entama un striptease enflammé.
Seul un œil aguerri aurait pu remarquer la nuée de fins fils invisibles, qui sous le jeu de lumière artificielle apparaissaient puis disparaissaient au bon gré de leurs ondulations, guidés par un marionnettiste expert en son art.
Il commença par porter une de ses mains à son cou pour desserrer son nœud de cravate, puis ôta sa veste dans une chorégraphie digne d'un danseur saluant la foule, une jambe pliée, le dos arqué et les bras tendus en arrière, celle-ci glissa le long de ses muscles fuselés pour tomber gracieusement sur le marbre. Ensuite il s'était redressé fièrement la tête bien droite, les jambes jointes, une légèrement repliée, pour défaire un à un tous les boutons de sa chemise avec des gestes rapides et précis.
Une fois celle-ci enlevée, il la fit tournoyer au-dessus de sa tête tel un lasso de cowboy. Son pantalon vola comme dans d'un show de magie, il n'eu qu'a tiré dessus pour le faire céder. Pour conclure sa prestation, Camus rouge de honte et de colère, se trouva avec son boxer coincé entre les dents.
Isaak à ses cotés s'immobilisa, interloqué. Devant ses yeux, son ancien maître se révélait sous une autre facette. Il se surprit lui-même à savourer ce spectacle quelque peu incongru mais loin d'être déplaisant.
Camus se retrouva plus vite qu'un battement de cil, dans le plus simple appareil, ne conservant que sa cravate qui se balançait joyeusement autour de son cou telle une goutte d'eau vacillant au sommet de la tige d'une herbe haute.
Au comble de l'humiliation, il ne mit pas plus d'un millième de secondes pour identifier le coupable qui avait déjà abandonné ce jouet et s'occupait de sa 3eme victime en la personne du cancer.
- Tu va me le payer ! rugit Camus entre ses dents et joignit de ce fait, la parole aux actes.
- Exécution de l'Aurore !
Le responsable en question se trouvait toujours au centre de la pièce, lieu stratégique pour manipuler à sa guise toutes personnes se trouvant dans son rayon d'action, entouré de ses deux frères.
Le groupe de trois individus se composait d'un austère qui toisait tous les invités d'un air condescendant sous son monosourcil, d'un sournois, qui placé au milieu ne cessait de glousser derrière son épaisse frange argentée, et d'un voyeur en pleine extase, qui se rinçait littéralement les yeux en parcourant ce corps mis à nu pour son plus grand plaisir, laissant s'échapper un merci à peine audible à l'intention dudit marionnettiste.
Et alors que le regard violine du Garuda flânait en direction de l'entrejambe du verseau, ce dernier envoya sa puissante vague de cosmos laquelle alla finir sa course du coté du cancer et des jumeaux divins, ce qui mis un terme précipité à la soirée.
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Aioros avait atterri dans la roseraie d'Aphrodite, cet endroit du sanctuaire mortel où le chevalier des poissons, lui-même n'y mettait pas les pieds. Vous n'imaginez quand même pas que le bel Aphrodite, qui fait tant attention à sa personne puisse aller patauger dans la terre avec son équipement du parfait petit jardinier.
Le beau chevalier s'occupe de sa roseraie avec l'aide de son cosmos, les fleurs s'y épanouissent et lorsque le besoin s'en fait sentir c'est encore avec son cosmos qu'il les coupe en biseau et les fait apparaitre entre ses doigts fins et délicats pour en faire des armes meurtrières. Car oui la roseraie et le gardien du dernier temple ne faisait qu'un.
Le Sagittaire savait donc qu'il ne fallait pas trainer en ce lieu maudit, il retient sa respiration pour éviter d'être contaminé d'avantage par les effluves mortels, et tenta tant bien que mal de sortir des buissons de ronces qui lui laceraient habits et chairs.
Alors que sa raison vacilla, il vit le bout de l'enfer mais perdit l'équilibre avant d'atteindre son but, ses forces se dispersèrent, et son esprit se brouilla de plus en plus lui laissant un arrière gout des plus amer :
- Alors c'est comme ça que je vais finir ma nouvelle vie ? Décidément je ne devais pas t'être destiné. Quel dommage, je n'aurais même pas eu le temps de te le dire…
Puis il sombra voyant son visage une dernière fois, il sourit.
Saga qui se trouvait aux côtés du Sagittaire quelques instants plus tôt, avant d'avoir été soufflé du treizième temple au même titre que les autres convives, avait atterri sur la terrasse du douzième temple et se releva en se massant l'arrière train douloureux. Il regarda tout au tour de lui, d'un rapide coup d'œil circulaire, et constata qu'il était seul.
Le clair de lune éclairait fébrilement les alentours, mais une ombre semblait se détacher du cadre tranquille, un peu plus loin en contrebas. Saga plissa les yeux pour mieux appréhender ce qui se passait. Quelqu'un semblait se déplacer difficilement, il se rapprocha un peu en sa direction et constata avec effroi que l'individu se trouvait dans l'endroit le plus malfamé du sanctuaire, à savoir la roseraie d'Aphrodite.
Sans prendre le temps à plus de réflexion, et sans avoir identifier l'individu en question, il se rua à l'encontre du malheureux pour l'aider à s'y soustraire.
Lorsque Saga arriva suffisamment proche de la victime de la roseraie mortuaire, ce dernier avait réussi à atteindre de lui-même la sortie et s'était écroulé ventre à terre.
Dans l'obscurité faiblement éclairé par un timide croissant de lune, Saga ne le reconnu pas au premier coup d'œil. Il le retourna et fut prit d'un violent vent de panique.
Il tenait entre ses bras un Sagittaire inconscient, dont le cosmos faiblissait dangereusement et menaçait de s'éteindre à tout moment.
Ni d'une, ni deux, il entreprit de lui faire du bouche à bouche pour le réanimer. Et l'enveloppa de son cosmos pour réactiver le sien.
Un peu plus loin, un autre chevalier qui se frottait la tête, avançait péniblement en remontant l'escalier qui le menait au temple des poissons.
Il aperçu se découpant de l'horizon une silhouette qui semblait affolée et qui dans un mouvement de va et vient perpendiculaire au sol et parfaitement synchronisé, se penchait à plusieurs reprise sur quelque chose qui gisait à ses côtés. Intrigué par le manège quelque peu étrange et n'arrivant pas identifier les cosmos présents tant il était encore sonné par sa vertigineuse chute, il décida de se rapprocher sournoisement pour observer de plus près et intervenir au besoin.
Il ne fallait pas oublier que même si les divinités avaient décrété qu'ils étaient en paix, pour tous les chevaliers, spectres et marinas, ils s'étaient vue offrir là une bonne occasion de faire sauter une tête ou deux, la valse du dieu de la mort pourrait très bien couvrir un meurtre, ni vu, ni connu.
C'est donc dans cette optique que le blondinet se rapprocha à pas de loup. Quand il fut assez proche, le spectacle le laissa sans voix, une panique sans nom venait de s'emparer de lui.
Saga tentait de réanimer Aioros depuis plusieurs minutes, il commençait à perdre espoir quand ce dernier fini par ouvrir les yeux au moment même ou la bouche de Saga était posée sur la sienne, offrant ainsi une scène qui si elle paraissait terriblement niaise, du prince charmant qui réveille sa princesse endormie, ne l'était pas pour les deux protagonistes.
Cet échange bien que mué par une honnête intention prit une tout autre tournure.
Le léger contact devient subitement ardent, il se diffusait en chacun d'eux, telle une vague torride et excitante, décuplant le sens du toucher, transformant ce baiser de la vie en étreinte sensuelle.
Cependant aucun des deux n'osa céder à cette pulsion dévorante, elle resta prisonnière en leur for intérieur, sans doute par crainte de l'échec, du rejet de l'autre, se voir mettre en avant des sentiments non partagés et créer un trouble difficilement surmontable entre les deux amis.
Le chevalier des gémeaux se redressa lentement, mais resta au dessus de lui, ses yeux saphir plantés dans ceux émeraude (1), seul le silence de la nuit faisait échos à leurs cœurs qui battaient la chamade.
Le chevalier de la neuvième maison se demandait si la scène qui se jouait devant lui était réelle ou imagée, s'il était bien revenu à la vie ou si c'était encore un mauvais tour des dieux, il souleva difficilement une de ses mains pour la porter en direction du visage de son frère d'armes quand ce dernier interrompit le mouvement en attrapant fermement le poignet déjà endolori.
Très vite le Gémeau regretta son geste ne sachant pas si le Sagittaire lui aurait flanqué une gifle magistrale ou une caresse des plus douces. Son regard indécis ne lui indiquait rien de plus sur ses intentions.
Mais ce qu'il vit sur son visage stoppa net le défilement de ses pensées. Les doux rayons lunaires se miraient dans un fin sillage qui s'étirait d'un de ses yeux jusqu'à la base de son menton. Saga en eu le cœur si serré qu'il manqua un battement, voir même plusieurs.
Caché derrière un buisson le troisième homme les observait. Il avait complément dissimulé son cosmos et avait parfaitement reconnus les deux chevaliers. Rassuré que celui qui gisait au sol avait repris connaissance, notamment lorsque ce dernier avait amorcé un mouvement avec son bras, il poussa un profond soupir de soulagement.
Il reprit ses esprits et tandis qu'il s'apprêtait à fondre sur sa cible, à savoir le premier Gémeau, objet de son emportement, il entendit ces mots, qui lui glacèrent le sang.
A suivre …..
(1) - je n'ai pas réussi à découvrir sa vraie couleur des yeux d'Aioros parfois noisette, bleu ou verte, j'ai donc opté pour de beaux yeux verts.
