Quelque part sur Terre, dans une dimension parallèle
Un jour...
Severus,
Que vous faisons-nous subir, professeur ? Mais qu'est-ce que l'on vous fait, par Zeus ! Nous... Vos admiratrices, les rogologues comme nous aimons à nous appeler. Les rogophiles... Que des filles, des femmes. Pour la grande majorité en tout cas. C'est d'elles dont je veux vous parler aujourd'hui. Celles qui n'ont de cesse de chanter vos louanges...
Et pourtant, que ne faites vous pas pour ne pas être aimé... Elle est là votre erreur, professeur, votre méconnaissance de la psychologie féminine. Ou alors vous ne la connaissez que trop bien et vous en usez à dessein. Qu'importe, jusqu'à présent nous ignorons ce qui vous anime réellement. Patience.
Revenons à votre supposée ignorance des méandres sinueux de l'esprit d'une femme. Que veut la femme ? Ou la plupart d'entre elles, je n'aime pas généraliser. Que veulent-elles ? Vous, précisément. Quelqu'un comme vous pour être plus juste. Nous cherchons celui que nous pourrons, seules, sauver. « S'il n'y en a qu'une je serai celle-là », écrivais-je dans un poème il y a quelques années. Nous sommes à la recherche de l'homme pour qui nous serions LA femme celle qui le comprendrait avec toute la patience et l'abnégation que cela impose celle à qui il ouvrirait son cœur pour la première et dernière fois. Et cet homme que nous aimons déjà sans le connaître, plus il est mystérieux, insondable, inaccessible, plus il nous repousse... Ô ironie du sort... plus il nous attire. Et vous en êtes le stéréotype parfait, professeur Rogue. Voilà pourquoi nous aimerions l'horrible mangemort, traître fourbe, vil et lâche que vous pourriez être et que vous êtes peut-être. Pour vous sauver. Uniquement pour cela. Nous voulons sauver l'irrécupérable.
Alors que nous réserve l'avenir ? J.K. Rowling exaucera-t-elle notre souhait le plus cher ? Fera-t-elle de vous l'homme d'une seule femme ? Dans le doute, et pour être sûres d'être satisfaites, nous nous chargeons de résoudre par nous-même ce qui nous préoccupe. Nous vous racontons. Nous vous créons une femme, nous vous offrons une compagne digne de vous. Mais ne soyons pas leurrées par nos propres créations illusoires. C'est nous que nous racontons. C'est nous. Juste nous. Plus jolies, plus espiègles, plus intelligentes, plus d'aplomb, plus de pouvoirs... Que sais-je ? C'est nous, et un peu plus.
Quand on écrit, on s'écrit.
Je n'échappe pas à la règle. Je suis ma propre Mary Sue. Une autre évidence. Nous ne créons que des Mary Sue. Même la plus maladroite des cracmols, la plus infâme mangemorte, la plus insignifiante petite sorcière, élève, professeur, moldue qu'importe... Elle sera immanquablement une Mary Sue car elle seule aura le pouvoir de « dompter » l'arrogant Maître des Potions. Quoiqu'on fasse, elle occupera le devant de la scène, elle crèvera l'écran. Nous n'écrivons que pour cela.
Et pourtant, nous demeurerons à jamais insatisfaites. Il manquera perpétuellement quelque chose, un instant qui achoppe. Quoique l'on fasse, vous nous échapperez toujours. Irrémédiablement.
Toujours de l'autre côté.
PS : Toujours de l'autre côté... J'en arrive à cette réflexion. Nous sommes tous d'un autre côté, mais tous reliés par une plume virtuelle, par un fil imaginaire. Vous ne me répondez pas professeur, mais ceux qui le font à votre place sont aussi de ce côté où je ne suis pas...
Siriel : Oui je crois que je suis allée un peu fort sur la perspicacité d'Harry mais il est vrai que je l'aime beaucoup. Tu penses pas qu'il a le droit de prolonger un peu son enfance au regard de ce que fut sa vie ? Mais je te l'accorde, il est parfois agaçant ! Sûre que Rogue n'apprécierait pas mes lettres, encore que... Je crois qu'on lui fait bien pire ! J'adore aussi Dumbledore mais je me demande si la faille n'est pas dans cette confiance absolue en sa supposée infaillibilité justement... A méditer.
Csame : Chaque fois que je reçois tes reviews, j'ai l'impression d'avoir avalé un sachet entier de fizwizbiz. Je sais pas quoi répondre, juste que j'écris avec mes tripes, je cherche pas vraiment à travailler le style ou la structure des lettres, c'est juste moi. D'ailleurs j'ai beaucoup de mal à écrire autrement ! Hum... Le vrai verbe c'est « avadakedavrer » quoique « avadakedavriser » soit pas mal non plus. Et... Merci infiniment.
Eiream et Poucie : Merci à mes deux puces toujours là. J'la fais courte y'a du monde derrière. On s'retrouve par mails. Biz.
Lome : Je suis très touchée par ta review, thanks. Pour le pdv masculin, j'y réfléchis mais comme mes lettres sont persos je ne me mettrai pas dans la peau d'un mec, je serai une femme qui imagine ce que les hommes peuvent penser de tout ça... Si qqn peut m'aider !!!!
Diane23 : Merci pour le compliment mais ma plume je la garde !
Hermimi : Avadakedavrer©, je crois que je vais vendre les droits à Rowling !
May-Luna : J'crois que j't'en avais parlé y'à longtemps mais j'osais pas les mettre. J'pensais qu'c'était bête et que ça n'intéresserait personne. Visiblement je me suis plantée ! La « guimauve romantique », ouais tu sais ce que j'en pense ! La pire des tortures ! Merci de lire et d'apprécier. Ciao !
Kaoro : Je préfère aussi Rogue à Snape. C'est plus guttural, plus sombre encore.
Eugé : Je crois qu'il a d'abord du mal à s'aimer lui-même... La haine des autres en découle. Peut-être !
