J'ai décidé de tout posté, pour ne pas laisser une fic sans faim. Ce chapitre comportera sans doute pas mal de fautes en tout genre car je n'ai pas pris le temps de convenable le relire.
Les personnages ne sont pas de moi, et oui et oui.
CHAPITRE 9 : je t'ai tant désiré.
Fou de rage Poséidon apparu sur l'Olympe, et son corps originel se reforma sur lui, faisant claquer les semelles de ses sandales sur les dalles de marbre. Ses cheveux volaient gracieusement sur son passage laissant un doux parfum des îles tel des effluves ensorcelants pour quiconque viendrait les humer.
Il parcouru très vite la distance le séparant du fameux temple, aux imposantes portes Or et alors qu'il s'apprêtait à entrer en perte et fracas (comme à son habitude à chacune de ses visites sur le Mont) une silhouette apparue subitement devant lui.
Un jeune homme dont le sourire découpait le bas de son visage allant d'une oreille à l'autre, et un regard bien trop pétillant pour avoir des intentions honnêtes. Au grand dieu, cette expression sur ce doux visage était pour le moins déconcertante, ce qui renforça l'effet de surprise sur le dieu des mers qui se stoppa net dans son élan.
Oh oui il le connaissait pourtant que trop bien cet individu réputé pour son calme légendaire, son attitude bien trop sage, limite coincé.
C'est comme ça que le qualifiait Poséidon à chaque fois qu'il avait l'occasion de laisser son regard vagabonder sur le dieu du sommeil, qui restait stoïque en toute circonstance.
Il lui était même arrivé de se demander comment il était dans ses moments les plus intimes, et s'il était capable de se laisser aller à l'extase tellement il lui semblait impossible qu'un tel être immortel n'ayant jamais montré le moindre signe de relâchement puisse en être vraiment capable.
A cette simple pensée, a chaque fois il lui prenait une envie folle d'aller vérifier par lui-même mais il se reprenait presque aussitôt, non il n'était pas à son gout, et les hommes frigides c'étaient absolument pas sa tasse de thé, d'un ennuyeux soupirait il en détournant ses yeux du doré, mais en prenant soin à chaque fois de croisé le regard de l'intéressé qui décidemment ne comprenait pas ou feignait de pas comprendre le cheminement des pensées du dieu des mers, ce qui renforçait inévitablement son aversion pour ce dieu hautain et pincé.
Alors évidement devant cette expression si délurée qu'affichait le coincé en cet instant, ses cheveux ébouriffé semblaient plus électrisés que jamais, et ses longues mèches dorées qui d'ordinaire tombaient en cascade dans son dos volaient tout autour de ses épaules, une image extrêmement excitante pour ceux qui n'avait jamais vue le dieu du sommeil se débridé et d'ailleurs qui à part Thanatos avait pu en avoir un avant gout ?
Sous l'effet de surprise le puissant dieu des mers recula même d'un pas par automatisme, mais ce fut insuffisant pour se tenir hors de portée de l'importun doré, qui ne lui laissant pas le temps de réfléchir, posa une de ses grande main sur son torse et les deux divinités disparurent ensemble pour réapparaitre presque instantanément dans une immense prairie ou régnait une chaleur douce et réconfortante.
Poséidon était à bout de nerf, le visage déformé de colère il leva une main et commença à l'abaisser d'un puissant revers bien décidé à envoyer une puissante vague de cosmos à destination de celui qui avait osé le téléporter lui et sa divine personne je ne sais trop où sans sa permission, non mais c'est quoi ce comportement outrageux ?
Quand une seconde silhouette apparue emportant le malotru avec lui laissant le dieu des mers tout seul planté là, sa vague de cosmos se perdant dans l'étendu fleurie faisant tourbillonner les pétales de fleurs tout autour de lui.
Tout avait été orchestré au centième près, dès que les deux divinités avaient posés ne serait-ce que la pointe de leur pied sur le sol fleuri des prairies d'Elysion, que le dieu de la mort attrapa son frère par la taille, et exerça une forte pression pour coller, non heurter, leur bassin et ainsi être sure de ne pas louper sa prise. Sous la pression brutale, le dieu du sommeil laissa s'échapper un petit cri de surprise, décrochant un sourire radieux sur le visage de l'argenté qui ne pu savourer cet effet, sa mission était serrée, il ne fallait pas trainer face à un puissant dieu comme Poséidon surtout lorsque ce dernier était en colère comme s'était pas permis en cet instant.
Et les deux frères divins disparurent aussi vite qu'ils étaient apparus, laissant le dieu des mers seul pantois dans une étendue paradisiaque avec une humeur exécrable.
La scène était pourtant du plus bel effet, un homme incroyablement beau, affichant un air outré, entouré d'un nuage de pétales multicolores qui retombait sur lui tel des confettis en plein défilé du carnaval mais en un milliard de fois plus sensuel.
Perdant son regard sur les étendus fleuries sans fin, il lui apparu une silhouette qu'il reconnu au premier coup d'œil, pour l'avoir mainte et mainte fois observée. A cette seule vue, et ce bien malgré lui, un léger sourire commença à se dessiner sur son visage angélique.
Cette silhouette avançait vers lui d'un pas calme et posé, tout en douceur, alors qu'elle se rapprochait avec précaution, il appréciait ce qu'il avait sous les yeux et semblait vouloir en profiter. Les deux hommes se regardaient intensément, bien que Poséidon n'avait toujours pas complètement décoléré, un léger pli entre ses deux yeux en attestait.
Lorsque le brun fut suffisamment prés, ce dernier porta avec prudence et délicatesse une de ses mains raffinées sur la joue de son invité, ce dernier ferma doucement les yeux pour en apprécier toute la bienveillance. Dans son corps affluait une douce ivresse, qui se diffusait avec délectation, éveillant ses sens.
Bien qu'il lui en voulait encore, il devait reconnaitre qu'il s'était fait avoir en toute beauté. Le dieu des enfers était décidément quelqu'un de posé et de rusé, qui agissait toujours après mûre réflexion.
Il avait oublié cette sensation, depuis tellement longtemps, des millénaires et des millénaires, qu'il n'avait plus senti cette main, la seule capable de lui prodiguer une telle sensation de bien être.
Pris dans le tourbillon de ses souvenirs il se rapprocha sans s'en apercevoir du visage de son vis à vis, plongeant dans le regard si intense de ce dernier, et il se perdit définitivement lorsque son regard descendit sur cette bouche, oh combien provocante.
Elle l'appelait, lui susurrait son nom, lui commandait de s'en emparer. Enfin c'est ce que Poséidon s'imaginait.
Puisqu'un doigt se posa entre les deux bouches ce qui le ramena brutalement à la réalité et le fit se reculer d'un pas, dans un grognement de frustration.
Devant son expression déconcertée, le puissant dieu des enfers, descendit sa main et se rapprocha d'un pas du bleuté pour annihiler la distance qui venait de se créer entre eux. Etant de taille un peu plus petite, il approcha son visage de son cou.
Poséidon senti le souffle chaud d'Hadès dans le creux de son oreille et ses quelques mots le transpostèrent dans un autre monde.
- Enfin te voilà.
Poséidon comprit alors tout le sens des mots que son frère avaient tenus lors de la soirée au sanctuaire d'Athéna et se mordit la lèvre.
-Ne restons pas là, on a du retard à rattraper.
Joignant le geste à la parole, Hadès glissa deux doigts entre la ceinture de perles nacrées et le tissus bleuté de la toge et tira légèrement dessus, jusqu'à ce qu'elle cède sous la pression, les perles sautèrent un peu partout, sous l'œil amusé du dieu sombre, puis il fit glisser sa main sur les hanches à présent plus facilement accessibles, et attrapa fermement mais tout en douceur la taille du dieu des mers, pour les téléporter dans son temple.
En temps normal, le fier dieu des mers ne se serait pas laissé ainsi trainé d'endroit en endroit, car bon sang c'était lui l'élément provocateur, celui qui surprend les autres, toujours une nouvelle lubie en vue.
Alors que là non seulement il devait subir mais en plus, ça n'allait pas forcément dans le cours normal des choses.
Déjà son corps avait été sorti de l'Olympe, et ça ne lui plaisait pas du tout, car à présent il était exposé aux éléments du temps, son si précieux corps risquait de s'abimer.
En effet il n'y avait que sur l'Olympe que le court de temps n'avait pas d'emprise, une qualité que Zeus avait héritée de leur père Chronos.
Mais en plus il ne contrôlait absolument rien des évènements qui se succédaient depuis qu'il avait été kidnappé de l'Olympe.
Cependant cela ne l'offusqua point, pour une fois il goûtait avec plaisir à cette situation nouvelle pour lui. Son frère d'ordinaire si posé et réfléchi se montrait extravagant, depuis quand était-il comme ça ?
Il ne le reconnaissait plus, et était à présent curieux de découvrir jusqu'où il pouvait aller.
Fin
