Les personnages ne sont toujours pas à moi mais je les adore, notamment quand ils dansent.
Petit chapitre pour le plaisir d'un pairing que je trouve magique, et un délire que j'ai kiffé à écrire.
CHAPITRE 7 : Ne t'approche pas
- Est-ce que c'est bien toi ?… Saga ? Dis moi que je suis encore vivant et que ce n'est pas un rêve.
Les mots franchir le seuil de la bouche du blessé, et se rependirent dans tout son être tandis qu'il était encore penché au-dessus de lui à quelques centimètres de son visage, leurs souffles se mélangeant avec douceur en cet instant de plénitude.
- Si tu savais comme je regrette. Tout, notre séparation, nos retrouvailles ratées. Il déglutit avec difficulté et poursuivit, je ne veux plus te perdre. Ces paroles lui échappèrent dans un doux chuchotement.
Alors qu'il n'osait plus bouger un muscle, ses yeux bleus plongés dans ceux de son précieux protégé en dessous de lui, dont la respiration demeurait encore saccadée, il se vit se rapprocher d'avantage, comme si son propre corps se mouvait de lui-même. Oh ça n'avait plus rien à voir avec Evil Saga, non, là c'était différent, il était empli d'une douceur et d'une chaleur que lui-même ne se connaissait pas.
Sa longue chevelure bleutée tomba de part et d'autre le long de son visage, les entourant à présent tel un halo protecteur, les isolant dans une bulle rien qu'à eux.
Il entre-ouvrit sa bouche et sorti le bout de sa langue qu'il passa avec douceur sur les lèvres d'Aioros, détaillant au passage les sillons et crevasses, de ces dernières gercées par un soleil de Grèce trop puissant et un chevalier qui ne connaissait visiblement pas les baumes à lèvres comme Aphrodite. Puis il les scella dans un baiser innocent, enfantin, presque maladroit.
Au contact humide le chevalier affaibli ne chercha point à s'y soustraire, surprit évidemment mais cela faisait trop de temps que leurs bouches ne s'étaient pas unies à nouveau. A cet instant les souvenirs affluèrent en lui.
Remontons donc quelques années plus tôt : FLASH-BACK
Son premier baiser, il l'avait échangé avec Saga, ils étaient alors tout jeune, mais ça s'était fait naturellement après un entrainement alors qu'ils avaient décidé de se baigner, en se chamaillant ils avaient fini dans les bras l'un de l'autre et leurs visages s'étaient sentis comme attirés l'un vers l'autres unissant leurs lèvres d'abord dans un baiser chaste puis très vite les jeunes hommes avides de sensations avaient su l'approfondir avec toute la fougue de le jeunesse, guider par leur corps en ébullition.
Ce fut le maitre de Saga qui les surprenant, les avait violemment séparés et depuis ce jour ils n'avaient plus jamais osé se toucher en dehors des entrainements strictement surveillés, se contentant de regards discrets en dehors et se saluant d'un geste de la tête.
Fin du flash-back
Ce n'était qu'une légère caresse, mais alors que son visage s'écarta légèrement de son compagnon, il vit ses yeux remplis de larmes. Ne sachant quoi en penser, Saga hésita un instant. Il le savait blessé et très faible, était-il en train d'abuser de la situation ?
Le lion trépignait d'impatience et du se faire violence. Il avait entendu son frère et ne pouvait briser leurs « retrouvailles », non, lui qui avait déjà tant subit, et tout perdu à cause de la folie de son sauveur du jour. Quelle ironie.
Quand il avait reconnu Saga, sa première intention fut de le faire payer pour ses crimes, c'était une occasion rêvée qui ne reproduira pas, mais voilà il ne pouvait pas faire ça à Aioros.
Il ignorait ses sentiments jusqu'alors et ça lui explosa à la figure, telle une gifle reçue sur une peau déjà meurtrie par un froid glacial.
Il se ravisa donc, rangea sa rancune dans le fond de sa conscience et repartie en silence en direction du treizième temple pour rejoindre sa déesse.
Ce qu'Aioria ignorait c'est que lui-même était visé par un autre homme tapis dans l'ombre. Ce dernier qui remontait les escaliers le menant du onzième temple, avait observé toute la scène, et s'était tenu près à intervenir en cas de dérapage du lion. Il poussa donc un soupir de soulagement lorsque ce dernier reprit sa route.
Il se mordit la joue en jetant un dernier coup d'œil au couple de la roseraie, puis se décida à emboiter le pas au félin, quand il senti un cosmos fort désagréable dans son dos. Il s'arrêta et fit volte face.
oooOooo
C'est donc avec un trop plein de rage que le gardien du 5ème temple, aperçu une ombre derrière une colonne.
Qui osait se cacher et observer les allés et venus, si ce n'était pas un de ces étrangers au sanctuaire, soit disant futurs alliés ?
Sans réfléchir plus que ça, de toute façon il aviserait après comme à chacun de ses coups de sang, il suivit son instinct de fauve et se rua sur le malchanceux Garuda.
Quand il débusqua le spectre, ce dernier lui fit face avec fierté, le toisant de toute l'arrogance dont un juge des enfers en est capable, mais le lion enragé n'en avait que cure, lui, il avait un trop plein d'énergie à évacuer et se trouvait face à un ancien ennemi.
Il jubila en affichant un sourire carnassier qui en aurait fait pâlir Minos, et décrocha une droite magistrale au juge, accompagnée d'une vague de cosmos qui envoya promener le malheureux plusieurs mètres plus loin.
Non pas que le juge n'avait osé se défendre, mais le lion n'était pas le plus rapide des chevaliers d'Athéna pour rien. Le Népalais n'avait juste rien vu venir.
Il se releva en vacillant, le regard plein de colère, mais le félin avait déjà filé.
- Maudit soit tu. Siffla Eaque, en essuyant un fin filet de sang qui s'écoula de sa lèvre fendue.
Alors qu'il se retourna pour vérifier que ce maudit chevalier ne serait pas dans son dos pour une surenchère, il entra en contact direct avec un autre individu qui courrait à vive allure comme si sa vie en dépendait.
Leurs bouches se collèrent l'une à l'autre, telles deux ventouses, et les yeux du spectre s'écarquillèrent tels deux soucoupes.
Ce qu'il vit n'avait rien d'un conte de fée, pour lui s'était la pire soirée de sa vie, surtout à ce moment précis !
Dans un geste sanguinaire, le regard assassin il repoussa violemment son agresseur. Ses yeux violines lançaient des éclairs de rage.
Tandis qu'il passait nerveusement sa main sur sa bouche pour tenter de supprimer toute trace de cet odieux contact, il fut pris de furieuses nausées et ne pouvant se retenir rendit tout le contenu de son estomac devant lui.
Le soi-disant agresseur, ne s'en offusqua pas le moins du monde, il éclat de rire et poursuivit sa course comme si de rien n'était, laissant le pauvre spectre se vider littéralement sur le sol de marbre du temple du chevalier des poissons. Si ce dernier ne faisait pas des galipettes non loin de là, pour sure qu'il n'aurait pas apprécié et aurait chassé ce galopin à coup de rose piranha. Mais voilà il était trop bien occupé ailleurs.
Remontons quelques minutes plus tôt pour comprendre ce qui à pu provoquer cette course effrénée.
Kanon au même titre qu'Aioria, avait été témoin de la déclaration d'amour entre son frère et Aioros. Passablement irrité, probablement par ce que les deux frères jumeaux partageaient bien plus qu'une simple ressemblance physique, ils semblaient avoir aussi les mêmes gouts, il voulu à son tour aller rejoindre le 13ème temple quand il senti une présence derrière lui, qui ne lui plaisait pas.
Kassa avançait vers lui d'un pas chaloupé un sourire malsain sur le visage. Kanon lui adressa un regard haineux en retour.
- Je suis vraiment content de te trouver là tout seul. Ricana le Marina. Il est inutile de jouer la comédie avec moi, j'ai appris toute la vérité à ton encontre, et je vais te faire payer ton crime.
Kanon éclata d'un rire cynique :
- Je te conseille de garder ta rancœur pour quelqu'un d'autre. C'est ni le lieu, ni le moment.
- Tu es malsain Kanon.
- Et toi tu es tordu. Tu as suffisamment de lucidité et d'instinct pour savoir que je suis bien plus puissant que toi et tu oses me défier. Alors soit tu es stupide, soit suicidaire.
Le marina eu un rictus de mépris. Il enflamma son cosmos et prit une position de combat.
- Comme tu voudras. Mais laisses moi te dire qu'il y a une différence entre vouloir donner sa vie dans un combat pour défendre sa divinité et sacrifier sa vie pour un orgueil démesuré.
- orgueil démesuré tu dis ? tu as déshonoré mon dieu, je me dois de restaurer son honneur.
- déshonoré ? comme tu y va. M'enfin si c'est ce que tu désires, je veux bien être ton homme.
Sur ses mots il enflamma à son tour son cosmos et alors qu'il s'apprêtait à lancer une attaque, le marina jaugeant les forces en présence trop déséquilibrées, se ravisa, prit ses jambes à son cou et détala à vive allure.
C'est donc avec férocité mais sans intention de nuire, qu'il heurta Eaque qui se tenait sur son chemin. Au grand damne du spectre qui en demeurera traumatisé.
Hadès soupira, s'en était de trop pour lui. Il vivait le court des évènements comme les autres divinités d'ailleurs, à part Athéna qui s'était évanouie lors de l'attaque de Camus. Elle avait ressenti une telle honte devant le comportement affranchi et incontrôlable de ses chevaliers indisciplinés, que sa raison l'avait abandonné.
Hadès tournait le dos à Poséidon depuis le début de la soirée, il l'avait à peine salué et s'était ensuite refugié auprès de ses deux précieux conseillers.
- Et bien très cher frère, ne trouves tu pas cette soirée amusante ?
Un grognement se fit entendre pour toute réponse.
- Ne pourrais-tu pas te montrer plus loquace ? D'autant que c'est quand même un de tes hommes qui a provoqué tout ce …
Il marqua une pause et lança un regard en biais à Thanatos, qui ne semblait absolument pas concerné, ce dernier regardait en direction des autres temples sans doute écoutait t-il les pensées des acrobates improvisés de cette soirée. Puis poursuivit :
- … chantier diront nous pour rester poli.
- peut être que oui, et je peux te garantir qu'il recevra la sentence qu'il mérite, mais ce n'était pas une raison pour traumatiser mon juge. Répliqua sèchement Hadès, qui ressentait toute la détresse d'Eaque en ce moment même.
Hadès avait évidemment identifié et suivi le manège savamment orchestré par son premier juge, à savoir Minos du Griffon évidemment. Il le connaissait très observateur et lorsque ce dernier tirait les ficelles, ce n'était pas au hasard. Aussi ses marionnettes du jour avaient été choisies avec parcimonie. Pour un résultat quelque peu explosif.
- ah mais si, tu sais parler finalement. Je croyais que ton corps qui t'avais été rendu ne possédait plus cet organe qui permet d'émettre des sons.
Hadès stoppa net le court de ses pensées, et lui lança un regard noir, ce qui était peu commun de sa part. Mais il se ravisa très vite, lui faisant à nouveau dos.
- Ton petit spectre ne va pas en mourir. Tu les couves beaucoup trop.
- ah oui je me demande comment tu aurais réagit à sa place ? oh et puis je ne veux pas le savoir de toute façon, tu fait ce que tu veux avec ce que tu portes.
Le dieu des mers regarda vite fait sa tenue, un costume blanc légèrement cintré et hors de prix qui plus est, une rose rouge à sa poche, une chainette en or pendant à sa ceinture. Il grimaça légèrement, et entendit son frère pousser un puissant et long soupir.
Son complet italien, très soigné, lui donnait des allures de dandy, et c'était loin d'être désagréable, car il était plutôt joli garçon le richissime Julian Solo. Aussi Poséidon n'avait pas compris le sens de ses mots et ne les comprenait toujours pas.
Il attarda donc son regard sur le dieu sombre, qui portait une chemise noire, surmonté d'une légère veste bleue foncée, parcourue d'un fin ruban doré aux emmanchures et tout autour du col. Son pantalon foncé était relativement moulant, et mettait en valeur sa musculature. Un foulard ébène en soie venait compléter la panoplie. Il renvoyait une image stricte et séduisante, un savant mélange que lui seul pouvait inspirer.
Sans rien rajouté de plus, et visiblement excédé, le souverain du monde des enfers claqua du pied et disparu en emportant avec lui tout son petit monde.
Poséidon resta quelques instant à observer l'endroit où se tenait son frère quand Dôko arriva sur les lieux en trainant avec lui un marina agité.
Le portugais après s'être jeté sauvagement sur Eaque et l'avoir laissé pour mort gisant à l'agonie dans le douzième temple, s'était ensuite caché pour observer la scène houleuse entre les deux divinités.
En période de guerre sainte, cette attaque aurait pu faire de sérieux dégâts dans l'armée d'Hadès pensa furtivement Poséidon, avec légèreté en dévisageant Kassa. Puis il se reprit bien vite aux vues des récents événements, et claqua la langue contre son palais.
-Rentrons ! ordonna Le dieu des mers une expression contrariée au fond de son regard azuré, trahissait son humeur du moment.
oooOOooo
Dans les enfers, les trois divinités se posèrent en douceur sur le sol de marbre tandis qu'Eaque s'aplatis de tout son long dans un bruit sourd, gisant dans ses propres souillures.
Minos apparu debout les mains tendus devant lui et les phalanges pliées dans différentes positions, un sourire cruel et gai sur le visage, les yeux rieurs.
Rhadamanthe se tenait fièrement, une main sur son menton, des traits de dégout se dessinant sur son visage.
Les 3 juges ayant réalisés de concert leur rapatriement s'agenouillèrent respectueusement devant leurs divinités.
Sans s'attarder d'avantage, Hypnos prit la direction d'Elysion en ouvrant l'Hyperdimension, et se tourna vers son frère, qui affichait une expression de dédain et de supériorité tout en sondant les 3 spectres de ses beaux yeux argentés :
Eaque est tellement superficiel, une vrai petite nature, un faible !
Rhadamanthe est psychorigide, fade et insipide, un automate !
Quant à toi Minos, tu es puérile, totalement immature, une vraie plaie ! pensa t-il en amorçant un pas en direction de l'opportun qui avait osé l'humilier de la sorte, lui le puissant dieu de la mort. Il déploya son cosmos tout autour d'eux, très vite l'atmosphère devint pesante pour ne pas suffocante.
Minos senti sa gorge se serrer et l'air lui manquer.
-Thanatos ! L'interpela Hypnos par télépathie pour ne pas le mettre en porte à faux devant les spectres.
-pas maintenant Hypnos, je dois le punir. Et je peux te garantir qu'il va s'en souvenir. Plus jamais il…
-Maintenant ! le coupa le doré
-…
- Ton désir de vengeance te rendrait-il à ce point aveugle ?
- On ne festoie pas sans mener guerre, Hypnos.
- Je vois Tu ne peux t'empêcher d'assouvir ta libido dominandi. Dans ce cas là je ne saurais te priver de ton plaisir, qui sera le seul dont tu jouiras ce soir !
Thanatos s'étouffa avec sa salive et toussota.
Les 3 juges qui n'osaient bouger d'un cil, échangèrent les uns les autres un regard interrogateur sans relever la tête pour ne surtout pas croiser le regard meurtrier du dieu de la mort, dont la patience déjà limité en temps normal pourrait céder à tout moment provoquant le pire des scénarios.
Evidemment ils leur étaient impossible d'écouter les pensées des dieux, ce qui n'était pas le cas d'Hadès.
- …
Thanatos ne répondit rien, attendant que son frère précise le fond de sa pensée. Et celui-ci ne se fit pas attendre pour clore leur intime correspondance.
- Je te donne deux minutes pour venir me rejoindre. Sinon, je m'en occupe tout seul.
Sur ces derniers mots le ton employé n'était pas autoritaire, encore moins agressif mais plutôt mystérieux. Comme un appel à la curiosité, attisant une envie à peine dissimulée.
Devant l'impatience de son frère, il se détourna de ces piètres spectres avec mépris.
Il salua l'empereur des enfers d'un respectueux signe de la tête et s'empressa de prendre à son tour la route de leur paradis.
Hadès les regarda disparaitre, Quiconque désire fortement, obtient, et Hypnos ne fait pas exception, pensa t-il amusé avant de se retourner sur Minos.
- Minos, dit –il d'une voix froide. Tu dois apprendre à te tenir. Tu va donc faire amende honorable pour ton comportement fort déplacé même si je dois l'avouer était pour le peu … divertissant.
A suivre…
ooOoo
R/ A la lecture de cette fiction vous avez du découvrir pourquoi et dans quel but Minos avait choisi ses victimes, car oui elles n'ont pas été choisi au hasard.
