Et voilà la suite… de l'histoire mais pas celle du chapitre précédent. Il faudra attendre le suivant pour découvrir cette fameuse conversation.
Les personnages sont encore à Kurumada.
Un chapitre en rating M – Lime
CHAPITRE 6 : Une flûte séduisante (pas de double sens, merci)
Eaque se releva en se frottant la tête, piou il avait fait un sacré vol plané à bien y réfléchir.
Il n'est vraiment pas commode le dieu de la mort soupira t-il, juste pour un pelotage de fessier, non mais on n'a pas idée de raser tout un temple et malmener à ce point les convives présents.
Il commença à remonter en direction du lieu de la réception ou tout du moins ce qu'il en restait à savoir une espèce de terrasse à ciel ouvert recouverte de débris en tout genre, quand un faible bruit attira son attention.
On aurait dit que quelqu'un se faisant étouffer ou étrangler, voir les deux à la fois. Non pas que le juge des enfers aurait porté secours à la victime, mais sa curiosité lui commandait de s'approcher.
Caché derrière un piler du 12ème temple il vit deux hommes debout l'un contre l'autre, leurs corps étaient si proche qu'ils ne formaient presque qu'une seule et unique silhouette.
Remontons donc un peu plus tôt dans le temps pour comprendre ce qui se trame ici :
Poséidon venait d'arrivé avec son escorte. Isaak avait été interpelé par Camus et les deux hommes s'étaient un peu éloignés du groupe pour discuter tranquillement.
Au moment où des éclats de voix s'élevèrent suite aux imbécilités des jumeaux du troisième temple, Aphrodite avait prit la poudre d'escampette, l'atmosphère commençait à se gâter et il en ressenti un certain malaise par crainte sans doute d'être pris pour cible. Il sorti donc du treizième temple avec son élégance naturelle quand il vit une fine silhouette qui se découpait gracieusement au dessus des escaliers descendant aux temples de la chevalerie d'Or. Ses beaux cheveux lavande volant autour de ses épaules au bon vouloir de la douce bise.
Il s'était approché en douceur afin de ne pas gêner le jeune homme qui jouait un tendre morceau de flute, une musique douce et oh combien fascinante.
-c'est magnifique. Dit-il, une fois que le morceau prit fin.
Faisant au passage sursauter le musicien, qui se retourna pour dévisager celui qui venait de le complimenter d'une voix aussi douce, qu'un rayon de soleil de printemps qui viendrait lécher un visage parcouru des ombres dansantes des branches d'un arbre surplombant l'élu de ce délicieux supplice. (on reprend son souffle)
- Merci. Répondit-il dans un large sourire franc et sincère. » Sorento est bien comme ça, un jeune homme chaleureux.
Aphrodite se mordilla la lèvre en le contemplant, dressé là au dessus des escaliers, vêtu d'un sublime costume noire trois pièces, les jambes serrées l'une contre l'autre, légèrement tourné de trois quarts, sa flute entre ses mains à mi distance entre sa taille et son visage, éclairé par les doux rayons lunaires, faisant étinceler ses beaux yeux rosés, n'importe qui en aurait perdu la raison.
De son côté le marina observa avec attention le chevalier qui s'avançait avec grâce dans sa direction. Chaque foulée était divinement calculée et le regarder se mouvoir dans la pénombre était un spectacle ensorcelant, surtout affublé d'une chemise en soie bleu claire qui s'harmonisait à la perfection avec sa longue chevelure azurée, et d'un ravissant pantalon en lin blanc qui mettait en avant ce qu'il y avait de plus intéressant à regarder, soit dit au passage.
Il attendit que son interlocuteur arrive à ses côtés et lui adressa un nouveau sourire plein de tendresse.
- Je suis très heureux que nos seigneurs respectifs aient enfin trouvé un terrain d'entente. La paix est ce qu'il y a de plus beau en ce monde.
Aphrodite esquissa un sourire de politesse, un de ses sourires de façade dont on se saurait dire ce qu'il cache. Puis il répondit avec des mots savamment choisis dans le but de déstabiliser sa proie :
-En ce monde, que peut-on décrire comme beau ? La beauté est subjective, comme la notion de bien et de mal, ne trouves tu pas ? par exemple je te trouve très beau et ta musique m'as profondément bouleversé, mais ceci n'engage que moi et je te le dis en toute sincérité.
- Hé ?! répondit-il dans un murmure.
Le concerné, un sourcil levé, afficha une expression d'agréable surprise.
Un long silence s'installa entre les deux hommes qui se faisait face, puis des cris s'élevèrent du temple du Grand Pope et Aphrodite proposa de venir lui jouer un air de musique plus au calme dans son temple qui se trouvait juste en dessous, ce qu'il accepta avec plaisir.
Ils étaient donc descendus dans le calme et la plénitude de cette nuit d'été.
Une fois arrivé devant le temple du douzième gardien, le sien donc, l'explosion d'un cosmos ténébreux et puissant comme seuls les dieux en possède, fit trembler l'intégralité du sanctuaire, faisant trébucher le doux chevalier à la rose. Il fut rattrapé de justesse par le marina qui s'était cramponné à un des piliers du temple de son autre bras.
C'est ainsi que les deux hommes s'étaient retrouvés enlacés, leurs visages se touchaient presque et leur yeux qui s'étaient accrochés ne se quittaient plus.
Confortablement blotti contre le torse de Sorento, il sentit sa douce chaleur à travers ses vêtements, entrer en résonance avec la sienne. Une vague de désir difficilement contrôlable le submergea, de celles qui fond commettre des actes qu'en temps normal on n'oserait à peine effleurer de la pensée. Lorsqu'il huma son doux parfum, le sang lui monta aux tempes et son cœur s'accéléra. C'était un de ses parfums qui éveille les sens et vous donne envie d'aller gouter à cette peau, pour en découvrir les saveurs. Vous donne l'impression d'être un aventurier qui découvrirait une terre vierge et la foulerait, la découvrirait avec avidité et curiosité.
Aphrodite savait pertinemment que cette proximité était une opportunité qui ne se renouvèlerait pas. D'une part parce qu'ils appartenaient à deux sanctuaires différents et d'autres part par ce que c'était bien le fruit du hasard qui les avait rapproché.
Le chevalier des poissons passa donc une de ses mains derrière la nuque du musicien et colla sans douceur sa bouche contre la sienne, resserrant par la suite son étreinte pour approfondir cet échange et ne laisser aucune chance à sa victime de s'échapper.
Et d'ailleurs pouvait-on parler de victime en faisant allusion à celui qui lâcha sa flute pour accrocher la taille du poisson, le ramenant à lui dans un geste betial.
Sorento s'aperçu de son effet de surprise et en profita, aussi vif que l'éclair il recula d'un pas et fit basculer son partenaire devant lui face au pilier. Il se cala derrière son dos, embrassant son cou, le dévorant goulument, telle un bête affamée, dominée par de dangereuses pulsions.
Aphrodite ne fit aucun geste pour se dérober, il grogna pour la forme mais très vite il se cambra pour accentuer le contact entre leur corps. Ce fut le message explicite de son consentement à un échange plus approfondi.
Les deux hommes absorbés par leur ivresse ne prirent pas le temps de se déshabiller, leurs mains glissant sous leurs vêtements jusqu'à l'objet de leur désir.
Avare de tendresse ou trop excité, voire un mélange des deux, le marina sauta l'étape des préliminaires. Il abaissa d'un mouvement vif le pantalon en lin du Suédois, faisant sauter son bouton et dérailler sa fermeture éclaire au passage. Puis, de son pied il força le passage entre ceux d'Aphrodite, le fit pivoter d'un quart de tour pour se libérer un espace entre ses jambes.
Tandis que le chevalier d'Athéna, dans d'élégants gestes calculés, fit glisser l'une de ses mains sur la cuisse de son assaillant, puis remonta doucement pour aller débusquer du bout de ses longs doigts délicats le fruit défendu désireux de sortir de sa prison de tissu.
La lenteur volontairement imposé par le Suédois, fut sanctionnée par une morsure, sur son épaule, habilement dosée pour imposer un marquage sans causer de blessure, le faisant geindre de plaisir dans le faux-semblant de la tranquillité de cette nuit d'été.
Enivrés dans leurs danses perverses, le marina avait plaqué une de ses mains sur la bouche du Poisson pour étouffer son énergique vocalise, afin de ne pas attirer l'attention sur eux.
Et c'est à ce moment là que le Garuda se rapprocha et fut captivé par ce spectacle pour le peu surprenant.
Il resta là à les observer quelques instants puis il entendit un bruit de pas dans son dos et se cacha derrière un autre pilier pour observer le nouvel arrivant.
Le lion courrait à grandes enjambées et malheureusement pour le spectre, il remarqua son ombre s'étirant de derrière une colonne du temple. Le juge avait été trahi par la belle lune de cette nuit d'été. La même qui avait fait chavirer le cœur des amants qui se tenaient non loin de là.
Le lion déjà bien énervé par ce qu'il venait de découvrir, désirant plus que tout se défouler et bien comme il faut, n'hésita pas un seul instant et fonça sur sa proie.
A suivre ….
