Quelque part sur Terre, dans une dimension parallèle
Un jour…
12 ans après l'adieu
Cher Professeur,
Je n'ai pas pu. Je ne pouvais pas.
Tourner la page. Fermer le livre. Baisser le rideau. Applaudir ou huer. Et sortir.
Vous dire adieu.
Impossible d'écrire. De vous écrire. De vous faire vivre sous ma plume.
C'était fini.
Alors j'ai arrêté.
Je ne savais plus faire. La plume s'est brisée. Ma muse m'a quittée.
Plus rien à dire.
Et puis… Mes enfants à naître sont nés. Et un jour ils m'ont posé la question : « Maman, qui est-il vraiment ? »
Ils vous ont ressuscité Professeur. Ils vous ont craint, haï, moqué. Ils se sont interrogés. Vous les avez fascinés.
Je vous ai vus renaître dans leurs yeux, Professeur. Ils vous ont fait renaître dans mes yeux.
Alors 12 ans après, j'ai compris.
Je n'ai plus besoin de t'écrire. Parce que je sais et que, comme promis, je n'ai pas failli quoiqu'il m'en ait coûté.
J'ai continué de marcher en portant ta flamme. Et je l'ai transmise. Elle ne s'éteindra pas. A travers elle je te suivrai.
Au-delà de ce qui m'est permis.
